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	<title>femme &#8226; encordées</title>
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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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		<title>Quand Miriam O&#8217;Brien parlait « d&#8217;alpinisme sans hommes » en 1934&#8230; à National Geographic</title>
		<link>https://encordees.fr/quand-miriam-obrien-parlait-dalpinisme-sans-hommes-en-1934-a-national-geographic/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 15:19:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un monde où l'alpinisme était réservé aux hommes, Miriam O'Brien a fait partie de celles qui ont redéfini les règles du jeu. En gravissant seule des sommets mythiques comme le Grépon et le Cervin, sans guide et sans l'ombre d'un homme, l'alpiniste américaine a fait tomber des barrières autant sociales que sportives. À travers son essai emblématique et ses ascensions audacieuses, elle a prouvé que les femmes étaient non seulement capables d'atteindre les sommets, mais aussi d'inventer une nouvelle forme d'aventure. Une voie que des générations d'athlètes continuent d'emprunter aujourd'hui.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Quand Miriam O&rsquo;Brien parlait « d&rsquo;alpinisme sans hommes » en 1934&#8230; à National Geographic</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-04-22T16:19:55+01:00">22 Avr 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">7 minutes</div>


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<p class="has-text-align-center">Dans un monde où l&rsquo;alpinisme était réservé aux hommes, Miriam O&rsquo;Brien a fait partie de celles qui ont redéfini les règles du jeu. En gravissant seule des sommets mythiques comme le Grépon et le Cervin, sans guide et sans l&rsquo;ombre d&rsquo;un homme, l&rsquo;alpiniste américaine a fait tomber des barrières autant sociales que sportives. À travers son essai emblématique et ses ascensions audacieuses, elle a prouvé que les femmes étaient non seulement capables d&rsquo;atteindre les sommets, mais aussi d&rsquo;inventer une nouvelle forme d&rsquo;aventure. <br>Une voie que des générations d&rsquo;athlètes continuent d&#8217;emprunter aujourd&rsquo;hui.</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Miriam O&#039;Brien @archives Miriam O&#039;Brien" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<p><em>« L&rsquo;escalade des grands sommets rocheux et glaciaires des Alpes est un sport qui gagne en intensité, en plaisir et en intérêt lorsqu&rsquo;on le pratique en solitaire. Pourtant, ce n&rsquo;est que récemment que l&rsquo;on a commencé a considérer cette pratique comme convenable — même pour les hommes. Quant aux femmes, il reste encore rare de les voir gravir les montagnes non seulement sans guide, mais aussi sans la compagnie d&rsquo;un homme.</em></p>



<p><em>À quelques exceptions près, les femmes n&rsquo;ont presque jamais gravi seules des sommets. Or, l&rsquo;essence de l&rsquo;ascension sans guide réside dans le fait d&rsquo;assumer soi-même l&rsquo;entière responsabilité de la réussite de l&rsquo;entreprise. C&rsquo;est une expérience à la fois exigeante et exaltante, et je ne voyais aucune raison pour laquelle ce plaisir devrait nous être refusé. Pourtant, certains de mes amis alpinistes français ont tenté, avec une grande patience, de m&rsquo;expliquer pourquoi il était, selon eux, théoriquement impossible pour une femme de conduire une ascension seule — sans la présence, au minimum, d&rsquo;un &lsquo;soutien moral&rsquo; masculin. »</em></p>



<p>Ces mots, Miriam O&rsquo;Brien les a écrits en août, dans son essai <em>Manless Alpine Climbing : The First Woman to Scale the Grépon, the Matterhorn and Other Famous Peaks Without Masculine Support</em> (<em>L&rsquo;alpinisme sans homme : la première femme à gravir le Grépon, le Cervin et d&rsquo;aurres sommets célébres sans le soutien d&rsquo;un homme</em>). Un texte publié dans National Geographic durant lequel elle développe longuement le concept de <em>manless climbing</em>, l&rsquo;alpinisme sans homme, en détaillant ses différentes ascensions exclusivement feminines dans les Alpes, ainsi que les réactions qu&rsquo;elles suscitent. L&rsquo;article révèle la principale controverse qui remonte à 1929, lorsque Miriam réussit, avec son amie Alice Damesme, l&rsquo;ascension d&rsquo;une des montagnes emblématiques de Chamonix : l&rsquo;Aiguille du Grépon (3 482 mètres).</p>



<p>« <em>Bien que plus exigeant que tout ce qui avait jusque-là été tenté par des femmes seules, mais sans égaler certaines ascensions récentes, le Grépon a longtemps été considéré comme l&rsquo;une des escalades rocheuses les plus ardues des Alpes — au point que certains guides agréés de Chamonix eux-mêmes hésitaient à s&rsquo;y engager. Il fallait s&rsquo;y confronter. </em>»</p>



<p>Mummery, célèbre alpiniste anglais qui fut, en 1881, le premier à atteindre le sommet de ce pic, faisait souvent remarquer: « <em>Les montagnes semblent condamnées à passer par trois phases successives : d&rsquo;abord un pic inaccessible, puis l&rsquo;ascension la plus difficile des Alpes, enfin une simple promenade pour une dame.</em> »</p>



<p>« <em>Alice et moi avons quitté l&rsquo;hôtel du Montenvers à 2h35, le matin du 17 août. A 5h40, nous étions arrivées au lieu du petit déjeuner &#8211; le Rognon des Nantillons, un promontoire rocheux qui émerge à la base du glacier du même nom. Plusieurs &lsquo;caravanes&rsquo; y faisaient halte, car jusqu&rsquo;à ce point, les itinéraires menant au Charmoz, au Grépon et à la Blaitière sont communs</em> », raconte l&rsquo;alpiniste américaine. «<em> Lorsque les autres apprirent ce que nous comptions faire, tous demandèrent avec étonnement : Vous deux, seules ?&rsquo; Et bien qu&rsquo;ils aient tenté de rester courtois, ils n&rsquo;ont pu s&#8217;empécher de sourire — un sourire que nous avons choisi d&rsquo;interpréter comme une forme de politesse — quand nous leur avons répondu que oui, &lsquo;nous deux, seules », allions tenter l&rsquo;ascension du Grépon.</em> »</p>



<p>Un exploit qu&rsquo;elles réaliseront avec brio. De quoi amener l&rsquo;alpiniste Etienne Bruhl à se plaindre : « <em>Le Grépon a disparu. Maintenant qu&rsquo;il est grimpé par deux femmes seules, aucun homme qui se respecte ne peut l&rsquo;entreprendre. Dommage, car c&rsquo;était autrefois une très belle ascension. </em>» Tandis que de son côté, l&rsquo;Alpine Journal, bulletin annuel de l&rsquo;Alpine Club, club alpin britannique, aborda le sujet avec paternalisme, présentant l&rsquo;ascension comme une exception absolument unique à ne pas reproduire : « <em>Peu de femmes, même aujourd&rsquo;hui, parviennent à escalader seules des montagnes.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Très tôt, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;une personne qui grimpe toujours derrière un bon leader risque de ne jamais vraiment apprendre l&rsquo;alpinisme. »</h3>



<p>La première fois que Miriam O&rsquo;Brien a mis les pieds dans les Alpes, c&rsquo;était en 1914, avec ses parents. Après une licence mathématiques et en physique, et une maitrise en psychologie pendant la Première Guerre mondiale, l&rsquo;Américaine retourne dans les Alpes plusieurs étés de suite. Elle y fait ses débuts en alpinisme. Membre actif de l&rsquo;Appalachian Mountain Club, elle rejoint le Ladies&rsquo; Alpine Club en 1926, dont elle devient vice-présidente de 1931 à 1970.</p>



<p>Miriam O&rsquo;Brien a commencé à pratiquer sérieusement l&rsquo;escalade dans les Alpes en mai 1926, réalisant la première ascension de la Torre Grande dans les Dolomites par une voie aujourd&rsquo;hui connue sous le nom de Via Miriam, en son honneur. Elle réalisera par la suite la première ascension de l&rsquo;Aiguille de Roc le 6 août 1927 avec Alfred Couttet et Georges Cachat, dans le massif du Mont Blanc.</p>



<p>Un an plus tard, le 4 août 1928, accompagnée de Robert L. M. Underhill et des guides Armand Charlet et G. Cachat, elle réalise la première ascension de la traversée des Aiguilles du Diable au Mont Blanc du Tacul, dans les Alpes, un itinéraire qui consiste à « <em>gravir cinq sommets remarquables de plus de 4000 mètres dans un cadre superbe</em> ».</p>



<p>« <em>Très tôt, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;une personne qui grimpe toujours derrière un bon leader — qu&rsquo;il soit guide ou amateur expérimenté — risque de ne jamais vraiment apprendre l&rsquo;alpinisme. Elle n&rsquo;en goûte, au fond, qu&rsquo;une part limitée des plaisirs et des récompenses variées qu&rsquo;offre la montagne. Certes, elle profite de la beauté saisissante des paysages, de l&rsquo;élan physique grisant, du plaisir de l&rsquo;effort et de l&rsquo;agilité — qui, souvent, exigent un réel niveau de compétence. Mais après tout, elle ne fait que suivre</em> », écrira-t-elle plus tard. « <em>Celui qui grimpe en téte, en revanche, y trouve bien davantage : il ou elle doit résoudre, à chaque instant, les questions concrètes de technique, de tactique et de stratégie, au fil de leur apparition. Je ne voyais aucune raison pour laquelle les femmes seraient, par principe, incapables d&rsquo;assumer ce róle. D&rsquo;ailleurs, certaines l&rsquo;avaient déjà fait, à quelques occasions. Mais pourquoi cela ne deviendrait-il pas une pratique courante, même pour des ascensions d&rsquo;un jour ? J&rsquo;ai donc décidé de tenter l&rsquo;expérience — non seulement sans guide, mais aussi sans homme.</em> »</p>



<p>S&rsquo;ensuivent de notables ascensions féminines : l&rsquo;Aiguille du Grépon avec l&rsquo;alpiniste française Alice Damesme en 1929, le Mönch et la Jungfrau dans les Alpes bernoises avec Micheline Morin en 1931, mais aussi, un an plus tard, le Cervin, l&rsquo;un des sommets les plus emblématiques des Alpes, réputé pour son exigence. Elle entreprit cette ascension avec Alice, ainsi qu&rsquo;avec Jessic Whitehead. Leur ami Kronig, gardien du refuge et sympathisant de leurs aspirations, s&rsquo;arrangera pour leur accorder de l&rsquo;avance sur les autres cordées afin qu&rsquo;on ne puisse pas les accuser d&rsquo;avoir bénéficié d&rsquo;une aide masculine. Après quelques tentatives infructueuses, elles atteignirent le sommet le 13 août 1932, à 8h30.</p>



<p>Des amis à Chamonix ont, à leur retour, organisé une réception, avec des fleurs et quelques discours, pour célébrer l&rsquo;accomplissement de Miriam O&rsquo;Brien. Une fête à laquelle l&rsquo;alpiniste américaine n&rsquo;assista pas, préférant aller en montagne avec Robert Underhill, son futur mari, avec qui elle aura deux fils, nés en 1936 et 1939.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un héritage qui a inspiré des générations d&rsquo;athlètes</h3>



<p>Miriam O&rsquo;Brien et son mari ont par la suite réalisé de nombreuses premières ascensions ensemble, de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique. À noter que l&rsquo;alpiniste américaine gravit une troisième et dernière fois le Cervin en 1952, à 6o ans.</p>



<p>Les mémoires de Miriam O&rsquo;Brien, Give Me the Hills, ont inspiré des générations d&rsquo;athlètes outdoor, repoussant sans cesse les limites de leurs disciplines, qu&rsquo;ils soient hommes ou femmes. Car bien qu&rsquo;elle ait démontré que les hommes ne sont ni indispensables ni particulièrement nécessaires à l&rsquo;aventure, son héritage dans le monde de l&rsquo;outdoor dépasse largement la simple remise en question des normes culturelles dominantes.</p>
</div></div>



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<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4f51d457"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le dernier magazine d’encordées</strong></h3><p class="uagb-desc-text">Pour ce nouvel opus, je vous invite à ouvrir de nouveaux « Horizons<strong> </strong>». Au fil de ces pages, vous retrouverez des portraits inspirants, des enquêtes, des témoignages intimes et des réflexions sur la montagne comme espace de création, d&rsquo;engagement et d&rsquo;évasion. Avec, en fil rouge, un grand dossier consacré à « Montagne et art, l&rsquo;inspiration des cimes ».</p></div>



<div class="wp-block-uagb-buttons uagb-buttons__outer-wrap uagb-btn__default-btn uagb-btn-tablet__default-btn uagb-btn-mobile__default-btn uagb-block-26724a85"><div class="uagb-buttons__wrap uagb-buttons-layout-wrap ">
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		<title>Les 100 plus belles : l’odyssée de Laura Pineau et d’Elsa Ponzo en Provence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 15:03:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Pineau]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>17 765 mètres d’escalade, 681 longueurs… Le tout en 43 jours, en comptant les 7 journées de repos. Les chiffres sont vertigineux - comme très souvent lorsque Laura Pineau s’élance dans un projet. Mais ils ne font pas tout. Loin de là. « C'était génial grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu'on s'est retrouvées [avec Elsa Ponzo] dans des grandes voies que personne ne fait plus ! » nous a raconté la grimpeuse tout juste revenue d’un long - et épuisant - voyage d’escalade à travers la Provence natale. </p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Les 100 plus belles : l’odyssée de Laura Pineau et d’Elsa Ponzo en Provence</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-04-08T16:03:27+01:00">8 Avr 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">8 minutes</div>


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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>17 765 mètres d’escalade, 681 longueurs… Le tout en 43 jours, en comptant les 7 journées de repos. Les chiffres sont vertigineux &#8211; comme très souvent lorsque Laura Pineau s’élance dans un projet. Mais ils ne font pas tout. Loin de là. «&nbsp;C&rsquo;était génial grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu&rsquo;on s&rsquo;est retrouvées [avec Elsa Ponzo] dans des grandes voies que personne ne fait plus !&nbsp;» nous a raconté la grimpeuse tout juste revenue d’un long &#8211; et épuisant &#8211; voyage d’escalade à travers la Provence natale.&nbsp;<br></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>«&nbsp;Vu que je revenais du Yosemite, j’avais envie de faire un projet local. L’idée était de vivre une grande aventure à côté de la maison, de sortir des sentiers battus et d’inventer mon aventure d’une manière ou d’une autre&nbsp;» raconte Laura Pineau. «&nbsp;Et pour cela, il suffisait de laisser libre cours à mon imagination !&nbsp;»</p>



<p>L’inspiration de Laura vient du topo de Nicholas Armstrong, «&nbsp;<a href="https://www.fnac.com/a12322775/Nicolas-Armstrong-Les-100-plus-belles-grandes-voies-de-Provence?oref=00000000-0000-0000-0000-000000000000&amp;storecode=&amp;Origin=SEA_GOOGLE_PLA_BOOKS&amp;esl-k=sem-google%7Cnx%7Cc%7Cm%7Ck%7Cp%7Ct%7Cdc%7Ca20111491090%7Cg20111491090&amp;gclsrc=aw.ds&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=19663887777&amp;gclid=CjwKCAjw1tLOBhAMEiwAiPkRHgFLggzSZ4qxkInZLdFPUh0Dm4oMr12gCknCxFD1ZUTB-agLD-r9rxoCvuIQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les 100 plus belles grandes voies de Provence</a>&nbsp;». Auquel elle a ajouté sa patte : à savoir une dimension de vitesse. Puisque Laura s’était notamment illustrée l’été dernier en venant à bout, aux côtés de la grimpeuse américaine Kate Kelleghan, de la <em>Triple Crown</em>. Un enchaînement extrêmement ambitieux, véritable rite de passage pour les grimpeur.ses de vitesse au Yosemite. L’idée est aussi claire que vertigineuse : environ 72 longueurs pour 2200 mètres d’escalade. Ajoutez à cela environ 30 kilomètres de randonnée (entre les trois itinéraires). Le tout, réalisé en moins de 24 heures.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je me suis dit : pourquoi pas réaliser ces 100 grandes voies du topo le plus vite possible, un peu à la Kilian Jornet, qui avait gravi les 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes en un temps record [<em>19 jours, ndlr</em>]&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Les ultra-trailers m’inspirent beaucoup. Notamment leur force mentale indispensable pour s’élancer sur des challenges de longue durée.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="450" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_.webp" alt="Laura Pineau et Elsa Ponzo (@Olivier Vin)" class="wp-image-3348" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_.webp 450w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_-169x300.webp 169w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption class="wp-element-caption">Laura Pineau et Elsa Ponzo (@Olivier Vin)</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>«&nbsp;Avec cette fille, je pourrais aller au bout du monde&nbsp;»</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>Premier obstacle pour ce projet : trouver la partenaire idéale. «&nbsp;Je voulais vivre cette aventure avec une femme, ce n’était même pas une question&nbsp;» raconte Laura.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;J&rsquo;avais rencontré Elsa Ponzo, aux Etats-Unis, en avril dernier, un vrai coup de cœur humain&nbsp;» détaille-t-elle. «&nbsp;Je n&rsquo;avais aucune idée de qui elle était, je savais juste qu&rsquo;elle voulait faire <em>Freerider</em> [<em>l’une des voies les plus emblématiques située sur El Capitan, 7c+ max, ndlr</em>]. Je me suis un peu renseignée sur elle pour préparer ce projet. C’est là que j’ai découvert qu’elle a grimpé du 8c+. C&rsquo;est une machine ! Sacrée femme.&nbsp;»</p>



<p>En janvier, le duo décide de passer quand même deux jours ensemble dans le Luberon. «&nbsp;Dès le premier assurage où je suis tombée, Elsa m&rsquo;a hyper bien assurée&nbsp;» se souvient Laura. «&nbsp;À ce moment-là,&nbsp; je me suis dit qu’avec cette fille, je pourrais aller au bout du monde.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’art de la logistique</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Moins de deux mois plus tard, à la mi-février, Laura et Elsa s’élancent dans leur première grande voie, à la Sainte-Victoire. «&nbsp;On s&rsquo;est pris la pluie. Une grosse pluie qui nous a arrêtées en milieu de journée&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;On s&rsquo;est retrouvées dans les nuages. On devait faire trois jours à la Saint-Victoire. Donc, là, à ce moment-là, on a décidé de partir dans les Calanques, ce qui était la meilleure solution.&nbsp;»</p>



<p>S’en suivent 15 jours de soleil. Rien de tel pour enchaîner les grosses journées.&nbsp;</p>



<p>Les très grosses journées. «&nbsp;Entre 12 et 20 heures&nbsp;» détaille Laura. «&nbsp;Parce qu’il y avait à chaque fois environ deux heures de marche d&rsquo;approche. Ensuite, on faisait trois grandes voies. C’était énormément de logistique&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>À entendre Laura, la logistique est l’un des gros points de cette aventure. Elle raconte : « Il nous fallait avoir les traces GPS nous permettant de rejoindre les trois différentes grandes voies. Mais aussi de savoir comment on atteignait les rappels, combien de rappels on devait faire… Est-ce qu&rsquo;on prend des cordes à double ? Combien de dégaines on prend ? Est-ce qu&rsquo;on prend les coinceurs ? Quel baudrier ? Combien de litres d&rsquo;eau par grande voie ? Est-ce qu&rsquo;on prend un sac de hissage ou pas ? Un petit sac à dos ou pas ? Combien de bouteilles d&rsquo;eau ? Ça a été une grosse grosse logistique. » </p>



<p>Un véritable casse-tête ! «&nbsp;Pendant le voyage, lors des journées de repos, on préparait les journées suivantes&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Et tous les soirs, quand on arrivait au van, il était 20 heures, et il nous fallait refaire le sac du lendemain, repréparer l’eau, etc. Ainsi, pendant que l&rsquo;une cuisinait, l&rsquo;autre faisait le matos. Il y a des jours où l’on n&rsquo;en pouvait plus du matos !&nbsp;»</p>



<p>« On a tout de même vécu des moments pas faciles » se souvient Laura. « Je pense que notre ennemi numéro un dans ce voyage, ça a été le vent, avec des journées à 100 km heure. Et si le vent venait de l&rsquo;Est, et que l&rsquo;on devait faire des grandes voies exposées Est, on savait qu&rsquo;on allait se le prendre en pleine face. Mais qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas le choix. »</p>



<p>À la base, on voulait aller faire des belles grandes voies sur le rocher et c’est devenu un voyage d’alpinisme. » </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1024x768.webp" alt="Elsa Ponzo (@Julien Nadiras)" class="wp-image-3349" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1024x768.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-300x225.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-768x576.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1536x1152.webp 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-2048x1536.webp 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-600x450.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Elsa Ponzo (@Julien Nadiras)</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Adaptation</strong></h2>



<p>«&nbsp;On n&rsquo;a pas pu faire toutes les 100 grandes voies présentées dans le topo&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;On a dû s’adapter pour différentes raisons. La première : la fermeture de certaines parois en raison de la nidification des faucons pèlerins, du hibou grand duc ou d&rsquo;autres espèces. […] La plupart du temps, on a essayé quand même au plus possible de faire d&rsquo;autres grandes voies dans la même difficulté ou aussi belles les unes que les autres.&nbsp;»</p>



<p>Deuxième aléa : certaines parois étaient encore mouillées. «&nbsp;Et troisième raison, c&rsquo;est que la fin du voyage a été vraiment très difficile physiquement&nbsp;» confie Laura. «&nbsp;Mon corps commençait à me lâcher. Moi, j&rsquo;ai eu un gros moment de fatigue où j&rsquo;ai dit à Elsa : là, il faut qu’on fasse des grandes voies plus faciles, sinon, je sens vraiment que je vais me blesser et je vais devoir arrêter le voyage&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Un moment clé de leur périple, survenu aux alentours du 29e jour.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je ne faisais que pleurer pendant trois jours&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Ça devenait très, très compliqué. Je n’avais plus d’énergie. Et je n’avais plus envie de sortir du van. D’autant que c’était le moment où l’on arrivait dans le Verdon. Donc, tu sais que tu t&rsquo;attaques à un gros bout de rocher. C&rsquo;est quand même très exposé. Il y a une ambiance. Les points sont éloignés. Je n&rsquo;avais pas forcément non plus les chaussons adaptés. Beaucoup de choses qui rentraient en jeu. Vu que je n&rsquo;avais pas beaucoup grimpé dans ce coin-là, je manquais d’expérience d&rsquo;escalade dans le Verdon.&nbsp;»</p>



<p>Même si la cordée décide de diminuer la difficulté des grandes voies dans lesquelles elles s’engagent, Laura est à bout. «&nbsp;Je suis tombée à plein d&rsquo;endroits. C&rsquo;était vraiment trop dur et je commençais vraiment à fatiguer et à perdre patience. Cétait compliqué&nbsp;» confie-t-elle. «&nbsp;Tandis qu’Elsa n&rsquo;est pas tombée une seule fois dans tout ce trip quand-même ! Elle a enchaîné toutes les longueurs à vue non-stop en sachant que ça va jusque dans le 7b+. Avec les conditions difficiles, le vent et autres. Elle est vraiment incroyable ! Donc Elsa, grosse machine. Sa capacité à être concentrée, à tout donner et à grimper comme elle l’a fait pendant 43 jours était impressionnante !&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Coupées du monde</strong></h2>



<p>Originaire de Toulon, Laura avait pourtant très peu grimpé en Provence. Ce projet a donc représenté pour elle « une excellente manière d&rsquo;aller à la découverte de toutes ces belles grandes voies ». Et il semblerait qu’au-delà de l’aspect performance, ce soit ce qui compte le plus à ses yeux. « À plein de moments, on a fait des grandes voies dans le 6a et c&rsquo;était juste magnifique en fait » raconte-t-elle. « Je n&rsquo;ai pas besoin de faire du 8b pour prendre du plaisir en escalade. C&rsquo;était génial de vivre cette aventure et de grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu&rsquo;on s&rsquo;est retrouvées dans des grandes voies que personne ne fait plus ! Tu vois, la Sainte-Baume et autres, le rocher était moyen, c&rsquo;était un peu miteux. On s&rsquo;est mis quand même des sacrés missions à des endroits, tu vois, il faut y aller quand même dans les voies historiques des années 1960. Alors le topo t&rsquo;annonce 6a, 6a+. Là, je peux te dire que t&rsquo;as intérêt à avoir de la marge parce que ça grimpe. »</p>



<p>43 jours de voyage à travers la Provence, c’est long &#8211; surtout au vu du rythme soutenu que la cordée s’est imposée.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Ce n&rsquo;est pas comme un big wall&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;En big wall, tu pars une semaine, voire 15 jours sur le mur et après, tu redescends, tu revois tous tes proches, les autres personnes de ton équipe. Et tu peux aussi travailler sur d&rsquo;autres projets. […] Tandis que là, c&rsquo;était assez one focus. Je me suis sentie coupée du monde. Ce n&rsquo;est pas un sentiment que j&rsquo;ai vraiment aimé. Moi, j’ai envie d&rsquo;être en connexion avec le monde, pouvoir vivre des aventures avec d&rsquo;autres personnes. Je suis quand même encore en train de le digérer en sachant que là, je t&rsquo;avoue qu&rsquo;on a fini lundi dernier. Et jeudi, j&rsquo;avais l’avant-première [<em>de son film «&nbsp;The Queen Swing&nbsp;», relatant ses aventures au Yosemite, ndlr</em>] au Grand Rex. C&rsquo;est allé très, très vite.&nbsp;Quoiqu’il en soit, vivre des aventures comme ça, c’est une belle manière d&rsquo;apprendre à se connaître.&nbsp;»</p>
</div></div>



<p></p>



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		<item>
		<title>Fay Manners, un hiver d’ouvertures au féminin</title>
		<link>https://encordees.fr/fay-manners-un-hiver-douvertures-au-feminin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouvrir une voie n’a rien d’anodin. Cela veut dire partir sans certitude, accepter de ne pas savoir si la ligne passera, nettoyer les blocs instables. En résumé : essayer de faire sa place dans un environnement hostile… quitte à parfois renoncer. Un jeu auquel Fay Manners, alpiniste et grimpeuse professionnelle britannique installée en Valais, excelle. Cet hiver, entre le massif des Diablerets et le secteur d’Arolla, elle a signé deux nouvelles voies mixtes majeures dans les Alpes suisses. Deux ouvertures différentes, mais un même fil conducteur : le goût de l’engagement, de la création, et une manière très nette de prendre sa place dans un terrain où les femmes restent encore trop peu nombreuses à laisser leur nom.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Fay Manners, un hiver d’ouvertures au féminin</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-25T17:00:00+01:00">25 Mar 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Ouvrir une voie n’a rien d’anodin. Cela veut dire partir sans certitude, accepter de ne pas savoir si la ligne passera, nettoyer les blocs instables. En résumé : essayer de faire sa place dans un environnement hostile… quitte à parfois renoncer. Un jeu auquel Fay Manners, alpiniste et grimpeuse professionnelle britannique installée en Valais, excelle. Cet hiver, entre le massif des Diablerets et le secteur d’Arolla, elle a signé deux nouvelles voies mixtes majeures dans les Alpes suisses. Deux ouvertures différentes, mais un même fil conducteur : le goût de l’engagement, de la création, et une manière très nette de prendre sa place dans un terrain où les femmes restent encore trop peu nombreuses à laisser leur nom.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="@Collection Fay Manners" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.png 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<p>En janvier, Fay Manners ouvre « <em>Elles Aussi</em> » avec l’Autrichienne Mélanie Grünwald sur la Tête aux Chamois, au-dessus de Glacier 3000. La voie, cotée M7+ A0, remonte une face nord raide, froide, sèche, où le rocher n’a rien de rassurant. Il faut avancer dans un terrain parfois instable, purger ce qui menace de partir, réfléchir à l’équipement, trouver comment rendre la ligne répétable sans lui retirer son caractère.</p>



<p>« <em>C’était très raide, avec des blocs instables qu’on a dû nettoyer en grimpant. Et de manière générale, équiper la voie pour qu’elle soit répétable par d’autres a été très exigeant mentalement </em>», raconte Fay Manners.</p>



<p>La difficulté est là, bien sûr. Mais « <em>Elles Aussi </em>» porte aussi autre chose. À leur connaissance, il s’agit de la première voie mixte ouverte dans ce secteur par une cordée exclusivement féminine. Fay Manners le dit simplement : pour elle, grimper entre femmes n’a rien d’exceptionnel. Mais puisque cela reste rare, il faut que cela se voie. Il faut que les jeunes filles puissent tomber sur des noms de femmes dans les guides, dans les récits, dans les histoires de montagne, et se dire que cet espace-là leur appartient aussi.</p>



<p>C’est peut-être cela, au fond, qu’ouvre « <em>Elles Aussi </em>» : une voie dans la face, oui, mais aussi une brèche dans le récit.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’ouverture comme espace de liberté</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>Chez Fay Manners, l’ouverture est une manière d’habiter la montagne. Ce qu’elle aime, dit-elle, c’est le côté créatif du processus. Ouvrir une voie, c’est plus que réussir une ascension. C’est imaginer un passage, lire une paroi, accepter de ne pas savoir exactement ce qu’on va trouver. C’est aussi, souvent, passer des heures à nettoyer du rocher, à chercher où protéger, à revenir, à douter, à ajuster. Le résultat final &#8211; une cotation, un tracé, un nom &#8211; masque souvent la densité réelle de ce travail.</p>



<p>Cette attirance pour les itinéraires vierges structure son parcours depuis plusieurs années. Plus de vingt premières ascensions à travers le monde, du Pakistan à la Patagonie, du Groenland aux Alpes. Des voies mixtes, du big wall, des descentes à ski sur des faces raides et exposées. Une pratique complète, moderne, mobile, qui refuse de se laisser enfermer dans une seule case.</p>



<p>Son hiver suisse s’inscrit dans cette continuité. Il ne marque pas une rupture mais une confirmation : Fay Manners ne se contente pas de répéter des voies. Elle construit, elle explore, elle propose.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Arolla, la confirmation </strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Début mars, elle ouvre ensuite « <em>Nostalgie Alpine</em> » sur le pilier central du Roc Noir, au-dessus du glacier d’Arolla, avec l’Italien Marco Malcangi et l’Américain Max Kilcoyne. La voie, annoncée à M8 A0 pour 325 mètres, déroule neuf longueurs dans une face particulièrement sèche pour la saison. Peu de glace, beaucoup de terrain mixte austère : herbe gelée, protections délicates, rocher compact, passages à défricher.</p>



<p>Le trio passera six jours dans la voie. Six jours à monter, nettoyer, serrer, réfléchir, revenir. Six jours dans ce que l’ouverture a de moins spectaculaire et de plus vrai : un travail de patience, de précision, de ténacité.</p>



<p>Là encore, Fay Manners insiste moins sur la performance brute que sur l’expérience elle-même. Le mixte fait peur, dit-elle, mais elle s’y est sentie prête. Elle a passé l’hiver à s’y préparer. Cette phrase dit beaucoup de son rapport à la montagne : rien d’héroïque dans la posture, rien d’emphatique non plus. Juste une lucidité, un engagement, une confiance patiemment construite.</p>
</div></div>
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		<title>« Girl Climber » : l’obsession d’Emily Harrington pour El Capitan</title>
		<link>https://encordees.fr/girl-climber-lobsession-demily-harrington-pour-el-capitan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[el capitan]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[yosemite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3331</guid>

					<description><![CDATA[<p>À force de superlatifs, on finit parfois par trahir ce que l’on veut raconter. Les ascensions d’El Capitan, dans le Parc national de Yosemite, n’échappent pas à la règle : la paroi la plus impressionnante, la voie la plus dure, l’exploit le plus fou. Comme si l’accumulation d’adjectifs pouvait traduire ce que représente réellement ce mur de granit de près de 900 mètres. Car derrière la légende minérale d’El Capitan et les récits d’exploits hors norme, il y a avant tout une histoire de persévérance, d’échecs répétés et d’obsession patiemment construite. En témoigne l’aventure humaine vécue par la grimpeuse américaine Emily Harrington, racontée dans le film « Girl Climber » réalisé par Jon Glassberg, disponible en streaming sur Canal+. </p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Girl Climber » : l’obsession d’Emily Harrington pour El Capitan</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-18T17:00:00+01:00">18 Mar 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">3 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>À force de superlatifs, on finit parfois par trahir ce que l’on veut raconter. Les ascensions d’El Capitan, dans le Parc national de Yosemite, n’échappent pas à la règle : la paroi la plus impressionnante, la voie la plus dure, l’exploit le plus fou. Comme si l’accumulation d’adjectifs pouvait traduire ce que représente réellement ce mur de granit de près de 900 mètres. Car derrière la légende minérale d’El Capitan et les récits d’exploits hors norme, il y a avant tout une histoire de persévérance, d’échecs répétés et d’obsession patiemment construite. En témoigne l’aventure humaine vécue par la grimpeuse américaine Emily Harrington, racontée dans le film « <em>Girl Climber</em> » réalisé par Jon Glassberg, disponible en streaming sur Canal+. </strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Emily Harrington @Girl Climber" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Quatre. C’est le nombre de tentatives qu’il aura fallu à Emily Harrington pour venir à bout d’El Capitan en libre, en moins de vingt-quatre heures. Le 5 novembre 2020, l’Américaine devient la première femme à réussir cet enchaînement en passant par « <em>Golden Gate</em> ».</p>



<p>Une performance d’ampleur tant cette ligne qui serpente sur la face sud-est du géant de granit californien est réputée pour sa difficulté. Sur près de 900 mètres de paroi, chaque longueur impose une concentration extrême, une gestion millimétrée de l’effort et une endurance mentale rarement visible dans les images spectaculaires d’escalade.</p>



<p>C’est précisément ce que montre le documentaire « <em>Girl Climber</em> ». Plutôt que de se contenter de la réussite finale, le film s’attarde sur le chemin qui y mène : plus d’un an de préparation, de doutes, d’échecs et de remises en question.</p>



<center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/uYU5hF0WqX8?si=VI8NYKlS4rx5KFpQ" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Loin de toute héroïsation </strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>« <em>Je ne me sentais pas prête et n’avais pas fait le travail nécessaire pour réussir </em>», reconnaît la grimpeuse à l’issue de sa première tentative. Cette lucidité traverse tout le film.</p>



<p>Les essais suivants deviennent de véritables épreuves physiques et psychologiques. Le troisième est le plus terrible. Au milieu de la paroi, un cri retentit : Emily vient de chuter d’environ quinze mètres. L’accident laisse des traces, autant sur le corps que dans la tête.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>La quête de confiance</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Dans l’imaginaire collectif, El Capitan possède déjà sa propre mythologie cinématographique. Des films comme « <em>Valley Uprising</em> », « <em>The Dawn Wall</em> » ou « <em>Free Solo</em> » ont largement contribué à construire cette légende. Le documentaire multiplie d’ailleurs les passerelles avec cet univers : une référence à Tommy Caldwell, une apparition de Lynn Hill, et la présence incontournable d’ Alex Honnold.</p>



<p>L’objectif du réalisateur semble clair : inscrire Emily Harrington dans cette histoire. Celle des grimpeur.ses capables d’enchaîner « <em>Golden Gate</em> » en une journée. Au moment de sa tentative, seuls Alex Honnold, Tommy Caldwell et Brad Gobright avaient réussi. Mais au fond, « <em>Girl Climber</em> <em>» </em>raconte autre chose qu’une performance pure.</p>



<p>Derrière les images d’une femme suspendue à une immense paroi de granit se cache ainsi une histoire beaucoup plus intime : celle d’une athlète confrontée à ses limites, à ses peurs et à ses obsessions.</p>



<p>Et c’est peut-être cela, au fond, qui rend l’exploit si impressionnant : non pas les superlatifs, mais l’humanité qu’il révèle.</p>
</div></div>
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		<title>Quand la randonnée devient un outil de domination : le phénomène inquiétant de l’« alpine divorce »</title>
		<link>https://encordees.fr/quand-la-randonnee-devient-un-outil-de-domination-le-phenomene-inquietant-de-l-alpine-divorce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[fait divers]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[randonnée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur TikTok, une vidéo virale montrant une jeune femme abandonnée par son compagnon en pleine randonnée a déclenché une avalanche de témoignages. Des centaines d’internautes racontent avoir vécu des situations similaires, laissées seules en pleine nature, sur une route isolée ou dans une ville inconnue. Derrière l’expression « alpine divorce », popularisée sur les réseaux sociaux, certains spécialistes voient une forme méconnue de violence conjugale : une violence par abandon, où la rupture du lien devient un moyen de domination.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Quand la randonnée devient un outil de domination : le phénomène inquiétant de l’« alpine divorce »</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-04T17:00:00+01:00">4 Mar 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong>Sur TikTok, une vidéo virale montrant une jeune femme abandonnée par son compagnon en pleine randonnée a déclenché une avalanche de témoignages. Des centaines d’internautes racontent avoir vécu des situations similaires, laissées seules en pleine nature, sur une route isolée ou dans une ville inconnue. Derrière l’expression « alpine divorce », popularisée sur les réseaux sociaux, certains spécialistes voient une forme méconnue de violence conjugale : une violence par abandon, où la rupture du lien devient un moyen de domination.</strong></strong></strong></strong></strong></p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Une femme seule sur les sentiers du Briançonnais @Coralie Havas" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Sur TikTok, une vidéo d’à peine une minute a déclenché une vague de réactions et de témoignages. On y voit une jeune femme filmer un paysage rocheux au sommet d’une montagne. La voix tremblante, elle raconte que son petit ami vient de la laisser seule sur le sentier. « <em>Je me sens tellement vulnérable, c’est le pire vendredi de ma vie </em>», confie-t-elle en pleurs.</p>



<p>La séquence est devenue virale : plus de 19 millions de vues et des millions de <em>likes</em>. Mais ce qui frappe le plus, ce sont les milliers de commentaires qui ont suivi. Sous la vidéo, de nombreuses femmes racontent avoir vécu une situation similaire : abandonnées en pleine randonnée, laissées au bord d’une autoroute, en rase campagne ou dans une ville inconnue sans moyen de rentrer.</p>



<p>Très vite, un terme s’impose dans les discussions : l’« <em>alpine divorce</em> », ou « <em>divorce alpin</em> ».</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong>Une expression née dans la littérature</strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>L’expression ne vient pas des réseaux sociaux. Elle trouve son origine dans une nouvelle publiée en 1893 par l’écrivain écossais&nbsp;Robert Barr. Intitulée&nbsp;<em>An Alpine Divorce</em>, l’histoire raconte le projet d’un homme qui, incapable de divorcer, envisage de se débarrasser de sa femme lors d’un voyage dans les Alpes suisses.</p>



<p>Plus d’un siècle plus tard, le terme est repris sur TikTok pour décrire une situation bien différente, mais tout aussi troublante : celle où un partenaire abandonne sa compagne en pleine nature, souvent après une dispute ou parce qu’elle ne suit pas le rythme pendant une randonnée.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, des centaines d’internautes racontent des scènes similaires. L’une explique avoir été laissée seule sur un sentier pour sortir du Grand Canyon et avoir dû marcher pendant douze heures avec l’aide d’un inconnu. Une autre évoque deux heures passées seule dans une forêt après que son compagnon est parti devant elle.</p>



<p>Ces récits n’ont évidemment pas tous la même gravité. Mais ils décrivent un point commun : la sensation brutale d’abandon dans un environnement isolé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’abandon devient une forme de violence symbolique</strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Pour les spécialistes des relations de couple, ce type de situation dépasse souvent la simple dispute.</p>



<p>La psychologue Amélie Boukhobza explique que quitter quelqu’un dans un lieu isolé peut constituer une forme de violence relationnelle. « <em>C’est une violence par retrait</em> », analyse-t-elle. « <em>Une manière de sanctionner sans crier ni frapper, mais en coupant le lien et en laissant l’autre seule face à sa vulnérabilité.</em> »</p>



<p>Le décor joue ici un rôle central. Une dispute en ville peut se terminer par quelqu’un qui rentre chez lui. Mais dans un environnement isolé — montagne, forêt ou route déserte — la situation change radicalement. L&rsquo;absence de réseau, la difficulté à se repérer, la fatigue ou le manque d’eau peuvent transformer une simple randonnée en moment de grande insécurité.</p>



<p>Symboliquement, le message est brutal : « <em>Tu te débrouilles.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une asymétrie qui interroge</strong></h2>



<p>Les témoignages qui circulent sur les réseaux sociaux présentent souvent un schéma similaire : des femmes racontent avoir été abandonnées par leur compagnon masculin. Cette répétition interroge certains observateurs.</p>



<p>Dans des activités comme la randonnée ou l’alpinisme, les différences d’endurance physique ou de confiance en soi peuvent créer une forme d’asymétrie. Celui qui décide d’accélérer le rythme ou de continuer seul impose alors son choix.</p>



<p>Pour certains psychologues, ce geste peut aussi s’inscrire dans une manière de gérer les conflits : partir plutôt que discuter, couper le lien plutôt que résoudre la dispute. Lorsque ce comportement devient répétitif, il peut installer un déséquilibre clair dans la relation : l’un décide, l’autre subit.</p>



<p>Dans la plupart des témoignages en ligne, les situations se terminent sans conséquences physiques graves. Mais certains cas rappellent que l’abandon dans un environnement isolé peut être dangereux.</p>



<p>L’affaire de&nbsp;Kerstin Gurtner&nbsp;en est un exemple marquant. Cette femme de 33 ans est morte d’hypothermie après avoir été laissée seule lors d’une ascension en Autriche. Elle se trouvait à quelques dizaines de mètres du sommet lorsqu’elle s’est effondrée.</p>



<p>En février 2026, son compagnon a été condamné pour homicide involontaire à cinq mois de prison avec sursis et à une amende de 9 400 euros.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Derrière le buzz, une réalité relationnelle</strong></h2>



<p>Si l’expression « alpine divorce » circule parfois sur les réseaux sociaux avec une pointe d’ironie, les témoignages qu’elle rassemble mettent en lumière une expérience bien réelle pour certaines femmes.</p>



<p>Au-delà du danger physique, beaucoup décrivent surtout un choc émotionnel : la prise de conscience brutale que leur partenaire peut partir en les laissant seules dans un moment de vulnérabilité.</p>



<p>Derrière la viralité du hashtag, c’est donc une question plus large qui émerge : celle des formes parfois invisibles que peuvent prendre les violences au sein du couple, même au détour d’un simple sentier de randonnée.&nbsp;</p>
</div></div>
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		<title>Sans Tess Ledeux, les JO de Milan-Cortina orphelins de la reine du freeski</title>
		<link>https://encordees.fr/sans-tess-ledeux-les-jo-de-milan-cortina-orphelins-de-la-reine-du-freeski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[jeux olympiques]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les Jeux olympiques d’hiver battent leur plein à Milan-Cortina, une absence frappe les passionnés de glisse : celle de Tess Ledeux. Triple championne du monde, vice-championne olympique en Big Air en 2022, la Française n’est pas au départ de ces Jeux qui devaient incarner l’aboutissement de sa quête d’or. Le documentaire « Tess Ledeux : derrière le masque » éclaire justement les raisons de cette absence et, au-delà, dresse le portrait d’une athlète confrontée à l’une des épreuves les plus délicates de sa carrière : l’arrêt forcé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Sans Tess Ledeux, les JO de Milan-Cortina orphelins de la reine du freeski</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-18T17:00:00+01:00">18 Fév 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">2 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong>Alors que les Jeux olympiques d’hiver battent leur plein à Milan-Cortina, une absence frappe les passionnés de glisse : celle de Tess Ledeux. Triple championne du monde, vice-championne olympique en Big Air en 2022, la Française n’est pas au départ de ces Jeux qui devaient incarner l’aboutissement de sa quête d’or. Le documentaire «&nbsp;Tess Ledeux : derrière le masque&nbsp;» éclaire justement les raisons de cette absence et, au-delà, dresse le portrait d’une athlète confrontée à l’une des épreuves les plus délicates de sa carrière : l’arrêt forcé.</strong></strong></strong></strong></p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Tess Ledeux : derrière le masque&quot; @France TV" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>À seulement 23 ans, Tess Ledeux n’est plus une étoile montante : elle est une référence mondiale du freeski. Championne du monde en slopestyle et en big air, vice-championne olympique aux Jeux olympiques d&rsquo;hiver de Pékin 2022, elle a marqué son sport par son audace technique, notamment avec son double cork 1620 qui avait électrisé la finale olympique.</p>



<p>Née à La Plagne, passée par le ski alpin « à contrecœur » avant de trouver sa voie dans le snowpark, elle s’est imposée très tôt. À 14 ans, elle intégrait déjà l’équipe de France. Son ascension fulgurante, elle la racontait en 2022 avec une formule devenue signature : « <em>Je suis assez timide, mais sur les skis, je me sens intouchable.</em> »</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong>La chute qui change tout&nbsp;</strong></strong></strong></h2></div>



<p>Le documentaire s’ouvre sur une Tess Ledeux en quête d’or olympique. L’objectif est clair : transformer l’argent de Pékin en or à Milan-Cortina. Mais derrière l’assurance médiatique, la fatigue mentale s’installe au fil de la saison 2024-2025.</p>



<p>Tout bascule lors d’une étape de Coupe du monde à Tignes, en mai 2025. Une chute violente. Diagnostic : commotion cérébrale. Dans un sport où l’on parle volontiers de genou, de cheville ou d’épaule, la blessure invisible bouleverse les repères. La commotion n’est pas spectaculaire, elle est insidieuse : maux de tête, troubles de la concentration, fatigue persistante. Surtout, elle altère ce qui fait la force de Tess : la capacité à engager sans retenue. À quelques mois des Jeux, la préparation est stoppée nette. Le rêve d’or se fissure.</p>



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</div></div>
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		<title>Le cas Lindsey Vonn : à qui appartient le corps d’une athlète ?</title>
		<link>https://encordees.fr/le-cas-lindsey-vonn-a-qui-appartient-le-corps-dune-athlete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[jeux olympiques]]></category>
		<category><![CDATA[montagne]]></category>
		<category><![CDATA[rapport au corps]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3286</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les cris de Lindsey Vonn ont traversé l’écran. Un son brut qui fissure le vernis héroïque du sport de haut niveau. Car derrière les images de vitesse et de maîtrise, il y a des corps. Des corps vulnérables, exposés, parfois brisés. Lors de la descente olympique, la skieuse américaine de 41 ans a lourdement chuté, voyant ainsi ses espoirs de médaille s’éteindre. Le verdict médical est sévère : fracture complexe du tibia, plusieurs opérations nécessaires. Une scène qui, en plus de largement susciter l’émotion, a relancé un débat profond : celui d’un sport qui glorifie le risque, et d’une athlète à qui l’on conteste le droit de faire ses propres choix.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Le cas Lindsey Vonn : à qui appartient le corps d’une athlète ?</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-11T17:00:00+01:00">11 Fév 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong>Les cris de Lindsey Vonn ont traversé l’écran. Un son brut qui fissure le vernis héroïque du sport de haut niveau. Car derrière les images de vitesse et de maîtrise, il y a des corps. Des corps vulnérables, exposés, parfois brisés. Lors de la descente olympique, la skieuse américaine de 41 ans a lourdement chuté, voyant ainsi ses espoirs de médaille s’éteindre. Le verdict médical est sévère : fracture complexe du tibia, plusieurs opérations nécessaires. Une scène qui, en plus de largement susciter l’émotion, a relancé un débat profond : celui d’un sport qui glorifie le risque, et d’une athlète à qui l’on conteste le droit de faire ses propres choix.</strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Lindsey Vonn en Coupe du monde (@Red Bull Content Pool)" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/Lindsey-Vonn-@Red-Bull-Content-Pool-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Lindsey Vonn ne s’est pas élancée comme les autres sur la piste de Jeux Olympiques d’hiver ce dimanche 8 février. Une semaine plus tôt, elle s’était rompue le ligament croisé antérieur. Une blessure majeure, qui, dans l’imaginaire collectif, rend presque irresponsable toute prise de risque supplémentaire. <strong>Très vite, les critiques ont fusé : mettre sa vie en danger pour une médaille, donner une image déplorable du sport, nier les discours sur le sport-santé…</strong></p>



<p>Pourtant, la principale intéressée ne partage pas ce récit. <strong>Elle l’a écrit elle-même, sans détour : elle n’a « <em>aucun regret </em>». </strong>Sa chute, explique-t-elle sur <a href="https://www.instagram.com/lindseyvonn/?hl=en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instagram</a>, est due à une erreur de trajectoire infime, à un bras accroché dans un piquet à près de 70 km/h. Pas à son genou, pas à ses blessures passées. Le ski alpin est un sport dangereux, rappelle-elle. Il l’a toujours été.</p>



<p>Ce point est essentiel. Le ski de vitesse ne devient pas risqué parce qu’une athlète est blessée ; il l’est par nature. Marges d’erreur minuscules, vitesses extrêmes, chocs violents. Les skieuses et skieurs qui connaissent intimement cette réalité ont d’ailleurs été nombreux à défendre Lindsey Vonn. Keely Cashman, sa coéquipière, a rappelé que ce type de chute peut arriver à n’importe qui, n’importe quand. <a href="https://www.nbc.com/nbc-insider/lindsey-vonn-teammates-defend-her-after-olympics-crash" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La skieuse Federica Brignone</a> a quant à elle été encore plus claire : «<strong><em>C’est son corps. C’est son choix. Ce n’est pas aux autres de décider pour elle.</em> »</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Infantilisation</strong></strong></h2></div>



<p>Et c’est là que le débat se dédouble.</p>



<p>D’un côté, la question légitime de la mise en danger dans le sport de haut niveau. Le cas Vonn cristallise une culture de la performance qui valorise le dépassement coûte que coûte, le retour express, le récit du <em>comeback</em> héroïque. <strong>Une culture qui applaudit le risque lorsqu’il mène au podium, mais s’en offusque lorsqu’il conduit à l’hôpital.</strong> Peut-on encore célébrer ces trajectoires sans interroger le système qui les rend possibles, voire nécessaires ? Peut-on promouvoir le sport comme vecteur de santé tout en glorifiant des corps usés jusqu’à la limite ?</p>



<p>Mais de l’autre côté, une question plus inconfortable encore émerge : pourquoi tant de personnes se sentent-elles autorisées à décider à la place de la skieuse ?</p>



<p><strong>Lindsey Vonn n’est ni une novice, ni une inconsciente. C’est une femme adulte, expérimentée, informée, qui connaît mieux que quiconque les risques de son sport.</strong> Pourtant, son choix a été disséqué, jugé, parfois méprisé. Son propre père <a href="https://www.theguardian.com/sport/2026/feb/09/lindsey-vonn-crash-acl-winter-olympics-skiing" target="_blank" rel="noreferrer noopener">a déclaré</a> publiquement que sa carrière devait s’arrêter, « <em>tant [qu’il] aura son mot à dire</em> ». Une phrase lourde de sens.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-5060b982"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Souveraineté des corps</strong></h2></div>



<p>Car derrière l’argument de la protection se cache souvent autre chose : une infantilisation persistante, particulièrement lorsqu’il s’agit du corps d’une femme. Aurait-on tenu le même discours à un homme de 41 ans, légende de son sport, revenu tenter un dernier exploit ? Rien n’est moins sûr. Le courage devient alors entêtement, la détermination se transforme en irresponsabilité.</p>



<p><strong>Critiquer un système sportif qui pousse les athlètes à prendre des risques extrêmes est nécessaire. Mais retirer à une athlète sa capacité à décider pour elle-même ne l’est pas. La ligne est fine, mais elle est essentielle.</strong></p>



<p>Lindsey Vonn incarne cette tension à elle seule. Elle est à la fois le produit d’un sport qui célèbre le sacrifice et une femme qui revendique sa liberté. La question n’est peut-être pas de savoir si elle aurait dû concourir. Mais de comprendre pourquoi nous trouvons normal qu’une carrière d’exception se joue toujours sur le fil du danger &#8211; et pourquoi, lorsque ce fil cède, nous cherchons aussitôt à désigner un coupable, plutôt qu’à interroger le cadre qui rend ces chutes presque inévitables.</p>
</div></div>
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		<title>Quand le sport cesse d’être un espace pour les filles</title>
		<link>https://encordees.fr/quand-le-sport-cesse-detre-un-espace-pour-les-filles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[étude]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le phénomène n’est pas nouveau : à l’adolescence, les filles abandonnent le sport. Une nouvelle étude, réalisée par la mutuelle MGEN et Kantar, leader mondial des données marketing et de l’analyse, remet l’accent sur ce sujet, fournissant des données chiffrées précises ainsi qu’une analyse détaillée de la situation. Ces résultats soulignent l’urgence de repenser la pratique sportive pour les jeunes filles afin de la rendre plus inclusive, sécurisée et valorisante.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Quand le sport cesse d’être un espace pour les filles</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-01-21T17:00:00+01:00">21 Jan 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">3 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong>Le phénomène n’est pas nouveau : à l’adolescence, les filles abandonnent le sport. Une nouvelle étude, réalisée par la mutuelle MGEN et Kantar, leader mondial des données marketing et de l’analyse, remet l’accent sur ce sujet, fournissant des données chiffrées précises ainsi qu’une analyse détaillée de la situation. Ces résultats soulignent l’urgence de repenser la pratique sportive pour les jeunes filles afin de la rendre plus inclusive, sécurisée et valorisante.</strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Quelque part dans les Calanques @archives Coralie Havas" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2.png 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-2-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<p>Mardi 13 janvier, les résultats d’une étude nationale, la première de cette ampleur, ont été publiés. L’enquête, menée auprès de 507 jeunes filles âgées de 13 à 20 ans ayant pratiqué un sport au cours des deux années précédant leur abandon, révèle un constat préoccupant : <strong>45,2 % des adolescentes cessent leur activité sportive malgré elles, soit six fois plus que chez les garçons</strong>.</p>



<p>Cette situation soulève des questions importantes sur les freins spécifiques à la pratique sportive féminine, l’impact des normes sociales et corporelles, ainsi que sur l’accessibilité des infrastructures et des activités adaptées.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>La non-prise en compte des spécificités du corps féminin</strong></strong></h2></div>



<p>Le premier obstacle identifié est l’absence d’adaptation des pratiques sportives aux changements physiques liés à la puberté. Environ 63 % des répondantes déclarent que ces transformations rendent le sport inconfortable. <strong>À cela s’ajoute le manque d’informations et d’équipements adaptés pour pratiquer pendant les règles</strong> : 53 % des jeunes filles estiment ne pas être suffisamment soutenues ou encadrées.</p>



<p>Clotilde Truffaut, déléguée nationale de la MGEN, souligne que cette situation <strong>risque d’accentuer les inégalités dans le rapport au corps, à l’estime de soi et à la sociabilité.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>Les pressions et jugements dans le milieu sportif</strong></strong></strong></h2>



<p>Les adolescentes font également face à des pressions sociales et à des comportements déplacés dans le cadre sportif. <strong>42 % des jeunes filles déclarent avoir été victimes de moqueries, de harcèlement ou de sexisme. L’insécurité ou l’imposition de tenues jugées inappropriées accentue cette pression. </strong>Ainsi, 61 % des répondantes se sentent jugées lorsqu’elles pratiquent un sport.</p>



<p>Le rapport au corps et aux standards est également un facteur majeur : <strong>55 % des adolescentes estiment que leur corps ne correspond pas à l’image idéale véhiculée par les réseaux sociaux et les médias sportifs.</strong> Cette insatisfaction corporelle conduit 41 % des jeunes filles à abandonner leur pratique par malaise vis-à-vis de leur apparence.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c8897f7d"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>L’absence d’alternatives et d’infrastructures adaptées</strong></h2></div>



<p>L’étude révèle que l’offre sportive reste souvent inadaptée ou peu accessible pour les filles. Un tiers des répondantes déclarent ne pas avoir de section féminine proche de leur domicile, un problème particulièrement marqué dans les zones rurales. Les stéréotypes de disciplines « <em>réservées aux garçons</em> » limitent encore davantage les choix.</p>



<p><strong>La culture de la compétition, axée sur la progression continue et la comparaison entre les participantes, constitue un frein supplémentaire.</strong> De nombreuses adolescentes abandonnent parce qu’elles se sentent exclues de cette logique ou incapables de suivre le rythme imposé.</p>



<p>Face à ces constats, certains clubs proposent des alternatives centrées sur le loisir et le plaisir, plutôt que sur la compétition. Le Paris Lady Basket, club exclusivement féminin créé en 2014 dans le XXe arrondissement de Paris, illustre cette approche. Sa coprésidente, Caroline Acosta, explique : « <em>On a choisi la voie du loisir et ça marche. C’est comme ça qu’on fidélise et que les jeunes filles peuvent s’épanouir et continuer à faire du sport.</em> »</p>
</div></div>
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		<title>« Va dans les bois, va » : un été d’alpage entre femmes, dans le Queyras</title>
		<link>https://encordees.fr/va-dans-les-bois-va-un-ete-dalpage-entre-femmes-dans-le-queyras/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[estive]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Va dans les bois, va » n’est pas une énième histoire d’estive, non. Ce documentaire de 43 minutes, c’est une œuvre d’art à part entière. Récompensé au Festival Femmes en montagne à l’automne (Grand Prix du jury), il suit trois bergères débutantes, Sana, Chloé et Natalie, confrontées à la solitude, à la beauté du Queyras estival, aux dangers et aux joies de cette rude vie. Son réalisateur, Robin Pogorzelski, transmet avec une grande sensibilité ce lien unique qui relie ces trois femmes de générations différentes, et nous invite au passage, discrètement, à réfléchir sur le concept de « femme sauvage ».</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Va dans les bois, va » : un été d’alpage entre femmes, dans le Queyras</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-01-07T17:00:00+01:00">7 Jan 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">3 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong>« <em>Va dans les bois, va</em> » n’est pas une énième histoire d’estive, non. Ce documentaire de 43 minutes, c’est une œuvre d’art à part entière. Récompensé au <strong>Festival Femmes en montagne</strong> à l’automne (<strong>Grand Prix du jury</strong>), il suit trois bergères débutantes, Sana, Chloé et Natalie, confrontées à la solitude, à la beauté du Queyras estival, aux dangers et aux joies de cette rude vie. Son réalisateur, <strong>Robin Pogorzelski</strong>, transmet avec une grande sensibilité ce lien unique qui relie ces trois femmes de générations différentes, et nous invite au passage, discrètement, à réfléchir sur le concept de « <em>femme sauvage </em>».</strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Va dans dans les bois&quot; @Robin Pogorzelski" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-600x400.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-768x512.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p><strong>« <em>Va dans les bois, va</em> » suit trois femmes en estive dans le Queyras (Hautes-Alpes), toutes de générations différentes.</strong> D’abord, il y a Sana, une enfant de neuf ans à la rafraîchissante joie de vivre. À ses côtés, Chloé, sa mère, ancienne danseuse, et Natalie, sa grand-mère, ayant abandonné ses études d’infirmière pour devenir aide-soignante. Sans oublier leur chien Réglisse, ainsi que leurs 995 brebis.</p>



<p>Bergères débutantes, <strong>elles découvrent ensemble cette nouvelle vie, explorant au passage leur rapport au vivant lors d’un été en alpage où, finalement, chacune s’exprime, sans <em>pathos</em>, sur le métier de berger, la mort des animaux et la prédation par les loups</strong>.</p>



<center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Pu6mBVrHJ6c?si=hHLDGN6tXbv8SpNr" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>



<p>À noter l’absence de voix off. À la place, une mélodieuse musique sublime le film : « <em>Lo boier</em> », un chant régional occitan, « le chant du bouvier » (ou vacher, la personne qui garde les bœufs), parfois considéré comme le seul chant cathare connu à ce jour. Dans « <em>Va dans les bois, va</em> », <strong>cette chanson traditionnelle polyphonique a été reprise par le groupe Samaïa</strong>, composé de trois femmes &#8211; Éléonore Fourniau, Noémie Nael et Luna Silva &#8211; <strong>aux voix solidement ancrées dans la terre, qui mettent à l’honneur les langues régionales de France, d’Europe, autant que celles du Moyen-Orient.</strong> Un écho discret mais non moins puissant aux protagonistes du documentaire.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text">Nature sauvage retrouvée</h2></div>



<p>«<em><strong> Si tu ne vas pas dans les bois, rien ne t’arrivera. Jamais ta vie ne commencera. Va dans les bois, va </strong></em>», a écrit Clarissa Pinkola Estés, écrivaine américaine dont l’ouvrage « <em>Femmes qui courent avec les loups</em> » a inspiré le titre du documentaire de Robin Pogorzelski.</p>



<p>Psychanalyste jungienne, Clarissa Pinkola Estés est à l’origine du concept de « <em>femme sauvage</em> ». Une femme en paix avec son animus (« <em>le masculin de la femme</em> », selon Carl Jung), qui aurait réussi à se libérer et à faire jaillir naturellement la force et la puissance intérieure, profonde, de la femme. Elle écrit : «<em> <strong>Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage.</strong> Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde.</em> »</p>



<p>Ce n’est qu’après avoir compris le versant masculin que possède chaque femme, après l’avoir accepté et dépassé, qu’elle devient véritablement femme, par un processus d’individuation, « <em>une prise de conscience de l’individualité profonde</em> », toujours selon Carl Jung.</p>



<p>« <em>Pourtant, si éloignés que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle, dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin </em>», poursuit l’autrice dans son ouvrage« <em>Femmes qui courent avec les loups</em> ». « <strong><em>La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie. Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là.</em> </strong>»</p>



<p>Clarissa Pinkola Estés ouvre ainsi la voie pour chaque femme à se découvrir et à explorer un chemin intérieur. Ce que Sana, Chloé et Natalie semblent avoir, consciemment ou non, accompli.</p>
</div></div>
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		<title>Coline Béal, réalisatrice de « La Cordée de l’Après » : « J’ai compris qu’affronter la maladie, c’était comme gravir un sommet »</title>
		<link>https://encordees.fr/coline-beal-realisatrice-de-la-cordee-de-lapres-jai-compris-quaffronter-la-maladie-cetait-comme-gravir-un-sommet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[cancer]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3202</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Une pour toutes, toutes pour une, je connaissais bien cet adage, mais je ne l’avais jamais incarné », annonce avec émotion l’une des protagonistes de « La Cordée de l’Après », un film retraçant l’ascension du mont Blanc par huit femmes, âgées de 36 à 60 ans, en rémission d’un cancer, réalisé par Coline Béal, revenue pour encordées sur ce projet, sorti cet automne, et qui s’est très vite imposé à elle comme « une évidence ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Coline Béal, réalisatrice de « La Cordée de l’Après » : « J’ai compris qu’affronter la maladie, c’était comme gravir un sommet »</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-24T17:00:00+01:00">24 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">6 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>« <em>Une pour toutes, toutes pour une, je connaissais bien cet adage, mais je ne l’avais jamais incarné</em> », annonce avec émotion l’une des protagonistes de <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>«</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong> <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><em>La Cordée de l’Après</em> <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>»</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong>, un film retraçant l’ascension du mont Blanc par huit femmes, âgées de 36 à 60 ans, en rémission d’un cancer, réalisé par Coline Béal, revenue pour <em>encordées</em> sur ce projet, sorti cet automne, et qui s’est très vite imposé à elle comme « <em>une évidence</em> ».</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;La cordée de l&#039;après&quot; @ Coline Béal" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>«<strong><em> On ne maîtrise pas ce qui nous arrive dans la vie ; pourtant, on a le choix de décider ce que l’on en fait</em></strong> », lance l’une des huit femmes de&nbsp;<em>« <em>La Cordée de l’Après</em> »</em>. Le ton est donné : dans ce film, l’ascension du mont Blanc, sommet maintes fois foulé, va prendre une tout autre tournure.</p>



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<p>C’est d’ailleurs ce qui a motivé Coline Béal, réalisatrice passionnée de montagne, à s’engager dans ce projet. « <em>Julien Viroulaud</em> [guide de haute montagne à l’origine du projet aux côtés d’Isabelle Deschamps, l’une des huit femmes en rémission d’un cancer en route pour le sommet du mont Blanc, ndlr] <em>est venu me chercher. J’ai adoré l’idée d’aller tourner en montagne, parce que ce genre d’occasion ne se présente pas souvent </em>», raconte-t-elle. « <em>Mais <strong>je n’avais pas envie de faire un film uniquement sur l’ascension : rencontrer des gens qui grimpent une montagne sans trop de sens, ça ne me parlait pas vraiment. </strong>Ce qui m’intéressait, c’était de parler de la maladie. Il y avait un beau parallèle à faire. Car très vite, en côtoyant ces femmes, j’ai compris qu’affronter la maladie, c’était comme gravir un sommet. »</em></p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>«<em> L’ascension, on l’a toutes faite. Pas forcément le sommet.</em> »</p><cite>L’une des protagonistes de « <em>La Cordée de l’Après</em> »</cite></blockquote></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1.webp" alt="En route pour le mont Blanc @ Coline Béal" class="wp-image-3204" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">En route pour le mont Blanc @ Coline Béal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-b51def74"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Le pouvoir de la montagne au pluriel</strong></strong></h2></div>



<p>Cette obsession du sens, Coline Béal la doit sans doute à son parcours dans le monde du cinéma. Comédienne pendant dix ans, elle est ensuite devenue réalisatrice de fiction. Un déménagement en Bretagne l’a conduite à se tourner vers le monde du documentaire.</p>



<p>« <em>L’une des huit femmes suivies pour le film ne connaissait pas la montagne</em> », raconte Coline Béal. « <em>C’est pourquoi, lors de notre premier week-end de préparation pour ce projet, on a fait un tout petit sommet dans les Pyrénées. Quand les filles sont arrivées en haut, leur regard émerveillé était beau à voir ; elles ont appelé toute leur famille par la suite. <strong>J’ai compris à ce moment-là que la montagne, l’océan et la nature en général pouvaient apporter énormément de choses.</strong> Ce projet m’a permis de découvrir une autre manière de vivre la montagne, plus tournée vers le partage que vers l’intérêt personnel. </em>»</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>«<em> C’était raide. Et là, je me suis dit : “</em>Eh ben, tu peux faire encore plein de belles choses.<em>”</em> »</p><cite>L’une des protagonistes de « <em>La Cordée de l’Après</em> »</cite></blockquote></figure>



<p>À la suite de ce premier week-end, les filles s’entraînent, prennent goût à la marche et commencent l’escalade. «<em> Tout ça, c’est resté en elles</em> », poursuit la réalisatrice. « <em><strong>Elles ont pris énormément de confiance. Grâce à la montagne.</strong></em> <em>[…] Cette tranche de vie partagée ensemble nous a unies. Il est certain qu’elle restera à vie pour elles, comme pour moi. </em>»</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-06d749d7"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Faire sa place dans la cordée, une caméra au poing</strong></strong></h2></div>



<p>La première fois que Coline Béal a rencontré ces huit femmes, c’était en voiture. « <em>On avait huit heures de trajet pour aller dans les Pyrénées. Je croyais qu’elles se connaissaient très bien toutes, alors que ce n’était absolument pas le cas. Ça a assez vite été une évidence. </em>»</p>



<p>Pas question, pour autant, de dégainer sa caméra : « <em><strong>Je pense que j’ai loupé plein de moments, c’est vrai. Mais c’est le jeu du documentaire : prendre le temps de créer du lien pour parvenir, avec le temps, à faire oublier aux personnes qu’elles sont filmées.</strong></em> <em>Si j’avais sorti ma caméra dès notre rencontre, elles n’auraient pas vécu cet instant de la même façon, c’est certain. Elles se seraient peut-être fermées — il y a toujours un temps d’adaptation aussi. </em>»</p>



<p>Un temps indispensable, lui ayant permis de créer une confiance mutuelle avec les huit femmes. « <em>Parce que oui, j’ai filmé l’ascension, mais aussi des moments plus difficiles, notamment lorsqu’Isabelle allait passer des examens compliqués… Ça n’a pas été des moments faciles.</em> » note la réalisatrice. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1.webp" alt="En route pour le mont Blanc @ Coline Béal" class="wp-image-3208" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">En route pour le mont Blanc @ Coline Béal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-cc038db2"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>L’après-cancer, entre vulnérabilité et renaissance</strong></h2></div>



<p>«<em> Le terme de rémission est assez complexe </em>», souligne Coline Béal. «<em> Quand les filles disent qu’elles sont en rémission, elles ne sont pas guéries. Ce qui veut dire que leur cancer peut revenir. C’est juste qu’à ce moment-là, la maladie ne progresse pas. <strong>Elles vivent donc avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. </strong>Et si elles sont très suivies quand elles sont malades, c’est nettement moins le cas en rémission. D’autant qu’elles ne s’autorisent pas forcément à dire “je ne vais pas bien”, parce que, justement, la maladie leur laisse un peu de répit. </em>»</p>



<p>Une période que la plupart des huit femmes mises en lumière dans « <em><em>La Cordée de l’Après</em> </em>», comme de nombreuses personnes en rémission d’un cancer, n’ont pas bien vécue. C’est pourquoi Isabelle Deschamps [<em>qui a eu un cinquième cancer lors du tournage du film, ndlr</em>] a créé une association, « Les PrinSEINSes ». « <em>Elle voulait montrer aux malades qu’après, il y a de la vie, et même une vie encore plus forte</em> », raconte Coline Béal. « <em>Les filles sont sorties de cette maladie beaucoup plus fortes, avec davantage de confiance. Elles ont encore plus envie de vivre. Elles pleurent, elles rient. <strong>Elles sont deux fois plus vivantes que tout le monde. C’est leur élan vital que j’ai eu envie de montrer dans le film.</strong></em> »</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« <em>On va se surpasser pour celles qui ne vont pas le faire. Peur, pas peur, on s’en fout. Là, tu ne le fais plus pour toi. Juste pour elles : tu vas te dépasser, tu vas aller jusqu’au bout. </em>»</p><cite>L’une des protagonistes de « <em>La Cordée de l’Après</em> »</cite></blockquote></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1.webp" alt="&quot;La cordée de l'après&quot; @ Coline Béal" class="wp-image-3205" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">« La cordée de l&rsquo;après » @ Coline Béal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-a2d6d38e"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Au sommet, ensemble</strong></h2></div>



<p>Rien ne s’est passé comme prévu lors du tournage, puisque les filles ont appris, une semaine avant leur ascension du mont Blanc, la rechute d’Isabelle, leur compagne de cordée à l’origine du projet. Une annonce qui a d’abord démotivé la plupart des protagonistes… « <em>S’en est suivie une transmission de flambeau. L’idée : aller le plus loin possible</em> », détaille la réalisatrice. « <em>Celles qui étaient contraintes de renoncer donnaient de la force aux autres, et celles qui continuaient mettaient toute leur énergie pour elles. C’était si beau à voir.</em> »</p>



<p>« <em>C’est un immense message d’espoir adressé à celles et ceux qui se battent, qui luttent et qui trébuchent […], parce que le combat vaut toujours la peine d’être livré</em> », conclut leur guide, Julien Viroulaud, dans le film.</p>
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