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	<title>Culture &#8226; encordées</title>
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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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	<title>Culture &#8226; encordées</title>
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		<title>Sans Tess Ledeux, les JO de Milan-Cortina orphelins de la reine du freeski</title>
		<link>https://encordees.fr/sans-tess-ledeux-les-jo-de-milan-cortina-orphelins-de-la-reine-du-freeski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les Jeux olympiques d’hiver battent leur plein à Milan-Cortina, une absence frappe les passionnés de glisse : celle de Tess Ledeux. Triple championne du monde, vice-championne olympique en Big Air en 2022, la Française n’est pas au départ de ces Jeux qui devaient incarner l’aboutissement de sa quête d’or. Le documentaire « Tess Ledeux : derrière le masque » éclaire justement les raisons de cette absence et, au-delà, dresse le portrait d’une athlète confrontée à l’une des épreuves les plus délicates de sa carrière : l’arrêt forcé.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Sans Tess Ledeux, les JO de Milan-Cortina orphelins de la reine du freeski</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-18T17:00:00+01:00">18 Fév 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">2 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong>Alors que les Jeux olympiques d’hiver battent leur plein à Milan-Cortina, une absence frappe les passionnés de glisse : celle de Tess Ledeux. Triple championne du monde, vice-championne olympique en Big Air en 2022, la Française n’est pas au départ de ces Jeux qui devaient incarner l’aboutissement de sa quête d’or. Le documentaire «&nbsp;Tess Ledeux : derrière le masque&nbsp;» éclaire justement les raisons de cette absence et, au-delà, dresse le portrait d’une athlète confrontée à l’une des épreuves les plus délicates de sa carrière : l’arrêt forcé.</strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Tess Ledeux : derrière le masque&quot; @France TV" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>À seulement 23 ans, Tess Ledeux n’est plus une étoile montante : elle est une référence mondiale du freeski. Championne du monde en slopestyle et en big air, vice-championne olympique aux Jeux olympiques d&rsquo;hiver de Pékin 2022, elle a marqué son sport par son audace technique, notamment avec son double cork 1620 qui avait électrisé la finale olympique.</p>



<p>Née à La Plagne, passée par le ski alpin « à contrecœur » avant de trouver sa voie dans le snowpark, elle s’est imposée très tôt. À 14 ans, elle intégrait déjà l’équipe de France. Son ascension fulgurante, elle la racontait en 2022 avec une formule devenue signature : « <em>Je suis assez timide, mais sur les skis, je me sens intouchable.</em> »</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong>La chute qui change tout&nbsp;</strong></strong></strong></h2></div>



<p>Le documentaire s’ouvre sur une Tess Ledeux en quête d’or olympique. L’objectif est clair : transformer l’argent de Pékin en or à Milan-Cortina. Mais derrière l’assurance médiatique, la fatigue mentale s’installe au fil de la saison 2024-2025.</p>



<p>Tout bascule lors d’une étape de Coupe du monde à Tignes, en mai 2025. Une chute violente. Diagnostic : commotion cérébrale. Dans un sport où l’on parle volontiers de genou, de cheville ou d’épaule, la blessure invisible bouleverse les repères. La commotion n’est pas spectaculaire, elle est insidieuse : maux de tête, troubles de la concentration, fatigue persistante. Surtout, elle altère ce qui fait la force de Tess : la capacité à engager sans retenue. À quelques mois des Jeux, la préparation est stoppée nette. Le rêve d’or se fissure.</p>



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		<title>« Le Mal des montagnes » : enquête au coeur d&#8217;une impasse alpine</title>
		<link>https://encordees.fr/le-mal-des-montagnes-enquete-au-coeur-dune-impasse-alpine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[ski]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le modèle du « tout-ski » est à bout de souffle. Cette fructueuse industrie, écologiquement et socialement insoutenable, continue pourtant sa fuite en avant. Pourtant, des alternatives prometteuses pour les territoires de montagne, en première ligne du changement climatique, existent. Elles ont été regroupées dans « Le Mal des montagnes », un ouvrage collaboratif entre « Reporterre » et « La Revue des Dessinée », qui regroupe les enquêtes de nombreux journalistes, sous format BD. De quoi nous permettre d’y voir plus clair, de manière pédagogique. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Le Mal des montagnes » : enquête au coeur d&rsquo;une impasse alpine</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-01-14T17:00:00+01:00">14 Jan 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong>Le modèle du « <em>tout-ski</em> » est à bout de souffle. Cette fructueuse industrie, écologiquement et socialement insoutenable, continue pourtant sa fuite en avant. Pourtant, des alternatives prometteuses pour les territoires de montagne, en première ligne du changement climatique, existent. Elles ont été ressemblées dans « <em>Le Mal des montagnes</em> », un ouvrage collaboratif entre « <em>Reporterre</em> » et « <em>La Revue des Dessinée</em> », qui regroupe les enquêtes de nombreux journalistes, sous format BD. De quoi nous permettre d’y voir plus clair, de manière pédagogique. </strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Le Mal des montagnes&quot; @Reporterre x La Revue Dessinée" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Nos montagnes sont en première ligne du changement climatique.</strong> Ainsi, dans les Alpes et les Pyrénées françaises, la température a augmenté de +2 °C au cours du 20ᵉ siècle, contre +1,4 °C dans le reste de l’Hexagone, détaille Météo France. Les effets de ce réchauffement sont multiples, et varient selon l’altitude. Parmi eux, le spectaculaire recul des glaciers.&nbsp;</p>



<p>Dans les Alpes, ces géants de glace ont perdu 70&nbsp;% de leur volume depuis 1850, dont 10 à 20&nbsp;% depuis 1980, en France, comme dans le reste de l’Europe. Une fonte qui augmente les aléas naturels localement, tels que les effondrements glaciaires, les glissements de terrain, les chutes de séracs, etc. Elle peut également engendrer la formation de poches d’eau qui exposent les populations environnantes. La commune de Chamonix a par exemple dû vidanger en partie le lac formé à la suite de la fonte du glacier des Bossons.</p>



<p>Le changement climatique en montagne accentue la survenance de risques naturels (inondations, sécheresses, chutes de blocs, avalanches…). Il réduit également l’enneigement naturel, en particulier à basse et moyenne altitude. À noter qu’en Europe, les Alpes ont perdu <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/dossiers-thematiques/milieux/montagne#:~:text=En%20Europe,%20les%20Alpes%20ont,notamment%20sur%20les%20versants%20sud." target="_blank" rel="noreferrer noopener">près d’un mois d’enneigement</a> ces 50 dernières années.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>La fin de l’or blanc</strong></h2></div>



<p>«<em>&nbsp;Ces tendances percutent le modèle du ‘tout-ski’ mis en&nbsp;place par les plans Neige des années 1960 et 1970</em>&nbsp;» souligne <a href="https://www.lemonde.fr/planete/visuel/2023/06/14/montagne-la-fin-de-l-or-blanc_6177579_3244.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Monde</a>. Autrement dit : <strong>l’or blanc, trésor de nos montagnes, disparaît peu à peu, et il va falloir adapter toute l’économie qui en dépend</strong>. Sauf que nombreux sont celles et ceux à fermer les yeux face à ce constat, préférant rester prisonniers d’un modèle écologiquement et socialement insoutenable.&nbsp;</p>



<p>On continue de construire des chalets de luxe, de faire flamber le prix du mètre carré dans les stations de ski semble ne connaître aucune limite. À Courchevel (Savoie), il peut atteindre 30&nbsp;000 € le m².</p>



<p>On planifie des Jeux Olympiques pour 2030 au goût déjà bien amer. La faute à des factures élevés, à des infrastructures inutiles, et à un bilan carbone dans le rouge.</p>



<p>On investit dans des canons à neige énergivores tout en continuant de faire des Alpes un <em>dancefloor</em>, à l’Alpe d’Huez (Isère), où le festival Tomorrowland, créé en 2019, attire des dizaines de milliers de fêtards venus des quatre coins du monde… et réveille les marmottes en plein hiver.</p>



<p><strong>Ce modèle à bout de souffle a été décrypté dans «&nbsp;<em>Le Mal des montagnes</em>&nbsp;», ouvrage issu d’une collaboration</strong> entre Laury-Anne Cholez, journaliste à Reporterre et Baptiste Bouthier, rédacteur en chef de La Revue Dessinée. Au programme : 180 pages d’enquêtes illustrées au format papier qui révèlent également des alternatives prometteuses pour ces territoires en première ligne du réchauffement climatique.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="791" height="1024" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-791x1024.jpg" alt="&quot;Le Mal des montagnes&quot; @Reporterre x La Revue Dessinée" class="wp-image-3248" style="aspect-ratio:0.7724648468145883;width:282px;height:auto" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-791x1024.jpg 791w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-232x300.jpg 232w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-768x994.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-600x776.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001.jpg 1105w" sizes="auto, (max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c8897f7d"><h2 class="uagb-heading-text">Se procurer <strong>«</strong> Le Mal des montagnes <strong>»</strong></h2></div>



<p><em>«&nbsp;Les Grecs faisaient de l’Olympe la demeure des Dieux ; les sherpas considèrent l’Everest comme sacré ; la traversée des Alpes à dos d’éléphant de l’armée d’Hannibal fascine depuis 218 av. J.-C. ; les aborigènes d’Australie lient l’origine du monde à l’Uluru… <strong>L’histoire de l’humanité dit notre attrait pour la montagne. </strong>Elle fut longtemps nourri par l’inconnue que représentaient ces sommets qui nous toisent, leurs formes mystérieuses balayées par des éléments capricieux.&nbsp;</em></p>



<p><em>«&nbsp;Cette montagne est une masse de terre rocheuse taillée à pic et presque inaccessible&nbsp;», décrit Pétrarque dans son Ascension du mont Ventoux, qu’il se décide tout de même à faire «&nbsp;guidé uniquement par le désir de voir la hauteur extraordinaire du lieu&nbsp;». Nous sommes en 1336, et l’humain commence à prendre la mesure de ces géants qu’il va peu à peu domestiquer.</em></p>



<p><em>Sept siècles plus tard, quelle part de mystère reste-t-il ? <strong>Tous les plus hauts sommets du monde ont été atteints, les glaciers – victimes parmi les plus visibles de la crise climatique – fondent à vue d’œil et soixante-dix ans d’industrie du ski ont transformé nos imaginaires en associant avant tout les cimes aux pistes et aux télésièges. </strong>Pourtant, cette logique d’exploitation économique de la montagne par son artificialisation n’est pas la seule voie possible. Pis : à l’heure où la neige se fait toujours plus rare et les températures toujours plus chaudes, c’est une impasse.</em></p>



<p><em>Les rédactions de La Revue Dessinée et de Reporterre enquêtent sur ces sujets depuis plusieurs années. Nous avons uni nos forces pour cette édition spéciale, afin de mieux comprendre le mal que traversent nos montagnes aujourd’hui. Et pour mieux identifier, aussi, l’avenir qu’il est encore possible de leur réserver.&nbsp;»</em></p>



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		<item>
		<title>« Va dans les bois, va » : un été d’alpage entre femmes, dans le Queyras</title>
		<link>https://encordees.fr/va-dans-les-bois-va-un-ete-dalpage-entre-femmes-dans-le-queyras/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[estive]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Va dans les bois, va » n’est pas une énième histoire d’estive, non. Ce documentaire de 43 minutes, c’est une œuvre d’art à part entière. Récompensé au Festival Femmes en montagne à l’automne (Grand Prix du jury), il suit trois bergères débutantes, Sana, Chloé et Natalie, confrontées à la solitude, à la beauté du Queyras estival, aux dangers et aux joies de cette rude vie. Son réalisateur, Robin Pogorzelski, transmet avec une grande sensibilité ce lien unique qui relie ces trois femmes de générations différentes, et nous invite au passage, discrètement, à réfléchir sur le concept de « femme sauvage ».</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Va dans les bois, va » : un été d’alpage entre femmes, dans le Queyras</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-01-07T17:00:00+01:00">7 Jan 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">3 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong>« <em>Va dans les bois, va</em> » n’est pas une énième histoire d’estive, non. Ce documentaire de 43 minutes, c’est une œuvre d’art à part entière. Récompensé au <strong>Festival Femmes en montagne</strong> à l’automne (<strong>Grand Prix du jury</strong>), il suit trois bergères débutantes, Sana, Chloé et Natalie, confrontées à la solitude, à la beauté du Queyras estival, aux dangers et aux joies de cette rude vie. Son réalisateur, <strong>Robin Pogorzelski</strong>, transmet avec une grande sensibilité ce lien unique qui relie ces trois femmes de générations différentes, et nous invite au passage, discrètement, à réfléchir sur le concept de « <em>femme sauvage </em>».</strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Va dans dans les bois&quot; @Robin Pogorzelski" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-600x400.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-768x512.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p><strong>« <em>Va dans les bois, va</em> » suit trois femmes en estive dans le Queyras (Hautes-Alpes), toutes de générations différentes.</strong> D’abord, il y a Sana, une enfant de neuf ans à la rafraîchissante joie de vivre. À ses côtés, Chloé, sa mère, ancienne danseuse, et Natalie, sa grand-mère, ayant abandonné ses études d’infirmière pour devenir aide-soignante. Sans oublier leur chien Réglisse, ainsi que leurs 995 brebis.</p>



<p>Bergères débutantes, <strong>elles découvrent ensemble cette nouvelle vie, explorant au passage leur rapport au vivant lors d’un été en alpage où, finalement, chacune s’exprime, sans <em>pathos</em>, sur le métier de berger, la mort des animaux et la prédation par les loups</strong>.</p>



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<p>À noter l’absence de voix off. À la place, une mélodieuse musique sublime le film : « <em>Lo boier</em> », un chant régional occitan, « le chant du bouvier » (ou vacher, la personne qui garde les bœufs), parfois considéré comme le seul chant cathare connu à ce jour. Dans « <em>Va dans les bois, va</em> », <strong>cette chanson traditionnelle polyphonique a été reprise par le groupe Samaïa</strong>, composé de trois femmes &#8211; Éléonore Fourniau, Noémie Nael et Luna Silva &#8211; <strong>aux voix solidement ancrées dans la terre, qui mettent à l’honneur les langues régionales de France, d’Europe, autant que celles du Moyen-Orient.</strong> Un écho discret mais non moins puissant aux protagonistes du documentaire.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text">Nature sauvage retrouvée</h2></div>



<p>«<em><strong> Si tu ne vas pas dans les bois, rien ne t’arrivera. Jamais ta vie ne commencera. Va dans les bois, va </strong></em>», a écrit Clarissa Pinkola Estés, écrivaine américaine dont l’ouvrage « <em>Femmes qui courent avec les loups</em> » a inspiré le titre du documentaire de Robin Pogorzelski.</p>



<p>Psychanalyste jungienne, Clarissa Pinkola Estés est à l’origine du concept de « <em>femme sauvage</em> ». Une femme en paix avec son animus (« <em>le masculin de la femme</em> », selon Carl Jung), qui aurait réussi à se libérer et à faire jaillir naturellement la force et la puissance intérieure, profonde, de la femme. Elle écrit : «<em> <strong>Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage.</strong> Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde.</em> »</p>



<p>Ce n’est qu’après avoir compris le versant masculin que possède chaque femme, après l’avoir accepté et dépassé, qu’elle devient véritablement femme, par un processus d’individuation, « <em>une prise de conscience de l’individualité profonde</em> », toujours selon Carl Jung.</p>



<p>« <em>Pourtant, si éloignés que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle, dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin </em>», poursuit l’autrice dans son ouvrage« <em>Femmes qui courent avec les loups</em> ». « <strong><em>La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie. Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là.</em> </strong>»</p>



<p>Clarissa Pinkola Estés ouvre ainsi la voie pour chaque femme à se découvrir et à explorer un chemin intérieur. Ce que Sana, Chloé et Natalie semblent avoir, consciemment ou non, accompli.</p>
</div></div>
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		<item>
		<title>« Tandem » : le ski engagé façon Elisabeth Gerritzen et Maude Besse</title>
		<link>https://encordees.fr/tandem-le-ski-engage-facon-elisabeth-gerritzen-et-maude-besse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 18:46:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[ski]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’une est une fille d’agriculteurs. L’autre, un pur produit de la gentrification. Les chances qu’elles se rencontrent étaient quasi inexistantes… du moins sur le papier. Car cela fait une dizaine d’années que le ski a mis Maude Besse et Elisabeth Gerritzen sur le même chemin de vie. Celui des pentes abruptes de Verbier, des compétitions [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Tandem » : le ski engagé façon Elisabeth Gerritzen et Maude Besse</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-03T19:46:37+01:00">3 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">11 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’une est une fille d’agriculteurs. L’autre, un pur produit de la gentrification. Les chances qu’elles se rencontrent étaient quasi inexistantes… du moins sur le papier. Car cela fait une dizaine d’années que le ski a mis Maude Besse et Elisabeth Gerritzen sur le même chemin de vie. Celui des pentes abruptes de Verbier, des compétitions à travers le monde, via le prestigieux circuit du Freeride World Tour, mais surtout, celui de l’engagement. Une histoire racontée dans le film «&nbsp;<em>Tandem</em>&nbsp;», un court-métrage de 26 minutes où la sincérité du récit rencontre l’humour et la puissance des images de <em>ride</em>. Réalisé par Alicia Cenci, il a reçu le prix de la meilleure réalisation féminine au festival Femmes en montagne 2025.&nbsp;</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1.jpg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-600x400.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-1536x1024.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Auditorium Seynod, Annecy.&nbsp;<br>Samedi 15 novembre, 20 heures.&nbsp;</p>



<p>La salle est comble. Des centaines de personnes sont réunies pour passer une soirée sur le thème de la montagne au féminin. Dans la foule, des athlètes pro, des réalisateur.ices, des acharné.e.s qui passent difficilement un week-end sans aller «&nbsp;<em>là-haut</em>&nbsp;» mais aussi des curieux.ses avides de découverte, d’inspiration. Quatre films sont au programme : «&nbsp;<em>Zahir</em>&nbsp;», retraçant la première ascension féminine d’une des grandes voies les plus difficiles des Alpes, «&nbsp;<em>Queen of the Catskills</em>&nbsp;», le parcours de la première femme à skier en hors-piste sur 33 des plus hauts sommets des Catskills, une région au nord de New York, «&nbsp;<em>Girls Move Mountains</em>&nbsp;» qui suit le championnat annuel de football féminin dans la chaîne de montagne Karakoram, au nord du Pakistan, et «&nbsp;<em>Tandem</em>&nbsp;» qui lance les festivités.&nbsp;</p>



<p><strong>Dès les premières minutes, on comprend très vite que l’on n’aura pas affaire à un énième film de «&nbsp;<em>ski porn</em>&nbsp;».&nbsp;</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-bc0cafcf wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-2984" width="1024" height="576" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Maude Besse (à gauche) &amp; Elisabeth Gerritzen (à droite) en montagne… sans skis aux pieds @Alicia Cenci</figcaption></figure></div>



<p><strong>En un mot «&nbsp;<em>Tandem</em>&nbsp;» parle d’engagement. </strong>Sous plusieurs angles : social, politique, intime, et même physique. <strong>Car peu importe la ligne choisie, Elisabeth Gerritzen et Maude Besse, les deux athlètes à l’affiche du film, cultivent l’art de s’engager droit dans la pente</strong>, guidées par leurs convictions, leur passion aussi. Mais non sans peur.&nbsp;</p>



<p>Une chanson ouvre le bal : «&nbsp;<em>Tu préfères Rebeka Warrior&nbsp;?</em> » de ThelmA. Des «&nbsp;<em>wow</em>&nbsp;» d’admiration se font entendre dans la salle. Peut-être soulignent-ils la beauté du ski des deux protagonistes ? Ou du choix d’Alicia Cenci, la réalisatrice, de faire appel à Rebeka Warrior, icône indétrônable de la scène musicale <em>queer</em>, dès la première minute de son court-métrage ? Peu importe finalement. Chacun y va de son interprétation… Et tout le monde y trouve son compte !</p>



<p>Quoi qu’il en soit, le ton est donné. Aucun doute, nous sommes bien au festival Femmes en montagne.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-11f8d25d wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-2985" width="1024" height="576" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Elisabeth Gerritzen (à gauche) &amp; Maude Besse (à droite) en montagne… toujours sans les skis aux pieds ! @Alicia Cenci</figcaption></figure></div>



<p><strong>Très vite, la salle est embarquée par l’humour décapant de Maude et d’Elisabeth.</strong> Deux skieuses professionnelles suisses aux personnalités qui ne laissent pas indifférentes.&nbsp;</p>



<p>La première, fille d’agriculteurs, a grandi à Bruson, face à Verbier, l’un des hauts lieux du ski <em>freeride</em> mondial. Elle a appris à skier avant de savoir marcher. Spontanée, elle est, selon certains, la skieuse la plus sous-estimée de sa génération.&nbsp;</p>



<p>Tandis que la seconde, autoproclamée «&nbsp;<em>championne du monde inattendue</em>&nbsp;», a découvert le ski grâce au chalet que ses parents ont acheté à Verbier. Introvertie, hypersensible, elle cultive l’art de tout remettre en question – surtout elle-même.</p>



<p>Tout les oppose. Quoique. Car tout au long du film, Maude et Elisabeth nous démontrent le pouvoir de <strong>l’amitié, véritable moteur leur ayant permis de tracer leur propre ligne dans l’industrie du ski.</strong> Chacune à sa manière.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-blockquote uagb-block-9a594059 uagb-blockquote__skin-border uagb-blockquote__stack-img-none"><blockquote class="uagb-blockquote"><div class="uagb-blockquote__content"><em>Elisabeth : « Maude m’a tout appris en ski »</em><br><em>Maude : « Elisabeth m’a tout appris de la vie »</em></div><footer><div class="uagb-blockquote__author-wrap uagb-blockquote__author-at-left"></div></footer></blockquote></div>



<p>Après des années de compétition sur le prestigieux circuit du Freeride World Tour, les skieuses pro redécouvrent désormais le plaisir brut de skier pour elles-mêmes, libérées de toute idée de&nbsp;classement. C’est donc tout naturellement qu’elles ont fait appel à Alicia Cenci, réalisatrice qui met un point d’honneur l’idée de «&nbsp;<em>capturer les moments décisifs où les femmes savourent la liberté d’exprimer leur véritable personnalité</em>&nbsp;», pour raconter ce chemin commun.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="TANDEM - Teaser" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/lYO6WEs-d10?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2ba9137d"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>INTERVIEW AVEC ALICIA CENCI,</strong> <strong>RÉALISATRICE DE «&nbsp;<em>TANDEM</em>&nbsp;»</strong></h2></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-becac94e"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Pourquoi avoir décidé de mettre à l’écran le duo formé par Maude et Elisabeth ?</strong></h3></div>



<p>Ce sont elles qui sont venues me voir avec cette idée de film. Ce sont donc elles qui m’ont choisie plutôt que l’inverse. Je les connais très bien, principalement parce que j’ai travaillé sur le Freeride World Tour pendant très longtemps — j’y travaille toujours en <em>freelance</em>. J’avais aussi déjà réalisé un film avec Elisabeth. Nous savions donc que nous arrivions bien à travailler ensemble.</p>



<p><strong>J’ai accepté de travailler avec elles parce que je savais que ça allait être marrant.</strong> Je n’aime pas trop faire des films de ski classiques ! Dans mes films de ski, les garçons me disent souvent : « <em>Ah, il n’y a pas assez de ski !</em> ». Tandis que les filles me disent : « <em>Ah, c’était trop bien !</em> ». Disons que je fais des films de ski où il n’y a pas que du ski. J’aime bien raconter des histoires un peu différentes.</p>



<p>Ce qui m’a tout de suite plu, c’était le côté militant d’Elisabeth, et le côté militant – un peu « maladroit », je dirais – de Maude. <strong>J’aimais bien l’idée de raconter le freeride féminin à travers ce duo-là, qui ne correspond pas à une féminité que l’on a l’habitude de voir à l’écran.</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-751fcd29"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Dans ton film « <em>Fragments choisis</em> », sorti il y a déjà trois ans, le militantisme d’Elisabeth est nettement plus explicite que dans « <em>Tandem</em> ». Pourquoi ce choix ?</strong></h3></div>



<p>Elisabeth est très politisée, très revendicatrice. Elle a beaucoup donné son avis sur la place des femmes dans le freeride, et sur la place des femmes dans le ski en général. Et je pense qu’elle était un peu fatiguée de tout ça.</p>



<p>C’est d’ailleurs l’une des premières choses qu’elle m’a dites : « <em>Je ne veux pas que ce soit la révolution, mais je veux quand même qu’on fasse passer des messages, d’une manière ou d’une autre.</em> » De toute façon, <strong>Elisabeth ne pourra jamais faire quelque chose qui n’ait pas de sens.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="FRAGMENTS CHOISIS" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/O0gOpXxIr8g?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-6192ec52"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Quand Maude et Elisabeth sont venues te voir avec ce projet, il y avait déjà une idée directrice ? Ou le fil conducteur du film s’est-il construit ensemble, au fil du temps ?</strong></h3></div>



<p>Ce qu’elles voulaient raconter, c’était vraiment leur amitié improbable – en tout cas sur le papier – qui n’aurait jamais existé si elles n’avaient pas aimé le ski ensemble. <strong>Maude et Elisabeth viennent de deux classes sociales très différentes, qui ne sont pas amenées à se rencontrer dans la vie de tous les jours.</strong> Une fille d’agriculteurs et une fille de « <em>gens qui travaillent dans des bureaux à Genève</em> », comme le dit Elisabeth… En général, ça se rencontre peu, parce qu’il y a très peu de mixité sociale dans le ski.</p>



<p><strong>Elles sont arrivées en disant : « <em>C’est ça qu’on veut montrer.</em> »</strong></p>



<p>Et tout le reste – le ton, la manière de raconter, la dynamique – c’est venu ensuite.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-6a031c97"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Finalement, au-delà de leur passion pour le ski, ce qui les rassemble, ce sont leurs questionnements autour de leur légitimité dans cette industrie, non ?</strong></h3></div>



<p>Oui, tout à fait. C’est l’une des sous-lectures du film. Et ces questionnements autour de leurs légitimités respectives viennent de leur classe sociale, et de leur appartenance – ou non – à ce groupe. Le freeride, c’est tellement codifié…</p>



<p>Elisabeth a l’impression qu’elle n’appartient pas, parce que c’est une « <em>fille de weekender</em> », on va dire. Elle est tout droit issue de la gentrification de Verbier. Donc elle se dit : « <em>Je n’ai pas ma place parce que je ne viens pas du coin. Je suis moins légitime.</em> » Tandis que, de son côté, Maude, elle fait partie des meubles.</p>



<p>Et à l’inverse, Maude se dit : « <em>Je suis arrivée sur le Freeride World Tour en ayant l’impression de ne pas être à ma place, parce que tout le monde avait beaucoup voyagé, tout le monde parlait anglais… </em>» Sous-entendu : tout le monde appartenait à une autre classe sociale.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-352c9889 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-71df9e83">
<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-e3e51524 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2986" width="768" height="1024" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-3163ded3 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2987" width="768" height="1024" title="tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-fc5b11e9 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2989" width="768" height="1024" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-6ad45c0f alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4612a416"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Quand je présente « <em>Tandem</em> », je le dis toujours : « <em>Ça change des films de ski habituels. Il n’y a pas que du ski porn. C’est plus engagé… et hyper rafraîchissant !</em> ». Tu es d’accord ?</strong></h3></div>



<p>Oui. De manière générale, je dis toujours que mes films de ski ne sont pas « <em>classiques</em> ». Je trouve qu’il y en a déjà bien assez, que les gens font ça très bien… et surtout, je n’ai pas envie de proposer ça. Après, « <em>rafraîchissant</em> », je ne sais pas. Moi, je le trouve rafraîchissant, et j’espère que c’est aussi le cas pour celles et ceux qui le visionnent.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c928859e"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le mot « <em>rafraîchissant</em> », il m’est venu en écoutant les réactions des spectateur·ices pendant la diffusion de « <em>Tandem</em> », au festival Femmes en montagne. Beaucoup ont ri ; ton film a vraiment créé une belle énergie !</strong></h3></div>



<p>Oui, c’est vrai. Et c’est quelque chose qu’on retrouve à chaque projection. On en est vraiment contentes. Parce que tu n’imagines pas le stress qu’on a eu à l’avant-première. On se disait : « <em>Oh putain, on espère qu’ils vont rigoler</em> ». Entendre tout le monde rire, et voir que ça fait le même effet à chaque fois, ça rassure beaucoup.</p>



<p>Mais après, le fait que le film soit très basé sur l’humour le rend pas très international, je pense. Disons que c’est mieux de parler français pour comprendre certaines blagues.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-f0887471"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>C’est toi qui as choisi les musiques ?</strong></h3></div>



<p>Non, ce sont les filles. <strong>Je leur ai demandé de faire une playlist avec les musiques qu’elles aimaient bien, en me disant que j’allais m’en inspirer pour donner un ADN au film.</strong> Et qu’ensuite, j’irais chercher des musiques un peu similaires mais libres de droits, quoi. Et puis en fait, j’ai commencé à monter sur leurs titres et je me suis dit : « <em>Mais en fait, c’est vraiment trop stylé.</em> »</p>



<p>J’ai envoyé à chaque fois le petit passage utilisé dans le film à l’artiste, en disant : « <em>Coucou, on aimerait bien utiliser votre musique. Nous, on trouve que ça claque. Est-ce que vous seriez d’accord ? Et si oui, ça coûte combien ?</em> ». Et ils ont toutes et tous été d’accord.</p>



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<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-e482660d"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Est-ce que, d’après toi, le fait que tu sois une femme a changé la manière dont ce film a été construit, monté, etc. ?</strong></h3></div>



<p>Oui, complètement. Monté, je ne sais pas. Cadré, en tout cas, oui. Je ne pense pas que les filles auraient été aussi ouvertes, aussi enclines à se livrer et à être naturelles avec un garçon derrière la caméra. Après, un garçon dont elles auraient été extrêmement proches, peut-être que oui, mais je pense qu’il y a quand même vraiment un truc. Et aussi, tu as raison, un petit peu dans la narration, dans le montage, dans la manière dont je montre les choses. Le fait d’être une fille, ça change.</p>



<p>Typiquement, pour « <em>Didi</em> » [<em>un film mettant en lumière cinq femmes népalaises ayant choisi l’alpinisme comme moyen d’émancipation, ndlr</em>], par exemple, la première fois que j’ai montré le film à The North Face, on m’a dit : « <em>Mais pourquoi est-ce que vous ne dites à aucun moment que c’est un film 100 % féminin ?</em> ». Je leur ai répondu : « <em>Parce qu’en fait, on n’aurait jamais dit l’inverse si ça n’avait été que des garçons. </em>»</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-7d7bf49a"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>J’aime beaucoup le rythme de « <em>Tandem</em> ». Cette alternance entre moments sérieux sur leur parcours, leur vulnérabilité, leur recherche de place, et des touches d’humour, avec un montage beaucoup plus dynamique.</strong></h3></div>



<p>Oui, c’est parce que j’ai le choix de rythmer le tout. <strong>À chaque fois que je construisais une partie, je voulais qu’il y ait un petit bout sur un thème donné, que je choisissais, puis un peu plus de légèreté — que ça vienne de Maude ou d’Elisabeth – puis un peu d’action, de ski.</strong></p>



<p>Ce qui était vraiment important pour moi, c’était que ce film fasse rire. Qu’il soit, comme tu l’as dit, « <em>rafraîchissant</em> ». Et ça, je pense que c’est vraiment en grande partie grâce aux personnages. Les filles… si ça avait été deux autres personnes, si elles n’avaient pas été aussi drôles, j’aurais beau être une réalisatrice de talent ou je ne sais quoi, je n’aurais jamais réussi à créer un duo aussi cool. <strong>Franchement, le succès de ce film repose beaucoup sur ces deux humaines et sur leur super personnalité.</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-2a539932">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c4808bdb"><h4 class="uagb-heading-text"><strong>OÙ VOIR « <em>TANDEM</em> » ?</strong></h4></div>



<p>« <em>Tandem</em> » fait actuellement la tournée des festivals. Rendez-vous sur l’Instagram d’Alicia Cenci (<a href="https://www.instagram.com/aliciacenci/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">@aliciacenci</a>) pour connaître les prochaines dates.</p>



<p>La prochaine diffusion aura lieu au cinéma de Talloires (Haute-Savoie), le dimanche 7 décembre à 18 heures. Pour seulement 5 €, l’ensemble des films primés par le Festival Femmes en montagne sera présenté : « <em>Va dans les bois, va</em> », « <em>Hold On Together</em> » et, bien sûr, « <em>Tandem</em> ».</p>



<p>Vous pouvez également retrouver « <em>Tandem</em> » sur le <a href="https://femmesenmontagne.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site du festival Femmes en montagne</a>, jusqu’au 5 janvier. Pour y accéder, il vous faudra souscrire à un « pass en ligne » qui, pour 25 €, donne accès à 31 films, soit plus de 10 heures de contenus exclusifs.</p>
</div>
</div></div>
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		<title>Quand Miriam O’ Brien parlait « d’alpinisme sans hommes » en 1934… à National Geographic</title>
		<link>https://encordees.fr/quand-miriam-o-brien-parlait-dalpinisme-sans-hommes-en-1934-a-national-geographic/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 18:16:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un monde&#160;où l’alpinisme était réservé aux hommes, Miriam O’Brien a fait partie de celles qui ont redéfini les règles du jeu. En gravissant seule des sommets mythiques comme le Grépon et le Cervin, sans guide et sans l’ombre d’un homme, l’alpiniste américaine a fait tomber des barrières autant sociales que sportives. À travers son [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Quand Miriam O’ Brien parlait « d’alpinisme sans hommes » en 1934… à National Geographic</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-81fe04b2 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-04-30T19:16:52+01:00">30 Avr 2025</time></div></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-596d7c10 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">7 minutes</div></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Dans un monde&nbsp;où l’alpinisme était réservé aux hommes, Miriam O’Brien a fait partie de celles qui ont redéfini les règles du jeu. En gravissant seule des sommets mythiques comme le Grépon et le Cervin, sans guide et sans l’ombre d’un homme, l’alpiniste américaine a fait tomber des barrières autant sociales que sportives. À travers son essai emblématique et ses ascensions audacieuses, elle a prouvé que les femmes étaient non seulement capables d’atteindre les sommets, mais aussi d’inventer une nouvelle forme d’aventure. Une voie que des générations d’athlètes, hommes et femmes, continuent d’emprunter aujourd’hui.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1707" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-1-scaled.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-1-scaled.png 2560w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-1-scaled-600x400.png 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-1-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-1-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-1-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-1-1536x1024.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></figure></div></div>



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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>« L’escalade des grands sommets rocheux et glaciaires des Alpes est un sport qui gagne en intensité, en plaisir et en intérêt lorsqu’on le pratique en solitaire. Pourtant, ce n’est que récemment que l’on a commencé à considérer cette pratique comme convenable — même pour les hommes. Quant aux femmes, il reste encore rare de les voir gravir les montagnes non seulement sans guide, mais aussi sans la compagnie d’un homme.</em></p>



<p><em>À quelques exceptions près, les femmes n’ont presque jamais gravi seules des sommets. Or, l’essence de l’ascension sans guide réside dans le fait d’assumer soi-même l’entière responsabilité de la réussite de l’entreprise. C’est une expérience à la fois exigeante et exaltante, et je ne voyais aucune raison pour laquelle ce plaisir devrait nous être refusé. Pourtant, certains de mes amis alpinistes français ont tenté, avec une grande patience, de m’expliquer pourquoi il était, selon eux, théoriquement impossible pour une femme de c</em><em>onduire une ascension seule — sans la présence, au minimum, d’un ‘soutien moral’ masculin. »</em></p>



<p>Ces mots, Miriam O’Brien les a écrits en août, dans son essai&nbsp;<em>Manless Alpine Climbing : The First Woman to Scale the Grépon, the Matterhorn and Other Famous Peaks Without Masculine Support&nbsp;</em>(<em>&nbsp;L’alpinisme sans homme : la première femme à gravir le Grépon, le Cervin et d’autres sommets célèbres sans le soutien d’un homme</em>). Un texte publié dans National Geographic durant lequel elle développe longuement le concept de&nbsp;<em>manless climbing</em>, l’alpinisme sans homme, en détaillant ses différentes ascensions exclusivement féminines dans les Alpes, ainsi que les réactions qu’elles suscitent. L’article révèle la principale controverse qui remonte à 1929, lorsque Miriam réussit, avec son amie Alice Damesme, l’ascension d’une des montagnes emblématiques de Chamonix : l’Aiguille du Grépon (3 482 mètres).</p>



<p><em>« Bien que plus exigeant que tout ce qui avait jusque-là été tenté par des femmes seules, mais sans égaler certaines ascensions récentes, le Grépon a longtemps été considéré comme l’une des escalades rocheuses les plus ardues des Alpes — au point que certains guides agréés de Chamonix eux-mêmes hésitaient à s’y engager. Il fallait s’y confronter. »</em></p>



<p>Mummery, célèbre alpiniste anglais qui fut, en 1881, le premier à atteindre le sommet de ce pic, faisait souvent remarquer : « Les montagnes semblent condamnées à passer par trois phases successives : d’abord un pic inaccessible, puis l’ascension la plus difficile des Alpes, enfin une simple promenade pour une dame. »</p>



<p>« Alice et moi avons quitté l’hôtel du Montenvers à 2h35, le matin du 17 août. À 5h40, nous étions arrivées au ‘lieu du petit déjeuner’ — le Rognon des Nantillons, un promontoire rocheux qui émerge à la base du glacier du même nom. Plusieurs ‘caravanes’ y faisaient halte, car jusqu’à ce point, les itinéraires menant au Charmoz, au Grépon et à la Blaitière sont communs », raconte l’alpiniste américaine.</p>



<p>« Lorsque les autres apprirent ce que nous comptions faire, tous demandèrent avec étonnement : &lsquo;Vous deux, seules ?&rsquo; Et bien qu&rsquo;ils aient tenté de rester courtois, ils n&rsquo;ont pu s&#8217;empêcher de sourire &#8211; un sourire que nous avons choisi d&rsquo;interpréter comme une forme de politesse &#8211; quand <strong>nous leur avons répondu que oui, &lsquo;nous deux, seules&rsquo;, allions tenter l&rsquo;ascension du Grépon</strong>. »</p>



<p>Un exploit qu’elles réaliseront avec brio. De quoi amener l’alpiniste Étienne Bruhl à se plaindre : « Le Grépon a disparu. Maintenant qu’il est grimpé par deux femmes seules, aucun homme qui se respecte ne peut l’entreprendre. Dommage, car c’était autrefois une très belle ascension. » Tandis que de son côté, l’Alpine Journal, bulletin annuel de l’Alpine Club, club alpin britannique, aborda le sujet avec paternalisme, présentant l’ascension comme une exception absolument unique à ne pas reproduire : « Peu de femmes, même aujourd’hui, parviennent à escalader seules des montagnes. »</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-26f224f3 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/debc96979cd458c2f954da41ef88ca43-2.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/debc96979cd458c2f954da41ef88ca43-2.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/debc96979cd458c2f954da41ef88ca43-2.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/debc96979cd458c2f954da41ef88ca43-2.jpg" alt="" class="uag-image-2959" width="576" height="801" title="debc96979cd458c2f954da41ef88ca43-2" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-blockquote uagb-block-f0edf015 uagb-blockquote__skin-border uagb-blockquote__stack-img-none"><blockquote class="uagb-blockquote"><div class="uagb-blockquote__content"><strong>« Très tôt, j’ai compris qu’une personne qui grimpe toujours derrière un bon leader risque de ne jamais vraiment apprendre l’alpinisme. »</strong></div><footer><div class="uagb-blockquote__author-wrap uagb-blockquote__author-at-left"><cite class="uagb-blockquote__author">Author Name</cite></div></footer></blockquote></div>



<p>La première fois que Miriam O’Brien a mis les pieds dans les Alpes, c’était en 1914, avec ses parents. Après une licence en mathématiques et en physique, et une maîtrise en psychologie pendant la Première Guerre mondiale, l’Américaine retourne dans les Alpes plusieurs étés de suite. Elle y fait ses débuts en alpinisme. Membre actif de l’Appalachian Mountain Club, elle rejoint le Ladies’ Alpine Club en 1926, dont elle devient vice-présidente de 1931 à 1970.</p>



<p>Miriam O’Brien a commencé à pratiquer sérieusement l’escalade dans les Alpes en mai 1926, réalisant la première ascension de la Torre Grande dans les Dolomites par une voie aujourd’hui connue sous le nom de<em>&nbsp;Via Miriam</em>, en son honneur. Elle réalisera par la suite la première ascension de l’Aiguille de Roc le 6 août 1927 avec Alfred Couttet et Georges Cachat, dans le massif du Mont Blanc.</p>



<p>Un an plus tard, le 4 août 1928, accompagnée de Robert L. M. Underhill et des guides Armand Charlet et G. Cachat, elle réalise la première ascension de la traversée des Aiguilles du Diable au Mont Blanc du Tacul, dans les Alpes, un itinéraire qui consiste à « gravir cinq sommets remarquables de plus de 4000 mètres dans un cadre superbe ».</p>



<p><em>« Très tôt, j’ai compris qu’une personne qui grimpe toujours derrière un bon leader — qu’il soit guide ou amateur expérimenté — risque de ne jamais vraiment apprendre l’alpinisme. Elle n’en goûte, au fond, qu’une part limitée des plaisirs et des récompenses variées qu’offre la montagne. Certes, elle profite de la beauté saisissante des paysages, de l’élan physique grisant, du plaisir de l’effort et de l’agilité — qui, souvent, exigent un réel niveau de compétence. Mais après tout, elle ne fait que suivre », écrira-t-elle plus tard. « Celui qui grimpe en tête, en revanche, y trouve bien davantage : il ou elle doit résoudre, à chaque instant, les questions concrètes de technique, de tactique et de stratégie, au fil de leur apparition. Je ne voyais aucune raison pour laquelle les femmes seraient, par principe, incapables d’assumer ce rôle. D’ailleurs, certaines l’avaient déjà fait, à quelques occasions. Mais pourquoi cela ne deviendrait-il pas une pratique courante, même pour des ascensions d’un jour ? J’ai donc décidé de tenter l’expérience — non seulement sans guide, mais aussi sans homme. »</em></p>



<p>S’ensuivent de notables ascensions féminines : l’Aiguille du Grépon avec l’alpiniste française Alice Damesme en 1929, le Mönch et la Jungfrau dans les Alpes bernoises avec Micheline Morin en 1931, mais aussi, un an plus tard, le Cervin, l’un des sommets les plus emblématiques des Alpes, réputé pour son exigence. Elle entreprit cette ascension avec Alice, ainsi qu’avec Jessie Whitehead. Leur ami Kronig, gardien du refuge et sympathisant de leurs aspirations, s’arrangera pour leur accorder de l’avance sur les autres cordées afin qu’on ne puisse pas les accuser d’avoir bénéficié d’une aide masculine. Après quelques tentatives infructueuses, elles atteignirent le sommet le 13 août 1932, à 8h30.</p>



<p>Des amis à Chamonix ont, à leur retour, organisé une réception, avec des fleurs et quelques discours, pour célébrer l’accomplissement de Miriam O’Brien. Une fête à laquelle l’alpiniste américaine n’assista pas, préférant aller en montagne avec Robert Underhill, son futur mari, avec qui elle aura deux fils, nés en 1936 et 1939.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-165676fc"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Un héritage qui a inspiré des générations d’athlètes</strong></h2></div>



<p>Miriam O’Brien et son mari ont par la suite réalisé de nombreuses premières ascensions ensemble, de l’autre côté de l’Atlantique. À noter que l’alpiniste américaine gravit une troisième et dernière fois le Cervin en 1952, à 60 ans.</p>



<p>Les mémoires de Miriam O’Brien,&nbsp;<em>Give Me the Hills</em>, ont inspiré des générations d’athlètes outdoor, repoussant sans cesse les limites de leurs disciplines, qu’ils soient hommes ou femmes. Car bien qu’elle ait démontré que les hommes ne sont ni indispensables ni particulièrement nécessaires à l’aventure, son héritage dans le monde de l’outdoor dépasse largement la simple remise en question des normes culturelles dominantes.</p>
</div></div>
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		<title>Clara Arnaud : « Il me tient à coeur de créer des personnages féminins qui ne soient pas des clichés de ce qu’on attend de la féminité »</title>
		<link>https://encordees.fr/clara-arnaud-il-me-tient-a-coeur-de-creer-des-personnages-feminins-qui-ne-soient-pas-des-cliches-de-ce-quon-attend-de-la-feminite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 18:10:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[pyrénées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec&#160;Et vous&#160;passerez comme des vents fous, Clara Arnaud signe un roman puissant, mêlant poésie et biologie, qui nous emporte au cœur des Pyrénées. Récompensé par le Prix du roman d’écologie 2024, l’ouvrage aborde la question sensible de la cohabitation entre humains et ours, sans jamais céder au manichéisme. Présente fin mars au festival&#160;Agir pour les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Clara Arnaud : « Il me tient à coeur de créer des personnages féminins qui ne soient pas des clichés de ce qu’on attend de la féminité »</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-04-30T19:10:41+01:00">30 Avr 2025</time></div></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-596d7c10 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">9 minutes</div></div></div>



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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Avec&nbsp;<em>Et vous&nbsp;passerez comme des vents fous</em>, Clara Arnaud signe un roman puissant, mêlant poésie et biologie, qui nous emporte au cœur des Pyrénées. Récompensé par le Prix du roman d’écologie 2024, l’ouvrage aborde la question sensible de la cohabitation entre humains et ours, sans jamais céder au manichéisme. Présente fin mars au festival&nbsp;<em>Agir pour les glaciers</em>&nbsp;à Bourg-Saint-Maurice, l’autrice, installée en Ariège, y a partagé sa vision d’un monde vivant à écouter autant qu’à raconter.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8630-2048x1365-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8630-2048x1365-1.jpg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8630-2048x1365-1-600x400.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8630-2048x1365-1-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8630-2048x1365-1-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8630-2048x1365-1-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8630-2048x1365-1-1536x1024.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



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<p>Un constat se lit entre les lignes du dernier roman de Clara Arnaud : émerveillons-nous tant qu’il est encore temps, levons le pied, écoutons la nature, inspirons-nous d’elle. Vous n’y trouverez cependant aucun jugement moralisateur. Un équilibre délicat, étant donné le sujet abordé : la question de l’ours dans les Pyrénées.</p>



<p>Dans&nbsp;<em>Et vous passerez comme des vents fous</em>, on suit alternativement trois personnages. Gaspard, un berger pyrénéen, s’apprête à remonter en estive avec ses brebis, hanté par un accident tragique survenu la saison précédente. Alma, une jeune éthologue, vient d’intégrer le Centre national pour la biodiversité, dans le but d’étudier le comportement des ours et de proposer des réponses adaptées à la prédation du plantigrade. Le tout est ponctué par l’histoire de Jules, jeune saltimbanque parti, à l’orée du XXe siècle, tenter sa chance à New York avec son animal.</p>



<p>«&nbsp;<strong>J’ai besoin d’avoir une relation intime avec le territoire sur lequel j’écris</strong>&nbsp;», explique Clara Arnaud. « Je n’écris jamais sur les Pyrénées ou sur l’Asie centrale. Mais j’écris à partir de. Parce que j’y vis, je les traverse. J’y consacre du temps. » Géographe de formation, l’autrice utilise aussi la cartographie — ce qui est directement avec lien avec sa pratique de la marche.</p>



<p>Au-delà de cette immersion, à la fois active et contemplative, l’hyperactive Clara Arnaud prend aussi le temps d’échanger avec les natifs de ces lieux. « Je suis toujours plus ou moins de passage. À mon âge, je ne serai jamais ‘de quelque part’. Avoir une vie ancrée sur une, voire plusieurs générations, ce n’est pas mon histoire, ni celle de ma famille », confie-t-elle. « C’est pourquoi j’aime me raccrocher à leurs récits, ainsi qu’aux représentations artistiques qui sont faites de ce territoire. »</p>



<p>« J’ai écrit ce livre en glissant mes pas dans ceux des gens de l’OFB [<em>Office Français de la Biodiversité, ndlr</em>], ainsi que d’un réseau de bénévoles qui s’occupent du suivi de la population d’ours », poursuit l’autrice. « Ils notent les traces, les poils, les empreintes, et répertorient les individus. Ceux qui sont encore là, ceux dont on ne retrouve plus la trace, que l’on considère comme morts ou probablement partis. »</p>



<p>Pour les personnages issus du monde pastoral, Clara Arnaud a accompagné des bergers, véritables médiateurs entre elle et la montagne. « C’était un réservoir de connaissances explique-t-elle. « Certains avaient un savoir scientifique, des connaissances naturalistes bien plus développées que les miennes. Ils m’ont appris à reconnaître les traces de l’ours, à anticiper la pluie, à savoir quand se mettre à l’abri. Et évidemment, quand on fait ces suivis, on est hors sentiers. Et les bergers aussi le sont, avec un rapport au territoire profondément différent. Ils en ont une connaissance extrêmement fine, liée à leur pratique quotidienne. »</p>



<p>L’autrice a été particulièrement marquée par&nbsp;<strong>Francis, un berger qu’elle décrit comme une sorte de passeur</strong>, féru à la fois d’orientologie et de botanique, sans oublier l’histoire locale. « Il ne&nbsp;<em>fait</em>&nbsp;pas le métier de berger : il&nbsp;<em>est</em>&nbsp;berger », souligne-t-elle. Fait rarissime : Francis réalise ses estivales sur la même montagne depuis quarante ans. Il en est donc devenu le témoin privilégié, observant ses moindres évolutions.</p>



<p>Ce qui a le plus frappé Clara Arnaud, c’est le rapport presque sacré que Francis entretient avec son environnement. «&nbsp;<strong>Il est vraiment dans le prendre soin. Non seulement des brebis, mais de toute la montagne</strong>&nbsp;» détaille-t-elle. « Il m’a même confié ses carnets de berger. Il en écrivait des tartines. On y retrouve ce souci constant des autres. C’est un grand lecteur, un grand poète. […] Je lui dois même le titre du roman, qui est le dernier vers d’un poème arménien qu’il m’a fait découvrir. »</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-9cae37e4 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8664-683x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8664-683x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8664-683x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_8664-683x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2955" width="683" height="1024" title="IMG_8664-683x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-25af5bef"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Comment Clara Arnaud raconte la montagne</strong></h2></div>



<p>«&nbsp;<strong>J’ai eu la chance de grandir dans une famille où il n’y avait pas de hiérarchie entre les êtres vivants.</strong>&nbsp;Ce n’était pas formulé ainsi, mais c’était vécu comme ça avec mes parents », confie l’autrice. Une enfance qui, sans aucun doute, a nourri son écriture. « J’observais le paysage alentour comme un écosystème peuplé d’êtres vivants. Et la manière dont j’écris le monde vivant est très influencée par ces représentations. »</p>



<p>« Je pense qu’il est nécessaire d’aller plus loin dans nos perceptions », poursuit Clara Arnaud. « Aussi bien olfactives que visuelles, etc. Et ce n’est pas du tout quelque chose que l’on nous enseigne à l’école. »</p>



<p>Pas question, pour autant, de raconter une montagne sauvage, vierge de toute présence humaine. Ce qu’elle dépeint, c’est plutôt un lieu habité, partagé entre humains et autres organismes vivants, où la cohabitation est parfois complexe. « Je veux aussi bien raconter les tensions, les frictions que les interdépendances », précise-t-elle. « Car le roman, c’est un art d’‘aller vers’. C’est faire le pari de&nbsp;ne&nbsp;pas&nbsp;raconter&nbsp;le&nbsp;monde uniquement par le prisme de son propre regard, mais de se dire : ‘Je vais essayer d’adopter le regard, la sensibilité de quelqu’un d’autre. Et je vais m’y essayer au plus près de ce que je peux faire.’</p>



<p>« Même si, quand je me mets dans la peau de quelqu’un dont la pensée est diamétralement opposée à la mienne, je ne finis pas forcément par être d’accord avec lui » nuance-t-elle. « Mais ce chemin me permet de ne pas en faire une caricature. C’est ce que j’ai essayé de faire avec ce livre. Et je pense que c’est pour cela qu’il a été bien reçu en Ariège, y compris par des personnes qui ne partagent pas mes idées sur ces sujets dans la vie de tous les jours. »</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-ae5a858d"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>La littérature de voyage au féminin</strong></h2></div>



<p>Quand on l’interroge sur l’écoféminisme — courant philosophique, éthique et politique né de la conjonction des pensées féministes et écologistes — la réponse de Clara Arnaud est claire : « Il est évident pour moi qu’aujourd’hui, quand on parle d’écologie, on doit forcément inclure une pensée décoloniale et une pensée féministe. Il y a quand même un rapport au monde conquérant, extractiviste, etc., qui s’est construit au détriment d’une autre partie du monde. »</p>



<p>« J’ai grandi dans une famille où ça ne faisait aucune différence d’être un garçon ou une fille », raconte-t-elle. « Et d’ailleurs, j’ai pris conscience de ça assez violemment quand j’ai commencé à voyager seule. Pour moi, c’était un non-sujet. Sauf qu’<strong>un corps de femme, seule, très jeune, lâché comme ça dans la nature, ce n’est absolument pas anodin.</strong>&nbsp;Par exemple, au Honduras, je courais avec mon chien dans la montagne. Je n’ai jamais croisé une femme qui faisait ça seule. Ça n’existait pas. »</p>



<p>« Donc, malgré soi, cela devient un acte militant. Et ça induit un rapport au mouvement un peu différent. Parce que, si je schématise, c’est être une proie. […] Mais pour avoir discuté avec des hommes ayant voyagé dans des pays dangereux, je sais que ce sentiment n’est pas propre aux femmes. Simplement, nous, on en a plus conscience, et on nous le rappelle davantage. Mon premier livre,&nbsp;<em>Sur les chemins de Chine</em>, est sorti quand j’avais 23 ans. La question de la peur, du risque, de l’agression revenait tout le temps. Si j’avais été un jeune homme, on ne me l’aurait pas autant posée. »</p>



<p>« Je me suis toujours identifiée à des figures masculines en littérature. À ces hommes dans la nature. Je lisais souvent des récits portés par des héros masculins, avec parfois des personnages féminins secondaires. Il y a des exceptions, bien sûr, mais elles restent minoritaires », poursuit-elle. « C’est pourquoi il me tient à cœur de créer des personnages féminins qui ne soient pas des clichés de ce qu’on attend de la féminité. Et, en contrepoint, des personnages masculins qui ne soient pas non plus des stéréotypes de la masculinité. »</p>



<p>« Gaspard, le berger dans mon dernier roman, est une figure paternelle. Il n’y a pas de figure maternelle dans le livre. C’est lui qui prend soin des enfants. Je n’ai pas donné ce rôle à une femme. Ça passe aussi par l’idée de réinvestir une force physique, une physicalité.<strong>&nbsp;J’ai voulu un roman où les femmes ne sont pas juste passives.</strong>&nbsp;»</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-14d43edf"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Voyager moins, mais mieux</strong></h2></div>



<p>Avec le temps, le rapport de Clara Arnaud au voyage lointain a évolué. « Même si je n’ai jamais pris l’avion pour partir en vacances quinze jours », précise-t-elle. « Mais c’est certain que je me pose davantage la question qu’à mes vingt ans. À l’époque, l’avion était surtout très cher. Aujourd’hui, ça l’est toujours, mais ce n’est plus mon problème principal. Et, malheureusement, il est souvent moins coûteux que le train. Ce dernier implique un autre rapport au temps, moins tourné vers la consommation rapide d’une destination. »</p>



<p>Et si, aujourd’hui, l’autrice voyage beaucoup moins, elle tient à nuancer cette évolution. « Je n’ai pas du tout l’intention d’arrêter de voyager. Parce que je constate un repli sur soi assez phénoménal », explique-t-elle. « En littérature, par exemple, de moins en moins de gens lisent de la littérature étrangère. Aux États-Unis, ils n’en lisent plus que 3 %. Ce n’est pas sans lien avec ce qui se passe aujourd’hui.&nbsp;<strong>Je pense qu’il est essentiel qu’il y ait encore des passeurs, des gens qui circulent.</strong>&nbsp;»</p>



<p>Un repli que Clara Arnaud, qui vit en Ariège, un territoire très militant, remarque au quotidien. « Il y a ici des personnes d’une grande radicalité, dont j’admire profondément la cohérence. Mais parfois je me demande : pourquoi vivre uniquement dans des micro-constellations territoriales où plus personne ne sort de la vallée ? Ce qu’ils font est très beau, et leur existence est fondamentale. Mais je crois que, malgré tout, on a besoin que les histoires circulent, que les idées circulent. »</p>
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