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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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		<title>Quand Miriam O&#8217;Brien parlait « d&#8217;alpinisme sans hommes » en 1934&#8230; à National Geographic</title>
		<link>https://encordees.fr/quand-miriam-obrien-parlait-dalpinisme-sans-hommes-en-1934-a-national-geographic/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 15:19:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
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		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un monde où l'alpinisme était réservé aux hommes, Miriam O'Brien a fait partie de celles qui ont redéfini les règles du jeu. En gravissant seule des sommets mythiques comme le Grépon et le Cervin, sans guide et sans l'ombre d'un homme, l'alpiniste américaine a fait tomber des barrières autant sociales que sportives. À travers son essai emblématique et ses ascensions audacieuses, elle a prouvé que les femmes étaient non seulement capables d'atteindre les sommets, mais aussi d'inventer une nouvelle forme d'aventure. Une voie que des générations d'athlètes continuent d'emprunter aujourd'hui.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Quand Miriam O&rsquo;Brien parlait « d&rsquo;alpinisme sans hommes » en 1934&#8230; à National Geographic</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-04-22T16:19:55+01:00">22 Avr 2026</time></div></div>
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<p class="has-text-align-center">Dans un monde où l&rsquo;alpinisme était réservé aux hommes, Miriam O&rsquo;Brien a fait partie de celles qui ont redéfini les règles du jeu. En gravissant seule des sommets mythiques comme le Grépon et le Cervin, sans guide et sans l&rsquo;ombre d&rsquo;un homme, l&rsquo;alpiniste américaine a fait tomber des barrières autant sociales que sportives. À travers son essai emblématique et ses ascensions audacieuses, elle a prouvé que les femmes étaient non seulement capables d&rsquo;atteindre les sommets, mais aussi d&rsquo;inventer une nouvelle forme d&rsquo;aventure. <br>Une voie que des générations d&rsquo;athlètes continuent d&#8217;emprunter aujourd&rsquo;hui.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Miriam O&#039;Brien @archives Miriam O&#039;Brien" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<p><em>« L&rsquo;escalade des grands sommets rocheux et glaciaires des Alpes est un sport qui gagne en intensité, en plaisir et en intérêt lorsqu&rsquo;on le pratique en solitaire. Pourtant, ce n&rsquo;est que récemment que l&rsquo;on a commencé a considérer cette pratique comme convenable — même pour les hommes. Quant aux femmes, il reste encore rare de les voir gravir les montagnes non seulement sans guide, mais aussi sans la compagnie d&rsquo;un homme.</em></p>



<p><em>À quelques exceptions près, les femmes n&rsquo;ont presque jamais gravi seules des sommets. Or, l&rsquo;essence de l&rsquo;ascension sans guide réside dans le fait d&rsquo;assumer soi-même l&rsquo;entière responsabilité de la réussite de l&rsquo;entreprise. C&rsquo;est une expérience à la fois exigeante et exaltante, et je ne voyais aucune raison pour laquelle ce plaisir devrait nous être refusé. Pourtant, certains de mes amis alpinistes français ont tenté, avec une grande patience, de m&rsquo;expliquer pourquoi il était, selon eux, théoriquement impossible pour une femme de conduire une ascension seule — sans la présence, au minimum, d&rsquo;un &lsquo;soutien moral&rsquo; masculin. »</em></p>



<p>Ces mots, Miriam O&rsquo;Brien les a écrits en août, dans son essai <em>Manless Alpine Climbing : The First Woman to Scale the Grépon, the Matterhorn and Other Famous Peaks Without Masculine Support</em> (<em>L&rsquo;alpinisme sans homme : la première femme à gravir le Grépon, le Cervin et d&rsquo;aurres sommets célébres sans le soutien d&rsquo;un homme</em>). Un texte publié dans National Geographic durant lequel elle développe longuement le concept de <em>manless climbing</em>, l&rsquo;alpinisme sans homme, en détaillant ses différentes ascensions exclusivement feminines dans les Alpes, ainsi que les réactions qu&rsquo;elles suscitent. L&rsquo;article révèle la principale controverse qui remonte à 1929, lorsque Miriam réussit, avec son amie Alice Damesme, l&rsquo;ascension d&rsquo;une des montagnes emblématiques de Chamonix : l&rsquo;Aiguille du Grépon (3 482 mètres).</p>



<p>« <em>Bien que plus exigeant que tout ce qui avait jusque-là été tenté par des femmes seules, mais sans égaler certaines ascensions récentes, le Grépon a longtemps été considéré comme l&rsquo;une des escalades rocheuses les plus ardues des Alpes — au point que certains guides agréés de Chamonix eux-mêmes hésitaient à s&rsquo;y engager. Il fallait s&rsquo;y confronter. </em>»</p>



<p>Mummery, célèbre alpiniste anglais qui fut, en 1881, le premier à atteindre le sommet de ce pic, faisait souvent remarquer: « <em>Les montagnes semblent condamnées à passer par trois phases successives : d&rsquo;abord un pic inaccessible, puis l&rsquo;ascension la plus difficile des Alpes, enfin une simple promenade pour une dame.</em> »</p>



<p>« <em>Alice et moi avons quitté l&rsquo;hôtel du Montenvers à 2h35, le matin du 17 août. A 5h40, nous étions arrivées au lieu du petit déjeuner &#8211; le Rognon des Nantillons, un promontoire rocheux qui émerge à la base du glacier du même nom. Plusieurs &lsquo;caravanes&rsquo; y faisaient halte, car jusqu&rsquo;à ce point, les itinéraires menant au Charmoz, au Grépon et à la Blaitière sont communs</em> », raconte l&rsquo;alpiniste américaine. «<em> Lorsque les autres apprirent ce que nous comptions faire, tous demandèrent avec étonnement : Vous deux, seules ?&rsquo; Et bien qu&rsquo;ils aient tenté de rester courtois, ils n&rsquo;ont pu s&#8217;empécher de sourire — un sourire que nous avons choisi d&rsquo;interpréter comme une forme de politesse — quand nous leur avons répondu que oui, &lsquo;nous deux, seules », allions tenter l&rsquo;ascension du Grépon.</em> »</p>



<p>Un exploit qu&rsquo;elles réaliseront avec brio. De quoi amener l&rsquo;alpiniste Etienne Bruhl à se plaindre : « <em>Le Grépon a disparu. Maintenant qu&rsquo;il est grimpé par deux femmes seules, aucun homme qui se respecte ne peut l&rsquo;entreprendre. Dommage, car c&rsquo;était autrefois une très belle ascension. </em>» Tandis que de son côté, l&rsquo;Alpine Journal, bulletin annuel de l&rsquo;Alpine Club, club alpin britannique, aborda le sujet avec paternalisme, présentant l&rsquo;ascension comme une exception absolument unique à ne pas reproduire : « <em>Peu de femmes, même aujourd&rsquo;hui, parviennent à escalader seules des montagnes.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Très tôt, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;une personne qui grimpe toujours derrière un bon leader risque de ne jamais vraiment apprendre l&rsquo;alpinisme. »</h3>



<p>La première fois que Miriam O&rsquo;Brien a mis les pieds dans les Alpes, c&rsquo;était en 1914, avec ses parents. Après une licence mathématiques et en physique, et une maitrise en psychologie pendant la Première Guerre mondiale, l&rsquo;Américaine retourne dans les Alpes plusieurs étés de suite. Elle y fait ses débuts en alpinisme. Membre actif de l&rsquo;Appalachian Mountain Club, elle rejoint le Ladies&rsquo; Alpine Club en 1926, dont elle devient vice-présidente de 1931 à 1970.</p>



<p>Miriam O&rsquo;Brien a commencé à pratiquer sérieusement l&rsquo;escalade dans les Alpes en mai 1926, réalisant la première ascension de la Torre Grande dans les Dolomites par une voie aujourd&rsquo;hui connue sous le nom de Via Miriam, en son honneur. Elle réalisera par la suite la première ascension de l&rsquo;Aiguille de Roc le 6 août 1927 avec Alfred Couttet et Georges Cachat, dans le massif du Mont Blanc.</p>



<p>Un an plus tard, le 4 août 1928, accompagnée de Robert L. M. Underhill et des guides Armand Charlet et G. Cachat, elle réalise la première ascension de la traversée des Aiguilles du Diable au Mont Blanc du Tacul, dans les Alpes, un itinéraire qui consiste à « <em>gravir cinq sommets remarquables de plus de 4000 mètres dans un cadre superbe</em> ».</p>



<p>« <em>Très tôt, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;une personne qui grimpe toujours derrière un bon leader — qu&rsquo;il soit guide ou amateur expérimenté — risque de ne jamais vraiment apprendre l&rsquo;alpinisme. Elle n&rsquo;en goûte, au fond, qu&rsquo;une part limitée des plaisirs et des récompenses variées qu&rsquo;offre la montagne. Certes, elle profite de la beauté saisissante des paysages, de l&rsquo;élan physique grisant, du plaisir de l&rsquo;effort et de l&rsquo;agilité — qui, souvent, exigent un réel niveau de compétence. Mais après tout, elle ne fait que suivre</em> », écrira-t-elle plus tard. « <em>Celui qui grimpe en téte, en revanche, y trouve bien davantage : il ou elle doit résoudre, à chaque instant, les questions concrètes de technique, de tactique et de stratégie, au fil de leur apparition. Je ne voyais aucune raison pour laquelle les femmes seraient, par principe, incapables d&rsquo;assumer ce róle. D&rsquo;ailleurs, certaines l&rsquo;avaient déjà fait, à quelques occasions. Mais pourquoi cela ne deviendrait-il pas une pratique courante, même pour des ascensions d&rsquo;un jour ? J&rsquo;ai donc décidé de tenter l&rsquo;expérience — non seulement sans guide, mais aussi sans homme.</em> »</p>



<p>S&rsquo;ensuivent de notables ascensions féminines : l&rsquo;Aiguille du Grépon avec l&rsquo;alpiniste française Alice Damesme en 1929, le Mönch et la Jungfrau dans les Alpes bernoises avec Micheline Morin en 1931, mais aussi, un an plus tard, le Cervin, l&rsquo;un des sommets les plus emblématiques des Alpes, réputé pour son exigence. Elle entreprit cette ascension avec Alice, ainsi qu&rsquo;avec Jessic Whitehead. Leur ami Kronig, gardien du refuge et sympathisant de leurs aspirations, s&rsquo;arrangera pour leur accorder de l&rsquo;avance sur les autres cordées afin qu&rsquo;on ne puisse pas les accuser d&rsquo;avoir bénéficié d&rsquo;une aide masculine. Après quelques tentatives infructueuses, elles atteignirent le sommet le 13 août 1932, à 8h30.</p>



<p>Des amis à Chamonix ont, à leur retour, organisé une réception, avec des fleurs et quelques discours, pour célébrer l&rsquo;accomplissement de Miriam O&rsquo;Brien. Une fête à laquelle l&rsquo;alpiniste américaine n&rsquo;assista pas, préférant aller en montagne avec Robert Underhill, son futur mari, avec qui elle aura deux fils, nés en 1936 et 1939.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un héritage qui a inspiré des générations d&rsquo;athlètes</h3>



<p>Miriam O&rsquo;Brien et son mari ont par la suite réalisé de nombreuses premières ascensions ensemble, de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique. À noter que l&rsquo;alpiniste américaine gravit une troisième et dernière fois le Cervin en 1952, à 6o ans.</p>



<p>Les mémoires de Miriam O&rsquo;Brien, Give Me the Hills, ont inspiré des générations d&rsquo;athlètes outdoor, repoussant sans cesse les limites de leurs disciplines, qu&rsquo;ils soient hommes ou femmes. Car bien qu&rsquo;elle ait démontré que les hommes ne sont ni indispensables ni particulièrement nécessaires à l&rsquo;aventure, son héritage dans le monde de l&rsquo;outdoor dépasse largement la simple remise en question des normes culturelles dominantes.</p>
</div></div>



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<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Vous aimez lire encordées ? Commandez le dernier magazine papier !</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce sixième opus, je vous invite à prendre une «&nbsp;Impulsion&nbsp;» avant de plongez dans la frénésie du printemps. Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sociales sur la place des femmes dans l’outdoor (mais pas que).</p></div>



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		<title>« K2 mon amour » : le film d’une première à deux, par Liv Sansoz et Bertrand Roche</title>
		<link>https://encordees.fr/k2-mon-amour-le-film-dune-premiere-a-deux-par-liv-sansoz-et-bertrand-roche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 15:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[cordée]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[himalaya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« S’il n’y avait qu’un seul 8000 à faire, ce serait le K2 » résument Liv Sansoz et Bertrand Roche, deux personnalités emblématiques du monde de la montagne, dans « K2 mon amour », leur dernier film, où la passion du couple pour les hautes altitudes transperce l’écran. Ensemble, ils réalisent une première : voler ensemble, en parapente biplace, depuis le 2e sommet le plus haut du monde (8611 m) après l’avoir gravi sans oxygène. Un exploit, réalisé en toute humilité, dans lequel Liv et Zeb nous embarquent pendant 42 minutes. </p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« K2 mon amour » : le film d’une première à deux, par Liv Sansoz et Bertrand Roche</h1></div></div>



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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">2 minutes</div>


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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>«&nbsp;S’il n’y avait qu’un seul 8000 à faire, ce serait le K2&nbsp;» résument Liv Sansoz et Bertrand Roche, deux personnalités emblématiques du monde de la montagne, dans «&nbsp;K2 mon amour&nbsp;», leur dernier film, où la passion du couple pour les hautes altitudes transperce l’écran. Ensemble, ils réalisent une première : voler ensemble, en parapente biplace, depuis le 2<sup>e</sup>&nbsp;sommet le plus haut du monde (8611 m) après l’avoir gravi sans oxygène. Un exploit, réalisé en toute humilité, dans lequel Liv et Zeb nous embarquent pendant 42 minutes.&nbsp;</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
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<p>Liv&nbsp;Sansoz et Bertrand Roche, alias Zébulon, c’était d’abord une histoire d’enfants prodiges : l’escalade pour Liv (deux fois championne du monde d’escalade), l’alpinisme pour Zeb (la Directe américaine aux Drus à 13 ans, l’Everest à 17 ans).&nbsp;</p>



<p>Le couple est aujourd’hui l’un des plus emblématiques du monde de la montagne. Toujours autant passionnés, désormais à travers leur métier de guide, ils ont eu ce rêve fou : gravir le K2, un sommet engagé, peu importe la face par laquelle il est abordé.&nbsp;«&nbsp;S’il n’y avait qu’un seul 8000 à faire, ce serait le K2&nbsp;» résument-ils. «&nbsp;Le challenge, c’est vraiment d’être ensemble, de voler en bi-place, et de monter sans oxygène.&nbsp;»</p>



<p>Une fenêtre météo inespérée leur permet d’atteindre leur objectif, le dimanche 28 juillet 2024. «&nbsp;La vraie folie du K2 c’était de décoller de son sommet&nbsp;» a écrit Liv sur <a href="https://www.instagram.com/reel/C-lHTJHN7S8/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instagram</a> peu après leur retour en France. «&nbsp;Un vol magique. Un vol que l’on n’est pas prêts d’oublier ! Un vol avec tellement de hauteur et de beauté ! Encore aujourd’hui, rien qu’en y pensant on en a des frissons ! 30 minutes de temps suspendu, au milieu des géants… Ce n’est qu’une fois posés que l’on a réalisé… on l’a fait ! On vient vraiment de faire le premier biplace de l’histoire et le sommet du K2 sans oxygène ! Que d’émotions !&nbsp;»</p>



<p>Une première où amour, authenticité et humilité s’entremêlent, à retrouver dans un film émouvant «&nbsp;K2 mon amour&nbsp;», disponible sur France.tv.&nbsp;</p>



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		<item>
		<title>Les 100 plus belles : l’odyssée de Laura Pineau et d’Elsa Ponzo en Provence</title>
		<link>https://encordees.fr/les-100-plus-belles-de-provence-lodyssee-de-laura-pineau-et-delsa-ponzo-en-provence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 15:03:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Pineau]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>17 765 mètres d’escalade, 681 longueurs… Le tout en 43 jours, en comptant les 7 journées de repos. Les chiffres sont vertigineux - comme très souvent lorsque Laura Pineau s’élance dans un projet. Mais ils ne font pas tout. Loin de là. « C'était génial grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu'on s'est retrouvées [avec Elsa Ponzo] dans des grandes voies que personne ne fait plus ! » nous a raconté la grimpeuse tout juste revenue d’un long - et épuisant - voyage d’escalade à travers la Provence natale. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Les 100 plus belles : l’odyssée de Laura Pineau et d’Elsa Ponzo en Provence</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-04-08T16:03:27+01:00">8 Avr 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">8 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>17 765 mètres d’escalade, 681 longueurs… Le tout en 43 jours, en comptant les 7 journées de repos. Les chiffres sont vertigineux &#8211; comme très souvent lorsque Laura Pineau s’élance dans un projet. Mais ils ne font pas tout. Loin de là. «&nbsp;C&rsquo;était génial grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu&rsquo;on s&rsquo;est retrouvées [avec Elsa Ponzo] dans des grandes voies que personne ne fait plus !&nbsp;» nous a raconté la grimpeuse tout juste revenue d’un long &#8211; et épuisant &#8211; voyage d’escalade à travers la Provence natale.&nbsp;<br></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Laura Pineau et Elsa Ponzo au sommet de la Sainte-Victoire @Julien N&#039;admiras" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<p>«&nbsp;Vu que je revenais du Yosemite, j’avais envie de faire un projet local. L’idée était de vivre une grande aventure à côté de la maison, de sortir des sentiers battus et d’inventer mon aventure d’une manière ou d’une autre&nbsp;» raconte Laura Pineau. «&nbsp;Et pour cela, il suffisait de laisser libre cours à mon imagination !&nbsp;»</p>



<p>L’inspiration de Laura vient du topo de Nicholas Armstrong, «&nbsp;<a href="https://www.fnac.com/a12322775/Nicolas-Armstrong-Les-100-plus-belles-grandes-voies-de-Provence?oref=00000000-0000-0000-0000-000000000000&amp;storecode=&amp;Origin=SEA_GOOGLE_PLA_BOOKS&amp;esl-k=sem-google%7Cnx%7Cc%7Cm%7Ck%7Cp%7Ct%7Cdc%7Ca20111491090%7Cg20111491090&amp;gclsrc=aw.ds&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=19663887777&amp;gclid=CjwKCAjw1tLOBhAMEiwAiPkRHgFLggzSZ4qxkInZLdFPUh0Dm4oMr12gCknCxFD1ZUTB-agLD-r9rxoCvuIQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les 100 plus belles grandes voies de Provence</a>&nbsp;». Auquel elle a ajouté sa patte : à savoir une dimension de vitesse. Puisque Laura s’était notamment illustrée l’été dernier en venant à bout, aux côtés de la grimpeuse américaine Kate Kelleghan, de la <em>Triple Crown</em>. Un enchaînement extrêmement ambitieux, véritable rite de passage pour les grimpeur.ses de vitesse au Yosemite. L’idée est aussi claire que vertigineuse : environ 72 longueurs pour 2200 mètres d’escalade. Ajoutez à cela environ 30 kilomètres de randonnée (entre les trois itinéraires). Le tout, réalisé en moins de 24 heures.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je me suis dit : pourquoi pas réaliser ces 100 grandes voies du topo le plus vite possible, un peu à la Kilian Jornet, qui avait gravi les 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes en un temps record [<em>19 jours, ndlr</em>]&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Les ultra-trailers m’inspirent beaucoup. Notamment leur force mentale indispensable pour s’élancer sur des challenges de longue durée.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_.webp" alt="Laura Pineau et Elsa Ponzo (@Olivier Vin)" class="wp-image-3348" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_.webp 450w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_-169x300.webp 169w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption class="wp-element-caption">Laura Pineau et Elsa Ponzo (@Olivier Vin)</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>«&nbsp;Avec cette fille, je pourrais aller au bout du monde&nbsp;»</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>Premier obstacle pour ce projet : trouver la partenaire idéale. «&nbsp;Je voulais vivre cette aventure avec une femme, ce n’était même pas une question&nbsp;» raconte Laura.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;J&rsquo;avais rencontré Elsa Ponzo, aux Etats-Unis, en avril dernier, un vrai coup de cœur humain&nbsp;» détaille-t-elle. «&nbsp;Je n&rsquo;avais aucune idée de qui elle était, je savais juste qu&rsquo;elle voulait faire <em>Freerider</em> [<em>l’une des voies les plus emblématiques située sur El Capitan, 7c+ max, ndlr</em>]. Je me suis un peu renseignée sur elle pour préparer ce projet. C’est là que j’ai découvert qu’elle a grimpé du 8c+. C&rsquo;est une machine ! Sacrée femme.&nbsp;»</p>



<p>En janvier, le duo décide de passer quand même deux jours ensemble dans le Luberon. «&nbsp;Dès le premier assurage où je suis tombée, Elsa m&rsquo;a hyper bien assurée&nbsp;» se souvient Laura. «&nbsp;À ce moment-là,&nbsp; je me suis dit qu’avec cette fille, je pourrais aller au bout du monde.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’art de la logistique</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Moins de deux mois plus tard, à la mi-février, Laura et Elsa s’élancent dans leur première grande voie, à la Sainte-Victoire. «&nbsp;On s&rsquo;est pris la pluie. Une grosse pluie qui nous a arrêtées en milieu de journée&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;On s&rsquo;est retrouvées dans les nuages. On devait faire trois jours à la Saint-Victoire. Donc, là, à ce moment-là, on a décidé de partir dans les Calanques, ce qui était la meilleure solution.&nbsp;»</p>



<p>S’en suivent 15 jours de soleil. Rien de tel pour enchaîner les grosses journées.&nbsp;</p>



<p>Les très grosses journées. «&nbsp;Entre 12 et 20 heures&nbsp;» détaille Laura. «&nbsp;Parce qu’il y avait à chaque fois environ deux heures de marche d&rsquo;approche. Ensuite, on faisait trois grandes voies. C’était énormément de logistique&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>À entendre Laura, la logistique est l’un des gros points de cette aventure. Elle raconte : « Il nous fallait avoir les traces GPS nous permettant de rejoindre les trois différentes grandes voies. Mais aussi de savoir comment on atteignait les rappels, combien de rappels on devait faire… Est-ce qu&rsquo;on prend des cordes à double ? Combien de dégaines on prend ? Est-ce qu&rsquo;on prend les coinceurs ? Quel baudrier ? Combien de litres d&rsquo;eau par grande voie ? Est-ce qu&rsquo;on prend un sac de hissage ou pas ? Un petit sac à dos ou pas ? Combien de bouteilles d&rsquo;eau ? Ça a été une grosse grosse logistique. » </p>



<p>Un véritable casse-tête ! «&nbsp;Pendant le voyage, lors des journées de repos, on préparait les journées suivantes&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Et tous les soirs, quand on arrivait au van, il était 20 heures, et il nous fallait refaire le sac du lendemain, repréparer l’eau, etc. Ainsi, pendant que l&rsquo;une cuisinait, l&rsquo;autre faisait le matos. Il y a des jours où l’on n&rsquo;en pouvait plus du matos !&nbsp;»</p>



<p>« On a tout de même vécu des moments pas faciles » se souvient Laura. « Je pense que notre ennemi numéro un dans ce voyage, ça a été le vent, avec des journées à 100 km heure. Et si le vent venait de l&rsquo;Est, et que l&rsquo;on devait faire des grandes voies exposées Est, on savait qu&rsquo;on allait se le prendre en pleine face. Mais qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas le choix. »</p>



<p>À la base, on voulait aller faire des belles grandes voies sur le rocher et c’est devenu un voyage d’alpinisme. » </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1024x768.webp" alt="Elsa Ponzo (@Julien Nadiras)" class="wp-image-3349" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1024x768.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-300x225.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-768x576.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1536x1152.webp 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-2048x1536.webp 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-600x450.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Elsa Ponzo (@Julien Nadiras)</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Adaptation</strong></h2>



<p>«&nbsp;On n&rsquo;a pas pu faire toutes les 100 grandes voies présentées dans le topo&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;On a dû s’adapter pour différentes raisons. La première : la fermeture de certaines parois en raison de la nidification des faucons pèlerins, du hibou grand duc ou d&rsquo;autres espèces. […] La plupart du temps, on a essayé quand même au plus possible de faire d&rsquo;autres grandes voies dans la même difficulté ou aussi belles les unes que les autres.&nbsp;»</p>



<p>Deuxième aléa : certaines parois étaient encore mouillées. «&nbsp;Et troisième raison, c&rsquo;est que la fin du voyage a été vraiment très difficile physiquement&nbsp;» confie Laura. «&nbsp;Mon corps commençait à me lâcher. Moi, j&rsquo;ai eu un gros moment de fatigue où j&rsquo;ai dit à Elsa : là, il faut qu’on fasse des grandes voies plus faciles, sinon, je sens vraiment que je vais me blesser et je vais devoir arrêter le voyage&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Un moment clé de leur périple, survenu aux alentours du 29e jour.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je ne faisais que pleurer pendant trois jours&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Ça devenait très, très compliqué. Je n’avais plus d’énergie. Et je n’avais plus envie de sortir du van. D’autant que c’était le moment où l’on arrivait dans le Verdon. Donc, tu sais que tu t&rsquo;attaques à un gros bout de rocher. C&rsquo;est quand même très exposé. Il y a une ambiance. Les points sont éloignés. Je n&rsquo;avais pas forcément non plus les chaussons adaptés. Beaucoup de choses qui rentraient en jeu. Vu que je n&rsquo;avais pas beaucoup grimpé dans ce coin-là, je manquais d’expérience d&rsquo;escalade dans le Verdon.&nbsp;»</p>



<p>Même si la cordée décide de diminuer la difficulté des grandes voies dans lesquelles elles s’engagent, Laura est à bout. «&nbsp;Je suis tombée à plein d&rsquo;endroits. C&rsquo;était vraiment trop dur et je commençais vraiment à fatiguer et à perdre patience. Cétait compliqué&nbsp;» confie-t-elle. «&nbsp;Tandis qu’Elsa n&rsquo;est pas tombée une seule fois dans tout ce trip quand-même ! Elle a enchaîné toutes les longueurs à vue non-stop en sachant que ça va jusque dans le 7b+. Avec les conditions difficiles, le vent et autres. Elle est vraiment incroyable ! Donc Elsa, grosse machine. Sa capacité à être concentrée, à tout donner et à grimper comme elle l’a fait pendant 43 jours était impressionnante !&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Coupées du monde</strong></h2>



<p>Originaire de Toulon, Laura avait pourtant très peu grimpé en Provence. Ce projet a donc représenté pour elle « une excellente manière d&rsquo;aller à la découverte de toutes ces belles grandes voies ». Et il semblerait qu’au-delà de l’aspect performance, ce soit ce qui compte le plus à ses yeux. « À plein de moments, on a fait des grandes voies dans le 6a et c&rsquo;était juste magnifique en fait » raconte-t-elle. « Je n&rsquo;ai pas besoin de faire du 8b pour prendre du plaisir en escalade. C&rsquo;était génial de vivre cette aventure et de grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu&rsquo;on s&rsquo;est retrouvées dans des grandes voies que personne ne fait plus ! Tu vois, la Sainte-Baume et autres, le rocher était moyen, c&rsquo;était un peu miteux. On s&rsquo;est mis quand même des sacrés missions à des endroits, tu vois, il faut y aller quand même dans les voies historiques des années 1960. Alors le topo t&rsquo;annonce 6a, 6a+. Là, je peux te dire que t&rsquo;as intérêt à avoir de la marge parce que ça grimpe. »</p>



<p>43 jours de voyage à travers la Provence, c’est long &#8211; surtout au vu du rythme soutenu que la cordée s’est imposée.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Ce n&rsquo;est pas comme un big wall&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;En big wall, tu pars une semaine, voire 15 jours sur le mur et après, tu redescends, tu revois tous tes proches, les autres personnes de ton équipe. Et tu peux aussi travailler sur d&rsquo;autres projets. […] Tandis que là, c&rsquo;était assez one focus. Je me suis sentie coupée du monde. Ce n&rsquo;est pas un sentiment que j&rsquo;ai vraiment aimé. Moi, j’ai envie d&rsquo;être en connexion avec le monde, pouvoir vivre des aventures avec d&rsquo;autres personnes. Je suis quand même encore en train de le digérer en sachant que là, je t&rsquo;avoue qu&rsquo;on a fini lundi dernier. Et jeudi, j&rsquo;avais l’avant-première [<em>de son film «&nbsp;The Queen Swing&nbsp;», relatant ses aventures au Yosemite, ndlr</em>] au Grand Rex. C&rsquo;est allé très, très vite.&nbsp;Quoiqu’il en soit, vivre des aventures comme ça, c’est une belle manière d&rsquo;apprendre à se connaître.&nbsp;»</p>
</div></div>



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		<title>Fay Manners, un hiver d’ouvertures au féminin</title>
		<link>https://encordees.fr/fay-manners-un-hiver-douvertures-au-feminin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouvrir une voie n’a rien d’anodin. Cela veut dire partir sans certitude, accepter de ne pas savoir si la ligne passera, nettoyer les blocs instables. En résumé : essayer de faire sa place dans un environnement hostile… quitte à parfois renoncer. Un jeu auquel Fay Manners, alpiniste et grimpeuse professionnelle britannique installée en Valais, excelle. Cet hiver, entre le massif des Diablerets et le secteur d’Arolla, elle a signé deux nouvelles voies mixtes majeures dans les Alpes suisses. Deux ouvertures différentes, mais un même fil conducteur : le goût de l’engagement, de la création, et une manière très nette de prendre sa place dans un terrain où les femmes restent encore trop peu nombreuses à laisser leur nom.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Fay Manners, un hiver d’ouvertures au féminin</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-25T17:00:00+01:00">25 Mar 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Ouvrir une voie n’a rien d’anodin. Cela veut dire partir sans certitude, accepter de ne pas savoir si la ligne passera, nettoyer les blocs instables. En résumé : essayer de faire sa place dans un environnement hostile… quitte à parfois renoncer. Un jeu auquel Fay Manners, alpiniste et grimpeuse professionnelle britannique installée en Valais, excelle. Cet hiver, entre le massif des Diablerets et le secteur d’Arolla, elle a signé deux nouvelles voies mixtes majeures dans les Alpes suisses. Deux ouvertures différentes, mais un même fil conducteur : le goût de l’engagement, de la création, et une manière très nette de prendre sa place dans un terrain où les femmes restent encore trop peu nombreuses à laisser leur nom.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="@Collection Fay Manners" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.png 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>En janvier, Fay Manners ouvre « <em>Elles Aussi</em> » avec l’Autrichienne Mélanie Grünwald sur la Tête aux Chamois, au-dessus de Glacier 3000. La voie, cotée M7+ A0, remonte une face nord raide, froide, sèche, où le rocher n’a rien de rassurant. Il faut avancer dans un terrain parfois instable, purger ce qui menace de partir, réfléchir à l’équipement, trouver comment rendre la ligne répétable sans lui retirer son caractère.</p>



<p>« <em>C’était très raide, avec des blocs instables qu’on a dû nettoyer en grimpant. Et de manière générale, équiper la voie pour qu’elle soit répétable par d’autres a été très exigeant mentalement </em>», raconte Fay Manners.</p>



<p>La difficulté est là, bien sûr. Mais « <em>Elles Aussi </em>» porte aussi autre chose. À leur connaissance, il s’agit de la première voie mixte ouverte dans ce secteur par une cordée exclusivement féminine. Fay Manners le dit simplement : pour elle, grimper entre femmes n’a rien d’exceptionnel. Mais puisque cela reste rare, il faut que cela se voie. Il faut que les jeunes filles puissent tomber sur des noms de femmes dans les guides, dans les récits, dans les histoires de montagne, et se dire que cet espace-là leur appartient aussi.</p>



<p>C’est peut-être cela, au fond, qu’ouvre « <em>Elles Aussi </em>» : une voie dans la face, oui, mais aussi une brèche dans le récit.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’ouverture comme espace de liberté</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>Chez Fay Manners, l’ouverture est une manière d’habiter la montagne. Ce qu’elle aime, dit-elle, c’est le côté créatif du processus. Ouvrir une voie, c’est plus que réussir une ascension. C’est imaginer un passage, lire une paroi, accepter de ne pas savoir exactement ce qu’on va trouver. C’est aussi, souvent, passer des heures à nettoyer du rocher, à chercher où protéger, à revenir, à douter, à ajuster. Le résultat final &#8211; une cotation, un tracé, un nom &#8211; masque souvent la densité réelle de ce travail.</p>



<p>Cette attirance pour les itinéraires vierges structure son parcours depuis plusieurs années. Plus de vingt premières ascensions à travers le monde, du Pakistan à la Patagonie, du Groenland aux Alpes. Des voies mixtes, du big wall, des descentes à ski sur des faces raides et exposées. Une pratique complète, moderne, mobile, qui refuse de se laisser enfermer dans une seule case.</p>



<p>Son hiver suisse s’inscrit dans cette continuité. Il ne marque pas une rupture mais une confirmation : Fay Manners ne se contente pas de répéter des voies. Elle construit, elle explore, elle propose.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Arolla, la confirmation </strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Début mars, elle ouvre ensuite « <em>Nostalgie Alpine</em> » sur le pilier central du Roc Noir, au-dessus du glacier d’Arolla, avec l’Italien Marco Malcangi et l’Américain Max Kilcoyne. La voie, annoncée à M8 A0 pour 325 mètres, déroule neuf longueurs dans une face particulièrement sèche pour la saison. Peu de glace, beaucoup de terrain mixte austère : herbe gelée, protections délicates, rocher compact, passages à défricher.</p>



<p>Le trio passera six jours dans la voie. Six jours à monter, nettoyer, serrer, réfléchir, revenir. Six jours dans ce que l’ouverture a de moins spectaculaire et de plus vrai : un travail de patience, de précision, de ténacité.</p>



<p>Là encore, Fay Manners insiste moins sur la performance brute que sur l’expérience elle-même. Le mixte fait peur, dit-elle, mais elle s’y est sentie prête. Elle a passé l’hiver à s’y préparer. Cette phrase dit beaucoup de son rapport à la montagne : rien d’héroïque dans la posture, rien d’emphatique non plus. Juste une lucidité, un engagement, une confiance patiemment construite.</p>
</div></div>
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		<title>« Girl Climber » : l’obsession d’Emily Harrington pour El Capitan</title>
		<link>https://encordees.fr/girl-climber-lobsession-demily-harrington-pour-el-capitan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[el capitan]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[yosemite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3331</guid>

					<description><![CDATA[<p>À force de superlatifs, on finit parfois par trahir ce que l’on veut raconter. Les ascensions d’El Capitan, dans le Parc national de Yosemite, n’échappent pas à la règle : la paroi la plus impressionnante, la voie la plus dure, l’exploit le plus fou. Comme si l’accumulation d’adjectifs pouvait traduire ce que représente réellement ce mur de granit de près de 900 mètres. Car derrière la légende minérale d’El Capitan et les récits d’exploits hors norme, il y a avant tout une histoire de persévérance, d’échecs répétés et d’obsession patiemment construite. En témoigne l’aventure humaine vécue par la grimpeuse américaine Emily Harrington, racontée dans le film « Girl Climber » réalisé par Jon Glassberg, disponible en streaming sur Canal+. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Girl Climber » : l’obsession d’Emily Harrington pour El Capitan</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-18T17:00:00+01:00">18 Mar 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">3 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>À force de superlatifs, on finit parfois par trahir ce que l’on veut raconter. Les ascensions d’El Capitan, dans le Parc national de Yosemite, n’échappent pas à la règle : la paroi la plus impressionnante, la voie la plus dure, l’exploit le plus fou. Comme si l’accumulation d’adjectifs pouvait traduire ce que représente réellement ce mur de granit de près de 900 mètres. Car derrière la légende minérale d’El Capitan et les récits d’exploits hors norme, il y a avant tout une histoire de persévérance, d’échecs répétés et d’obsession patiemment construite. En témoigne l’aventure humaine vécue par la grimpeuse américaine Emily Harrington, racontée dans le film « <em>Girl Climber</em> » réalisé par Jon Glassberg, disponible en streaming sur Canal+. </strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Emily Harrington @Girl Climber" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Quatre. C’est le nombre de tentatives qu’il aura fallu à Emily Harrington pour venir à bout d’El Capitan en libre, en moins de vingt-quatre heures. Le 5 novembre 2020, l’Américaine devient la première femme à réussir cet enchaînement en passant par « <em>Golden Gate</em> ».</p>



<p>Une performance d’ampleur tant cette ligne qui serpente sur la face sud-est du géant de granit californien est réputée pour sa difficulté. Sur près de 900 mètres de paroi, chaque longueur impose une concentration extrême, une gestion millimétrée de l’effort et une endurance mentale rarement visible dans les images spectaculaires d’escalade.</p>



<p>C’est précisément ce que montre le documentaire « <em>Girl Climber</em> ». Plutôt que de se contenter de la réussite finale, le film s’attarde sur le chemin qui y mène : plus d’un an de préparation, de doutes, d’échecs et de remises en question.</p>



<center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/uYU5hF0WqX8?si=VI8NYKlS4rx5KFpQ" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Loin de toute héroïsation </strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>« <em>Je ne me sentais pas prête et n’avais pas fait le travail nécessaire pour réussir </em>», reconnaît la grimpeuse à l’issue de sa première tentative. Cette lucidité traverse tout le film.</p>



<p>Les essais suivants deviennent de véritables épreuves physiques et psychologiques. Le troisième est le plus terrible. Au milieu de la paroi, un cri retentit : Emily vient de chuter d’environ quinze mètres. L’accident laisse des traces, autant sur le corps que dans la tête.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>La quête de confiance</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Dans l’imaginaire collectif, El Capitan possède déjà sa propre mythologie cinématographique. Des films comme « <em>Valley Uprising</em> », « <em>The Dawn Wall</em> » ou « <em>Free Solo</em> » ont largement contribué à construire cette légende. Le documentaire multiplie d’ailleurs les passerelles avec cet univers : une référence à Tommy Caldwell, une apparition de Lynn Hill, et la présence incontournable d’ Alex Honnold.</p>



<p>L’objectif du réalisateur semble clair : inscrire Emily Harrington dans cette histoire. Celle des grimpeur.ses capables d’enchaîner « <em>Golden Gate</em> » en une journée. Au moment de sa tentative, seuls Alex Honnold, Tommy Caldwell et Brad Gobright avaient réussi. Mais au fond, « <em>Girl Climber</em> <em>» </em>raconte autre chose qu’une performance pure.</p>



<p>Derrière les images d’une femme suspendue à une immense paroi de granit se cache ainsi une histoire beaucoup plus intime : celle d’une athlète confrontée à ses limites, à ses peurs et à ses obsessions.</p>



<p>Et c’est peut-être cela, au fond, qui rend l’exploit si impressionnant : non pas les superlatifs, mais l’humanité qu’il révèle.</p>
</div></div>
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		<item>
		<title>No pain no gain… vraiment ?</title>
		<link>https://encordees.fr/no-pain-no-gain-vraiment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 15:40:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[réflexion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3311</guid>

					<description><![CDATA[<p>No pain, no gain (« sans douleur, pas de progrès ») : telle serait la dure réalité du sport. Derrière cette formule devenue presque universelle se cache une croyance profondément ancrée dans la culture sportive contemporaine : pour réussir, il faut souffrir. De la glorification de la douleur à son exploitation marketing, la souffrance sportive est devenue à la fois preuve d’engagement, matière à récit héroïque et argument de vente. Mais cette valorisation permanente de l’effort extrême interroge : entre transformation personnelle et mise à l’épreuve du corps, le sport peut-il encore s’affranchir de cette culture de la douleur ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">No pain no gain… vraiment ?</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-11T16:40:37+01:00">11 Mar 2026</time></div></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>No pain, no gain (« sans douleur, pas de progrès ») : telle serait la dure réalité du sport. Derrière cette formule devenue presque universelle se cache une croyance profondément ancrée dans la culture sportive contemporaine : pour réussir, il faut souffrir. De la glorification de la douleur à son exploitation marketing, la souffrance sportive est devenue à la fois preuve d’engagement, matière à récit héroïque et argument de vente. Mais cette valorisation permanente de l’effort extrême interroge : entre transformation personnelle et mise à l’épreuve du corps, le sport peut-il encore s’affranchir de cette culture de la douleur ?</strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Coureuse sur la ligne d&#039;arrivée de l&#039;UTMB @Coralie Havas" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>La culture sportive entretient depuis longtemps une relation ambiguë avec la souffrance. <strong>Dans de nombreux discours, la douleur apparaît comme un passage obligé vers la réussite. </strong>« <em>Il y a un secret que les sportifs ne vous diront jamais tout de suite : faire du sport, c’est apprendre à aimer la douleur. Pas juste la supporter, hein, mais vraiment l’apprécier </em>» peut-on lire sur le <a href="https://blogs.mediapart.fr/mathieu31/blog/301124/sport-et-douleur-quand-souffrir-devient-un-plaisir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog de Mediapart</a>. « <em>Oui, on parle bien de cette sensation qui vous donne l’impression que vos jambes brûlent, que vos épaules vont se décrocher, et que votre cœur a décidé de passer en mode alarme incendie. Étrange, non ? Pourtant, c’est notre réalité. […] Et puis, regardez les grands champions. Ils ne s’en cachent même pas. Kobe Bryant disait : “Si tu veux être grand, tu dois embrasser la souffrance.” On souffre parce que c’est le prix à payer pour progresser. C’est le petit pacte qu’on passe avec notre corps : “Je te fais mal maintenant, mais promis, tu seras plus fort après.” Et parfois, ça marche. Parfois, ça fait juste mal. Mais bon, c’est le jeu. </em>»</p>



<p>Pour Mathieu Abbot, médecin du sport, cette culture de la souffrance est parfois inhérente à certaines disciplines. Le principe du <em>no pain, no gain</em> est particulièrement présent dans l’univers de la musculation, mais aussi dans la glorification de joueurs capables de terminer un match avec un membre cassé ou de cyclistes poursuivant une course malgré une commotion cérébrale. <strong>Se faire mal pour dépasser ses limites, revendiquer la souffrance et afficher sa capacité à la surmonter : tel serait l’état d’esprit sportif dominant.</strong> Une mentalité résumée par une injonction simple : ne pas s’arrêter, continuer malgré tout.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong>Quand la souffrance devient un argument marketing</strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p><strong>Cette glorification de la douleur ne se limite pas aux discours sportifs. </strong>Elle est aussi largement exploitée par les marques. Nike en offre une illustration frappante. Après sa campagne pour les Jeux olympiques intitulée <a href="https://www.forbes.com/sites/pamdanziger/2024/08/16/nike-fails-in-the-winning-isnt-for-everyone-ad-campaign/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Winning isn’t for everyone</a> (« tout le monde ne peut pas gagner »), l’équipementier a lancé un nouveau slogan : <em>Winning isn’t comfortable</em> (« gagner n’est pas confortable »).</p>



<p>La campagne met en scène des coureurs et des coureuses au bord de l’épuisement. Les visages sont crispés, les corps titubent, certains s’effondrent après la ligne d’arrivée. L’un des participants vomit même à l’écran. Le message est limpide : pour gagner, il faut souffrir.</p>



<p>Cette rhétorique s’inscrit dans l’identité même de la marque. Depuis des décennies, Nike construit ses campagnes autour de la performance et du dépassement de soi. Le slogan historique « <em>Just Do It </em>», lancé en 1988, appelait déjà à dépasser ses propres limites. Pendant la pandémie de Covid-19, la campagne « <em>You Can’t Stop Us </em>» mettait en avant la résilience face aux obstacles. Plus récemment, « <em>Pressure is my pleasure</em> », mettant en scène Kylian Mbappé, célèbre l’idée selon laquelle la pression serait une source de motivation et même de plaisir.</p>



<p>Mais cette glorification permanente de la performance et de la pression peut aussi être interprétée comme une forme de normalisation de la contrainte, parfois au détriment de la santé mentale.&nbsp;</p>



<p>La sociologue <strong>Béatrice Barbusse parle à ce sujet de dolorisme, une doctrine qui exalte la valeur morale de la douleur</strong>. Dans le monde du sport, cette logique conduit à valoriser la souffrance comme une preuve de courage et de détermination.</p>



<p>Selon ses travaux, cette vision peut avoir des effets néfastes. Elle encourage certains athlètes à ignorer les signaux envoyés par leur corps, à se surentraîner ou à poursuivre l’effort malgré des blessures.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>La fabrique des héros.ïnes</strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Si la douleur occupe une place si importante dans l’imaginaire sportif, c’est aussi parce qu’elle nourrit des récits particulièrement efficaces.</p>



<p>La plupart des histoires sportives suivent une structure simple : un objectif ambitieux, une préparation difficile, des sacrifices personnels, une épreuve physique intense et, enfin, une récompense. Ce schéma rappelle celui des récits héroïques. <strong>Ainsi, la performance sportive est présentée comme une conquête obtenue au prix d’une souffrance acceptée.</strong></p>



<p>Dans ces récits, le sacrifice prend plusieurs formes. Il y a d’abord le sacrifice du confort : les réveils à l’aube, les entraînements sous la pluie ou dans le froid, les kilomètres accumulés malgré la fatigue. Vient ensuite le sacrifice social : les soirées refusées, le temps pris sur la famille, l’isolement nécessaire à l’entraînement. Enfin, il y a le sacrifice du corps. Ampoules, muscles brûlants, fatigue extrême ou petites blessures deviennent des preuves visibles du prix payé.</p>



<p>Cette narration fonctionne parce qu’elle correspond à une intuition morale largement partagée : ce qui est difficile semble avoir plus de valeur que ce qui est facile. Sans sacrifice, la réussite paraît donc presque suspecte.</p>



<p><strong>Le sacrifice devient ainsi un mécanisme de légitimation</strong> : il garantit que la performance est méritée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>La douleur comme produit</strong></strong></h2>



<p>Cette structure narrative constitue également un formidable outil pour l’industrie du sport. À noter que les marques mettent rarement en avant le confort ou la facilité. Elles préfèrent montrer des corps fatigués, des visages crispés et des conditions difficiles.</p>



<p>L’athlète apparaît comme quelqu’un qui accepte de payer le prix de son ambition. Dans ce récit, le produit vendu &#8211; chaussures, montres connectées, équipements &#8211; devient l’outil qui accompagne cette quête. On ne vend plus simplement un objet, mais la possibilité de vivre sa propre épopée sportive. La souffrance sportive est ainsi devenue une véritable ressource économique.</p>



<p><strong>De nombreuses offres reposent sur la même promesse : la transformation personnelle passe par l’épreuve. </strong>Programmes d’entraînement intensifs, stages sportifs ou défis d’endurance invitent les participants à sortir de leur zone de confort. La difficulté devient un argument de vente.</p>



<p>Cette logique s’observe aussi dans la multiplication d’événements sportifs extrêmes : courses d’ultra-endurance, trails de montagne, défis collectifs particulièrement exigeants. Ce qui est proposé n’est pas seulement une activité physique, mais l’expérience d’une épreuve dont on pourra être fier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>Une expérience aussi formatrice</strong></strong></h2>



<p>Réduire la douleur sportive à une simple exploitation de nos corps &#8211; et de nos esprits &#8211; serait pourtant trop simpliste. <strong>La douleur joue aussi un rôle important dans l’apprentissage du corps.</strong> Dès l’enfance, les petites douleurs du quotidien participent à la construction de la conscience corporelle. Elles permettent de comprendre les limites du corps et de mieux percevoir ses signaux.</p>



<p>Dans les activités physiques et sportives, ces expériences peuvent être structurantes. Les chutes à vélo ou le fameux point de côté en course à pied font partie d’un processus d’apprentissage.</p>



<p>La douleur agit alors comme un signal. Elle indique qu’un déséquilibre est apparu quelque part dans le corps et qu’il faut y prêter attention.</p>



<p>D’une certaine manière, elle permet aussi d’éprouver la vie elle-même. Sans sensation corporelle, il n’y aurait ni plaisir, ni désir, ni véritable expérience physique. Mais la valorisation de la douleur peut aussi masquer une réalité plus ambivalente. Car dans de nombreux contextes sportifs, le corps devient un outil de production : de performance, de spectacle, d’images et parfois de profits.</p>



<p>Dans le sport de haut niveau, cette logique est particulièrement visible. Les athlètes sont encouragés à repousser leurs limites physiques au-delà du raisonnable, parfois au risque de blessures durables. Cette logique se diffuse également dans les pratiques amateurs. Défis d’endurance, programmes d’entraînement intensifs et compétitions extrêmes valorisent des formes d’engagement physique très exigeantes.</p>



<p>Dans ce contexte, la douleur cesse d’être seulement un signal physiologique. Elle devient un indicateur de productivité corporelle : plus le corps encaisse, plus il semble prouver sa valeur. Ce glissement n’est pas sans rappeler certaines logiques du monde du travail, où la capacité à supporter la fatigue et la pression devient une qualité valorisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une autre culture du sport ?</strong></h2>



<p>La question devient alors inévitable : <strong>jusqu’où le dépassement de soi reste-t-il une forme d’émancipation, et à partir de quel moment devient-il une manière d’exploiter le corps ?</strong></p>



<p>Peut-être que le sport contemporain pourrait évoluer vers une autre culture. Une culture non plus centrée sur la glorification de la douleur, mais sur l’écoute du corps.</p>



<p>Car la valeur du sport ne réside peut-être pas dans la souffrance qu’il produit, mais dans la relation consciente que chacun.e entretient avec son propre corps.</p>



<p>Et si la véritable performance commençait précisément là ?</p>
</div></div>
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		<title>Quand la randonnée devient un outil de domination : le phénomène inquiétant de l’« alpine divorce »</title>
		<link>https://encordees.fr/quand-la-randonnee-devient-un-outil-de-domination-le-phenomene-inquietant-de-l-alpine-divorce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[fait divers]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[randonnée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur TikTok, une vidéo virale montrant une jeune femme abandonnée par son compagnon en pleine randonnée a déclenché une avalanche de témoignages. Des centaines d’internautes racontent avoir vécu des situations similaires, laissées seules en pleine nature, sur une route isolée ou dans une ville inconnue. Derrière l’expression « alpine divorce », popularisée sur les réseaux sociaux, certains spécialistes voient une forme méconnue de violence conjugale : une violence par abandon, où la rupture du lien devient un moyen de domination.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Quand la randonnée devient un outil de domination : le phénomène inquiétant de l’« alpine divorce »</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-04T17:00:00+01:00">4 Mar 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong>Sur TikTok, une vidéo virale montrant une jeune femme abandonnée par son compagnon en pleine randonnée a déclenché une avalanche de témoignages. Des centaines d’internautes racontent avoir vécu des situations similaires, laissées seules en pleine nature, sur une route isolée ou dans une ville inconnue. Derrière l’expression « alpine divorce », popularisée sur les réseaux sociaux, certains spécialistes voient une forme méconnue de violence conjugale : une violence par abandon, où la rupture du lien devient un moyen de domination.</strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Une femme seule sur les sentiers du Briançonnais @Coralie Havas" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Sur TikTok, une vidéo d’à peine une minute a déclenché une vague de réactions et de témoignages. On y voit une jeune femme filmer un paysage rocheux au sommet d’une montagne. La voix tremblante, elle raconte que son petit ami vient de la laisser seule sur le sentier. « <em>Je me sens tellement vulnérable, c’est le pire vendredi de ma vie </em>», confie-t-elle en pleurs.</p>



<p>La séquence est devenue virale : plus de 19 millions de vues et des millions de <em>likes</em>. Mais ce qui frappe le plus, ce sont les milliers de commentaires qui ont suivi. Sous la vidéo, de nombreuses femmes racontent avoir vécu une situation similaire : abandonnées en pleine randonnée, laissées au bord d’une autoroute, en rase campagne ou dans une ville inconnue sans moyen de rentrer.</p>



<p>Très vite, un terme s’impose dans les discussions : l’« <em>alpine divorce</em> », ou « <em>divorce alpin</em> ».</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong>Une expression née dans la littérature</strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>L’expression ne vient pas des réseaux sociaux. Elle trouve son origine dans une nouvelle publiée en 1893 par l’écrivain écossais&nbsp;Robert Barr. Intitulée&nbsp;<em>An Alpine Divorce</em>, l’histoire raconte le projet d’un homme qui, incapable de divorcer, envisage de se débarrasser de sa femme lors d’un voyage dans les Alpes suisses.</p>



<p>Plus d’un siècle plus tard, le terme est repris sur TikTok pour décrire une situation bien différente, mais tout aussi troublante : celle où un partenaire abandonne sa compagne en pleine nature, souvent après une dispute ou parce qu’elle ne suit pas le rythme pendant une randonnée.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, des centaines d’internautes racontent des scènes similaires. L’une explique avoir été laissée seule sur un sentier pour sortir du Grand Canyon et avoir dû marcher pendant douze heures avec l’aide d’un inconnu. Une autre évoque deux heures passées seule dans une forêt après que son compagnon est parti devant elle.</p>



<p>Ces récits n’ont évidemment pas tous la même gravité. Mais ils décrivent un point commun : la sensation brutale d’abandon dans un environnement isolé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’abandon devient une forme de violence symbolique</strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Pour les spécialistes des relations de couple, ce type de situation dépasse souvent la simple dispute.</p>



<p>La psychologue Amélie Boukhobza explique que quitter quelqu’un dans un lieu isolé peut constituer une forme de violence relationnelle. « <em>C’est une violence par retrait</em> », analyse-t-elle. « <em>Une manière de sanctionner sans crier ni frapper, mais en coupant le lien et en laissant l’autre seule face à sa vulnérabilité.</em> »</p>



<p>Le décor joue ici un rôle central. Une dispute en ville peut se terminer par quelqu’un qui rentre chez lui. Mais dans un environnement isolé — montagne, forêt ou route déserte — la situation change radicalement. L&rsquo;absence de réseau, la difficulté à se repérer, la fatigue ou le manque d’eau peuvent transformer une simple randonnée en moment de grande insécurité.</p>



<p>Symboliquement, le message est brutal : « <em>Tu te débrouilles.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une asymétrie qui interroge</strong></h2>



<p>Les témoignages qui circulent sur les réseaux sociaux présentent souvent un schéma similaire : des femmes racontent avoir été abandonnées par leur compagnon masculin. Cette répétition interroge certains observateurs.</p>



<p>Dans des activités comme la randonnée ou l’alpinisme, les différences d’endurance physique ou de confiance en soi peuvent créer une forme d’asymétrie. Celui qui décide d’accélérer le rythme ou de continuer seul impose alors son choix.</p>



<p>Pour certains psychologues, ce geste peut aussi s’inscrire dans une manière de gérer les conflits : partir plutôt que discuter, couper le lien plutôt que résoudre la dispute. Lorsque ce comportement devient répétitif, il peut installer un déséquilibre clair dans la relation : l’un décide, l’autre subit.</p>



<p>Dans la plupart des témoignages en ligne, les situations se terminent sans conséquences physiques graves. Mais certains cas rappellent que l’abandon dans un environnement isolé peut être dangereux.</p>



<p>L’affaire de&nbsp;Kerstin Gurtner&nbsp;en est un exemple marquant. Cette femme de 33 ans est morte d’hypothermie après avoir été laissée seule lors d’une ascension en Autriche. Elle se trouvait à quelques dizaines de mètres du sommet lorsqu’elle s’est effondrée.</p>



<p>En février 2026, son compagnon a été condamné pour homicide involontaire à cinq mois de prison avec sursis et à une amende de 9 400 euros.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Derrière le buzz, une réalité relationnelle</strong></h2>



<p>Si l’expression « alpine divorce » circule parfois sur les réseaux sociaux avec une pointe d’ironie, les témoignages qu’elle rassemble mettent en lumière une expérience bien réelle pour certaines femmes.</p>



<p>Au-delà du danger physique, beaucoup décrivent surtout un choc émotionnel : la prise de conscience brutale que leur partenaire peut partir en les laissant seules dans un moment de vulnérabilité.</p>



<p>Derrière la viralité du hashtag, c’est donc une question plus large qui émerge : celle des formes parfois invisibles que peuvent prendre les violences au sein du couple, même au détour d’un simple sentier de randonnée.&nbsp;</p>
</div></div>
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		<title>« Siamo tutti antifasciti »</title>
		<link>https://encordees.fr/siamo-tutti-antifasciti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[fascisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, « je » prends la plume, par nécessité. Parce que voilà, impossible pour moi de trouver un sujet qui me donne envie d’écrire sur nos sports de montagne cette semaine. Ça reviendra, c’est certain. De belles histoires attendent sagement dans mes carnets, je vous les dévoilerai bientôt. </p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Siamo tutti antifasciti »</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-25T17:00:00+01:00">25 Fév 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">7 minutes</div>


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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong>Aujourd’hui, « je » prends la plume, par nécessité. Parce que voilà, impossible pour moi de trouver un sujet qui me donne envie d’écrire sur nos sports de montagne cette semaine. Ça reviendra, c’est certain. De belles histoires attendent sagement dans mes carnets, je vous les dévoilerai bientôt. </strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Flower Power @Corallie Havas" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>J’ai grandi dans une bulle rassurante, confortable. Un groupe de personnes avec qui j’allais en falaise à chacun de mes temps libres en écoutant Manu Chao dans le mini-bus. Tout était léger. Même les relations humaines.&nbsp;</p>



<p>Surtout les relations humaines.&nbsp;</p>



<p>C’était il y a plus de dix ans.&nbsp;</p>



<p>Adolescent.e.s, on pensait « <em>révolution</em> » contre un système que l’on n’avait pas vraiment pris le temps de comprendre. </p>



<p>Puis nous sommes devenu.e.s adultes. On a mis des visages sur des discours, comprenant au passage que certaines idées que l’on croyait marginales, relayées aux poussiéreux manuels d’histoire, pouvaient revenir, s’installer, se banaliser.</p>



<p>J’ai quand-même fait le choix de rester dans cette bulle, en choisissant d’être journaliste spécialisée dans les sports outdoor. Même si j’ai compris, à mes dépens, que le système capitaliste, prônant la productivité au détriment du bien-être humain s’était infiltré partout. Dans mon esprit, en premier lieu. Et que j’avais beaucoup de «&nbsp;pensées réflexes&nbsp;» à déconstruire. Sans parler d’une santé mentale à davantage écouter, ainsi que d’une estime de soi à bâtir autrement qu’à travers les résultats, jamais pleinement satisfaisants, de ma quête d’efficacité.&nbsp;</p>



<p>J’ai longuement écrit sur des athlètes inspirants, nourrissant l’illusion méritocratique, je le confesse. Et j’ai prévu continuer de le faire, de manière plus nuancée, sans doute. Mais moi, ce qui m’a toujours plu, ç’a été de dresser le portrait à des personnes qui, en début d’interview, me disaient « <em>Mon histoire n’a rien d’exceptionnel, vous savez. Je ne serai pas vexé.e si vous changez d’avis </em>», d’analyser nos sports de montagne avec l’angle sociétal, d’en souligner leur inscription, de plus en plus marquée, dans ce fameux système contre lequel nous faisions, ados, la « <em>révolution</em> ». </p>



<p>Écrire les marges, questionner les acquis, voilà ce qui m’anime.&nbsp;</p>



<p>Sauf que voilà, je me suis toujours défendue comme « <em>non-politisée</em> ». Une position somme toute assez confortable… et privilégiée &#8211; mon nom, ma religion, ma couleur de peau ou mon orientation ne sont pas instrumentalisés dans les débats. Mon apparente neutralité n’est pourtant pas si claire… Elle protège souvent celles et ceux qui ont déjà une place. À quel moment le silence devient-il une position ?</p>



<p>Je crois que grandir, politiquement, ce n’est pas adhérer à un parti.  </p>



<p>Ce n’est pas brandir une carte. </p>



<p>Ce n’est pas transformer chaque phrase en slogan.</p>



<p>C’est accepter que certaines lignes sont non négociables.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong>« Je ne suis pas politisée »</strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>Me dire « <em>non-politisée</em> » était hypocrite. Car voilà des années que j’écris sur des sujets politiques. </p>



<p>Je vous ai parlé de la place des femmes en montagne, de celles que l’on invisibilise, de celles que l’on essentialise, de lenteur dans un monde obsédé par la performance, de vulnérabilité dans un univers façonné par la virilité, de nos glaciers qui fondent, d’inclusivité aussi.&nbsp;</p>



<p>Et malgré tout, je continuais à dire : «&nbsp;Je ne suis pas politisée&nbsp;». Comme si la politique ne commençait qu’aux portes de l’Assemblée. Comme si elle ne traversait pas nos corps. Comme si elle ne modelait pas les sentiers que l’on emprunte, les refuges que l’on construit, les récits que l’on publie.</p>



<p>Aujourd’hui, j’avais prévu d’écrire sur « <em>le marketing de soi </em>», faisant une virulente critique de notre monde où les réseaux sociaux règnent en maîtres. Tout cela m’a paru bien creux, vide de sens, par rapport à mon ressenti actuel : l&rsquo;actualité nationale &#8211; et mondiale &#8211; me plombe. Elle m’a fait réaliser que continuer à se dire « <em>non-politisée</em> » relève moins de la prudence que du déni.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong>La montagne, reflet de notre société</strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Je crois que je n’arrive pas à écrire la montagne, plus vraiment à l’analyser non plus, parce que la bulle a éclaté.</p>



<p>Parce que quand, dans les rues de Lyon, ville au sein de laquelle j’ai appris la rigueur journalistique, des bras se lèvent en salut nazi, je ne peux pas faire comme si cela n’avait rien à voir avec nous.&nbsp;</p>



<p>Parce que lorsque l’extrême droite progresse en France, ce n’est pas un débat abstrait. C’est un climat. Et nous respirons tous.tes le même air.</p>



<p>Que devrais-je faire ? Rester dans ma bulle qui m’aide bien souvent à traverser mes tempêtes émotionnelles ? Ou bien ouvrir les yeux ? À y réfléchir, je vais essayer de naviguer, du mieux possible, entre ces deux possibilités, à la recherche d’un équilibre sans cesse remis en question.&nbsp;</p>



<p>Ne pas s’enfermer dans le confort, voilà mon mantra depuis des années. Il prend aujourd’hui une dimension plus importante.&nbsp;</p>



<p>Parler montagne, oui.<br>Parler performance, parfois.<br>Raconter de belles ascensions, souvent.</p>



<p>Mais la montagne n’est pas hors du monde.&nbsp;</p>



<p>Elle est traversée par les mêmes tensions, les mêmes crispations, les mêmes replis. Elle aussi a ses mythes de pureté. Ses fantasmes de territoire «&nbsp;préservé&nbsp;». Ses récits héroïques façonnés par la domination, la conquête, la performance virile. Elle aussi peut devenir un refuge identitaire. Un décor pour nostalgies autoritaires. Un espace où l’on parle de «&nbsp;retour aux racines&nbsp;» en oubliant soigneusement qui a été tenu à distance de ces racines-là.</p>



<p>La montagne n’est pas qu’un paysage. C’est un imaginaire. Et les imaginaires sont politiques. Qui est légitime pour prendre la tête d’une cordée ? Qui a les moyens financiers d’y accéder ? Qui est perçu comme «&nbsp;à sa place&nbsp;» sur une arête ou en refuge ? Les mêmes mécanismes d’exclusion circulent ici comme ailleurs. Plus feutrés, parfois. Plus souriants. Mais bien réels.</p>



<p>Alors je l’écris ici, clairement : je suis antifasciste. Pas par goût du slogan. Pas par réflexe partisan. Mais parce que je refuse toute idéologie qui hiérarchise les vies, tous les discours désignant des boucs émissaires, jouant avec les peurs identitaires pour construire du pouvoir.</p>



<p>Quand des bras se lèvent en salut nazi, le débat n’est plus théorique.<br>Quand des discours racistes se normalisent sur les plateaux télé, la question n’est plus abstraite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tentation </h2>



<p>Je continue pourtant d’essayer de comprendre, coûte que coûte. Qu’est-ce qui, aujourd’hui, rend séduisantes des idées qui excluent, qui simplifient, qui promettent l’ordre par la désignation d’ennemis ?</p>



<p>Je refuse pourtant d’adopter une vision manichéenne du monde, me contentant de dire : « <em>Ce sont des méchants</em> ».</p>



<p>Ce serait trop simple. Et dangereusement confortable.</p>



<p>Je crois qu’il y a la peur, bien sûr &#8211; du déclassement, de perdre sa place, d’un monde qui change trop vite. De la fatigue aussi &#8211; démocratique, sociale, écologique. S’ajoute à cela le sentiment d’être invisibilisé (je pourrais vous en parler longuement), de ne plus compter, de ne plus comprendre les codes d’un monde qui se transforme.</p>



<p>L’extrême droite sait parler à ces failles-là. Elle offre des réponses courtes à des problèmes complexes, des coupables quand la réalité est systémique et un récit clair quand le monde est flou.</p>



<p>Je peux comprendre la tentation de la clarté, l’attrait d’un discours qui promet protection et stabilité. Mais comprendre n’est pas valider. La souffrance sociale n’autorise pas le racisme. Le désarroi ne légitime pas la hiérarchisation des vies.</p>



<p>Comprendre, pour moi, c’est refuser la caricature. Mais c’est aussi refuser la complaisance.</p>



<p>Parce que raconter la montagne au féminin, mais surtout au pluriel, comme je fais ici, implique de refuser ce monde qui divise, qui exclut, qui hiérarchise.</p>



<p>« <em>Siamo tutti antifascisti </em>» : c’est un engagement, une évidence. Et c’est ainsi que je continuerai à raconter des histoires &#8211; avec puissance, avec délicatesse, avec liberté.</p>



<p>Parce que liberté et égalité ne sont jamais neutres.&nbsp;</p>



<p>Elles se choisissent.<br>Et elles se défendent.</p>
</div></div>
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		<title>Sans Tess Ledeux, les JO de Milan-Cortina orphelins de la reine du freeski</title>
		<link>https://encordees.fr/sans-tess-ledeux-les-jo-de-milan-cortina-orphelins-de-la-reine-du-freeski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[jeux olympiques]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les Jeux olympiques d’hiver battent leur plein à Milan-Cortina, une absence frappe les passionnés de glisse : celle de Tess Ledeux. Triple championne du monde, vice-championne olympique en Big Air en 2022, la Française n’est pas au départ de ces Jeux qui devaient incarner l’aboutissement de sa quête d’or. Le documentaire « Tess Ledeux : derrière le masque » éclaire justement les raisons de cette absence et, au-delà, dresse le portrait d’une athlète confrontée à l’une des épreuves les plus délicates de sa carrière : l’arrêt forcé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Sans Tess Ledeux, les JO de Milan-Cortina orphelins de la reine du freeski</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-18T17:00:00+01:00">18 Fév 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">2 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong>Alors que les Jeux olympiques d’hiver battent leur plein à Milan-Cortina, une absence frappe les passionnés de glisse : celle de Tess Ledeux. Triple championne du monde, vice-championne olympique en Big Air en 2022, la Française n’est pas au départ de ces Jeux qui devaient incarner l’aboutissement de sa quête d’or. Le documentaire «&nbsp;Tess Ledeux : derrière le masque&nbsp;» éclaire justement les raisons de cette absence et, au-delà, dresse le portrait d’une athlète confrontée à l’une des épreuves les plus délicates de sa carrière : l’arrêt forcé.</strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Tess Ledeux : derrière le masque&quot; @France TV" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>À seulement 23 ans, Tess Ledeux n’est plus une étoile montante : elle est une référence mondiale du freeski. Championne du monde en slopestyle et en big air, vice-championne olympique aux Jeux olympiques d&rsquo;hiver de Pékin 2022, elle a marqué son sport par son audace technique, notamment avec son double cork 1620 qui avait électrisé la finale olympique.</p>



<p>Née à La Plagne, passée par le ski alpin « à contrecœur » avant de trouver sa voie dans le snowpark, elle s’est imposée très tôt. À 14 ans, elle intégrait déjà l’équipe de France. Son ascension fulgurante, elle la racontait en 2022 avec une formule devenue signature : « <em>Je suis assez timide, mais sur les skis, je me sens intouchable.</em> »</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong>La chute qui change tout&nbsp;</strong></strong></strong></h2></div>



<p>Le documentaire s’ouvre sur une Tess Ledeux en quête d’or olympique. L’objectif est clair : transformer l’argent de Pékin en or à Milan-Cortina. Mais derrière l’assurance médiatique, la fatigue mentale s’installe au fil de la saison 2024-2025.</p>



<p>Tout bascule lors d’une étape de Coupe du monde à Tignes, en mai 2025. Une chute violente. Diagnostic : commotion cérébrale. Dans un sport où l’on parle volontiers de genou, de cheville ou d’épaule, la blessure invisible bouleverse les repères. La commotion n’est pas spectaculaire, elle est insidieuse : maux de tête, troubles de la concentration, fatigue persistante. Surtout, elle altère ce qui fait la force de Tess : la capacité à engager sans retenue. À quelques mois des Jeux, la préparation est stoppée nette. Le rêve d’or se fissure.</p>



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		<title>Le cas Lindsey Vonn : à qui appartient le corps d’une athlète ?</title>
		<link>https://encordees.fr/le-cas-lindsey-vonn-a-qui-appartient-le-corps-dune-athlete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[jeux olympiques]]></category>
		<category><![CDATA[montagne]]></category>
		<category><![CDATA[rapport au corps]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les cris de Lindsey Vonn ont traversé l’écran. Un son brut qui fissure le vernis héroïque du sport de haut niveau. Car derrière les images de vitesse et de maîtrise, il y a des corps. Des corps vulnérables, exposés, parfois brisés. Lors de la descente olympique, la skieuse américaine de 41 ans a lourdement chuté, voyant ainsi ses espoirs de médaille s’éteindre. Le verdict médical est sévère : fracture complexe du tibia, plusieurs opérations nécessaires. Une scène qui, en plus de largement susciter l’émotion, a relancé un débat profond : celui d’un sport qui glorifie le risque, et d’une athlète à qui l’on conteste le droit de faire ses propres choix.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Le cas Lindsey Vonn : à qui appartient le corps d’une athlète ?</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-11T17:00:00+01:00">11 Fév 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong>Les cris de Lindsey Vonn ont traversé l’écran. Un son brut qui fissure le vernis héroïque du sport de haut niveau. Car derrière les images de vitesse et de maîtrise, il y a des corps. Des corps vulnérables, exposés, parfois brisés. Lors de la descente olympique, la skieuse américaine de 41 ans a lourdement chuté, voyant ainsi ses espoirs de médaille s’éteindre. Le verdict médical est sévère : fracture complexe du tibia, plusieurs opérations nécessaires. Une scène qui, en plus de largement susciter l’émotion, a relancé un débat profond : celui d’un sport qui glorifie le risque, et d’une athlète à qui l’on conteste le droit de faire ses propres choix.</strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Lindsey Vonn en Coupe du monde (@Red Bull Content Pool)" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Lindsey Vonn ne s’est pas élancée comme les autres sur la piste de Jeux Olympiques d’hiver ce dimanche 8 février. Une semaine plus tôt, elle s’était rompue le ligament croisé antérieur. Une blessure majeure, qui, dans l’imaginaire collectif, rend presque irresponsable toute prise de risque supplémentaire. <strong>Très vite, les critiques ont fusé : mettre sa vie en danger pour une médaille, donner une image déplorable du sport, nier les discours sur le sport-santé…</strong></p>



<p>Pourtant, la principale intéressée ne partage pas ce récit. <strong>Elle l’a écrit elle-même, sans détour : elle n’a « <em>aucun regret </em>». </strong>Sa chute, explique-t-elle sur <a href="https://www.instagram.com/lindseyvonn/?hl=en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instagram</a>, est due à une erreur de trajectoire infime, à un bras accroché dans un piquet à près de 70 km/h. Pas à son genou, pas à ses blessures passées. Le ski alpin est un sport dangereux, rappelle-elle. Il l’a toujours été.</p>



<p>Ce point est essentiel. Le ski de vitesse ne devient pas risqué parce qu’une athlète est blessée ; il l’est par nature. Marges d’erreur minuscules, vitesses extrêmes, chocs violents. Les skieuses et skieurs qui connaissent intimement cette réalité ont d’ailleurs été nombreux à défendre Lindsey Vonn. Keely Cashman, sa coéquipière, a rappelé que ce type de chute peut arriver à n’importe qui, n’importe quand. <a href="https://www.nbc.com/nbc-insider/lindsey-vonn-teammates-defend-her-after-olympics-crash" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La skieuse Federica Brignone</a> a quant à elle été encore plus claire : «<strong><em>C’est son corps. C’est son choix. Ce n’est pas aux autres de décider pour elle.</em> »</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Infantilisation</strong></strong></h2></div>



<p>Et c’est là que le débat se dédouble.</p>



<p>D’un côté, la question légitime de la mise en danger dans le sport de haut niveau. Le cas Vonn cristallise une culture de la performance qui valorise le dépassement coûte que coûte, le retour express, le récit du <em>comeback</em> héroïque. <strong>Une culture qui applaudit le risque lorsqu’il mène au podium, mais s’en offusque lorsqu’il conduit à l’hôpital.</strong> Peut-on encore célébrer ces trajectoires sans interroger le système qui les rend possibles, voire nécessaires ? Peut-on promouvoir le sport comme vecteur de santé tout en glorifiant des corps usés jusqu’à la limite ?</p>



<p>Mais de l’autre côté, une question plus inconfortable encore émerge : pourquoi tant de personnes se sentent-elles autorisées à décider à la place de la skieuse ?</p>



<p><strong>Lindsey Vonn n’est ni une novice, ni une inconsciente. C’est une femme adulte, expérimentée, informée, qui connaît mieux que quiconque les risques de son sport.</strong> Pourtant, son choix a été disséqué, jugé, parfois méprisé. Son propre père <a href="https://www.theguardian.com/sport/2026/feb/09/lindsey-vonn-crash-acl-winter-olympics-skiing" target="_blank" rel="noreferrer noopener">a déclaré</a> publiquement que sa carrière devait s’arrêter, « <em>tant [qu’il] aura son mot à dire</em> ». Une phrase lourde de sens.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-5060b982"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Souveraineté des corps</strong></h2></div>



<p>Car derrière l’argument de la protection se cache souvent autre chose : une infantilisation persistante, particulièrement lorsqu’il s’agit du corps d’une femme. Aurait-on tenu le même discours à un homme de 41 ans, légende de son sport, revenu tenter un dernier exploit ? Rien n’est moins sûr. Le courage devient alors entêtement, la détermination se transforme en irresponsabilité.</p>



<p><strong>Critiquer un système sportif qui pousse les athlètes à prendre des risques extrêmes est nécessaire. Mais retirer à une athlète sa capacité à décider pour elle-même ne l’est pas. La ligne est fine, mais elle est essentielle.</strong></p>



<p>Lindsey Vonn incarne cette tension à elle seule. Elle est à la fois le produit d’un sport qui célèbre le sacrifice et une femme qui revendique sa liberté. La question n’est peut-être pas de savoir si elle aurait dû concourir. Mais de comprendre pourquoi nous trouvons normal qu’une carrière d’exception se joue toujours sur le fil du danger &#8211; et pourquoi, lorsque ce fil cède, nous cherchons aussitôt à désigner un coupable, plutôt qu’à interroger le cadre qui rend ces chutes presque inévitables.</p>
</div></div>
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