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	<title>cancer &#8226; encordées</title>
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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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		<title>Coline Béal, réalisatrice de « La Cordée de l’Après » : « J’ai compris qu’affronter la maladie, c’était comme gravir un sommet »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Une pour toutes, toutes pour une, je connaissais bien cet adage, mais je ne l’avais jamais incarné », annonce avec émotion l’une des protagonistes de « La Cordée de l’Après », un film retraçant l’ascension du mont Blanc par huit femmes, âgées de 36 à 60 ans, en rémission d’un cancer, réalisé par Coline Béal, revenue pour encordées sur ce projet, sorti cet automne, et qui s’est très vite imposé à elle comme « une évidence ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Coline Béal, réalisatrice de « La Cordée de l’Après » : « J’ai compris qu’affronter la maladie, c’était comme gravir un sommet »</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-24T17:00:00+01:00">24 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">6 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>« <em>Une pour toutes, toutes pour une, je connaissais bien cet adage, mais je ne l’avais jamais incarné</em> », annonce avec émotion l’une des protagonistes de <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>«</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong> <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><em>La Cordée de l’Après</em> <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>»</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong>, un film retraçant l’ascension du mont Blanc par huit femmes, âgées de 36 à 60 ans, en rémission d’un cancer, réalisé par Coline Béal, revenue pour <em>encordées</em> sur ce projet, sorti cet automne, et qui s’est très vite imposé à elle comme « <em>une évidence</em> ».</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;La cordée de l&#039;après&quot; @ Coline Béal" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>«<strong><em> On ne maîtrise pas ce qui nous arrive dans la vie ; pourtant, on a le choix de décider ce que l’on en fait</em></strong> », lance l’une des huit femmes de&nbsp;<em>« <em>La Cordée de l’Après</em> »</em>. Le ton est donné : dans ce film, l’ascension du mont Blanc, sommet maintes fois foulé, va prendre une tout autre tournure.</p>



<center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/gGI_Icj-Ekw?si=9-x4oxY1gUvc6edy" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>



<p>C’est d’ailleurs ce qui a motivé Coline Béal, réalisatrice passionnée de montagne, à s’engager dans ce projet. « <em>Julien Viroulaud</em> [guide de haute montagne à l’origine du projet aux côtés d’Isabelle Deschamps, l’une des huit femmes en rémission d’un cancer en route pour le sommet du mont Blanc, ndlr] <em>est venu me chercher. J’ai adoré l’idée d’aller tourner en montagne, parce que ce genre d’occasion ne se présente pas souvent </em>», raconte-t-elle. « <em>Mais <strong>je n’avais pas envie de faire un film uniquement sur l’ascension : rencontrer des gens qui grimpent une montagne sans trop de sens, ça ne me parlait pas vraiment. </strong>Ce qui m’intéressait, c’était de parler de la maladie. Il y avait un beau parallèle à faire. Car très vite, en côtoyant ces femmes, j’ai compris qu’affronter la maladie, c’était comme gravir un sommet. »</em></p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>«<em> L’ascension, on l’a toutes faite. Pas forcément le sommet.</em> »</p><cite>L’une des protagonistes de « <em>La Cordée de l’Après</em> »</cite></blockquote></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1.webp" alt="En route pour le mont Blanc @ Coline Béal" class="wp-image-3204" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1-768x432.webp 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">En route pour le mont Blanc @ Coline Béal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-b51def74"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Le pouvoir de la montagne au pluriel</strong></strong></h2></div>



<p>Cette obsession du sens, Coline Béal la doit sans doute à son parcours dans le monde du cinéma. Comédienne pendant dix ans, elle est ensuite devenue réalisatrice de fiction. Un déménagement en Bretagne l’a conduite à se tourner vers le monde du documentaire.</p>



<p>« <em>L’une des huit femmes suivies pour le film ne connaissait pas la montagne</em> », raconte Coline Béal. « <em>C’est pourquoi, lors de notre premier week-end de préparation pour ce projet, on a fait un tout petit sommet dans les Pyrénées. Quand les filles sont arrivées en haut, leur regard émerveillé était beau à voir ; elles ont appelé toute leur famille par la suite. <strong>J’ai compris à ce moment-là que la montagne, l’océan et la nature en général pouvaient apporter énormément de choses.</strong> Ce projet m’a permis de découvrir une autre manière de vivre la montagne, plus tournée vers le partage que vers l’intérêt personnel. </em>»</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>«<em> C’était raide. Et là, je me suis dit : “</em>Eh ben, tu peux faire encore plein de belles choses.<em>”</em> »</p><cite>L’une des protagonistes de « <em>La Cordée de l’Après</em> »</cite></blockquote></figure>



<p>À la suite de ce premier week-end, les filles s’entraînent, prennent goût à la marche et commencent l’escalade. «<em> Tout ça, c’est resté en elles</em> », poursuit la réalisatrice. « <em><strong>Elles ont pris énormément de confiance. Grâce à la montagne.</strong></em> <em>[…] Cette tranche de vie partagée ensemble nous a unies. Il est certain qu’elle restera à vie pour elles, comme pour moi. </em>»</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-06d749d7"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Faire sa place dans la cordée, une caméra au poing</strong></strong></h2></div>



<p>La première fois que Coline Béal a rencontré ces huit femmes, c’était en voiture. « <em>On avait huit heures de trajet pour aller dans les Pyrénées. Je croyais qu’elles se connaissaient très bien toutes, alors que ce n’était absolument pas le cas. Ça a assez vite été une évidence. </em>»</p>



<p>Pas question, pour autant, de dégainer sa caméra : « <em><strong>Je pense que j’ai loupé plein de moments, c’est vrai. Mais c’est le jeu du documentaire : prendre le temps de créer du lien pour parvenir, avec le temps, à faire oublier aux personnes qu’elles sont filmées.</strong></em> <em>Si j’avais sorti ma caméra dès notre rencontre, elles n’auraient pas vécu cet instant de la même façon, c’est certain. Elles se seraient peut-être fermées — il y a toujours un temps d’adaptation aussi. </em>»</p>



<p>Un temps indispensable, lui ayant permis de créer une confiance mutuelle avec les huit femmes. « <em>Parce que oui, j’ai filmé l’ascension, mais aussi des moments plus difficiles, notamment lorsqu’Isabelle allait passer des examens compliqués… Ça n’a pas été des moments faciles.</em> » note la réalisatrice. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1.webp" alt="En route pour le mont Blanc @ Coline Béal" class="wp-image-3208" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">En route pour le mont Blanc @ Coline Béal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-cc038db2"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>L’après-cancer, entre vulnérabilité et renaissance</strong></h2></div>



<p>«<em> Le terme de rémission est assez complexe </em>», souligne Coline Béal. «<em> Quand les filles disent qu’elles sont en rémission, elles ne sont pas guéries. Ce qui veut dire que leur cancer peut revenir. C’est juste qu’à ce moment-là, la maladie ne progresse pas. <strong>Elles vivent donc avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. </strong>Et si elles sont très suivies quand elles sont malades, c’est nettement moins le cas en rémission. D’autant qu’elles ne s’autorisent pas forcément à dire “je ne vais pas bien”, parce que, justement, la maladie leur laisse un peu de répit. </em>»</p>



<p>Une période que la plupart des huit femmes mises en lumière dans « <em><em>La Cordée de l’Après</em> </em>», comme de nombreuses personnes en rémission d’un cancer, n’ont pas bien vécue. C’est pourquoi Isabelle Deschamps [<em>qui a eu un cinquième cancer lors du tournage du film, ndlr</em>] a créé une association, « Les PrinSEINSes ». « <em>Elle voulait montrer aux malades qu’après, il y a de la vie, et même une vie encore plus forte</em> », raconte Coline Béal. « <em>Les filles sont sorties de cette maladie beaucoup plus fortes, avec davantage de confiance. Elles ont encore plus envie de vivre. Elles pleurent, elles rient. <strong>Elles sont deux fois plus vivantes que tout le monde. C’est leur élan vital que j’ai eu envie de montrer dans le film.</strong></em> »</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« <em>On va se surpasser pour celles qui ne vont pas le faire. Peur, pas peur, on s’en fout. Là, tu ne le fais plus pour toi. Juste pour elles : tu vas te dépasser, tu vas aller jusqu’au bout. </em>»</p><cite>L’une des protagonistes de « <em>La Cordée de l’Après</em> »</cite></blockquote></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1.webp" alt="&quot;La cordée de l'après&quot; @ Coline Béal" class="wp-image-3205" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">« La cordée de l&rsquo;après » @ Coline Béal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-a2d6d38e"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Au sommet, ensemble</strong></h2></div>



<p>Rien ne s’est passé comme prévu lors du tournage, puisque les filles ont appris, une semaine avant leur ascension du mont Blanc, la rechute d’Isabelle, leur compagne de cordée à l’origine du projet. Une annonce qui a d’abord démotivé la plupart des protagonistes… « <em>S’en est suivie une transmission de flambeau. L’idée : aller le plus loin possible</em> », détaille la réalisatrice. « <em>Celles qui étaient contraintes de renoncer donnaient de la force aux autres, et celles qui continuaient mettaient toute leur énergie pour elles. C’était si beau à voir.</em> »</p>



<p>« <em>C’est un immense message d’espoir adressé à celles et ceux qui se battent, qui luttent et qui trébuchent […], parce que le combat vaut toujours la peine d’être livré</em> », conclut leur guide, Julien Viroulaud, dans le film.</p>
</div></div>



<p></p>
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