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	<title>escalade &#8226; encordées</title>
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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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		<title>« Une voie pour la nature » : la mini-série de Nolwen Berthier, la grimpeuse engagée</title>
		<link>https://encordees.fr/une-voie-pour-la-nature-la-mini-serie-de-nolwen-berthier-la-grimpeuse-engagee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nolwen Berthier est le genre de grimpeuse à appuyer sur pause pour mieux réfléchir. En témoigne son dernier projet, « Une voie pour la nature », une web-série qui nous invite à prendre un peu de recul sur notre pratique de l’escalade, en regardant autrement des falaises que l’on croit connaître par cœur, et en se demandant, simplement, comment notre pratique peut évoluer vers davantage de protection du vivant. Le tout à travers quatre épisodes mêlant grimpe et discussion avec des scientifiques, des activistes, avant tout guidés par cette envie commune : celle d’être dehors.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Une voie pour la nature » : la mini-série de Nolwen Berthier, la grimpeuse engagée</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-01-28T17:00:00+01:00">28 Jan 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">2 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong>Nolwen Berthier est le genre de grimpeuse à appuyer sur pause pour mieux réfléchir. En témoigne son dernier projet, « <em>Une voie pour la nature </em>», une <strong>web-série</strong> qui nous invite à prendre un peu de recul sur notre pratique de l’escalade, en regardant autrement des falaises que l’on croit connaître par <strong>cœur</strong>, et en se demandant, simplement, comment notre pratique peut évoluer vers davantage de protection du vivant. Le tout à travers quatre épisodes mêlant grimpe et discussion avec des scientifiques, des activistes, avant tout guidés par cette envie commune : celle d’être dehors.</strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Une voie pour la nature&quot; @Nolwen Berthier" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>« J’ai de plus en plus l’impression qu’on consomme la nature pour notre passion. » <a href="https://encordees.fr/nolwen-berthier-jai-de-plus-en-plus-limpression-quon-consomme-la-nature-pour-notre-passion/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">confiait Nolwen Berthier</a> début mai à <em>encordées</em>. La grimpeuse professionnelle venait tout de sortir un carnet, « <em>Le monde du sport face à l’urgence écologique</em> », regroupant des récits inspirants, profondément humains, qui montrent qu’un autre sport – plus sobre, plus juste, plus aligné avec le vivant – est possible.</p>



<p>« <em>Quand on pratique un sport outdoor, on bénéficie souvent d’une image &lsquo;écolo&rsquo; – parce qu’on associe le lieu à la manière de pratiquer </em>», confiait-elle. « <em>On se dit que, puisqu’on est en pleine nature, on est censé la respecter. Ce raisonnement paraît logique… mais dans les faits, ce n’est pas toujours le cas.</em> »</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>La grimpe comme fil conducteur</strong></strong></h2></div>



<p>Ancienne membre de l’équipe de France d’escalade, Nolwen Berthier a imaginé « <em>Une voie pour la nature</em> », une série de vidéos présentées à travers une conférence du même nom mêlant projections et partages d’expérience personnelle. Un projet prenant volontairement le contre-pied des formats habituels. Exit la performance, les cotations, et même le discours militant.</p>



<p>« <em>Ces vidéos, je les ai pensées comme une invitation à s’émerveiller, se questionner et repenser notre rapport de domination aux autres vivants</em> », détaille la grimpeuse. « <em>Dans chaque épisode, une voie d’escalade emblématique devient le fil conducteur de la voix d’un.e militant.e engagé.e pour la protection du vivant.</em> » De quoi interroger notre rapport à ce qui nous entoure lorsque l’on grimpe dehors.</p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h4 class="wp-block-heading">Épisode 1 – « Vivante parmi les vivant.e.s », avec Gilles Bœuf, biologiste et ancien directeur du Muséum national d’Histoire naturelle</h4>



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<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h4 class="wp-block-heading">Épisode 2 – « Le bruit qui coule », avec Emka de Cannart, biologiste marine et activiste</h4>



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<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h4 class="wp-block-heading">Épisode 3 – « Une idée lumineuse », avec Samuel Busson, directeur de projet biodiversité et éclairage au CEREMA</h4>



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<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h4 class="wp-block-heading">Épisode 4 – « Bogue à la racine du système », avec Lionel Minassian, fondateur de l’association Papa Ours Nature</h4>



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			</item>
		<item>
		<title>Caro North : l’expé’ où elle a choisi de rester seconde de cordée</title>
		<link>https://encordees.fr/caro-north-lexpe-ou-elle-a-choisi-de-rester-en-seconde-de-cordee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[ecopoint]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Vivre ses rêves » est le mantra de Caro North. Cet été, l’alpiniste l’a pourtant décliné autrement - pour permettre à d’autres de réaliser les leurs.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Caro North : l’expé’ où elle a choisi de rester seconde de cordée</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-17T17:00:00+01:00">17 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">9 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>« <em>Vivre ses rêves</em> » est le mantra de Caro North. Cet été, l’alpiniste l’a pourtant décliné autrement &#8211; pour permettre à d’autres de réaliser les leurs. Elle a encadré un groupe de passionnées parties ouvrir des <em>big walls</em> au Groenland, en privilégiant une approche en mobilité douce, et ce sans jamais imposer son <em>leadership</em> dans la cordée. Une évidence pour celle qui signait, en 2015, la première ascension 100 % féminine du Cerro Torre. Un équilibre de vie même, entre individualisme et dimension collective, qu’elle nous a raconté dans cet interview. </strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Au sommet d&#039;une des grandes voies au Groenland (@Ramona Waldner)" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-600x400.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-768x512.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Vous avez peut-être découvert Caro North grâce au documentaire « <a href="https://vimeo.com/ondemand/viasedna" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Via Sedna</a> » qui retrace son expédition 100 % féminine entre la France et les <em>big walls</em> du Groenland, via les rudes mers arctiques, aux côtés de la navigatrice Marta Guemas et de six autres femmes. C’était en 2022.</p>



<p>Trois ans plus tard, l’alpiniste, également guide de haute montagne remet ça. Autrement. En prenant la tête de la formation de l’équipe féminine du Club alpin suisse, elle s’est engagée, avec la guide Ramona Volki, à accompagner les six grimpeuses sélectionnées vers l’expédition de leurs rêves. Leur choix s’est tourné vers <strong>le Groenland, rejoint en mobilité douce, avec l’ambition d’ouvrir plusieurs <em>big walls</em> dans deux fjords différents</strong>. « <em>Ne pas prendre l’avion, c’est accepter de prendre plus de temps… pour vivre beaucoup plus d’aventures ! </em>», explique Caro North. « <em>Parce que, clairement, dix jours de voyage avec tous nos gros sacs, c’est bien plus d’aventures que si on avait pris un avion pour arriver directement au Groenland avec toutes nos affaires. </em>»</p>



<p>Résultat : sept semaines entre grimpe et voyage &#8211; train, bus, ferry, voilier -, six nouvelles voies ouvertes, et surtout une aventure humaine inoubliable. « <strong><em>L’humain, c’est vraiment ce qui reste. Bien plus que les longueurs gravies ou les voies ouvertes</em></strong> », résume l’alpiniste. Le fruit d’une longue préparation, autant physique que mentale, qu’elle raconte dans l’interview ci-dessous.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5.webp" alt="Caro North sur le voilier (@Ramona Waldner)" class="wp-image-3131" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Caro North sur le voilier (@Ramona Waldner)</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-b51def74"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Qu’est-ce qui t’a poussée à t’engager dans ce projet ?</strong></strong></h2></div>



<p>Cela fait des années que le Club alpin suisse me demande de former leur équipe féminine. J’ai une solide expérience en expédition et, en tant que guide, je suis capable d’encadrer une équipe comme celle-ci. Mais j’ai longtemps refusé : je trouvais que cela représentait trop de responsabilités.</p>



<p>Dans ce type d’équipe, il y a des filles très fortes, qui aiment repousser les limites. Et ça me mettait un peu mal à l’aise. Puis, à un moment, je me suis dit : «<em> Allez, je suis prête. Je vais au moins essayer. </em>»</p>



<p>J’adore partager ma passion. C’est d’ailleurs pour ça que je ne suis pas seulement athlète. <strong>Je ne peux pas me contenter de mener mes propres projets et de suivre uniquement mes rêves. J’ai besoin de faire quelque chose pour les autres pour être heureuse. </strong>C’est aussi pour cela que je guide autant.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/3.webp" alt="Rêves de montagne (@Ramona Waldner)" class="wp-image-3135" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/3.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/3-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/3-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/3-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rêves de montagne (@Ramona Waldner)</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-06d749d7"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Comment s’est déroulée la préparation de l’équipe féminine pour ce projet au Groenland ?</strong></strong></h2></div>



<p>L’essentiel de la préparation s’est fait lors de stages couvrant toutes les disciplines de l’alpinisme : montagne, escalade, grandes voies, cascade de glace, et même un peu de mixte en conditions hivernales. L’objectif était d’offrir aux filles une formation complète. Cela m’a vraiment rassurée de savoir que nous étions toutes au même niveau en matière de sécurité et de progression dans ces terrains-là.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-cc038db2"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Dans l’un de tes derniers </strong><a href="https://www.instagram.com/p/DRQKPcZiNEz/?img_index=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>posts Instagram</strong></a><strong>, tu expliques avoir endossé un rôle totalement nouveau : tu n’as jamais été première de cordée lors de cette expédition. Comment as-tu vécu le fait d’être davantage dans la transmission ?</strong></h2></div>



<p><strong>Mon objectif, c’était vraiment que ce soit </strong><strong><em>leur</em></strong><strong> expédition.</strong> Je voulais qu’elles fassent leurs propres choix, tout en pouvant s’appuyer sur mon expérience. Et honnêtement, je ne savais pas exactement comment les choses allaient se dérouler. Mais je tenais à ce que mon ego n’entre pas en jeu. Je voulais simplement les soutenir. Et finalement, ça a super bien fonctionné.</p>



<p>Je ne savais pas non plus si elles seraient capables de grimper toutes les longueurs en tête. On a donc fait beaucoup de préparation mentale avec des professionnels. L’idée était aussi de clarifier mon rôle : que ferait-on si, à un moment, les filles n’arrivaient pas à franchir une longueur ? Est-ce que je pouvais être une sorte de joker, en prenant la tête ? Ou fallait-il renoncer ? Après réflexion, les filles ont dit : « <em>Oui, ça paraît logique. Si on n’y arrive pas, c’est toi qui y vas.</em> »</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/6.webp" alt="Escalade au Groenland (@Ramona Waldner)" class="wp-image-3132" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/6.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/6-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/6-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/6-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Escalade au Groenland (@Ramona Waldner)</figcaption></figure>



<p>Mais ce cas de figure ne s’est jamais présenté. Parce qu’elles sont vraiment très fortes. J’ai été tellement fière d’elles ! <strong>Pour la plupart, c’était la première fois qu’elles ouvraient des grandes voies aussi longues, à une telle distance de la maison.</strong> C’était génial de les voir tout faire elles-mêmes. Moi, j’étais juste là pour les soutenir en faisant beaucoup de hissage par exemple &#8211; pour qu’elles puissent garder toute leur énergie et grimper les longueurs en tête.</p>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-2a539932">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c4808bdb"><h4 class="uagb-heading-text"><strong>5 raisons qui ont fait de cette expédition l’une des plus marquantes que j’aie vécues (par Caro North)</strong></h4></div>



<p><strong>#01. Adopter un rôle complètement nouveau</strong><br>Apprendre à lâcher prise, à soutenir plutôt qu’à prendre le leadership. Pas simple… mais infiniment enrichissant.<br><br><strong>#02. Voir les filles prendre le <em>leadership</em></strong><br>Assister à leurs choix, les voir tracer leurs propres voies, décider, grimper en autonomie… Une vraie leçon d’inspiration.<br><br><strong>#03. Vivre le travail d’équipe dans sa forme la plus pure</strong><br>Nous avons grimpé, cherché, résolu, avancé comme une seule équipe, sans <em>ego</em> : uniquement avec confiance, écoute et respect.<br><br><strong>#04. Partager le rôle de guide</strong><br>Travailler avec Ramona Volki a tout rendu plus fluide. On s’est soutenues, complétées, et on a créé un espace où les filles pouvaient vraiment s’épanouir.<br><br><strong>#05. Éprouver la joie de les voir réussir</strong><br>Porter, conseiller, transmettre… et observer leurs réussites. Une belle piqûre de rappel : parfois, prendre du recul a autant de valeur que de prendre le <em>leadership</em>.</p>
</div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-a2d6d38e"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>La préparation mentale était-elle spécifique à ce projet ou l’avez-vous intégrée tout au long de la formation ?</strong></h2></div>



<p><strong>Je voulais créer une base solide pour une équipe qui fonctionne bien, et pour moi, cela passait par la préparation mentale.</strong> Au début, on en a fait très peu, mais ce qui a vraiment fonctionné, c’est que nous avons rapidement identifié les attentes de chacune. À partir de là, nous avons commencé un vrai travail avec des psychologues du sport, seulement trois mois avant l’expédition.</p>



<p>Je pense que cette préparation mentale a été l’une des clés du succès. Nous ne nous sommes jamais disputées, même lors des voyages où nous étions constamment les unes sur les autres. Sur le voilier, contrairement à un camp de base, il n’y a pas moyen de s’isoler pour souffler : on est toutes à bord. <strong>Tout s’est superbement bien passé, car nous avions pris l’habitude de parler dès qu’un problème apparaissait. </strong>C’était vraiment incroyable et cela a rendu l’équipe incroyablement solide.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/4.webp" alt="Au coeur d'un fjord, au Groenland (@Ramona Waldner)" class="wp-image-3136" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/4.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/4-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/4-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/4-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au coeur d&rsquo;un fjord, au Groenland (@Ramona Waldner)</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c2c2307d"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Qu’avez-vous travaillé exactement lors de vos séances de préparation mentale ?</strong></h2></div>



<p>Nous avons beaucoup travaillé sur les attentes et les peurs de chacune, ce qui nous a énormément aidées. <strong>Nous avons aussi appris à communiquer &#8211; vraiment bien, et de manière non-violente. Cela a permis de créer une base de confiance si solide que nous pouvions parler de tout, sans retenue. </strong>C’était incroyable de construire une équipe ainsi. Nous avons également beaucoup échangé sur les stratégies à adopter pour prendre des décisions, surtout en cas de désaccord.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-aebd7513"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>C&rsquo;était la première fois que tu vivais ces émotions partagées ?</strong></h2></div>



<p>Peut-être pas la première fois, mais c’était la première fois que tout était vraiment préparé de cette manière, et c’est ce qui était génial. Il y a trois ans, j’ai fait un long voyage avec huit copines au Groenland : nous sommes parties de France en voilier, avons ouvert une voie, puis sommes rentrées. Cette expédition m’a permis de comprendre toute la logistique pour se rendre au Groenland sans prendre l’avion. Là aussi, ça avait très bien fonctionné : huit filles à bord pendant trois mois, dans des conditions de mer difficiles.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/corps-du-texte-_portrait_.webp" alt="Regard vers l'horizon, sur le glacier (@Ramona Waldner)" class="wp-image-3137" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/corps-du-texte-_portrait_.webp 450w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/corps-du-texte-_portrait_-169x300.webp 169w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption class="wp-element-caption">Regard vers l&rsquo;horizon, sur le glacier (@Ramona Waldner)</figcaption></figure>



<p>Nous avions parlé de tout, et c’était extrêmement bénéfique. <strong>Selon mon expérience, c’est souvent le cas lorsqu’on va en montagne entre femmes : on parle plus ouvertement de ce qui nous touche.</strong> L’alpiniste est souvent perçu comme un héros &#8211; « on n’a pas peur », « on est les plus forts » &#8211; alors qu’en réalité, la préparation mentale et la gestion des peurs sont essentielles.</p>



<p>Nous ne sommes pas des héros. Je n’aime pas du tout l’idée qu’on dise « <em>on est les meilleurs</em> » ou « <em>on n’a pas peur</em> ». Car, comme dans tous les sports, le mental est crucial en montagne, et il est indispensable de le travailler.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-8e8030b7"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>La fin de l’expédition a marqué la conclusion de trois années de stages et de sorties en montagne. Comment vivez-vous l’après ?</strong></h2></div>



<p>Le plus difficile, ça a été le retour en Suisse. Après sept semaines passées ensemble dans une expédition magique, on a réalisé à quel point tout s’était parfaitement déroulé : nous nous entendions à merveille, avons ouvert de nombreuses voies, bénéficié d’une météo idéale et d’un <em>skipper</em> incroyable. <strong>C’était presque comme vivre dans une bulle, un rêve. Revenir en Suisse et se séparer, c’était brutal.</strong> Retrouver la réalité, ne plus être ensemble et quitter ce rêve a été très difficile pour nous toutes.</p>



<p>Nous sommes restées en contact &#8211; nous nous sommes déjà retrouvées plusieurs fois pour grimper ou pour faire des présentations. Nous avons également fait un débriefing avec les psychologues qui nous avaient accompagnées, pour analyser ce qui s’était passé pendant l’expédition. Cela nous a aidées à revenir doucement à la réalité, en quelque sorte.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1.webp" alt="Au sommet (@Ramona Waldner)" class="wp-image-3133" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au sommet (@Ramona Waldner)</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-0f684f09"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Tu aimerais refaire ce genre de projet à l’avenir ?</strong></h2></div>



<p>Oui, absolument. Ce projet m’a vraiment rendue heureuse. J’ai adoré soutenir les autres tout en les laissant faire leurs propres choix. Comme je le disais, je n’ai pas fait de longueur en tête, et pourtant, c’a été l’une de mes meilleures expéditions. Voir ce qu’elles réussissaient à accomplir, et constater que mon rôle consistait simplement à leur ouvrir des portes et les aider sans laisser mon <em>ego</em> prendre le dessus, a été incroyablement gratifiant.</p>
</div></div>



<p></p>
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		<item>
		<title>Une grande famille</title>
		<link>https://encordees.fr/une-grande-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 16:39:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grimpeuses, c’est une « safe place ». Une association qui, depuis sept ans, fait la part belle à la sororité. Une respiration, façon « colonie de vacances », où l’escalade devient le prétexte idéal pour se retrouver, refaire le monde, s’épanouir et simplement se faire du bien. J’étais à Paris lors de leur dernier événement. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Une grande famille</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-bb4d6915 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-0f7acdfb"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c626f31c"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-10-09T17:39:03+01:00">9 Oct 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">5 minutes</div>


<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong>Grimpeuses, c’est une « safe place ». Une association qui, depuis sept ans, fait la part belle à la sororité. Une respiration, façon « colonie de vacances », où l’escalade devient le prétexte idéal pour se retrouver, refaire le monde, s’épanouir et simplement se faire du bien. J’étais à Paris lors de leur dernier événement. Voici le récit de ce week-end, en toute subjectivité.</strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1.png 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-600x400.png 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-1536x1024.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>5h00. Le réveil sonne.</p>



<p>Je tourne la page de mon éphéméride :<br>« Vendredi 3 octobre.<br>Avec qui aimeriez-vous partir sur un coup de tête ? »</p>



<p>La question me fait sourire. J’y vois un signe : je suis sur le bon chemin.</p>



<p>Ça y est, j’y vais, à Grimpeuses.</p>



<p>Une décision prise hier, sur un coup de tête, lorsque j’ai compris que ma naissante tristesse n’était pas qu’une histoire de SPM : je voulais être de la partie, celle écrite par mes amies à Paris ce week-end.</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-a61ab9ab wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/3-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/3-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/3-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/3-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-2814" width="1024" height="576" title="3-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Salomé &amp; Clémence, deux bénévoles Grimpeuses<br>@ Coralie Havas</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-aeeb4471"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Créer quelque chose ensemble, ce n’est pas rien</strong></h2></div>



<p>Grimpeuses a été ma « safe place ». Un environnement bienveillant dans lequel je me suis épanouie en tant que personne.</p>



<p>Ces années de bénévolat m’ont énormément appris. C’est pourquoi je serai toujours profondément reconnaissante envers cette association, que j’ai vue grandir aux côtés de Caroline Ciavaldini, sa fondatrice, pour tout le bagage de confiance qu’elle m’a apporté.</p>



<p>Mais mon aventure Grimpeuses, c’est avant tout des émotions partagées. Avec les autres bénévoles, bien sûr, mais aussi avec les participantes, les coachs et tous les locaux. Elle est là, l’âme de Grimpeuses.</p>



<p>C’est ce que je retiens de ces six années d’engagement.</p>



<p>La page « bénévolat » n’a pas été facile à tourner. Les visios avec les autres membres de l’asso ont cessé de rythmer mes soirées. Il en va de même pour les dizaines de messages WhatsApp quotidiens. Sans parler de cette émulation permanente. Car créer quelque chose ensemble, ce n’est pas rien, croyez-moi.</p>



<p>Mais « passer à autre chose » était nécessaire. Un choix, le mien, parfois difficile à assumer – surtout à l’approche des événements.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-6d76914a"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Ensemble, c’est tout</strong></h2></div>



<p>6h06. Le train démarre. Je suis heureuse.</p>



<p>Heureuse à l’idée du week-end qui s’annonce. Le programme est simple : je vais passer du temps avec mes amies. Elles seront nombreuses à se retrouver autour de cette association – qui restera à jamais dans mon cœur. Aucun doute : ma place est à leurs côtés.</p>



<p>Alors voilà, je suis en route pour Paris avec ma fidèle acolyte, Caro. Huit heures de transport, trois trains, un bus, la France à traverser… et un monde à refaire, ensemble. Une formalité.</p>



<p>L’avantage du coup de tête, c’est qu’il laisse place à la spontanéité. C’est ainsi que j’ai choisi de vivre Grimpeuses cette fois-ci : en me laissant porter.</p>



<p>J’avais pourtant le choix entre plusieurs casquettes : journaliste indépendante, fondatrice d’encordées, photographe, participante, bénévole ou amie. En adopter une seule aurait été bien réducteur. Alors j’ai choisi de passer le week-end en mode hybride, électron libre.</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-a998f7ba wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/1-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/1-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/1-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/1-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-2815" width="1024" height="576" title="1-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Alice, coache à Grimpeuses, et une participante<br>@Sonia Charapoff</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-23485719"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>De la sororité</strong></h2></div>



<p>« Elles sont où, ces femmes, dans la vraie vie ? »</p>



<p>La question, posée par Victoire – une participante devenue amie -, m’avait fait sourire. Parce que je me l’étais posée, moi aussi, le 15 septembre 2018, à l’issue de la première journée Grimpeuses.</p>



<p>Elle revient aujourd’hui dans mon esprit, sept ans plus tard, alors que je refais le monde avec une participante au pied d’un bloc. Nombreuses sont mes plus belles amitiés à avoir commencé ainsi.</p>



<p>Il y a vraiment quelque chose de spécial à Grimpeuses, depuis le début. J’ai longtemps été incapable de mettre des mots dessus.</p>



<p>Aujourd’hui, je parlerais de sororité : « une relation horizontale, sans hiérarchie ni droit d’aînesse, un rapport de femme à femme », selon l’autrice Chloé Delaume. En résumé, à Grimpeuses, nous avons toutes à apprendre les unes des autres. Ça, on n’en a jamais ouvertement parlé, mais on l’a toutes intériorisé.</p>



<p>Cette réflexion m’est venue lors de la deuxième journée de l’événement parisien, dans la forêt de Fontainebleau, quand les rayons du soleil traversaient les arbres pour venir éclairer les visages heureux des participantes évoluant sur les blocs de grès.</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-cb104472 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-1-768x1024-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-1-768x1024-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-1-768x1024-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-1-768x1024-1.png" alt="" class="uag-image-2816" width="768" height="1024" title="2-1-768x1024" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Une participante sur les blocs de Fontainebleau<br>@Louise Dallons-Thanneur</figcaption></figure></div>



<p>L’ambiance m’a ramenée à 2018, lors du premier événement qui s’était déroulé sur les blocs de La Capelle. Une nostalgie heureuse, une conclusion identique : Grimpeuses me fait du bien, me recentre.</p>



<p>Et je ne suis pas la seule.</p>



<p>Éline Le Menestrel, coach à Paris cette année, me l’avait dit la veille : « Merci, j’avais besoin de ça. »</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-f40f30b7 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/11/2-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-2817" width="1024" height="576" title="2-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Eline Le Menestrel en plein coaching à Grimpeuses<br>@Coralie Havas</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-3562de0d"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>« Safe place »</strong></h2></div>



<p>On s’est souvent moqué de mon implication à Grimpeuses, par le passé. « Tu devrais travailler à te construire un avenir plutôt qu’à organiser bénévolement des réunions Tupperware », m’a-t-on répété.</p>



<p>Une remarque sexiste, visant à rabaisser un événement créé par des femmes et pour des femmes, à quelque chose de trivial, domestique et sans importance.</p>



<p>Certes, Grimpeuses ne changera pas le monde. Mais il est indéniable que cette association a réussi, le temps d’un week-end, à créer un environnement propice à l’épanouissement de soi, en toute bienveillance, pour une soixantaine de personnes. Et ça fait du bien de savoir que de telles « safe places » existent encore dans un monde de plus en plus divisé.</p>



<p>Merci Grimpeuses pour ces tranches de vie – et de rires aussi.<br>Merci Grimpeuses pour les rencontres avec « tata Sonia », « maman Bao », Victoire, Louise, Alix, Salomé, Sarah…<br>Merci, Grimpeuses, de m’avoir aidée à grandir.</p>



<p>Au revoir.<br>À bientôt.</p>
</div></div>



<p></p>
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		<item>
		<title>À la découverte du « pouvoir du vélo », avec Lara Amoros</title>
		<link>https://encordees.fr/a-la-decouverte-du-pouvoir-du-velo-avec-lara-amoros/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 18:22:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[vélo]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Un jour de mai 2022, nous sommes partis sans grandes ambitions vers l’Est, et nous avons gardé ce cap un certain temps », raconte Lara Amoros, guide de haute montagne de 37 ans, qui a vécu cette aventure incroyable aux côtés de Bruno Sourzac, formateur à l’ENSA (École nationale de ski et d’alpinisme). « [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">À la découverte du « pouvoir du vélo », avec Lara Amoros</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-81fe04b2 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-07-30T19:22:56+01:00">30 Juil 2025</time></div></div>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-596d7c10 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">17 minutes</div></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>« Un jour de mai 2022, nous sommes partis sans grandes ambitions vers l’Est, et nous avons gardé ce cap un certain temps », raconte Lara Amoros, guide de haute montagne de 37 ans, qui a vécu cette aventure incroyable aux côtés de Bruno Sourzac, formateur à l’ENSA (École nationale de ski et d’alpinisme). « Une histoire de deux fous qui ont passé plus de deux ans à tournicoter autour de la Terre ! » résume-t-elle avec le sourire. Ces « deux fous » ont emporté avec eux leur matos de grimpe, prêts à gravir certaines des plus belles falaises du monde, de la Turquie à l’Amazonie en passant par le Japon et l’Australie. Leur périple de trois ans est raconté dans un film de 55 minutes, réalisé en « zéro budget production », comme aime le dire Lara (à découvrir en fin d’article). Elle a raconté à <em>encordées</em> leur voyage par téléphone. Ses mots nous ont transporté à travers le globe, on espère qu’il en sera de même pour vous.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1536" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GOPR0605_1659969041334-01-2048x1536-1.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GOPR0605_1659969041334-01-2048x1536-1.jpeg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GOPR0605_1659969041334-01-2048x1536-1-600x450.jpeg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GOPR0605_1659969041334-01-2048x1536-1-300x225.jpeg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GOPR0605_1659969041334-01-2048x1536-1-1024x768.jpeg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GOPR0605_1659969041334-01-2048x1536-1-768x576.jpeg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GOPR0605_1659969041334-01-2048x1536-1-1536x1152.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



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<p><em>Je suis guide de haute montagne – et aussi institutrice, en disponibilité depuis quelques années déjà. Étant originaire du bord de mer, donc du Sud, devenir guide n’était pas du tout un rêve d’enfant ; en revanche, devenir alpiniste, oui.</em></p>



<p><em>Je grimpe donc depuis longtemps, depuis mes 8 ans. Et le vélo a toujours été présent dans ma vie. Ma mère ne conduisait pas : elle a toujours tout fait à vélo, notamment à une époque où ce n’était pas très courant d’avoir un enfant sur le porte-bagage pour aller en ville. Mais je n’ai pas vraiment fait de voyage à vélo avec mes parents. En revanche, je suis partie pour mon premier trip grimpe à vélo.</em></p>



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<p><em>J’ai toujours pratiqué ce qu’on appelle le «&nbsp;vélo-grimpe&nbsp;». Disons que le vélo, c’était mon moyen de déplacement, mais l’objectif, c’était quand même d’aller grimper. Pour ce trip, on avait fait, avec des copains qui avaient comme moi une vingtaine d’années, la traversée des Pyrénées. C’était pratique : on pouvait partir de chez nous à vélo, ça ne coûtait pas cher, et on était autonomes. On a fait une dizaine de sommets – enfin, de grandes voies un peu montagne, comme on en trouve au Vignemale par exemple [3 298 mètres, le point culminant des Pyrénées françaises, ndlr].</em></p>



<p><em>L’année suivante, on a essayé de combiner vélo et alpinisme en Suisse. C’était très chouette, mais on s’est dit que c’était moins compatible. Déjà parce que le climat n’était pas le même que dans les Pyrénées. Et aussi parce qu’on était toujours un peu décalés par rapport aux bonnes conditions en montagne.</em></p>



<p><em>Pour l’alpinisme, il faut être beaucoup plus réactif. Et cet été-là, il avait beaucoup neigé – on était bien plus chargés, et pas toujours dans les bons créneaux. Si bien que même en roulant sous la pluie, quand on arrivait au pied des montagnes, il y avait encore de la neige.</em></p>



<p><em>Plus récemment, on est repartis sur un trip vélo-grimpe en Espagne. À cette époque-là, mon copain, Bruno, n’avait jamais vraiment voyagé à vélo. Ça lui a plu. Et je pense que c’est ce qui l’a motivé pour le tour du monde.</em></p>



<p><em>Tandis que moi, je m’étais toujours dit qu’un jour, je partirais longtemps à vélo. J’avais un peu l’exemple d’un couple qui, dans les années 80-90, avait voyagé pendant 14 ans : les Hervé, je crois [Françoise et Claude Hervé, auteurs du livre “</em><a href="https://www.babelio.com/livres/Herve-Le-tour-du-monde-a-velo/126773" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le tour du monde à vélo</em></a><em>”, ndlr]. Ils avaient eu une petite en cours de route. À l’époque, on ne communiquait pas trop là-dessus. Et puis je pense que des gens comme eux, ils n’avaient pas grand-chose non plus.</em></p>



<p><em>La petite [Manon, ndlr] était rentrée à 6 ans, je crois, et elle devait avoir à peu près mon âge quand j’ai découvert leur histoire. Ça m’avait pas mal marquée. Alors je me suis dit : « Plus tard, je ferai comme eux. »</em></p>



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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-435e0029 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GX010933_1664113660459-01-1024x644-1.jpeg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GX010933_1664113660459-01-1024x644-1.jpeg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GX010933_1664113660459-01-1024x644-1.jpeg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/GX010933_1664113660459-01-1024x644-1.jpeg" alt="" class="uag-image-2965" width="1024" height="644" title="Lavc59.18.100" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<p><em>Au moment de partir, j’étais déjà en disponibilité et je ne faisais plus que guide. Donc, on va dire que j’étais déjà assez libre. J’ai quand même prévenu mes clients : « Je pars un an. » Et puis, à chaque fois, j’ai un peu rallongé.</em></p>



<p><em>Quand tu pars, tu te dis qu’un an, c’est super long. Et c’est assez marrant, parce qu’au début, pendant les premières semaines, j’avais l’impression qu’on roulait depuis des mois. Le temps s’étirait vraiment. Comme tu es tout le temps dehors, à bivouaquer, je ne trouvais pas le temps long, mais je me disais : « Wahou, en fait, c’est génial, on profite beaucoup plus. » Les journées semblaient plus longues. Et puis, comme dans la vie, au bout d’un moment, ça finit par s’accélérer.</em></p>



<p><em>On a décidé de rallonger quand on est arrivés au bout de l’Asie, après un an de voyage. On n’était pas loin de destinations qu’on ne reverra peut-être jamais : le Japon, l’Australie… Des endroits où il faut traverser la planète en avion pour y aller. Alors on s’est dit : « Allez, on continue. » On a fait un an de plus. Et puis encore un petit rallongement ensuite, parce qu’on avait un plan pour rentrer en voilier, qui a finalement capoté un peu au dernier moment.</em></p>



<p><em>Le fait de rallonger comme ça, au fur et à mesure, nous donnait quand même l’impression d’être en sursis. Disons que c’était un peu du bonus à chaque fois. Donc on se disait toujours : « Il faut en profiter, il ne nous reste plus que six mois. » Je pense qu’on l’aurait vécu différemment si, dès le départ, on s’était dit : « On a trois ans devant nous. » On aurait peut-être fait plus de pauses. Même si, à la base, on n’est pas trop du genre à vouloir se poser longtemps au même endroit, je pense qu’on aurait été un peu moins dans cette urgence de vouloir profiter à fond.</em></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-86ed3865 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/dji_fly_20231219_085714_227_1702990647453_photo_optimized2-1-01-1024x764-1.jpeg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/dji_fly_20231219_085714_227_1702990647453_photo_optimized2-1-01-1024x764-1.jpeg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/dji_fly_20231219_085714_227_1702990647453_photo_optimized2-1-01-1024x764-1.jpeg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/dji_fly_20231219_085714_227_1702990647453_photo_optimized2-1-01-1024x764-1.jpeg" alt="" class="uag-image-2966" width="1024" height="764" title="dji_fly_20231219_085714_227_1702990647453_photo_optimized2-1-01-1024x764" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<p><em>Avec Bruno, on est un peu nuls pour faire des plans. Les vélos, on les a achetés d’occasion juste avant le départ. Le voyage, on a décidé ça trois mois avant de partir – le temps de faire la demande de dispo, parce que le délai, c’est trois mois. Il n’y a pas eu de grande préparation ni de plan vraiment préétabli, mais on savait au moins qu’on voulait partir vers l’Est. C’est la direction logique quand tu veux aller le plus loin possible par voie terrestre.</em></p>



<p><em>Il n’y avait aucune revendication écologique dans notre projet. Après, évidemment, moins on prenait l’avion, mieux c’était. L’idée, au départ, c’était de commencer à grimper en Turquie. Et on avait quand même envie de pédaler dans le Pamir, donc au Tadjikistan. C’était un peu ça, la motivation. Pas plus que ça. On s’est dit qu’on verrait en chemin.</em></p>



<p><em>Après, la seule vraie contrainte, ce sont les visas. Il y a plein de pays – toute l’Asie centrale, par exemple – où tu as droit à un mois, pas plus. Donc un mois à vélo dans des pays comme le Kazakhstan, tu es quand même obligé de t’organiser un minimum : pour la semaine suivante, pour sortir à temps, ou alors pour sortir et re-rentrer si tu as besoin d’un peu plus de temps.</em></p>



<p><em>Une fois qu’on avait passé l’Asie et l’Océanie, la suite logique, c’était l’Amérique du Sud, et surtout l’Argentine. J’y avais déjà passé un peu de temps, et Bruno avait pas mal de copains là-bas. C’était un peu comme un retour à la maison. C’était assez marrant.</em></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-5a704258 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-07-26-a-12.23.27-1024x691-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-07-26-a-12.23.27-1024x691-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-07-26-a-12.23.27-1024x691-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-07-26-a-12.23.27-1024x691-1.png" alt="" class="uag-image-2967" width="1024" height="691" title="Capture-decran-2025-07-26-a-12.23.27-1024x691" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<p><em>Ce qui m’a le plus manqué pendant le voyage, c’était le camion. Parce qu’en camion, tu peux vraiment te poser, rester quelque part sans bouger, et te reposer pour de vrai. Alors que là, en campant à l’arrache, ce n’était pas pareil. Tu ne peux pas passer la journée au milieu d’un jardin public juste parce que tu as décidé de lever le pied ce jour-là. Je me disais que c’était cool d’avoir un véhicule. Mais finalement, j’ai réalisé qu’une fois la frontière passée, c’est beaucoup plus contraignant. Alors qu’avec le vélo, si à un moment tu en as marre, si tu n’en peux plus de te faire frôler par les voitures, tu le mets sur le toit d’une bagnole ou dans un bus.</em></p>



<p><em>Et puis, tu es quand même beaucoup plus libre qu’à pied. Nous, on est guides tous les deux, donc notre quotidien, c’est de marcher avec un sac à dos. Le fait de ne pas porter de charge sur le dos, c’est quand même un vrai luxe. On fait attention à ce qu’on emporte sur les vélos, on essaie d’être au plus léger, mais franchement, on n’est pas à deux kilos près – alors qu’à pied, chaque gramme compte.</em></p>



<p><em>Et marcher chargé, c’est franchement relou. En plus, à pied, quand tu traverses une région, tu mets dix jours à voir le paysage changer. À vélo, en deux jours, tu as déjà changé d’ambiance. Là où on le ressentait encore plus, c’était quand on arrivait dans une grande ville : on était super libres dans nos déplacements. Pas besoin de marcher pendant des heures ou de chercher un taxi. Pour moi, le vélo, c’est vraiment ça : la liberté.</em></p>



<p><em>En plus, tu ne pollues pas, donc tant mieux. Ça ne coûte pas cher. Et la seule essence que tu achètes, c’est pour le réchaud. C’est quand même chouette.</em></p>



<p><em>Par contre… tu manges beaucoup. Beaucoup plus qu’à pied. C’est assez fou. Je n’ai jamais fait d’hypoglycémie en marchant, mais à vélo, on a vraiment pris des bons coups de bambou. Au début, je me disais qu’on allait s’habituer. Mais en fait, non : si tu ne manges pas toutes les deux ou trois heures, ça ne passe pas. C’est marrant. C’est un effort qui demande beaucoup.</em></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-bb496638 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC01311-01-1024x685-1.jpeg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC01311-01-1024x685-1.jpeg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC01311-01-1024x685-1.jpeg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC01311-01-1024x685-1.jpeg" alt="" class="uag-image-2968" width="1024" height="685" title="DSC01311-01-1024x685" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<p><em>Là où on avait vraiment le plus à apprendre, c’était sur le matos vélo. Sur mes trips précédents, je partais avec mon vélo habituel, sans trop me poser de questions. Là, on s’est dit qu’il fallait partir avec des trucs pas forcément légers, mais surtout solides. On a trouvé deux vélos d’occasion auprès d’un couple – c’était parfait : ils faisaient la même taille que nous, chacun le sien. Des vélos en acier, assez lourds (17 kilos sans les bagages), mais qu’on peut ressouder. Partout dans le monde, tu trouves quelqu’un pour souder de l’acier. L’alu, c’est une autre histoire.</em></p>



<p><em>Pour le reste du matos, c’était plus simple : notre quotidien, c’est déjà le matériel de grimpe. On a pris ce qu’on utilise d’habitude, en essayant d’alléger un peu. En montagne, en tant que guides, on a déjà les dégaines les plus light, les friends les plus compacts, ce genre de trucs. Pour la tente, on a vite compris que la référence chez les cyclistes, c’est la MSR — celle que tout le monde a. On est partis avec une tente neuve, et on a bien fait : elle a bien morflé.</em></p>



<p><em>Globalement, préparer le matos a été assez facile, parce que c’est ce qu’on fait tout le temps. Mais malgré tous nos efforts pour partir léger, on s’est vite rendu compte qu’on avait quand même des trucs en trop. On s’est allégés un peu quand on a croisé des gens qui rentraient en France. Mais on n’a jamais envoyé de colis. C’est assez drôle : tu pars déjà avec très peu, et pourtant, il y a encore un petit peu de superflu.</em></p>



<p><em>Pas beaucoup. Mais un petit peu.</em></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-2dd16f38 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC02673-01-1024x728-1.jpeg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC02673-01-1024x728-1.jpeg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC02673-01-1024x728-1.jpeg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC02673-01-1024x728-1.jpeg" alt="" class="uag-image-2969" width="1024" height="728" title="DSC02673-01-1024x728" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<p><em>Globalement, la grimpe et le vélo, ce sont deux activités qui ne fatiguent pas du tout de la même manière. Et c’est justement ça qui les rend assez compatibles, je pense.</em></p>



<p><em>Une journée de grimpe, ça ne nous épuise pas vraiment. Ce n’est pas comme une grosse journée en montagne, où tu marches beaucoup et où tu portes du poids. Et les journées de vélo, tu les doses vraiment comme tu veux. Quand tu es cuit, de toute façon, tu n’avances plus. Tu t’arrêtes. Et c’est assez fou : en une nuit, tu récupères.</em></p>



<p><em>Ce qui était un peu plus contraignant, en revanche, c’était d’arrêter complètement l’une ou l’autre des deux activités. Le vélo, même après un mois d’arrêt, on reprenait super vite. Tandis que l’escalade, c’est plus ingrat. Il y a eu des pauses grimpe quand il fallait simplement rejoindre le prochain spot, ou parfois parce qu’on avait décidé de faire une séquence purement vélo – comme sur certaines routes emblématiques, la Pamir Highway par exemple. Et au final, tu te rends compte que tu ne seras jamais vraiment dans une forme optimale en escalade.</em></p>



<p><em>En plus de ça, il y a le changement constant de style de grimpe. Le temps de comprendre comment ça marche à un endroit, tu es déjà ailleurs.</em></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-78943d4a wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/PXL_20231111_235909561-01-771x1024-1.jpeg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/PXL_20231111_235909561-01-771x1024-1.jpeg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/PXL_20231111_235909561-01-771x1024-1.jpeg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/PXL_20231111_235909561-01-771x1024-1.jpeg" alt="" class="uag-image-2970" width="771" height="1024" title="PXL_20231111_235909561-01-771x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<p><em>Je quittais chaque pays en me disant : « Il faut absolument qu’on y revienne ». Pour des raisons très différentes à chaque fois. La Turquie, par exemple, j’aimerais y retourner en camion. Ce n’est pas si loin, et là-bas, les gens étaient vraiment incroyables.</em></p>



<p><em>Alors bien sûr, les gens sont globalement accueillants un peu partout dans le monde – et pas seulement dans les pays pauvres ou riches, comme on l’entend parfois. On a souvent tendance à faire des généralités sur “l’hospitalité des pays pauvres”, mais en réalité, on a rencontré des gens géniaux partout. Cela dit, en Turquie, c’était presque systématique. Il y avait des journées où on nous proposait de boire le thé tous les 100 mètres.</em></p>



<p><em>L’Asie centrale aussi m’a marquée, avec ses paysages désertiques d’altitude. C’est vraiment le type d’environnement montagnard que j’adore. Bien plus, par exemple, que la Nouvelle-Zélande – même si tout le monde dit que c’est magnifique, sauvage. Pour nous, les glaciers et les forêts, c’est du familier, c’est ce qu’on voit tout le temps. Mais ces grands plateaux entre 4 000 et 5 000 mètres, sans arbres, sans eau… ça, ce sont des paysages qui nous fascinent.</em></p>



<p><em>On a aussi adoré grimper en Australie et en Tasmanie, sur ces espèces de tours au-dessus de la mer. C’était hyper exotique pour nous. Ce n’était pas très haut, mais il fallait gérer plein de paramètres : la hauteur des vagues, la marée, etc.</em></p>



<p><em>Et puis le Japon… culturellement, on a vraiment adoré.</em></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-ea0248a1 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_1510-01-1024x746-1.jpeg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_1510-01-1024x746-1.jpeg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_1510-01-1024x746-1.jpeg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/IMG_1510-01-1024x746-1.jpeg" alt="" class="uag-image-2971" width="1024" height="746" title="IMG_1510-01-1024x746" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<p><em>Ce voyage nous a changés, c’est certain. Parfois, tu es toi-même étonnée de ce que tu peux endurer, ou des façons dont tu réagis. Tu te surprends.</em></p>



<p><em>Déjà, tu ne pars pas faire ce genre de voyage avec n’importe qui. C’est ce qu’on se disait avec Bruno, dans les moments où c’était difficile à supporter : finalement, avec qui d’autre on aurait pu faire ça ? Personne. Même pas ton meilleur pote.</em></p>



<p><em>On était en mode zéro budget. On dormait tout le temps à l’arrache. Il y a eu de longues périodes où on était crados. Et franchement, on est souvent un peu nuls niveau organisation. On achetait à manger une heure avant de se poser au bivouac. Et s’il n’y avait rien… eh bien on ne mangeait pas. Mais on fonctionne un peu pareil là-dessus.</em></p>



<p><em>Cela dit, on s’est quand même dit qu’on avait peut-être poussé un peu trop loin dans l’inconfort. Parce que quand tu enchaînes les grosses journées, si tu n’as pas une petite récompense à la fin, c’est dur. Parfois, il ne faut pas grand-chose. Juste une douche.</em></p>



<p><em>Et dans les pays riches, tu te rends vite compte de tout ce qui te fait envie. Dans les supermarchés, il y a plein de trucs que tu n’as pas vus depuis des mois, surtout après des pays où les rayons sont presque vides. Là, tu as tout… mais c’est super cher. On a mis du temps à comprendre que, ne pas s’offrir de petits moments de réconfort, ça nous épuisait.</em></p>



<p><em>Quand on commençait à mal se parler, on réalisait que notre seul vrai réconfort, c’était d’avoir un moment tranquille à deux, le soir. Ça nous a pris du temps, mais une fois qu’on a compris ça, on a mieux géré. Il y a eu des moments où on faisait plus “équipe” que “couple”. Et parfois, c’est juste comme ça. Parce que des fois, il faut juste avancer.</em></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-3604d6ca wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC02213-01-1024x683-1.jpeg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC02213-01-1024x683-1.jpeg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC02213-01-1024x683-1.jpeg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC02213-01-1024x683-1.jpeg" alt="" class="uag-image-2972" width="1024" height="683" title="DSC02213-01-1024x683" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<p><em>La vraie conclusion de ce projet, c’est la confiance en l’humanité.</em></p>



<p><em>On n’a croisé personne de mal intentionné. On ne s’est jamais fait emmerder. Jamais virés d’un terrain où on campait à l’arrache, même en pleine ville, même sur un terrain de rugby. Jamais.</em></p>



<p><em>Le vélo, ça attire la curiosité. On appelait ça le pouvoir du vélo à la fin. Les gens veulent t’aider, alors qu’en vrai, tu n’as pas besoin d’aide. Tout va bien. T’es juste assis devant un supermarché, et quelqu’un sort pour t’offrir une boisson fraîche. Alors que t’avais même pas remarqué qu’on t’avait remarqué.</em></p>



<p><em>Presque chaque jour, il y avait une situation improbable, juste parce que les gens sont surpris, curieux, touchés, pour des raisons très différentes. Certains sont admiratifs : tu fais un effort physique pour être là. D’autres pensent que tu es pauvre et ont pitié. Et puis certains te prennent pour un aventurier, un mec qui a fait quatre fois le tour du monde.</em></p>



<p><em>Mais dans tous les cas, les gens sont ultra sympas. Et ça, c’est vraiment chouette.</em><em>Parce que parfois, on a l’impression qu’on vit tous dans nos petites bulles, méfiants, refermés. Et là, tu découvres que non. Il y a partout des gens ouverts, généreux, curieux, attentifs.</em></p>



<p><em>C’est une bonne leçon de voyage. Une qu’on a envie de garder en tête, même une fois revenus à une vie plus sédentaire.&nbsp;</em></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-acdb920e wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC07489-01-02-1024x684-1.jpeg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC07489-01-02-1024x684-1.jpeg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC07489-01-02-1024x684-1.jpeg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/DSC07489-01-02-1024x684-1.jpeg" alt="" class="uag-image-2973" width="1024" height="684" title="DSC07489-01-02-1024x684" loading="lazy" role="img"/></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-510d7c41"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Escal’À 2 roues, le “road-movie réalisé avec les moyens du bord”</strong></h2></div>



<p><em>On a aussi fait un film pendant le voyage. Là encore, zéro budget de production.</em> <em>Quand on est arrivés au Japon, on avait déjà filmé pas mal de choses, plutôt pour nous, pour des souvenirs persos. Et on a été invités à Tokyo par une association de guides que Bruno avait formée plusieurs années de suite – soit ils venaient à Chamonix, soit lui allait au Japon. Ils nous ont organisé une petite fête de bienvenue. Super sympa, mais comme les Japonais parlent assez peu anglais – à l’époque, Bruno bossait avec une interprète – on s’est dit : « La soirée va être un peu longue si on ne peut pas échanger… »</em></p>



<p><em>Alors dans l’après-midi, j’ai monté un petit film de 15 minutes avec des images de la première année. Juste pour partager un peu. Et finalement, ce petit film s’est rallongé au fil des mois. Il a fini par durer une heure.</em></p>



<p><em>On l’a présenté un peu partout, au cours du voyage : dans des salles d’escalade, des clubs alpins, dans différents pays. Et comme on se retrouvait souvent face à des publics qui ne parlaient pas notre langue, on a gardé le film muet, juste avec de la musique. L’idée, c’était de discuter après, de laisser place à l’échange.</em></p>



<p><em>Et c’est drôle, parce qu’en ne disant pas trop dans le film, on a parfois suscité plus de réactions que si on avait tout raconté. J’ai beaucoup dessiné pendant le voyage, et certaines pages de mon carnet faisaient les transitions entre les vidéos. Ça a vraiment créé du lien. À la fin d’une projection, les gens venaient nous parler, nous donner des contacts, des potes grimpeurs à l’autre bout du pays. C’est comme ça qu’on a rencontré plein de gens.</em></p>



<p><em><strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=gSznSBsSG0w">Voir le film de Lara et Bruno ici</a></strong></em></p>
</div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Première féminine : « Bravo les filles », ouverte par Lynn Hill en 1999, libérée par Sasha DiGiulian et Marianna Ordóñez</title>
		<link>https://encordees.fr/premiere-feminine-bravo-les-filles-ouverte-par-lynn-hill-en-1999-liberee-par-sasha-digiulian-et-marianna-ordonez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 17:58:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une page importante de l’histoire de l’escalade féminine qui s’est écrite à Tsaranoro ces derniers jours. Vingt-six ans après son ouverture par Lynn Hill, leader d’une cordée exclusivement féminine, Bravo les filles a enfin été libérée dans son intégralité par deux grimpeuses. Fin juin, Sasha DiGiulian et Marianna Ordóñez ont réussi la première ascension [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Première féminine : « Bravo les filles », ouverte par Lynn Hill en 1999, libérée par Sasha DiGiulian et Marianna Ordóñez</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-81fe04b2 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-07-07T18:58:53+01:00">7 Juil 2025</time></div></div>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-596d7c10 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">6 minutes</div></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong>C’est une page importante de l’histoire de l’escalade féminine qui s’est écrite à Tsaranoro ces derniers jours. Vingt-six ans après son ouverture par Lynn Hill, <em>leader</em> d’une cordée exclusivement féminine, <em>Bravo les filles</em> a enfin été libérée dans son intégralité par deux grimpeuses. Fin juin, Sasha DiGiulian et Marianna Ordóñez ont réussi la première ascension libre féminine de cette grande voie emblématique du granite malgache (600 mètres d’escalade répartis en 13 longueurs, dont un <em>crux</em> en 8b). Un accomplissement technique, symbolique et inspirant.</strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1.png 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-600x400.png 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-1536x1024.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Bravo les filles</em>. Comme son nom le suggère, cette voie, située à Tsaranoro, l’un des spots d’escalade les plus célèbres de l’hémisphère Sud, c’est avant tout une histoire de femmes.&nbsp;</p>



<p><strong>Tout commence en 1999, année où Lynn Hill, légende de l’escalade, et ses compères</strong> – Beth Rodden, Nancy Faegan et Kath Pike – <strong>posent leurs chaussons sur le granit des falaises malgaches, qui offrent une inhabituelle richesse gestuelle tout en exigeant technique, détermination et un indispensable soupçon d’engagement.</strong> La particularité de leur expédition ? Être uniquement composée de grimpeuses – accompagnées de Greg Epperson, photographe, Kevin Thaw, monteur et d’un duo de caméramans, Michael Brow et Rob Raker.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;[<em>Nous</em>] sommes arrivées à notre camp de base, situé à une heure de marche du massif du Tsaranoro, le 23 juin. De là, nous avons remarqué une paroi particulièrement belle avec un sommet séparé à droite de la formation principale. Nous avons donc décidé de le gravir » <a href="https://publications.americanalpineclub.org/articles/12200030200/Africa-Madagascar-Andringitra-National-Park-Tsaranoro-Bravo-Les-Filles">raconte</a> Lynn Hill à l’American Alpine Club. «&nbsp;Le 24 juin, nous avons commencé la première longueur de la voie. Comme nous étions quatre grimpeuses, nous nous sommes divisées en deux cordées de deux. Kath et moi d’un côté ; Nancy et Beth de l’autre.&nbsp;»&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2f36b97a"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Une ascension technique et engagée</strong></h2></div>



<p>«&nbsp;La partie inférieure de la paroi était peu déversante, mais une fois les premières longueurs passées, la falaise est progressivement plus raide – et l’escalade plus difficile. Comme il y avait très peu de fissures dans lesquelles placer des protections naturelles, nous avons placé des plaquettes&nbsp;» détaille la grimpeuse américaine.&nbsp;</p>



<p>Les premières centaines de mètres, ne dépassant pas le 6b, ne présentent aucune difficulté majeure pour les grimpeuses. Les choses commencent à se corser à partir des 6e et 7e longueurs – respectivement cotées 6c+ et 7b+. «&nbsp;Lorsque nous avons atteint la 8e longueur, Beth a dû partir pour une compétition aux États-Unis. Kath, Nancy et moi avons donc continué à équiper les cinq dernières longueurs jusqu’au sommet&nbsp;» poursuit Lynn Hill. «&nbsp;Notre objectif était de grimper l’ensemble de la voie depuis le sol tout en plaçant toutes les plaquettes de protection en tête.&nbsp;»</p>



<p>Les grimpeuses finiront par équiper la voie un jour seulement avant leur départ. Ce qui leur a laissé peu de temps pour la libérer. «&nbsp;<strong>Jusque-là, j’avais escaladé en libre toutes les longueurs de la voie, à l’exception de la longueur 8 [<em>cotée 8b, ndlr</em>]</strong>.&nbsp;» raconte la grimpeuse américaine. «&nbsp;Le dernier jour, Nancy et moi sommes descendues en rappel jusqu’à la longueur 8 et j’ai commencé à travailler sur une séquence de mouvements compliquée. […] Après avoir essayé toutes les solutions possibles et imaginables pour passer cette section de rocher vierge pendant plus de deux heures, j’ai finalement trouvé un moyen de grimper en libre après le <em>crux</em>. Après avoir travaillé chaque mouvement de la longueur, j’ai essayé d’enchaîner la séquence complète à deux reprises, mais à chaque fois, j’ai manqué de force sur les derniers mouvements avant la fin. <strong>Après avoir passé près de 15 jours à grimper, hisser, jumper, descendre en rappel et forer plus de 50 plaquettes, mon corps était épuisé. </strong>Néanmoins, pendant les dernières heures du jour, Nancy et moi avons continué l’escalade libre des cinq dernières longueurs de la voie (7b, 6c, 6a+, 6b, 5c). À la fin de la journée, Nancy, Kath, Rob [<em>l’un des caméramans, ndlr</em>] et moi avons grimpé en solitaire la dernière centaine de mètres menant sommet de la formation Tsaranoro. Tout en regardant le soleil se coucher sur les vastes hautes terres désertiques des Andringitra, nous avons tous ressenti un grand sentiment de paix et de satisfaction d’avoir gravi une voie aussi superbe.&nbsp;»</p>



<p><em>Bravo les filles</em>, à l’époque <strong>la grande voie la plus difficile jamais gravie par une équipe féminine</strong>, venait de naître.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-f38872ce"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Une voie libérée pour la première fois en 2004</strong></h3></div>



<p>Et si la cordée portée par Lynn Hill avait réussi à libérer toutes les longueurs, à l’exception de la 8e, il faudra attendre 2004 pour assister à la première ascension en libre, oeuvre des frères espagnols, Eneko et Iker Pou.&nbsp;</p>



<p>Depuis, quelques répétitions en libre ont eu lieu, notamment celle du Tchèque Ondra Benés et de l’Autrichien Harald Berger. Sans toutefois qu’aucune cordée féminine ne parvienne à se hisser en libre au sommet de <em>Bravo les filles</em>.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-36e6d2d9"><h3 class="uagb-heading-text"><strong><em>Bravo les filles</em>, enfin libérée par une cordée féminine</strong></h3></div>



<p>Juin 2025. <strong>Une nouvelle cordée se présente au pied de l’imposante paroi où se dessine la ligne de </strong><strong><em>Bravo les filles</em></strong><strong> : Marianna Ordóñez et Sasha DiGiulian</strong>, qui s’était familiarisée avec le granite de Tsaranoro en 2017, dans le cadre de son ascension de <em>Mora Mora</em> (700 m, 8c) aux côtés d’Edu Marin.&nbsp;</p>



<p>Les deux grimpeuses se sont, dès leur arrivée à Madagascar, mises à travailler les 13 longueurs de <em>Bravo les filles</em>. <strong>Une fois la voie déchiffrée, les méthodes calées (notamment dans le 8b) et les sections engagées apprivoisées, elles se sont lancées dans leur tentative d’ascension en libre de la ligne.&nbsp;</strong></p>



<p>«&nbsp;Le premier jour, nous avons grimpé les premières longueurs en réversible [<em>chaque membre de la cordée devient successivement le leader, ndlr</em>]&nbsp;» raconte Sasha DiGiulian sur <a href="https://www.instagram.com/p/DLXW_Nxiu3F/?img_index=19">Instagram</a>. «&nbsp;Est ensuite arrivée la longueur <em>crux</em> [<em>le 8b, ndlr</em>] ; je l’ai enchaînée dès mon premier essai – une vraie chance ! J’ai ensuite libéré la longueur suivante, puis nous sommes descendues à notre portaledge afin d’y passer la nuit avant de nous attaquer, dès le lendemain, aux 200 derniers mètres de la voie.&nbsp;»</p>



<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/DK7zX-VSQ2J/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/reel/DK7zX-VSQ2J/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; 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overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/reel/DK7zX-VSQ2J/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">A post shared by S A S H A • D I G I U L I A N (@sashadigiulian)</a></p></div></blockquote>
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<p>Le deuxième jour, la grimpeuse américaine a pris la tête jusqu’au sommet, enchaînant les longueurs «&nbsp;épuisantes, envahies par la végétation&nbsp;» souligne-t-elle.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Nous sommes ensuite descendues en rappel en toute sécurité jusqu’à notre portaledge où nous avons passé notre dernière nuit avant de lever le camp et de retourner au pied de la paroi&nbsp;» poursuit Sasha DiGiulian. «&nbsp;Nous sommes ravies, fières et reconnaissantes d’avoir vécu une expérience aussi mémorable sur une ligne légendaire&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Un an et demi après leur succès au Mexique, dans la voie <em>El Sendero Luminoso</em>, un <em>bigwall</em> de 760 mètres situé à El Potrero Chico, la cordée DiGiulian-Ordóñez a ainsi signé une belle première féminine, <em>Bravo les filles</em>, filmée et photographiée par Jan Novak et William Hamilton, dont il nous tarde de découvrir les images.&nbsp;</p>
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