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	<title>encordées</title>
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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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		<title>Bivouac automnal sur les hauts plateaux du Vercors</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 06:48:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[montagne]]></category>
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		<category><![CDATA[récit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est dans le Vercors qu’Eléonore et moi avons inauguré une tradition : chaque automne, s’offrir un week-end de randonnée, quelque part en montagne, avec un bivouac et une fondue en ligne de mire. Pour cette première édition, nous avons choisi les Hauts-Plateaux du Vercors. Des sacs trop lourds, une cheville un peu mal en point, près de 2000 mètres d’altitude et beaucoup de temps pour parler : sans le savoir encore, nous étions en train de poser les bases de nos futurs week-ends. Nulle question de chiffres, et encore moins de performance. Mais un profond désir de partage, teinté d’émerveillement. </p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Bivouac automnal sur les hauts plateaux du Vercors</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-10-07T07:48:19+01:00">7 Oct 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">5 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong>C’est dans le Vercors qu’Eléonore et moi avons inauguré une tradition : chaque automne, s’offrir un week-end de randonnée, quelque part en montagne, avec un bivouac et une fondue en ligne de mire. Pour cette première édition, nous avons choisi les Hauts-Plateaux du Vercors. Des sacs trop lourds, une cheville un peu mal en point, près de 2000 mètres d’altitude et beaucoup de temps pour parler : sans le savoir encore, nous étions en train de poser les bases de nos futurs week-ends. Nulle question de chiffres, et encore moins de performance. Mais un profond désir de partage, teinté d’émerveillement. </strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="2560" height="1707" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4103-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4103-scaled.jpg 2560w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4103-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4103-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4103-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4103-1536x1024.jpg 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4103-2048x1365.jpg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4103-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></figure></div></div>



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<p>« <em>On monte tranquillement, sans pression. Ça te va ? </em>» me lance Eléonore à la sortie de Chichilianne. 900 mètres de dénivelé nous attendent. Et entre le matériel de bivouac et la tonne de nourriture que nous avons emportée, nos sacs sont bien lourds. S&rsquo;ajoute, pour ma part, une grosse entorse que je traîne depuis plusieurs semaines déjà.</p>



<p>Alors oui, on va monter sans pression.</p>



<p>Nous ne sommes de toute façon pas là pour quelconque performance. Même si j&rsquo;observe tout de même que cette quête de l&rsquo;exploit, se traduisant généralement par le nombre de dénivelé avalés en une heure, est toujours présente. Aussi bien chez Eléonore que chez moi. Et ce, même si nos intentions étaient claires dès le début, avant même que l&rsquo;on cale une date pour ce week-end dans le Vercors.</p>



<p>Tout ce que l&rsquo;on voulait, c&rsquo;était passer un week-end en montagne. Ensemble.</p>



<p>Eléonore, je l&rsquo;ai rencontrée dans le cadre du podcast que j&rsquo;ai lancé avec mon amie Caro. Je me souviens avoir tapé sur Google « femme seule Via Alpina ». Avant d&rsquo;être tombée, quelques minutes après, sur une conférence. Eléonore y racontait ses aventures sur cette longue traversée des Alpes qui relie la Slovénie à Monaco en plus de 2600 kilomètres. Son récit m&rsquo;avait tout de suite inspirée. Sans doute parce que j&rsquo;éprouve, depuis plusieurs années déjà, cette envie d&rsquo;arpenter les mêmes sentiers.</p>



<p>Nous l&rsquo;avions alors invitée à nous raconter son parcours.</p>



<p>Et une fois les micros coupés, nous avons continué de parler. D&rsquo;échanger sur les sports outdoor qui nous fascinent. Mais surtout sur ce sentiment de liberté qui s&#8217;empare de nous quand on passe du temps en montagne.</p>



<p>Six mois et des centaines de messages après, nous voilà sur les sentiers.</p>



<p>Nous avons choisi d&rsquo;aller dans le Vercors pour plusieurs raisons.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3898-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3437" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3898-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3898-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3898-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3898-1536x1024.jpg 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3898-2048x1365.jpg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_3898-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>D&rsquo;abord parce que c&rsquo;est joli (les photos parlent d&rsquo;elles-mêmes). Mais aussi parce que c&rsquo;est à la croisée de nos lieux de vie, Lyon pour Eléonore, Briançon pour moi. Et que l&rsquo;on peut y accéder en train. Là-dessus, on est assez alignées. Et je dois bien avouer qu&rsquo;il est tout de même assez agréable de ne pas avoir à expliquer pendant de longues minutes pourquoi, au moment du choix de la randonnée, j&rsquo;ajoute désormais un critère d&rsquo;accessibilité en mobilité douce.</p>



<p>C&rsquo;est donc comme ça que nous nous sommes retrouvées samedi 30 novembre, à 9 heures du matin à la gare de Clelles. Et au lieu de partir directement sur les sentiers, nous y avons patienté une heure. Le temps que la fromagerie ouvre (il y a certaines priorités avec lesquelles on ne déroge pas). De là, nous sommes montées sur Chichilianne, un village au pied du mont Aiguille.</p>



<p>S&rsquo;en est suivie une longue montée jusqu&rsquo;au pas de l&rsquo;Essaure (1972 m). Le point culminant de notre journée où nous avons pu admirer les massifs voisins, de Belledonne aux Écrins.</p>



<p>Le soleil déclinant, nous nous sommes ensuite dirigées vers la combe des Arches. Un lieu vertigineux au milieu des plateaux du Vercors, face au mont Aiguille (2087 m), berceau de l&rsquo;alpinisme dont la première ascension remonte au 26 juin 1492.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4061-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3438" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4061-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4061-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4061-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4061-1536x1024.jpg 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4061-2048x1365.jpg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_4061-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Eléonore a monté la tente tandis que je m&rsquo;occupais de prendre des photos du coucher de soleil. Il était aux alentours de 17 heures. Et nous étions prêtes à aller dormir. « <em>La soirée risque d&rsquo;être longue</em> » ai-je dit.</p>



<p>« <em>C&rsquo;est vrai, mais on a de quoi lire </em>» a poursuivi Eléonore. Sauf qu&rsquo;en réalité, nous n&rsquo;avons pas eu le temps de lire. Nous avions trop de choses à nous dire. Cet incessant flux de discussion, je ne l&rsquo;avais pas vraiment prévu. Je ne pensais pas non plus qu&rsquo;il était possible d&rsquo;avoir autant de fous rires en si peu de temps. Avec du recul, je me dis que l&rsquo;on était simplement heureuses d&rsquo;être là.</p>



<p>Dimanche 1 décembre. L&rsquo;avantage de l&rsquo;hiver, c&rsquo;est qu&rsquo;il faut presque faire la grasse matinée pour se lever en même temps que le soleil. Avec Eléonore, nous avons tout de même pris un peu d’avance. Si bien qu&rsquo;à 7h20, nous sommes sorties de la tente pour admirer les premières lueurs du jour. Et attendre que les rayons du soleil viennent nous réchauffer.</p>



<p>C&rsquo;est son moment préféré à Eléonore, le lever de soleil. Elle nous l&rsquo;avait raconté dans le podcast, et n&rsquo;a eu de cesse de me le répéter depuis. Ce jour-là, j&rsquo;ai compris pourquoi.</p>



<p>Un méga petit-déjeuner plus tard, nous sommes descendues sur le pas de l’Aiguille (1632 m). Et ça y est, on a commencé à parler nombre des kilomètres restants avant la gare, horaires de train&#8230; Tout en espérant trouver la fromagerie de Clelles ouverte. Ambitieux pour un dimanche après-midi.</p>



<p>Je n&rsquo;ai pas pu m&#8217;empêcher de jeter des coups d&rsquo;œil à la montre. Nous allions dépasser les 15 kilomètres. Je ne sais pas trop pourquoi, mais cette idée m&rsquo;a plu. J&rsquo;ai tout de même noté que, contrairement à ce que j&rsquo;ai longtemps cru, ce n&rsquo;était pas cette donnée qui faisait la saveur de ces instants sur les sentiers.</p>



<p>Je me suis alors rappelée d&rsquo;une phrase écrite par Liv Sansoz sur Instagram :</p>



<p>«<em> Une sortie en montagne n&rsquo;a pas toujours pour but de gravir un sommet. Parfois c&rsquo;est simplement une bonne excuse pour se retrouver avec les bonnes personnes au bon endroit</em> ».</p>
</div></div>



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<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le dernier magazine d’encordées</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce nouvel opus, je vous invite à ouvrir de nouveaux « Horizons<strong> </strong>». Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits inspirants, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sur la montagne comme espace de création, d&rsquo;engagement et d&rsquo;évasion. Avec, en fil rouge, un grand dossier consacré à « Montagne et art, l&rsquo;inspiration des cimes ».</p></div>



<div class="wp-block-uagb-buttons uagb-buttons__outer-wrap uagb-btn__default-btn uagb-btn-tablet__default-btn uagb-btn-mobile__default-btn uagb-block-26724a85"><div class="uagb-buttons__wrap uagb-buttons-layout-wrap ">
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<p></p>
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		<title>« RISE » : le film où Juliette Willmann racontait pourquoi elle avait choisi la haute montagne</title>
		<link>https://encordees.fr/rise-le-film-ou-juliette-willmann-racontait-pourquoi-elle-avait-choisi-la-haute-montagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 06:44:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[montagne]]></category>
		<category><![CDATA[ski]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2023, Juliette Willmann racontait dans RISE ce qui l’avait poussée à quitter le Freeride World Tour pour aller chercher d’autres lignes, d’autres sommets, et une autre manière de skier. Quelques jours après la disparition de la skieuse, emportée par une avalanche en Patagonie à l’âge de 29 ans, ce film de vingt minutes laisse entendre sa voix, ses doutes et cette liberté qu’elle était venue chercher là-haut.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« RISE » : le film où Juliette Willmann racontait pourquoi elle avait choisi la haute montagne</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-10-07T07:44:27+01:00">7 Oct 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">1 minute</div>


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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong>En 2023, Juliette Willmann racontait dans <em>RISE</em> ce qui l’avait poussée à quitter le Freeride World Tour pour aller chercher d’autres lignes, d’autres sommets, et une autre manière de skier. Quelques jours après la disparition de la skieuse, emportée par une avalanche en Patagonie à l’âge de 29 ans, ce film de vingt minutes laisse entendre sa voix, ses doutes et cette liberté qu’elle était venue chercher là-haut.</strong></strong></strong></p>
</div></div>



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<p>Après quatre saisons sur le circuit mondial, Juliette avait choisi de sortir de la compétition. Pas pour arrêter de skier fort, mais pour apprendre autre chose. Dans <em>RISE</em>, elle raconte son passage vers la haute montagne et les pentes raides de Chamonix : des terrains où la performance ne se mesure plus seulement au chrono ou au classement, mais aussi à la capacité à lire une montagne, à connaître ses limites et à accepter de renoncer. Des paroles qui donnent une tonalité particulière aux images, pourtant spectaculaires. Juliette y parle de peur et de doute, loin de l’image d’une freerideuse invincible. </p>



<center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/0IVeD7ghTfA?si=EG-LopO1zmetno0k" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>
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<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le dernier magazine d’encordées</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce nouvel opus, je vous invite à ouvrir de nouveaux « Horizons<strong> </strong>». Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits inspirants, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sur la montagne comme espace de création, d&rsquo;engagement et d&rsquo;évasion. Avec, en fil rouge, un grand dossier consacré à « Montagne et art, l&rsquo;inspiration des cimes ».</p></div>



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		<item>
		<title>« Tels des Sisyphe heureux » : traverser les Pyrénées, « un prétexte pour passer du temps là-haut »</title>
		<link>https://encordees.fr/tels-des-sisyphe-heureux-traverser-les-pyrenees-un-pretexte-pour-passer-du-temps-la-haut/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 08:53:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[montagne]]></category>
		<category><![CDATA[pyrénées]]></category>
		<category><![CDATA[randonnée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3424</guid>

					<description><![CDATA[<p>Traverser les Pyrénées n’était peut-être pas leur but. Du moins, pas vraiment. Pour Marion et Simon, la HRP devient surtout un moyen de s’offrir ce qui manque souvent ailleurs : du temps. Du temps dehors, sans urgence, loin du travail et des sollicitations du quotidien. Dans Tels des Sisyphe heureux, la journaliste et documentariste radio raconte cette longue traversée comme une parenthèse, une manière de se laisser imprégner par la montagne, « par les crêtes et les plis ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Tels des Sisyphe heureux » : traverser les Pyrénées, « un prétexte pour passer du temps là-haut »</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-09-30T09:53:42+01:00">30 Sep 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">2 minutes</div>


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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong>Traverser les Pyrénées n’était peut-être pas leur but. Du moins, pas vraiment. Pour Marion et Simon, la HRP devient surtout un moyen de s’offrir ce qui manque souvent ailleurs : du temps. Du temps dehors, sans urgence, loin du travail et des sollicitations du quotidien. Dans <em>Tels des Sisyphe heureux</em>, la journaliste et documentariste radio raconte cette longue traversée comme une parenthèse, une manière de se laisser imprégner par la montagne, « <em>par les crêtes et les plis </em>».</strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="680" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/1200x680.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Marion Paquet sur la HRP (@Simon Pouyet)" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/1200x680.jpeg 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/1200x680-300x170.jpeg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/1200x680-1024x580.jpeg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/1200x680-768x435.jpeg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/1200x680-600x340.jpeg 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>L’idée de partir marcher plusieurs semaines prend forme bien loin des Pyrénées, dans le massif de Belledonne. En pleine crise sanitaire, Marion et Simon se réfugient là-haut, le temps de quelques nuits, loin d’une civilisation alors contrainte par le confinement. Dans l’introduction de son ouvrage, Marion Paquet raconte ce besoin de montagne devenu presque vital : « <em>Pourquoi l’eau des torrents et des lacs est une gorgée de vie, pourquoi fouler les sentiers d’altitude clarifie l’esprit, stimule la créativité, l’imagination, pourquoi les paysages forgés par la nature emplissent nos yeux d’une brume d’émotion ? Bien difficile d’expliquer ce besoin devenu vital, quitte à enfreindre les règles du confinement sanitaire.</em> »</p>



<p>Quelques mois plus tard, les deux amis s’élanceront sur la HRP, la Haute Randonnée Pyrénéenne, un itinéraire engagé qui relie l’Atlantique à la Méditerrannée au plus proche des sommets du massif. Une randonnée au long cours, hors des sentiers battus et des refuges&nbsp;dans laquelle Marion Paquet nous embarque dans <em>Tels des Sisyphe heureux</em>, un ouvrage qui raconte bien plus qu&rsquo;une performance qu’une manière d’habiter la montagne.</p>



<p>Photo d&rsquo;en-tête : Simon Pouyet</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a46e5cbd">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le dernier magazine d’encordées</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce nouvel opus, je vous invite à ouvrir de nouveaux « Horizons<strong> </strong>». Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits inspirants, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sur la montagne comme espace de création, d&rsquo;engagement et d&rsquo;évasion. Avec, en fil rouge, un grand dossier consacré à « Montagne et art, l&rsquo;inspiration des cimes ».</p></div>



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		<item>
		<title>« Hello, beautiful » : apprendre à se regarder autrement, par Alannah Yip</title>
		<link>https://encordees.fr/hello-beautiful-apprendre-a-se-regarder-autrement-par-alannah-yip/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:41:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3420</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors qu’elle se prépare pour les Jeux olympiques de Paris, Alannah Yip voit ses cheveux tomber par poignées. Diagnostiquée d’une alopécie, la grimpeuse canadienne se retrouve face à un corps qu’elle ne reconnaît plus et à une question inattendue : que reste-t-il de soi lorsque la performance et l’apparence ne suffisent plus à se définir ?</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-09-23T11:41:22+01:00">23 Sep 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">1 minute</div>


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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong>Alors qu’elle se prépare pour les Jeux olympiques de Paris, Alannah Yip voit ses cheveux tomber par poignées. Diagnostiquée d’une alopécie, la grimpeuse canadienne se retrouve face à un corps qu’elle ne reconnaît plus et à une question inattendue : que reste-t-il de soi lorsque la performance et l’apparence ne suffisent plus à se définir ?</strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1404" height="934" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/250514_ReflectionsFilm_Squamish_Earle_0093_1404x934.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Hello, Beautiful&quot; @Arcteryx" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/250514_ReflectionsFilm_Squamish_Earle_0093_1404x934.jpg 1404w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/250514_ReflectionsFilm_Squamish_Earle_0093_1404x934-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/250514_ReflectionsFilm_Squamish_Earle_0093_1404x934-1024x681.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/250514_ReflectionsFilm_Squamish_Earle_0093_1404x934-768x511.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/250514_ReflectionsFilm_Squamish_Earle_0093_1404x934-600x399.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1404px) 100vw, 1404px" /></figure></div></div>



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<p>La compétition fait partie de la vie d’Alannah Yip. Depuis l’enfance, la grimpeuse canadienne s’entraîne avec un objectif en tête : performer. Jusqu’au jour où, alors qu’elle prépare les Jeux olympiques de Paris, ses cheveux commencent à chuter. Le diagnostic tombe quelques semaines plus tard : une alopécie, maladie auto-immune entraînant une perte totale des cheveux.</p>



<p>En 13 minutes, « Hello, beautiful » raconte ce bouleversement intime et la manière dont Alannah questionne, à travers lui, son rapport au corps, à la beauté et à la performance. Car derrière la perte des cheveux se joue une autre perte : celle des repères qui définissaient jusqu’alors son identité. Que reste-t-il quand on retire les résultats, les objectifs et le regard des autres ?</p>



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<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le dernier magazine d’encordées</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce nouvel opus, je vous invite à ouvrir de nouveaux « Horizons<strong> </strong>». Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits inspirants, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sur la montagne comme espace de création, d&rsquo;engagement et d&rsquo;évasion. Avec, en fil rouge, un grand dossier consacré à « Montagne et art, l&rsquo;inspiration des cimes ».</p></div>



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			</item>
		<item>
		<title>« Pisse Debout ?! » : vibrer dans le VTT grâce à la non-mixité</title>
		<link>https://encordees.fr/pisse-debout-vibrer-dans-le-vtt-grace-a-la-non-mixite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 15:58:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[non-mixité]]></category>
		<category><![CDATA[vtt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rachel Milloud, Cyrielle Ciancio, Isabel Brufau, Aloisia Beaujour, Jéromine Buchatz, Caroline Terme et Anne-Flore Mailland ont un point commun : elles ont « choppé le virus du VTT », une maladie infectieuse qui, à les entendre, est hautement transmissible. Il se pourrait d’ailleurs qu’après le visionnage de « Pisse Debout ?! », le film qui suit pendant un an leur progression dans la discipline, vous n’ayez plus qu’une envie : enfourcher un vélo et partir sur les sentiers de montagne.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Pisse Debout ?! » : vibrer dans le VTT grâce à la non-mixité</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-09-16T16:58:43+01:00">16 Sep 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">3 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong>Rachel Milloud, Cyrielle Ciancio, Isabel Brufau, Aloisia Beaujour, Jéromine Buchatz, Caroline Terme et Anne-Flore Mailland ont un point commun : elles ont « choppé le virus du VTT », une maladie infectieuse qui, à les entendre, est hautement transmissible. Il se pourrait d’ailleurs qu’après le visionnage de «&nbsp;Pisse Debout ?!&nbsp;», le film qui suit pendant un an leur progression dans la discipline, vous n’ayez plus qu’une envie : enfourcher un vélo et partir sur les sentiers de montagne.</strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="960" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/7xTmPxhA.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Les 7 rideuses du GFVM @GFVM" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/7xTmPxhA.jpeg 1280w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/7xTmPxhA-300x225.jpeg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/7xTmPxhA-1024x768.jpeg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/7xTmPxhA-768x576.jpeg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/7xTmPxhA-600x450.jpeg 600w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>38 % : c’est la proportion de femmes parmi les licencié.es VTT de la <a href="https://ffc.fr/app/uploads/sites/2/2025/03/PV-FEDERATION-FRANCAISE-DE-CYCLISME-BE-20250213.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fédération française de cyclisme</a> en 2025. Une présence loin d’être anecdotique, mais qui ne suffit pas encore à parler de parité. Et si beaucoup de chemin reste à parcourir, c’est aussi parce que les femmes ont longtemps dû composer avec l’idée que le vélo, comme bien d’autres sports, ne serait pas tout à fait fait pour elles.</p>



<p>En 1987, alors que les femmes prennent part aux mêmes épreuves que les hommes en lever de rideau, la Française Jeannie Longo remporte sa première Grande Boucle féminine. Elle en gagnera trois consécutivement, en 1987, 1988 et 1989. Une visibilité qui ne plaît pas à tout le monde : la même année, Marc Madiot <a href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/jeannie-longo-victime-du-machisme-de-marc-madiot-et-de-laurent-fignon">dé</a><a href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/jeannie-longo-victime-du-machisme-de-marc-madiot-et-de-laurent-fignon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">c</a><a href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/jeannie-longo-victime-du-machisme-de-marc-madiot-et-de-laurent-fignon">larait</a> qu’« <em>une femme sur un vélo, c’est moche</em> » et que le cyclisme n’était pas un sport pour les femmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un cocon de confiance</strong></h3>



<p>En 2025, les Clubs alpins français de Lyon-Villeurbanne et de Chambéry mettent en place le Groupe féminin de vélo de montagne (GFVM), avec une ambition : accompagner sept femmes dans leur progression à VTT et leur permettre de prendre davantage confiance dans leur pratique.</p>



<p>Rachel, Cyrielle, Isabel, Aloisia, Jéromine, Caroline et Anne-Flore ont des parcours différents. Mais elles partagent désormais une même expérience : celle d’un groupe de VTT exclusivement féminin, accompagné par Nawale Slaili, monitrice de vélo.</p>



<p>Une question s’est très vite posée : pourquoi pratiquer le vélo uniquement entre femmes ? La réponse était loin d’être une évidence pour les protagonistes. Au début du moins. Car au fur et à mesure que le projet avance, la non-mixité fait très vite sens. «&nbsp;<em>L’objectif, c’est qu’elles soient dans un cocon leur permettant de prendre confiance pour aller rouler aussi bien avec des meufs qu’avec des gars</em>&nbsp;» détaille Nawale Slaili, la monitrice de vélo qui les a suivies.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>«&nbsp;C’est toujours comme ça, les groupes en non-mixité ?&nbsp;»</strong></strong></strong></h3>



<center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NinfDf2Keqo?si=AF3ATg3qRkSUAGSp" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>



<p>La progression des 7 rideuses a été documentée par Clara Domas et Delphine Daniélou, deux réalisatrices qui, dans leur film «&nbsp;Pisse Debout ?!&nbsp;», nous racontent bien plus qu’une histoire de vélo : elles montrent ce qui se joue lorsqu’un groupe de femmes trouve un espace où il devient possible d’essayer, de se tromper et de montrer ses failles.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’est toujours comme ça, les groupes en non-mixité ?</em>&nbsp;» lance l’une des protagonistes après plus d’un an de partage avec les femmes du GFVM. «&nbsp;Comme ça&nbsp;», c’est-à-dire dans un environnement rempli de bienveillance, où la sororité est un véritable tremplin vers la progression.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Oui, c’est toujours comme ça</em>&nbsp;», répond Nawale Slaili. Aussi bien en alpinisme, l’une des premières activités à avoir vu émerger des groupes en non-mixité, qu’en vélo. «&nbsp;<em>On ose plus se lâcher, montrer ses failles</em>&nbsp;» poursuit l’une des rideuses. « <em>Dans l’idée, par la suite, de revenir vers un cadre mixte avec un autre regard&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p><em>« Pisse Debout ?! » sera diffusé à Annecy, dans le cadre de l’événement </em><a href="https://femmesenmontagne.com/wp-content/uploads/2026/09/programme_films_femmesenmontagne_2026_A4_VF.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Femmes en Montagne</em></a><em>.</em> <em>D&rsquo;autres dates sont à venir, plus d&rsquo;infos sur @gfvm_ffcam</em>.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a4912bcd alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le dernier magazine d’encordées</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce nouvel opus, je vous invite à ouvrir de nouveaux « Horizons<strong> </strong>». Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits inspirants, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sur la montagne comme espace de création, d&rsquo;engagement et d&rsquo;évasion. Avec, en fil rouge, un grand dossier consacré à « Montagne et art, l&rsquo;inspiration des cimes ».</p></div>



<div class="wp-block-uagb-buttons uagb-buttons__outer-wrap uagb-btn__default-btn uagb-btn-tablet__default-btn uagb-btn-mobile__default-btn uagb-block-26724a85"><div class="uagb-buttons__wrap uagb-buttons-layout-wrap ">
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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’UTMB autrement : le OFF d’Anne Lepeuple</title>
		<link>https://encordees.fr/lutmb-autrement-le-off-danne-lepeuple/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 13:52:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[chamonix]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[utmb]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3401</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas un appel au boycott, loin de là. L’UTMB OFF d’Anne Lepeuple, ultra-traileuse de 23 ans, est plutôt une invitation à réfléchir. Comment est-ce que je veux courir ? Avec ou sans dossard ? Quelle place est-ce que je laisse à la performance ? De quelle manière rejoindre mes courses ? Et plus largement : quel sens est-ce que je donne à ma pratique du trail ? Des questions qui se sont imposées à elle il y a plus d’un an. Elle qui, plus jeune, rêvait de l’UTMB a écrit son histoire avec cette course à sa manière. En cohérence.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">L’UTMB autrement : le OFF d’Anne Lepeuple</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-09-09T14:52:03+01:00">9 Sep 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">6 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong>Ce n’est pas un appel au boycott, loin de là. L’UTMB OFF d’Anne Lepeuple, ultra-traileuse de 23 ans, est plutôt une invitation à réfléchir. Comment est-ce que je veux courir ? Avec ou sans dossard ? Quelle place est-ce que je laisse à la performance ? De quelle manière rejoindre mes courses ? Et plus largement : quel sens est-ce que je donne à ma pratique du trail ? Des questions qui se sont imposées à elle il y a plus d’un an. Elle qui, plus jeune, rêvait de l’UTMB a écrit son histoire avec cette course à sa manière. En cohérence.</strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1600" height="1200" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0089.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Sur les sentiers autour du mont Blanc pendant son OFF @ Anne Lepeuple" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0089.jpg 1600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0089-300x225.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0089-1024x768.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0089-768x576.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0089-1536x1152.jpg 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0089-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>23 juillet 2026, 17h35, place du Triangle de l’Amitié.</p>



<p>L’hymne de l’UTMB, emprunté à Vangelis, ne résonne pas encore dans la vallée. Les spectateurs ne sont pas encore arrivés, tout comme les médias, qui demeurent aux abonnés absents. Personne n’est perché sur son balcon à admirer les 2 400 coureur.euse.s agglutiné.e.s devant l’arche de départ, écoutant religieusement la voix du speaker.</p>



<p><em>3<br>2<br>1<br>C&rsquo;est parti !</em></p>



<p>Place du Triangle de l’Amitié, Anne s’élance sur le parcours de l’UTMB, un mois avant tout le monde. Une chose est certaine : ça ne bouchonnera pas lors de la première montée vers le col de Voza, ni dans aucune autre d’ailleurs. Certes, l’ultra-traileuse de 23 ans ne sera pas seule sur les sentiers du très fréquenté « Tour du mont Blanc », mais cette année, elle ne fera pas partie de l’armada d’athlètes qui s’élanceront sur le « sommet mondial du trail » d’ici quelques semaines.</p>



<p>Anne est ici pour écrire sa partition autour du mont Blanc. À sa manière, en OFF, une pratique qui vient du jargon sportif anglais « <em>off event</em> » (« hors compétition ») ou « <em>off race</em> » (« hors course »). « <em>Faire un OFF</em> » en trail, c’est donc partir en dehors d’une organisation officielle, sans dossard, en suivant simplement un parcours choisi, généralement d’une distance assez importante. Le tout étant synonyme de liberté, d’autonomie et d’esprit d’aventure.</p>



<p>À vrai dire, l’UTMB OFF d’Anne n’a pas commencé place du Triangle de l’Amitié, mais à Lyon, ville depuis laquelle elle est montée sur son vélo afin de rejoindre Chamonix. Au programme : 100 kilomètres par jour, pendant trois jours. Car oui, arriver sur la ligne de départ faisait aussi partie de l’aventure. Même si cela impliquait de sacrifier un peu d’énergie avant de parcourir 175 kilomètres et 10 000 mètres de dénivelé autour du mont Blanc. « <em>Je ne sais pas si ça m’a fatiguée, puisque je n’ai jamais fait d’UTMB avant </em>», modère Anne, qui nous a expliqué avoir intégré des entraînements mêlant vélo et course à pied dans sa préparation pour ce projet.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0060-1024x683.jpg" alt="Au départ de l'UTMB OFF @ Anne Lepeuple" class="wp-image-3405" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0060-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0060-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0060-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0060-1536x1024.jpg 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0060-600x400.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260726-WA0060.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>« L’UTMB OFF », plus qu&rsquo;un défi sportif, un moyen d&rsquo;analyser l&rsquo;essor du trail dans la vallée de Chamonix</strong></strong></h3>



<p>Avec cet UTMB OFF, Anne veut montrer qu’il est possible de vivre l’ultra-trail autrement : sans dossard, sans avoir les yeux rivés sur sa montre, sans penser reconnaissance et sans compétition avec son voisin. Mais aussi dans le respect de l’environnement et de la biodiversité. Car rappelons-le, l’UTMB, c’est 24 400 tonnes de CO₂e en 2025, selon les chiffres communiqués par l’association Protect Our Winters, dont 88 % sont liés aux transports. À noter que l’avion représente à lui seul 85 % des émissions liées aux trajets domicile-événement des coureur.euse.s et accompagnant.e.s, tandis que la voiture demeure le moyen de transport le plus utilisé par les participant.e.s français.e.s et européen.ne.s.</p>



<p>Anne s’est également préoccupée de l’impact de l’alimentation, qui représente en moyenne entre 20 et 25 % de notre empreinte carbone individuelle, selon l’ADEME. « <em>J’ai de la chance de ne pas avoir besoin de grand-chose en ultra</em> », souligne Anne, qui affirme n’avoir jamais goûté un gel de sa vie et s’être contentée de compotes réutilisables, de sirop et de deux barres pendant son UTMB OFF.</p>



<p>À noter également que ses ravitaillements se sont composés de « <em>concombres et de purées de patate douce maison</em> », apportés par ses proches. Son OFF n’est d’ailleurs pas synonyme d’autonomie totale. Contrairement à ses précédentes aventures, Anne était accompagnée d’une équipe, venue notamment assurer les ravitaillements et filmer le projet. Une nuance importante : son ambition n’est pas de proposer un modèle parfait, mais d’interroger nos façons de faire.</p>



<p>Un documentaire, qui a l’UTMB OFF comme fil conducteur, devrait sortir à l’automne. Il nous invitera à élargir notre réflexion sur l’essor du trail dans la vallée de Chamonix. Pour cela, Anne et son équipe sont allé.e.s à la rencontre d’associations, de bergers, de traileur.euse.s ou encore du maire de Chamonix.</p>



<p>Si, aujourd’hui, questionner les impacts de courses telles que l’UTMB est une évidence pour Anne, ce ne fut pas toujours le cas. Car, comme beaucoup de néo-traileur.euse.s, c’est bel et bien l’UTMB qui la faisait rêver à ses débuts.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>L’UTMB, un « aboutissement »</strong></strong></h3>



<p>Anne court depuis ses 15 ans. Ses débuts, elle les a faits dans les foulées de ses parents, qu’elle accompagnait sur leurs sorties dominicales. Puis elle a allongé les distances, se dirigeant vers l’ultra-trail, une discipline qu’elle pratique depuis près de deux ans.</p>



<p>« <em>Quand j’ai commencé à courir, je voulais faire l’UTMB. Cette course représentait une forme d’aboutissement dans mon parcours de traileuse</em> », raconte Anne. « M<em>ais je ne mesurais pas encore l’impact de tels événements.</em> »</p>



<p>Le déclic a eu lieu l’an passé, en juillet 2025, alors qu’elle participait aux 110 kilomètres de la Restonica, en Corse. « <em>J’ai vu à quel point le monde du trail devenait une grosse industrie</em> », se souvient l’ultra-traileuse. « <em>Tout le monde avait les yeux rivés sur sa montre dès le départ. Je ne me suis pas sentie alignée avec cet esprit de compétition </em>»</p>



<p>« <em>Je me suis par la suite demandé comment je voulais courir, avec ou sans dossard</em> », poursuit-elle. « <em>Et, plus globalement, comment je pourrais courir.</em> »</p>



<p>Cela fait quelques temps déjà qu’Anne enchaîne les OFF. « <em>J’adore ça</em> », lance l’ultra-traileuse. La réponse était donc toute trouvée : c’est ça, sa manière d’aimer l’ultra-trail. « <em>Je ne cherche pas la reconnaissance, mais la solitude, l’introspection. C’est pour ça que je cours.</em> » Nul besoin de s’inscrire à des courses officielles, donc, conclut-elle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260725-WA0022-768x1024.jpg" alt="Sur les sentiers autour du mont Blanc pendant son OFF @ Anne Lepeuple" class="wp-image-3404" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260725-WA0022-768x1024.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260725-WA0022-225x300.jpg 225w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260725-WA0022-1152x1536.jpg 1152w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260725-WA0022-600x800.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260725-WA0022.jpg 1512w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>« Quand on enlève les paillettes, pourquoi est-ce que l&rsquo;on court ? »</strong></strong></h3>



<p>Aucune vidéo d’Anne franchissant l’arche d’arrivée, place du Triangle de l’Amitié, ne s’est ajoutée à celles qui ont noyé notre feed Instagram pendant une semaine. Pourtant, l’ultra-traileuse a bel et bien parcouru les 175 kilomètres et 10 000 mètres de dénivelé autour du mont Blanc en 46 heures. Sans tambour ni trompette.</p>



<p>« <em>Ma démarche n’invite pas au boycott de l’UTMB, car cet événement apporte plein de bonnes choses sur le plan personnel</em> », nuance Anne. « <em>L’idée, c’est d’inviter à la réflexion.</em> »</p>



<p>Elle était d’ailleurs à Chamonix fin août, pendant la semaine de l’UTMB. Pas pour courir, mais pour coanimer une table ronde<a href="https://lenversdutrailtablerondeavecpo.splashthat.com/?utm_source=ig&amp;utm_medium=social&amp;utm_content=link_in_bio&amp;fbclid=PAcGRvZgJleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZA85MzY2MTk3NDMzOTI0NTkAAad9e9N_s-sUV8LwVNh5XVcMuZP0T6IBw0701WYbj1mbR3RtsdDFdlu0NQ6GAQ_aem_E8-bq5CeMv6KGgQoTeFSeA&amp;utm_id=97760_v0_s00_e0_tv3"> </a>sur les enjeux liés à l’évolution du trail, son changement d’échelle et notre rapport à la pratique. Elle résume : « <em>J’ai essayé d’inviter les participant.e.s à se questionner sur le sens de l’ultra-trail. En leur demandant : quand on enlève les paillettes, pourquoi est-ce que l’on court ? </em>»</p>



<p>Anne semble avoir trouvé sa réponse.</p>
</div></div>



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<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le dernier magazine d’encordées</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce nouvel opus, je vous invite à ouvrir de nouveaux « Horizons<strong> </strong>». Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits inspirants, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sur la montagne comme espace de création, d&rsquo;engagement et d&rsquo;évasion. Avec, en fil rouge, un grand dossier consacré à « Montagne et art, l&rsquo;inspiration des cimes ».</p></div>



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<p></p>
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		<title>« Sintonia » : l’ouverture d’un big wall de 800 mètres, par une cordée 100% féminine</title>
		<link>https://encordees.fr/sintonia-louverture-dun-big-wall-de-800-metres-par-une-cordee-100-feminine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 14:42:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 20 août 2026, cinq femmes - Laura Pineau, Gisely Ferraz, Danielle Pinto, Julia Trojan et Miya Tsudome - atteignaient le sommet de la Pedra Baiana, au Brésil, après avoir ouvert un big wall de 800 mètres. Une ascension qui aurait pu n’être qu’une nouvelle ligne tracée dans le granit. Mais « Sintonia » raconte aussi autre chose : celle d’une génération de grimpeuses qui prend sa place sur les grandes parois, dans un pays où les femmes ont longtemps été empêchées de pratiquer certains sports.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-09-02T15:42:25+01:00">2 Sep 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">10 minutes</div>


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<p class="has-text-align-center"><strong>Le 20 août 2026, cinq femmes &#8211; Laura Pineau, Gisely Ferraz, Danielle Pinto, Julia Trojan et Miya Tsudome &#8211; atteignaient le sommet de la Pedra Baiana, au Brésil, après avoir ouvert un <em>big wall </em>de 800 mètres. Une ascension qui aurait pu n’être qu’une nouvelle ligne tracée dans le granit. Mais « Sintonia » raconte aussi autre chose : celle d’une génération de grimpeuses qui prend sa place sur les grandes parois, dans un pays où les femmes ont longtemps été empêchées de pratiquer certains sports.</strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2250" height="1500" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Miya-Tsudome.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Miya-Tsudome.jpg 2250w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Miya-Tsudome-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Miya-Tsudome-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Miya-Tsudome-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Miya-Tsudome-1536x1024.jpg 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Miya-Tsudome-2048x1365.jpg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Miya-Tsudome-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 2250px) 100vw, 2250px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>« <em>Incompatible avec leur nature</em> », « <em>inadapté au corps féminin</em> », « <em>trop violent</em> »… Dans les années 1940, ces arguments sont régulièrement mobilisés au Brésil pour justifier la restriction de la pratique sportive des femmes. Ils émanent notamment de responsables politiques, de médecins, d’éducateurs et de médias, dans un contexte où les rôles assignés aux femmes reposent largement sur leur fonction reproductive et maternelle.</p>



<p>En 1941, le gouvernement de Getúlio Vargas promulgue le <a href="https://www.planalto.gov.br/ccivil_03/decreto-lei/1937-1946/del3199.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décret-loi n° 3 199</a>, qui organise le système sportif brésilien et crée notamment le Conseil national des sports (CND). Son article 54 dispose alors :</p>



<p>« <em>Les femmes ne seront pas autorisées à pratiquer des sports incompatibles avec les conditions de leur nature </em>»</p>



<p>Le texte ne cite pas explicitement les disciplines concernées. Mais le Conseil national des sports va rapidement préciser les contours de cette interdiction. En 1941 déjà, des recommandations excluent notamment le football, le rugby, le polo et le water-polo, considérés comme trop violents ou « non adaptés » au corps féminin. En 1965, une nouvelle réglementation interdit explicitement aux femmes la pratique de plusieurs disciplines, parmi lesquelles le football, le football en salle, le beach soccer, le rugby, le polo, le water-polo, la boxe, les sports de combat, l’haltérophilie et le baseball.</p>



<p>Pendant toutes ces années, pourtant, les femmes ne cessent pas de jouer. Des équipes continuent à se former et à disputer des rencontres, souvent en dehors des cadres officiels. Mais l’interdiction institutionnelle contribue à effacer une partie de cette histoire : faute de reconnaissance, de compétitions structurées et d’archives, de nombreuses performances restent absentes des récits officiels du sport féminin brésilien.</p>



<p>L’interdiction est finalement levée en 1979. Mais sa disparition ne suffit pas à effacer plusieurs décennies de marginalisation. Le football féminin reste notamment dans une zone grise : il n’est plus interdit, mais n’est pas encore pleinement réglementé ni soutenu par les instances sportives. Il faudra attendre 1983 pour qu’un cadre officiel soit mis en place au Brésil.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« 800 mètres de fissures, de cheminées, d’<em>offwidth</em>, de dalles et de longueurs verticales vertigineuses »</strong></h3>



<p>« <em>À 16h30, le 20 août 2026, cinq femmes se tenaient au sommet de la Pedra Baiana</em> », écrit Laura Pineau, peu après son ascension aux côtés de Gisely Ferraz, Danielle Pinto, Julia Trojan et Miya Tsudome.</p>



<p>Ensemble, elles viennent d’ouvrir une voie de 22 longueurs sur le versant droit de la face : « <em>800 mètres de fissures, de cheminées, de passages larges, de dalles et de longueurs verticales vertigineuses </em>». Un projet 100 % féminin, pensé et réalisé collectivement, qui prend une résonance particulière dans un pays où l’accès des femmes au sport a longtemps été encadré, limité, voire interdit.</p>



<p>« <em>Lorsque nous avons posé les yeux sur la Pedra Baiana pour la première fois, nous avons été impressionnées, intimidées même </em>», détaille Laura Pineau. « <em>La paroi était immense, abrupte… Mais nous étions déterminées à ouvrir une voie dans cette face.</em> »</p>



<p>Après deux jours d’exploration, le premier itinéraire envisagé se révèle finalement impossible. Les cinq grimpeuses redescendent en rappel et cherchent une autre ligne. C’est grâce à leur drone qu’elles repèrent, plus à droite, un pilier qui semble accessible par des fissures situées plus bas. Au-dessus, un immense mur vertical. « <em>Ça y est, nous avions trouvé notre voie </em>» note Laura Pineau.</p>



<p>Un itinéraire que la cordée commence à équiper le 2 août 2026. Danielle Pinto ouvre la première longueur, suivie par Gisely Ferraz, qui en ouvre deux autres, dont un <em>offwidth</em> inversé particulièrement exigeant. «&nbsp;Chaque journée nous réservait son lot de surprises et de défis&nbsp;» raconte la grimpeuse française. «&nbsp;Nous avons essayé de suivre la ligne la plus naturelle possible, en progressant à travers des fissures, des piliers, des dalles et des parois abruptes. »</p>



<p>« L<em>e 20 août, nous nous sommes réveillées à 4 heures du matin pour le push final&nbsp;</em>» poursuit-elle. «&nbsp;<em>Danielle et Julia [Trojan, ndlr] sont parties en tête pour ouvrir d’autres longueurs tandis que Gisely, Miya [Tsudome, ndlr] et moi-même travaillions sur la 9e longueur. Après quelques heures, nous nous sommes retrouvées et avons poursuivi l’ascension ensemble. Gisely était en tête sur les deux dernières longueurs, contournant d’énormes blocs instables avec l’expérience et l’efficacité qui avaient fait d’elle un membre indispensable de notre cordée. Et puis, tout à coup, nous y étions. À 16h30, le 20 août 2026, cinq femmes se tenaient au sommet de la Pedra Baiana&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Atteindre le sommet exigeait bien plus que de la force et de la ténacité. Nous avons dû trouver l’harmonie nous faire confiance et apprendre à évoluer en synchronisation avec la roche, la paroi et les conditions en constante évolution</em> » raconte la cordée 100% féminine qui a tout naturellement donné le nom «&nbsp;Sintonia&nbsp;» à leur voie, un mot signifiant «&nbsp;harmonie&nbsp;» en portugais.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Pedro-Paulo-2-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3396" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Pedro-Paulo-2-1-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Pedro-Paulo-2-1-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Pedro-Paulo-2-1-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Pedro-Paulo-2-1-1536x1024.jpg 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Pedro-Paulo-2-1-2048x1365.jpg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/09/Pedro-Paulo-2-1-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ensemble, elles ont écrit un bout de l’histoire de l’escalade au Brésil</strong></h3>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Laura Pineau : « J’ai l’âme d’une aventurière »</strong></h4>



<p>Grimpeuse professionnelle française, entrée dans la légende du Yosemite en juin 2025, aux côtés de l’Américaine Kate Kelleghan. Toutes deux sont venus à bout de la «&nbsp;Triple Crown&nbsp;», un enchaînement mythique des trois <em>big walls</em> aux États-Unis (El Capitan, le Half Dome, le mont Watkins, soit environ 72 longueurs pour 2200 mètres d’escalade), jusque-là réservé à une poignée de cordées masculines. Une première féminine donc, réalisée en 23 heures et 36 minutes, fruit d’un entraînement millimétré, d’une véritable osmose et d’une détermination sans faille, qu’elles racontent dans «&nbsp;The Queen Swing&nbsp;», un film qu’elles ont co-produit.&nbsp;</p>



<p>Après avoir fait ses gammes en Europe et aux États-Unis, Laura Pineau a eu une envie d’aller explorer les <em>big walls </em>brésiliens. «&nbsp;<em>J’ai l’âme d’une aventurière. Car ce que j’aime par dessus tout, c’est l’exploration</em>&nbsp;», nous confiait-elle dans une récente interview.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Danielle Pinto : « Je vous encourage vivement à jouer un rôle dans la vie d’une autre femme »</strong></h4>



<p>Monitrice d’escalade et professeure de yoga, Danielle Pinto rêvait depuis des années d’ouvrir un <em>big wall </em>avec une équipe entièrement féminine.</p>



<p>Elle grimpe régulièrement avec des femmes, notamment aux Três Picos de Salinas, à Rio de Janeiro, qu’elle fréquente depuis 2007. Elle y a notamment gravi à deux reprises, avec Mônica Filipini, le « Pico Maior », un mur de granit de 700 mètres. Mais au-delà de ses propres ascensions, Danielle s’intéresse depuis longtemps à la question de l’accès des femmes au sport. « <em>De nombreuses femmes n’ont toujours pas accès à la pratique sportive, que ce soit par manque de moyens financiers ou en raison de contraintes culturelles et sociales</em> », <a href="https://daniellepinto.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">écrivait-elle</a> en 2021.</p>



<p>Elle lançait alors un appel qui prend, à la lumière de «&nbsp;Sintonia&nbsp;», une dimension particulière : « <em>C’est pourquoi je vous encourage vivement, vous qui pouvez profiter des bienfaits des sports d’aventure, à jouer un rôle dans la vie d’une autre femme qui ne peut pas encore vivre cette expérience. Lui donner un coup de pouce, partager vos connaissances, lui permettre à son tour de découvrir tout ce que ces pratiques peuvent offrir. Car ensemble, nous sommes plus fortes. </em>»</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Julia Trojan : « Un nouveau monde s’ouvre à moi »</strong></h4>



<p>Ingénieure en mécanique en année sabbatique, Julia Trojan possède une importante expérience du rééquipement des voies. Son objectif est simple : grimper. Partout. Tout le temps.</p>



<p>« <em>Lorsque les pieds quittent le sol, que les mains et les pieds touchent la roche, un nouveau monde s’ouvre à moi</em> », racontait-elle sur Instagram après son ascension du Pico Maior de Friburgo, une montagne brésilienne située dans la serra do Mar, dans l’État de Rio de Janeiro.</p>



<p>Elle y décrivait une montagne bien différente de celle que l’on aperçoit depuis le sol : « <em>Un monde de détails que l’on aperçoit à peine de loin. Mais en plongeant dans cet univers, on découvre que la montagne est bien plus qu’une simple formation géologique, statique. Et lorsque l’on explore ses détails, ses prises, sa végétation, on renoue avec nos origines. Nous sommes une petite partie importante de ce tout, indissociables de cette immensité. </em>»</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Gisely Ferraz : «&nbsp;Faites de vos traumatismes votre plus grande source d’inspiration&nbsp;»</strong></h4>



<p>Grimpeuse professionnelle brésilienne, dotée d&rsquo;une grande expérience de l&rsquo;escalade en <em>big wall</em> et en alpinisme, Gisely Ferraz mène une vie nomade en van. Elle a notamment coanimé les stages « The Art of Offwidth Clinics » avec Pamela « Shanti » Pack, au cours desquels elles ont réalisé des premières ascensions dans le célèbre désert de l’Utah, aux États-Unis. En parallèle de son activité, Gisely Ferraz propose des stages, aussi bien destinés aux grimpeurs débutants qu’aux intermédiaires en Patagonie.</p>



<p>Une grande partie de son parcours a été façonnée par la perte de son « amoureux, meilleur ami et  compagnon de cordée », Ken Anderson, lors d’un tragique accident d’escalade survenu à Squamish, au Canada, en 2019. Après plus d’un an passé à surmonter son traumatisme et à bénéficier du soutien de la communauté des grimpeur.ses et de ses amis, Gi a retrouvé la joie et la résilience grâce à l’escalade : « Faites de vos traumatismes votre plus grande source d’inspiration » écrit-elle à ce sujet sur son <a href="https://brazilianclimbergirl.com/about-me" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog</a>. Avant de poursuivre : « Soutenir la communauté des grimpeur.ses et lui rendre ce qu’elle m’a apporté demeure l’un de mes principaux objectifs »</p>



<p>Grimpeuse professionnelle brésilienne, Gisely Ferraz possède une solide expérience du <em>big wall</em> et de l’alpinisme. Nomade en van, elle partage également son expérience à travers des stages et des formations, notamment autour de l’<em>offwidth</em>.</p>



<p>Son histoire avec l’escalade est aussi marquée par une épreuve intime. En 2019, son compagnon et partenaire de cordée, Ken Anderson, décède dans un accident d’escalade à Squamish, au Canada. Après cette perte, Gisely retrouve progressivement dans l’escalade un espace de résilience, mais aussi de transmission. Elle a notamment coanimé les stages « The Art of Offwidth Clinics » avec Pamela « Shanti » Pack, au cours desquels elles ont réalisé plusieurs premières ascensions dans le désert de l’Utah.</p>



<p>« <em>Faites de vos traumatismes votre plus grande source d’inspiration</em> », écrit-elle à propos de son parcours. Avant d’ajouter : « <em>Soutenir la communauté des grimpeur.ses et lui rendre ce qu’elle m’a apporté demeure l’un de mes principaux objectifs.</em> »</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Miya Tsudome : « Il est essentiel que des femmes soient également derrière l’objectif »</strong></h4>



<p>Photographe et réalisatrice, Miya Tsudome a déjà travaillé aux côtés de Laura Pineau au Yosemite, notamment sur le projet « Wet Lycra Nightmare ». « <em>J’avais été époustouflée par ses méthodes, son style d’escalade et le sentiment de sécurité qu’elle m’inspirait sur la paroi. Je savais qu’elle saurait magnifiquement immortaliser cette aventure, mais surtout, qu’elle ferait partie intégrante de l’équipe, en ouvrant des longueurs à nos côtés</em> », souligne Laura Pineau.</p>



<p>Miya raconte les grands espaces aussi bien à travers des ascensions historiques sur El Capitan que dans des récits qui mettent en relation identité, escalade et environnement. Pour elle, être derrière l’objectif est aussi une manière de prendre part à l’histoire qui s’écrit sur la paroi. « <em>J’adore la camaraderie qui naît lorsque des femmes photographient d’autres femmes, une expérience que nous partageons ensemble sur la paroi. Mais le fait de créer ensemble des photos qui marqueront l’histoire du sport revêt également une grande importance à mes yeux</em> », <a href="https://www.aphotoeditor.com/2026/03/10/the-daily-edit-miya-tsudome-xxxxx/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">expliquait-elle</a> récemment. « <em>Ce sport compte tant de femmes incroyablement fortes, qui dominent sans conteste l’escalade libre sur grande paroi. Et je trouve qu’il est essentiel que des femmes soient également derrière l’objectif pour immortaliser ces moments. </em>»</p>
</div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a46e5cbd">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le dernier magazine d’encordées</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce nouvel opus, je vous invite à ouvrir de nouveaux « Horizons<strong> </strong>». Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits inspirants, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sur la montagne comme espace de création, d&rsquo;engagement et d&rsquo;évasion. Avec, en fil rouge, un grand dossier consacré à « Montagne et art, l&rsquo;inspiration des cimes ».</p></div>



<div class="wp-block-uagb-buttons uagb-buttons__outer-wrap uagb-btn__default-btn uagb-btn-tablet__default-btn uagb-btn-mobile__default-btn uagb-block-26724a85"><div class="uagb-buttons__wrap uagb-buttons-layout-wrap ">
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<p></p>
<p>The post <a href="https://encordees.fr/sintonia-louverture-dun-big-wall-de-800-metres-par-une-cordee-100-feminine/">« Sintonia » : l’ouverture d’un big wall de 800 mètres, par une cordée 100% féminine</a> appeared first on <a href="https://encordees.fr">encordées</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quand Miriam O&#8217;Brien parlait « d&#8217;alpinisme sans hommes » en 1934&#8230; à National Geographic</title>
		<link>https://encordees.fr/quand-miriam-obrien-parlait-dalpinisme-sans-hommes-en-1934-a-national-geographic/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 15:19:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un monde où l'alpinisme était réservé aux hommes, Miriam O'Brien a fait partie de celles qui ont redéfini les règles du jeu. En gravissant seule des sommets mythiques comme le Grépon et le Cervin, sans guide et sans l'ombre d'un homme, l'alpiniste américaine a fait tomber des barrières autant sociales que sportives. À travers son essai emblématique et ses ascensions audacieuses, elle a prouvé que les femmes étaient non seulement capables d'atteindre les sommets, mais aussi d'inventer une nouvelle forme d'aventure. Une voie que des générations d'athlètes continuent d'emprunter aujourd'hui.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Quand Miriam O&rsquo;Brien parlait « d&rsquo;alpinisme sans hommes » en 1934&#8230; à National Geographic</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-04-22T16:19:55+01:00">22 Avr 2026</time></div></div>
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<p class="has-text-align-center">Dans un monde où l&rsquo;alpinisme était réservé aux hommes, Miriam O&rsquo;Brien a fait partie de celles qui ont redéfini les règles du jeu. En gravissant seule des sommets mythiques comme le Grépon et le Cervin, sans guide et sans l&rsquo;ombre d&rsquo;un homme, l&rsquo;alpiniste américaine a fait tomber des barrières autant sociales que sportives. À travers son essai emblématique et ses ascensions audacieuses, elle a prouvé que les femmes étaient non seulement capables d&rsquo;atteindre les sommets, mais aussi d&rsquo;inventer une nouvelle forme d&rsquo;aventure. <br>Une voie que des générations d&rsquo;athlètes continuent d&#8217;emprunter aujourd&rsquo;hui.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Miriam O&#039;Brien @archives Miriam O&#039;Brien" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<p><em>« L&rsquo;escalade des grands sommets rocheux et glaciaires des Alpes est un sport qui gagne en intensité, en plaisir et en intérêt lorsqu&rsquo;on le pratique en solitaire. Pourtant, ce n&rsquo;est que récemment que l&rsquo;on a commencé a considérer cette pratique comme convenable — même pour les hommes. Quant aux femmes, il reste encore rare de les voir gravir les montagnes non seulement sans guide, mais aussi sans la compagnie d&rsquo;un homme.</em></p>



<p><em>À quelques exceptions près, les femmes n&rsquo;ont presque jamais gravi seules des sommets. Or, l&rsquo;essence de l&rsquo;ascension sans guide réside dans le fait d&rsquo;assumer soi-même l&rsquo;entière responsabilité de la réussite de l&rsquo;entreprise. C&rsquo;est une expérience à la fois exigeante et exaltante, et je ne voyais aucune raison pour laquelle ce plaisir devrait nous être refusé. Pourtant, certains de mes amis alpinistes français ont tenté, avec une grande patience, de m&rsquo;expliquer pourquoi il était, selon eux, théoriquement impossible pour une femme de conduire une ascension seule — sans la présence, au minimum, d&rsquo;un &lsquo;soutien moral&rsquo; masculin. »</em></p>



<p>Ces mots, Miriam O&rsquo;Brien les a écrits en août, dans son essai <em>Manless Alpine Climbing : The First Woman to Scale the Grépon, the Matterhorn and Other Famous Peaks Without Masculine Support</em> (<em>L&rsquo;alpinisme sans homme : la première femme à gravir le Grépon, le Cervin et d&rsquo;aurres sommets célébres sans le soutien d&rsquo;un homme</em>). Un texte publié dans National Geographic durant lequel elle développe longuement le concept de <em>manless climbing</em>, l&rsquo;alpinisme sans homme, en détaillant ses différentes ascensions exclusivement feminines dans les Alpes, ainsi que les réactions qu&rsquo;elles suscitent. L&rsquo;article révèle la principale controverse qui remonte à 1929, lorsque Miriam réussit, avec son amie Alice Damesme, l&rsquo;ascension d&rsquo;une des montagnes emblématiques de Chamonix : l&rsquo;Aiguille du Grépon (3 482 mètres).</p>



<p>« <em>Bien que plus exigeant que tout ce qui avait jusque-là été tenté par des femmes seules, mais sans égaler certaines ascensions récentes, le Grépon a longtemps été considéré comme l&rsquo;une des escalades rocheuses les plus ardues des Alpes — au point que certains guides agréés de Chamonix eux-mêmes hésitaient à s&rsquo;y engager. Il fallait s&rsquo;y confronter. </em>»</p>



<p>Mummery, célèbre alpiniste anglais qui fut, en 1881, le premier à atteindre le sommet de ce pic, faisait souvent remarquer: « <em>Les montagnes semblent condamnées à passer par trois phases successives : d&rsquo;abord un pic inaccessible, puis l&rsquo;ascension la plus difficile des Alpes, enfin une simple promenade pour une dame.</em> »</p>



<p>« <em>Alice et moi avons quitté l&rsquo;hôtel du Montenvers à 2h35, le matin du 17 août. A 5h40, nous étions arrivées au lieu du petit déjeuner &#8211; le Rognon des Nantillons, un promontoire rocheux qui émerge à la base du glacier du même nom. Plusieurs &lsquo;caravanes&rsquo; y faisaient halte, car jusqu&rsquo;à ce point, les itinéraires menant au Charmoz, au Grépon et à la Blaitière sont communs</em> », raconte l&rsquo;alpiniste américaine. «<em> Lorsque les autres apprirent ce que nous comptions faire, tous demandèrent avec étonnement : Vous deux, seules ?&rsquo; Et bien qu&rsquo;ils aient tenté de rester courtois, ils n&rsquo;ont pu s&#8217;empécher de sourire — un sourire que nous avons choisi d&rsquo;interpréter comme une forme de politesse — quand nous leur avons répondu que oui, &lsquo;nous deux, seules », allions tenter l&rsquo;ascension du Grépon.</em> »</p>



<p>Un exploit qu&rsquo;elles réaliseront avec brio. De quoi amener l&rsquo;alpiniste Etienne Bruhl à se plaindre : « <em>Le Grépon a disparu. Maintenant qu&rsquo;il est grimpé par deux femmes seules, aucun homme qui se respecte ne peut l&rsquo;entreprendre. Dommage, car c&rsquo;était autrefois une très belle ascension. </em>» Tandis que de son côté, l&rsquo;Alpine Journal, bulletin annuel de l&rsquo;Alpine Club, club alpin britannique, aborda le sujet avec paternalisme, présentant l&rsquo;ascension comme une exception absolument unique à ne pas reproduire : « <em>Peu de femmes, même aujourd&rsquo;hui, parviennent à escalader seules des montagnes.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Très tôt, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;une personne qui grimpe toujours derrière un bon leader risque de ne jamais vraiment apprendre l&rsquo;alpinisme. »</h3>



<p>La première fois que Miriam O&rsquo;Brien a mis les pieds dans les Alpes, c&rsquo;était en 1914, avec ses parents. Après une licence mathématiques et en physique, et une maitrise en psychologie pendant la Première Guerre mondiale, l&rsquo;Américaine retourne dans les Alpes plusieurs étés de suite. Elle y fait ses débuts en alpinisme. Membre actif de l&rsquo;Appalachian Mountain Club, elle rejoint le Ladies&rsquo; Alpine Club en 1926, dont elle devient vice-présidente de 1931 à 1970.</p>



<p>Miriam O&rsquo;Brien a commencé à pratiquer sérieusement l&rsquo;escalade dans les Alpes en mai 1926, réalisant la première ascension de la Torre Grande dans les Dolomites par une voie aujourd&rsquo;hui connue sous le nom de Via Miriam, en son honneur. Elle réalisera par la suite la première ascension de l&rsquo;Aiguille de Roc le 6 août 1927 avec Alfred Couttet et Georges Cachat, dans le massif du Mont Blanc.</p>



<p>Un an plus tard, le 4 août 1928, accompagnée de Robert L. M. Underhill et des guides Armand Charlet et G. Cachat, elle réalise la première ascension de la traversée des Aiguilles du Diable au Mont Blanc du Tacul, dans les Alpes, un itinéraire qui consiste à « <em>gravir cinq sommets remarquables de plus de 4000 mètres dans un cadre superbe</em> ».</p>



<p>« <em>Très tôt, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;une personne qui grimpe toujours derrière un bon leader — qu&rsquo;il soit guide ou amateur expérimenté — risque de ne jamais vraiment apprendre l&rsquo;alpinisme. Elle n&rsquo;en goûte, au fond, qu&rsquo;une part limitée des plaisirs et des récompenses variées qu&rsquo;offre la montagne. Certes, elle profite de la beauté saisissante des paysages, de l&rsquo;élan physique grisant, du plaisir de l&rsquo;effort et de l&rsquo;agilité — qui, souvent, exigent un réel niveau de compétence. Mais après tout, elle ne fait que suivre</em> », écrira-t-elle plus tard. « <em>Celui qui grimpe en téte, en revanche, y trouve bien davantage : il ou elle doit résoudre, à chaque instant, les questions concrètes de technique, de tactique et de stratégie, au fil de leur apparition. Je ne voyais aucune raison pour laquelle les femmes seraient, par principe, incapables d&rsquo;assumer ce róle. D&rsquo;ailleurs, certaines l&rsquo;avaient déjà fait, à quelques occasions. Mais pourquoi cela ne deviendrait-il pas une pratique courante, même pour des ascensions d&rsquo;un jour ? J&rsquo;ai donc décidé de tenter l&rsquo;expérience — non seulement sans guide, mais aussi sans homme.</em> »</p>



<p>S&rsquo;ensuivent de notables ascensions féminines : l&rsquo;Aiguille du Grépon avec l&rsquo;alpiniste française Alice Damesme en 1929, le Mönch et la Jungfrau dans les Alpes bernoises avec Micheline Morin en 1931, mais aussi, un an plus tard, le Cervin, l&rsquo;un des sommets les plus emblématiques des Alpes, réputé pour son exigence. Elle entreprit cette ascension avec Alice, ainsi qu&rsquo;avec Jessic Whitehead. Leur ami Kronig, gardien du refuge et sympathisant de leurs aspirations, s&rsquo;arrangera pour leur accorder de l&rsquo;avance sur les autres cordées afin qu&rsquo;on ne puisse pas les accuser d&rsquo;avoir bénéficié d&rsquo;une aide masculine. Après quelques tentatives infructueuses, elles atteignirent le sommet le 13 août 1932, à 8h30.</p>



<p>Des amis à Chamonix ont, à leur retour, organisé une réception, avec des fleurs et quelques discours, pour célébrer l&rsquo;accomplissement de Miriam O&rsquo;Brien. Une fête à laquelle l&rsquo;alpiniste américaine n&rsquo;assista pas, préférant aller en montagne avec Robert Underhill, son futur mari, avec qui elle aura deux fils, nés en 1936 et 1939.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un héritage qui a inspiré des générations d&rsquo;athlètes</h3>



<p>Miriam O&rsquo;Brien et son mari ont par la suite réalisé de nombreuses premières ascensions ensemble, de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique. À noter que l&rsquo;alpiniste américaine gravit une troisième et dernière fois le Cervin en 1952, à 6o ans.</p>



<p>Les mémoires de Miriam O&rsquo;Brien, Give Me the Hills, ont inspiré des générations d&rsquo;athlètes outdoor, repoussant sans cesse les limites de leurs disciplines, qu&rsquo;ils soient hommes ou femmes. Car bien qu&rsquo;elle ait démontré que les hommes ne sont ni indispensables ni particulièrement nécessaires à l&rsquo;aventure, son héritage dans le monde de l&rsquo;outdoor dépasse largement la simple remise en question des normes culturelles dominantes.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a4912bcd alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a46e5cbd">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le dernier magazine d’encordées</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce nouvel opus, je vous invite à ouvrir de nouveaux « Horizons<strong> </strong>». Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits inspirants, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sur la montagne comme espace de création, d&rsquo;engagement et d&rsquo;évasion. Avec, en fil rouge, un grand dossier consacré à « Montagne et art, l&rsquo;inspiration des cimes ».</p></div>



<div class="wp-block-uagb-buttons uagb-buttons__outer-wrap uagb-btn__default-btn uagb-btn-tablet__default-btn uagb-btn-mobile__default-btn uagb-block-26724a85"><div class="uagb-buttons__wrap uagb-buttons-layout-wrap ">
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<p>The post <a href="https://encordees.fr/quand-miriam-obrien-parlait-dalpinisme-sans-hommes-en-1934-a-national-geographic/">Quand Miriam O&rsquo;Brien parlait « d&rsquo;alpinisme sans hommes » en 1934&#8230; à National Geographic</a> appeared first on <a href="https://encordees.fr">encordées</a>.</p>
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		<item>
		<title>« K2 mon amour » : le film d’une première à deux, par Liv Sansoz et Bertrand Roche</title>
		<link>https://encordees.fr/k2-mon-amour-le-film-dune-premiere-a-deux-par-liv-sansoz-et-bertrand-roche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 15:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[cordée]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[himalaya]]></category>
		<category><![CDATA[parapente]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3357</guid>

					<description><![CDATA[<p>« S’il n’y avait qu’un seul 8000 à faire, ce serait le K2 » résument Liv Sansoz et Bertrand Roche, deux personnalités emblématiques du monde de la montagne, dans « K2 mon amour », leur dernier film, où la passion du couple pour les hautes altitudes transperce l’écran. Ensemble, ils réalisent une première : voler ensemble, en parapente biplace, depuis le 2e sommet le plus haut du monde (8611 m) après l’avoir gravi sans oxygène. Un exploit, réalisé en toute humilité, dans lequel Liv et Zeb nous embarquent pendant 42 minutes. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« K2 mon amour » : le film d’une première à deux, par Liv Sansoz et Bertrand Roche</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-04-15T16:23:23+01:00">15 Avr 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">2 minutes</div>


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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>«&nbsp;S’il n’y avait qu’un seul 8000 à faire, ce serait le K2&nbsp;» résument Liv Sansoz et Bertrand Roche, deux personnalités emblématiques du monde de la montagne, dans «&nbsp;K2 mon amour&nbsp;», leur dernier film, où la passion du couple pour les hautes altitudes transperce l’écran. Ensemble, ils réalisent une première : voler ensemble, en parapente biplace, depuis le 2<sup>e</sup>&nbsp;sommet le plus haut du monde (8611 m) après l’avoir gravi sans oxygène. Un exploit, réalisé en toute humilité, dans lequel Liv et Zeb nous embarquent pendant 42 minutes.&nbsp;</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Décollage du K2 en parapente @archives Liv Sansoz &amp; Bertrand Roche" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture.jpg 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Liv&nbsp;Sansoz et Bertrand Roche, alias Zébulon, c’était d’abord une histoire d’enfants prodiges : l’escalade pour Liv (deux fois championne du monde d’escalade), l’alpinisme pour Zeb (la Directe américaine aux Drus à 13 ans, l’Everest à 17 ans).&nbsp;</p>



<p>Le couple est aujourd’hui l’un des plus emblématiques du monde de la montagne. Toujours autant passionnés, désormais à travers leur métier de guide, ils ont eu ce rêve fou : gravir le K2, un sommet engagé, peu importe la face par laquelle il est abordé.&nbsp;«&nbsp;S’il n’y avait qu’un seul 8000 à faire, ce serait le K2&nbsp;» résument-ils. «&nbsp;Le challenge, c’est vraiment d’être ensemble, de voler en bi-place, et de monter sans oxygène.&nbsp;»</p>



<p>Une fenêtre météo inespérée leur permet d’atteindre leur objectif, le dimanche 28 juillet 2024. «&nbsp;La vraie folie du K2 c’était de décoller de son sommet&nbsp;» a écrit Liv sur <a href="https://www.instagram.com/reel/C-lHTJHN7S8/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instagram</a> peu après leur retour en France. «&nbsp;Un vol magique. Un vol que l’on n’est pas prêts d’oublier ! Un vol avec tellement de hauteur et de beauté ! Encore aujourd’hui, rien qu’en y pensant on en a des frissons ! 30 minutes de temps suspendu, au milieu des géants… Ce n’est qu’une fois posés que l’on a réalisé… on l’a fait ! On vient vraiment de faire le premier biplace de l’histoire et le sommet du K2 sans oxygène ! Que d’émotions !&nbsp;»</p>



<p>Une première où amour, authenticité et humilité s’entremêlent, à retrouver dans un film émouvant «&nbsp;K2 mon amour&nbsp;», disponible sur France.tv.&nbsp;</p>



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<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Vous aimez lire encordées ? Commandez le dernier magazine papier !</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce sixième opus, je vous invite à prendre une «&nbsp;Impulsion&nbsp;» avant de plongez dans la frénésie du printemps. Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sociales sur la place des femmes dans l’outdoor (mais pas que).</p></div>



<div class="wp-block-uagb-buttons uagb-buttons__outer-wrap uagb-btn__default-btn uagb-btn-tablet__default-btn uagb-btn-mobile__default-btn uagb-block-26724a85"><div class="uagb-buttons__wrap uagb-buttons-layout-wrap ">
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		<title>Les 100 plus belles : l’odyssée de Laura Pineau et d’Elsa Ponzo en Provence</title>
		<link>https://encordees.fr/les-100-plus-belles-de-provence-lodyssee-de-laura-pineau-et-delsa-ponzo-en-provence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 15:03:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Pineau]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3344</guid>

					<description><![CDATA[<p>17 765 mètres d’escalade, 681 longueurs… Le tout en 43 jours, en comptant les 7 journées de repos. Les chiffres sont vertigineux - comme très souvent lorsque Laura Pineau s’élance dans un projet. Mais ils ne font pas tout. Loin de là. « C'était génial grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu'on s'est retrouvées [avec Elsa Ponzo] dans des grandes voies que personne ne fait plus ! » nous a raconté la grimpeuse tout juste revenue d’un long - et épuisant - voyage d’escalade à travers la Provence natale. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Les 100 plus belles : l’odyssée de Laura Pineau et d’Elsa Ponzo en Provence</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-04-08T16:03:27+01:00">8 Avr 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">8 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>17 765 mètres d’escalade, 681 longueurs… Le tout en 43 jours, en comptant les 7 journées de repos. Les chiffres sont vertigineux &#8211; comme très souvent lorsque Laura Pineau s’élance dans un projet. Mais ils ne font pas tout. Loin de là. «&nbsp;C&rsquo;était génial grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu&rsquo;on s&rsquo;est retrouvées [avec Elsa Ponzo] dans des grandes voies que personne ne fait plus !&nbsp;» nous a raconté la grimpeuse tout juste revenue d’un long &#8211; et épuisant &#8211; voyage d’escalade à travers la Provence natale.&nbsp;<br></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Laura Pineau et Elsa Ponzo au sommet de la Sainte-Victoire @Julien N&#039;admiras" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>«&nbsp;Vu que je revenais du Yosemite, j’avais envie de faire un projet local. L’idée était de vivre une grande aventure à côté de la maison, de sortir des sentiers battus et d’inventer mon aventure d’une manière ou d’une autre&nbsp;» raconte Laura Pineau. «&nbsp;Et pour cela, il suffisait de laisser libre cours à mon imagination !&nbsp;»</p>



<p>L’inspiration de Laura vient du topo de Nicholas Armstrong, «&nbsp;<a href="https://www.fnac.com/a12322775/Nicolas-Armstrong-Les-100-plus-belles-grandes-voies-de-Provence?oref=00000000-0000-0000-0000-000000000000&amp;storecode=&amp;Origin=SEA_GOOGLE_PLA_BOOKS&amp;esl-k=sem-google%7Cnx%7Cc%7Cm%7Ck%7Cp%7Ct%7Cdc%7Ca20111491090%7Cg20111491090&amp;gclsrc=aw.ds&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=19663887777&amp;gclid=CjwKCAjw1tLOBhAMEiwAiPkRHgFLggzSZ4qxkInZLdFPUh0Dm4oMr12gCknCxFD1ZUTB-agLD-r9rxoCvuIQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les 100 plus belles grandes voies de Provence</a>&nbsp;». Auquel elle a ajouté sa patte : à savoir une dimension de vitesse. Puisque Laura s’était notamment illustrée l’été dernier en venant à bout, aux côtés de la grimpeuse américaine Kate Kelleghan, de la <em>Triple Crown</em>. Un enchaînement extrêmement ambitieux, véritable rite de passage pour les grimpeur.ses de vitesse au Yosemite. L’idée est aussi claire que vertigineuse : environ 72 longueurs pour 2200 mètres d’escalade. Ajoutez à cela environ 30 kilomètres de randonnée (entre les trois itinéraires). Le tout, réalisé en moins de 24 heures.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je me suis dit : pourquoi pas réaliser ces 100 grandes voies du topo le plus vite possible, un peu à la Kilian Jornet, qui avait gravi les 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes en un temps record [<em>19 jours, ndlr</em>]&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Les ultra-trailers m’inspirent beaucoup. Notamment leur force mentale indispensable pour s’élancer sur des challenges de longue durée.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_.webp" alt="Laura Pineau et Elsa Ponzo (@Olivier Vin)" class="wp-image-3348" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_.webp 450w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_-169x300.webp 169w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption class="wp-element-caption">Laura Pineau et Elsa Ponzo (@Olivier Vin)</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>«&nbsp;Avec cette fille, je pourrais aller au bout du monde&nbsp;»</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>Premier obstacle pour ce projet : trouver la partenaire idéale. «&nbsp;Je voulais vivre cette aventure avec une femme, ce n’était même pas une question&nbsp;» raconte Laura.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;J&rsquo;avais rencontré Elsa Ponzo, aux Etats-Unis, en avril dernier, un vrai coup de cœur humain&nbsp;» détaille-t-elle. «&nbsp;Je n&rsquo;avais aucune idée de qui elle était, je savais juste qu&rsquo;elle voulait faire <em>Freerider</em> [<em>l’une des voies les plus emblématiques située sur El Capitan, 7c+ max, ndlr</em>]. Je me suis un peu renseignée sur elle pour préparer ce projet. C’est là que j’ai découvert qu’elle a grimpé du 8c+. C&rsquo;est une machine ! Sacrée femme.&nbsp;»</p>



<p>En janvier, le duo décide de passer quand même deux jours ensemble dans le Luberon. «&nbsp;Dès le premier assurage où je suis tombée, Elsa m&rsquo;a hyper bien assurée&nbsp;» se souvient Laura. «&nbsp;À ce moment-là,&nbsp; je me suis dit qu’avec cette fille, je pourrais aller au bout du monde.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’art de la logistique</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Moins de deux mois plus tard, à la mi-février, Laura et Elsa s’élancent dans leur première grande voie, à la Sainte-Victoire. «&nbsp;On s&rsquo;est pris la pluie. Une grosse pluie qui nous a arrêtées en milieu de journée&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;On s&rsquo;est retrouvées dans les nuages. On devait faire trois jours à la Saint-Victoire. Donc, là, à ce moment-là, on a décidé de partir dans les Calanques, ce qui était la meilleure solution.&nbsp;»</p>



<p>S’en suivent 15 jours de soleil. Rien de tel pour enchaîner les grosses journées.&nbsp;</p>



<p>Les très grosses journées. «&nbsp;Entre 12 et 20 heures&nbsp;» détaille Laura. «&nbsp;Parce qu’il y avait à chaque fois environ deux heures de marche d&rsquo;approche. Ensuite, on faisait trois grandes voies. C’était énormément de logistique&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>À entendre Laura, la logistique est l’un des gros points de cette aventure. Elle raconte : « Il nous fallait avoir les traces GPS nous permettant de rejoindre les trois différentes grandes voies. Mais aussi de savoir comment on atteignait les rappels, combien de rappels on devait faire… Est-ce qu&rsquo;on prend des cordes à double ? Combien de dégaines on prend ? Est-ce qu&rsquo;on prend les coinceurs ? Quel baudrier ? Combien de litres d&rsquo;eau par grande voie ? Est-ce qu&rsquo;on prend un sac de hissage ou pas ? Un petit sac à dos ou pas ? Combien de bouteilles d&rsquo;eau ? Ça a été une grosse grosse logistique. » </p>



<p>Un véritable casse-tête ! «&nbsp;Pendant le voyage, lors des journées de repos, on préparait les journées suivantes&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Et tous les soirs, quand on arrivait au van, il était 20 heures, et il nous fallait refaire le sac du lendemain, repréparer l’eau, etc. Ainsi, pendant que l&rsquo;une cuisinait, l&rsquo;autre faisait le matos. Il y a des jours où l’on n&rsquo;en pouvait plus du matos !&nbsp;»</p>



<p>« On a tout de même vécu des moments pas faciles » se souvient Laura. « Je pense que notre ennemi numéro un dans ce voyage, ça a été le vent, avec des journées à 100 km heure. Et si le vent venait de l&rsquo;Est, et que l&rsquo;on devait faire des grandes voies exposées Est, on savait qu&rsquo;on allait se le prendre en pleine face. Mais qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas le choix. »</p>



<p>À la base, on voulait aller faire des belles grandes voies sur le rocher et c’est devenu un voyage d’alpinisme. » </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1024x768.webp" alt="Elsa Ponzo (@Julien Nadiras)" class="wp-image-3349" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1024x768.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-300x225.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-768x576.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1536x1152.webp 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-2048x1536.webp 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-600x450.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Elsa Ponzo (@Julien Nadiras)</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Adaptation</strong></h2>



<p>«&nbsp;On n&rsquo;a pas pu faire toutes les 100 grandes voies présentées dans le topo&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;On a dû s’adapter pour différentes raisons. La première : la fermeture de certaines parois en raison de la nidification des faucons pèlerins, du hibou grand duc ou d&rsquo;autres espèces. […] La plupart du temps, on a essayé quand même au plus possible de faire d&rsquo;autres grandes voies dans la même difficulté ou aussi belles les unes que les autres.&nbsp;»</p>



<p>Deuxième aléa : certaines parois étaient encore mouillées. «&nbsp;Et troisième raison, c&rsquo;est que la fin du voyage a été vraiment très difficile physiquement&nbsp;» confie Laura. «&nbsp;Mon corps commençait à me lâcher. Moi, j&rsquo;ai eu un gros moment de fatigue où j&rsquo;ai dit à Elsa : là, il faut qu’on fasse des grandes voies plus faciles, sinon, je sens vraiment que je vais me blesser et je vais devoir arrêter le voyage&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Un moment clé de leur périple, survenu aux alentours du 29e jour.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je ne faisais que pleurer pendant trois jours&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Ça devenait très, très compliqué. Je n’avais plus d’énergie. Et je n’avais plus envie de sortir du van. D’autant que c’était le moment où l’on arrivait dans le Verdon. Donc, tu sais que tu t&rsquo;attaques à un gros bout de rocher. C&rsquo;est quand même très exposé. Il y a une ambiance. Les points sont éloignés. Je n&rsquo;avais pas forcément non plus les chaussons adaptés. Beaucoup de choses qui rentraient en jeu. Vu que je n&rsquo;avais pas beaucoup grimpé dans ce coin-là, je manquais d’expérience d&rsquo;escalade dans le Verdon.&nbsp;»</p>



<p>Même si la cordée décide de diminuer la difficulté des grandes voies dans lesquelles elles s’engagent, Laura est à bout. «&nbsp;Je suis tombée à plein d&rsquo;endroits. C&rsquo;était vraiment trop dur et je commençais vraiment à fatiguer et à perdre patience. Cétait compliqué&nbsp;» confie-t-elle. «&nbsp;Tandis qu’Elsa n&rsquo;est pas tombée une seule fois dans tout ce trip quand-même ! Elle a enchaîné toutes les longueurs à vue non-stop en sachant que ça va jusque dans le 7b+. Avec les conditions difficiles, le vent et autres. Elle est vraiment incroyable ! Donc Elsa, grosse machine. Sa capacité à être concentrée, à tout donner et à grimper comme elle l’a fait pendant 43 jours était impressionnante !&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Coupées du monde</strong></h2>



<p>Originaire de Toulon, Laura avait pourtant très peu grimpé en Provence. Ce projet a donc représenté pour elle « une excellente manière d&rsquo;aller à la découverte de toutes ces belles grandes voies ». Et il semblerait qu’au-delà de l’aspect performance, ce soit ce qui compte le plus à ses yeux. « À plein de moments, on a fait des grandes voies dans le 6a et c&rsquo;était juste magnifique en fait » raconte-t-elle. « Je n&rsquo;ai pas besoin de faire du 8b pour prendre du plaisir en escalade. C&rsquo;était génial de vivre cette aventure et de grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu&rsquo;on s&rsquo;est retrouvées dans des grandes voies que personne ne fait plus ! Tu vois, la Sainte-Baume et autres, le rocher était moyen, c&rsquo;était un peu miteux. On s&rsquo;est mis quand même des sacrés missions à des endroits, tu vois, il faut y aller quand même dans les voies historiques des années 1960. Alors le topo t&rsquo;annonce 6a, 6a+. Là, je peux te dire que t&rsquo;as intérêt à avoir de la marge parce que ça grimpe. »</p>



<p>43 jours de voyage à travers la Provence, c’est long &#8211; surtout au vu du rythme soutenu que la cordée s’est imposée.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Ce n&rsquo;est pas comme un big wall&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;En big wall, tu pars une semaine, voire 15 jours sur le mur et après, tu redescends, tu revois tous tes proches, les autres personnes de ton équipe. Et tu peux aussi travailler sur d&rsquo;autres projets. […] Tandis que là, c&rsquo;était assez one focus. Je me suis sentie coupée du monde. Ce n&rsquo;est pas un sentiment que j&rsquo;ai vraiment aimé. Moi, j’ai envie d&rsquo;être en connexion avec le monde, pouvoir vivre des aventures avec d&rsquo;autres personnes. Je suis quand même encore en train de le digérer en sachant que là, je t&rsquo;avoue qu&rsquo;on a fini lundi dernier. Et jeudi, j&rsquo;avais l’avant-première [<em>de son film «&nbsp;The Queen Swing&nbsp;», relatant ses aventures au Yosemite, ndlr</em>] au Grand Rex. C&rsquo;est allé très, très vite.&nbsp;Quoiqu’il en soit, vivre des aventures comme ça, c’est une belle manière d&rsquo;apprendre à se connaître.&nbsp;»</p>
</div></div>



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