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	<title>interview &#8226; encordées</title>
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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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	<title>interview &#8226; encordées</title>
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	<item>
		<title>Coline Béal, réalisatrice de « La Cordée de l’Après » : « J’ai compris qu’affronter la maladie, c’était comme gravir un sommet »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[cancer]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Une pour toutes, toutes pour une, je connaissais bien cet adage, mais je ne l’avais jamais incarné », annonce avec émotion l’une des protagonistes de « La Cordée de l’Après », un film retraçant l’ascension du mont Blanc par huit femmes, âgées de 36 à 60 ans, en rémission d’un cancer, réalisé par Coline Béal, revenue pour encordées sur ce projet, sorti cet automne, et qui s’est très vite imposé à elle comme « une évidence ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Coline Béal, réalisatrice de « La Cordée de l’Après » : « J’ai compris qu’affronter la maladie, c’était comme gravir un sommet »</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-24T17:00:00+01:00">24 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">6 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>« <em>Une pour toutes, toutes pour une, je connaissais bien cet adage, mais je ne l’avais jamais incarné</em> », annonce avec émotion l’une des protagonistes de <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>«</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong> <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><em>La Cordée de l’Après</em> <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>»</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong>, un film retraçant l’ascension du mont Blanc par huit femmes, âgées de 36 à 60 ans, en rémission d’un cancer, réalisé par Coline Béal, revenue pour <em>encordées</em> sur ce projet, sorti cet automne, et qui s’est très vite imposé à elle comme « <em>une évidence</em> ».</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;La cordée de l&#039;après&quot; @ Coline Béal" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>«<strong><em> On ne maîtrise pas ce qui nous arrive dans la vie ; pourtant, on a le choix de décider ce que l’on en fait</em></strong> », lance l’une des huit femmes de&nbsp;<em>« <em>La Cordée de l’Après</em> »</em>. Le ton est donné : dans ce film, l’ascension du mont Blanc, sommet maintes fois foulé, va prendre une tout autre tournure.</p>



<center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/gGI_Icj-Ekw?si=9-x4oxY1gUvc6edy" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>



<p>C’est d’ailleurs ce qui a motivé Coline Béal, réalisatrice passionnée de montagne, à s’engager dans ce projet. « <em>Julien Viroulaud</em> [guide de haute montagne à l’origine du projet aux côtés d’Isabelle Deschamps, l’une des huit femmes en rémission d’un cancer en route pour le sommet du mont Blanc, ndlr] <em>est venu me chercher. J’ai adoré l’idée d’aller tourner en montagne, parce que ce genre d’occasion ne se présente pas souvent </em>», raconte-t-elle. « <em>Mais <strong>je n’avais pas envie de faire un film uniquement sur l’ascension : rencontrer des gens qui grimpent une montagne sans trop de sens, ça ne me parlait pas vraiment. </strong>Ce qui m’intéressait, c’était de parler de la maladie. Il y avait un beau parallèle à faire. Car très vite, en côtoyant ces femmes, j’ai compris qu’affronter la maladie, c’était comme gravir un sommet. »</em></p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>«<em> L’ascension, on l’a toutes faite. Pas forcément le sommet.</em> »</p><cite>L’une des protagonistes de « <em>La Cordée de l’Après</em> »</cite></blockquote></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1.webp" alt="En route pour le mont Blanc @ Coline Béal" class="wp-image-3204" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1-1-768x432.webp 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">En route pour le mont Blanc @ Coline Béal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-b51def74"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Le pouvoir de la montagne au pluriel</strong></strong></h2></div>



<p>Cette obsession du sens, Coline Béal la doit sans doute à son parcours dans le monde du cinéma. Comédienne pendant dix ans, elle est ensuite devenue réalisatrice de fiction. Un déménagement en Bretagne l’a conduite à se tourner vers le monde du documentaire.</p>



<p>« <em>L’une des huit femmes suivies pour le film ne connaissait pas la montagne</em> », raconte Coline Béal. « <em>C’est pourquoi, lors de notre premier week-end de préparation pour ce projet, on a fait un tout petit sommet dans les Pyrénées. Quand les filles sont arrivées en haut, leur regard émerveillé était beau à voir ; elles ont appelé toute leur famille par la suite. <strong>J’ai compris à ce moment-là que la montagne, l’océan et la nature en général pouvaient apporter énormément de choses.</strong> Ce projet m’a permis de découvrir une autre manière de vivre la montagne, plus tournée vers le partage que vers l’intérêt personnel. </em>»</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>«<em> C’était raide. Et là, je me suis dit : “</em>Eh ben, tu peux faire encore plein de belles choses.<em>”</em> »</p><cite>L’une des protagonistes de « <em>La Cordée de l’Après</em> »</cite></blockquote></figure>



<p>À la suite de ce premier week-end, les filles s’entraînent, prennent goût à la marche et commencent l’escalade. «<em> Tout ça, c’est resté en elles</em> », poursuit la réalisatrice. « <em><strong>Elles ont pris énormément de confiance. Grâce à la montagne.</strong></em> <em>[…] Cette tranche de vie partagée ensemble nous a unies. Il est certain qu’elle restera à vie pour elles, comme pour moi. </em>»</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-06d749d7"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Faire sa place dans la cordée, une caméra au poing</strong></strong></h2></div>



<p>La première fois que Coline Béal a rencontré ces huit femmes, c’était en voiture. « <em>On avait huit heures de trajet pour aller dans les Pyrénées. Je croyais qu’elles se connaissaient très bien toutes, alors que ce n’était absolument pas le cas. Ça a assez vite été une évidence. </em>»</p>



<p>Pas question, pour autant, de dégainer sa caméra : « <em><strong>Je pense que j’ai loupé plein de moments, c’est vrai. Mais c’est le jeu du documentaire : prendre le temps de créer du lien pour parvenir, avec le temps, à faire oublier aux personnes qu’elles sont filmées.</strong></em> <em>Si j’avais sorti ma caméra dès notre rencontre, elles n’auraient pas vécu cet instant de la même façon, c’est certain. Elles se seraient peut-être fermées — il y a toujours un temps d’adaptation aussi. </em>»</p>



<p>Un temps indispensable, lui ayant permis de créer une confiance mutuelle avec les huit femmes. « <em>Parce que oui, j’ai filmé l’ascension, mais aussi des moments plus difficiles, notamment lorsqu’Isabelle allait passer des examens compliqués… Ça n’a pas été des moments faciles.</em> » note la réalisatrice. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1.webp" alt="En route pour le mont Blanc @ Coline Béal" class="wp-image-3208" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/5-1-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">En route pour le mont Blanc @ Coline Béal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-cc038db2"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>L’après-cancer, entre vulnérabilité et renaissance</strong></h2></div>



<p>«<em> Le terme de rémission est assez complexe </em>», souligne Coline Béal. «<em> Quand les filles disent qu’elles sont en rémission, elles ne sont pas guéries. Ce qui veut dire que leur cancer peut revenir. C’est juste qu’à ce moment-là, la maladie ne progresse pas. <strong>Elles vivent donc avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. </strong>Et si elles sont très suivies quand elles sont malades, c’est nettement moins le cas en rémission. D’autant qu’elles ne s’autorisent pas forcément à dire “je ne vais pas bien”, parce que, justement, la maladie leur laisse un peu de répit. </em>»</p>



<p>Une période que la plupart des huit femmes mises en lumière dans « <em><em>La Cordée de l’Après</em> </em>», comme de nombreuses personnes en rémission d’un cancer, n’ont pas bien vécue. C’est pourquoi Isabelle Deschamps [<em>qui a eu un cinquième cancer lors du tournage du film, ndlr</em>] a créé une association, « Les PrinSEINSes ». « <em>Elle voulait montrer aux malades qu’après, il y a de la vie, et même une vie encore plus forte</em> », raconte Coline Béal. « <em>Les filles sont sorties de cette maladie beaucoup plus fortes, avec davantage de confiance. Elles ont encore plus envie de vivre. Elles pleurent, elles rient. <strong>Elles sont deux fois plus vivantes que tout le monde. C’est leur élan vital que j’ai eu envie de montrer dans le film.</strong></em> »</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« <em>On va se surpasser pour celles qui ne vont pas le faire. Peur, pas peur, on s’en fout. Là, tu ne le fais plus pour toi. Juste pour elles : tu vas te dépasser, tu vas aller jusqu’au bout. </em>»</p><cite>L’une des protagonistes de « <em>La Cordée de l’Après</em> »</cite></blockquote></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1.webp" alt="&quot;La cordée de l'après&quot; @ Coline Béal" class="wp-image-3205" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1.webp 800w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1-600x338.webp 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1-300x169.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2-1-768x432.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">« La cordée de l&rsquo;après » @ Coline Béal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-a2d6d38e"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Au sommet, ensemble</strong></h2></div>



<p>Rien ne s’est passé comme prévu lors du tournage, puisque les filles ont appris, une semaine avant leur ascension du mont Blanc, la rechute d’Isabelle, leur compagne de cordée à l’origine du projet. Une annonce qui a d’abord démotivé la plupart des protagonistes… « <em>S’en est suivie une transmission de flambeau. L’idée : aller le plus loin possible</em> », détaille la réalisatrice. « <em>Celles qui étaient contraintes de renoncer donnaient de la force aux autres, et celles qui continuaient mettaient toute leur énergie pour elles. C’était si beau à voir.</em> »</p>



<p>« <em>C’est un immense message d’espoir adressé à celles et ceux qui se battent, qui luttent et qui trébuchent […], parce que le combat vaut toujours la peine d’être livré</em> », conclut leur guide, Julien Viroulaud, dans le film.</p>
</div></div>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Tandem » : le ski engagé façon Elisabeth Gerritzen et Maude Besse</title>
		<link>https://encordees.fr/tandem-le-ski-engage-facon-elisabeth-gerritzen-et-maude-besse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 18:46:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’une est une fille d’agriculteurs. L’autre, un pur produit de la gentrification. Les chances qu’elles se rencontrent étaient quasi inexistantes… du moins sur le papier. Car cela fait une dizaine d’années que le ski a mis Maude Besse et Elisabeth Gerritzen sur le même chemin de vie. Celui des pentes abruptes de Verbier, des compétitions [&#8230;]</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Tandem » : le ski engagé façon Elisabeth Gerritzen et Maude Besse</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-03T19:46:37+01:00">3 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">11 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’une est une fille d’agriculteurs. L’autre, un pur produit de la gentrification. Les chances qu’elles se rencontrent étaient quasi inexistantes… du moins sur le papier. Car cela fait une dizaine d’années que le ski a mis Maude Besse et Elisabeth Gerritzen sur le même chemin de vie. Celui des pentes abruptes de Verbier, des compétitions à travers le monde, via le prestigieux circuit du Freeride World Tour, mais surtout, celui de l’engagement. Une histoire racontée dans le film «&nbsp;<em>Tandem</em>&nbsp;», un court-métrage de 26 minutes où la sincérité du récit rencontre l’humour et la puissance des images de <em>ride</em>. Réalisé par Alicia Cenci, il a reçu le prix de la meilleure réalisation féminine au festival Femmes en montagne 2025.&nbsp;</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1.jpg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-600x400.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-1536x1024.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Auditorium Seynod, Annecy.&nbsp;<br>Samedi 15 novembre, 20 heures.&nbsp;</p>



<p>La salle est comble. Des centaines de personnes sont réunies pour passer une soirée sur le thème de la montagne au féminin. Dans la foule, des athlètes pro, des réalisateur.ices, des acharné.e.s qui passent difficilement un week-end sans aller «&nbsp;<em>là-haut</em>&nbsp;» mais aussi des curieux.ses avides de découverte, d’inspiration. Quatre films sont au programme : «&nbsp;<em>Zahir</em>&nbsp;», retraçant la première ascension féminine d’une des grandes voies les plus difficiles des Alpes, «&nbsp;<em>Queen of the Catskills</em>&nbsp;», le parcours de la première femme à skier en hors-piste sur 33 des plus hauts sommets des Catskills, une région au nord de New York, «&nbsp;<em>Girls Move Mountains</em>&nbsp;» qui suit le championnat annuel de football féminin dans la chaîne de montagne Karakoram, au nord du Pakistan, et «&nbsp;<em>Tandem</em>&nbsp;» qui lance les festivités.&nbsp;</p>



<p><strong>Dès les premières minutes, on comprend très vite que l’on n’aura pas affaire à un énième film de «&nbsp;<em>ski porn</em>&nbsp;».&nbsp;</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-bc0cafcf wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-2984" width="1024" height="576" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Maude Besse (à gauche) &amp; Elisabeth Gerritzen (à droite) en montagne… sans skis aux pieds @Alicia Cenci</figcaption></figure></div>



<p><strong>En un mot «&nbsp;<em>Tandem</em>&nbsp;» parle d’engagement. </strong>Sous plusieurs angles : social, politique, intime, et même physique. <strong>Car peu importe la ligne choisie, Elisabeth Gerritzen et Maude Besse, les deux athlètes à l’affiche du film, cultivent l’art de s’engager droit dans la pente</strong>, guidées par leurs convictions, leur passion aussi. Mais non sans peur.&nbsp;</p>



<p>Une chanson ouvre le bal : «&nbsp;<em>Tu préfères Rebeka Warrior&nbsp;?</em> » de ThelmA. Des «&nbsp;<em>wow</em>&nbsp;» d’admiration se font entendre dans la salle. Peut-être soulignent-ils la beauté du ski des deux protagonistes ? Ou du choix d’Alicia Cenci, la réalisatrice, de faire appel à Rebeka Warrior, icône indétrônable de la scène musicale <em>queer</em>, dès la première minute de son court-métrage ? Peu importe finalement. Chacun y va de son interprétation… Et tout le monde y trouve son compte !</p>



<p>Quoi qu’il en soit, le ton est donné. Aucun doute, nous sommes bien au festival Femmes en montagne.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-11f8d25d wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-2985" width="1024" height="576" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Elisabeth Gerritzen (à gauche) &amp; Maude Besse (à droite) en montagne… toujours sans les skis aux pieds ! @Alicia Cenci</figcaption></figure></div>



<p><strong>Très vite, la salle est embarquée par l’humour décapant de Maude et d’Elisabeth.</strong> Deux skieuses professionnelles suisses aux personnalités qui ne laissent pas indifférentes.&nbsp;</p>



<p>La première, fille d’agriculteurs, a grandi à Bruson, face à Verbier, l’un des hauts lieux du ski <em>freeride</em> mondial. Elle a appris à skier avant de savoir marcher. Spontanée, elle est, selon certains, la skieuse la plus sous-estimée de sa génération.&nbsp;</p>



<p>Tandis que la seconde, autoproclamée «&nbsp;<em>championne du monde inattendue</em>&nbsp;», a découvert le ski grâce au chalet que ses parents ont acheté à Verbier. Introvertie, hypersensible, elle cultive l’art de tout remettre en question – surtout elle-même.</p>



<p>Tout les oppose. Quoique. Car tout au long du film, Maude et Elisabeth nous démontrent le pouvoir de <strong>l’amitié, véritable moteur leur ayant permis de tracer leur propre ligne dans l’industrie du ski.</strong> Chacune à sa manière.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-blockquote uagb-block-9a594059 uagb-blockquote__skin-border uagb-blockquote__stack-img-none"><blockquote class="uagb-blockquote"><div class="uagb-blockquote__content"><em>Elisabeth : « Maude m’a tout appris en ski »</em><br><em>Maude : « Elisabeth m’a tout appris de la vie »</em></div><footer><div class="uagb-blockquote__author-wrap uagb-blockquote__author-at-left"></div></footer></blockquote></div>



<p>Après des années de compétition sur le prestigieux circuit du Freeride World Tour, les skieuses pro redécouvrent désormais le plaisir brut de skier pour elles-mêmes, libérées de toute idée de&nbsp;classement. C’est donc tout naturellement qu’elles ont fait appel à Alicia Cenci, réalisatrice qui met un point d’honneur l’idée de «&nbsp;<em>capturer les moments décisifs où les femmes savourent la liberté d’exprimer leur véritable personnalité</em>&nbsp;», pour raconter ce chemin commun.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="TANDEM - Teaser" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/lYO6WEs-d10?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2ba9137d"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>INTERVIEW AVEC ALICIA CENCI,</strong> <strong>RÉALISATRICE DE «&nbsp;<em>TANDEM</em>&nbsp;»</strong></h2></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-becac94e"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Pourquoi avoir décidé de mettre à l’écran le duo formé par Maude et Elisabeth ?</strong></h3></div>



<p>Ce sont elles qui sont venues me voir avec cette idée de film. Ce sont donc elles qui m’ont choisie plutôt que l’inverse. Je les connais très bien, principalement parce que j’ai travaillé sur le Freeride World Tour pendant très longtemps — j’y travaille toujours en <em>freelance</em>. J’avais aussi déjà réalisé un film avec Elisabeth. Nous savions donc que nous arrivions bien à travailler ensemble.</p>



<p><strong>J’ai accepté de travailler avec elles parce que je savais que ça allait être marrant.</strong> Je n’aime pas trop faire des films de ski classiques ! Dans mes films de ski, les garçons me disent souvent : « <em>Ah, il n’y a pas assez de ski !</em> ». Tandis que les filles me disent : « <em>Ah, c’était trop bien !</em> ». Disons que je fais des films de ski où il n’y a pas que du ski. J’aime bien raconter des histoires un peu différentes.</p>



<p>Ce qui m’a tout de suite plu, c’était le côté militant d’Elisabeth, et le côté militant – un peu « maladroit », je dirais – de Maude. <strong>J’aimais bien l’idée de raconter le freeride féminin à travers ce duo-là, qui ne correspond pas à une féminité que l’on a l’habitude de voir à l’écran.</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-751fcd29"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Dans ton film « <em>Fragments choisis</em> », sorti il y a déjà trois ans, le militantisme d’Elisabeth est nettement plus explicite que dans « <em>Tandem</em> ». Pourquoi ce choix ?</strong></h3></div>



<p>Elisabeth est très politisée, très revendicatrice. Elle a beaucoup donné son avis sur la place des femmes dans le freeride, et sur la place des femmes dans le ski en général. Et je pense qu’elle était un peu fatiguée de tout ça.</p>



<p>C’est d’ailleurs l’une des premières choses qu’elle m’a dites : « <em>Je ne veux pas que ce soit la révolution, mais je veux quand même qu’on fasse passer des messages, d’une manière ou d’une autre.</em> » De toute façon, <strong>Elisabeth ne pourra jamais faire quelque chose qui n’ait pas de sens.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="FRAGMENTS CHOISIS" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/O0gOpXxIr8g?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-6192ec52"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Quand Maude et Elisabeth sont venues te voir avec ce projet, il y avait déjà une idée directrice ? Ou le fil conducteur du film s’est-il construit ensemble, au fil du temps ?</strong></h3></div>



<p>Ce qu’elles voulaient raconter, c’était vraiment leur amitié improbable – en tout cas sur le papier – qui n’aurait jamais existé si elles n’avaient pas aimé le ski ensemble. <strong>Maude et Elisabeth viennent de deux classes sociales très différentes, qui ne sont pas amenées à se rencontrer dans la vie de tous les jours.</strong> Une fille d’agriculteurs et une fille de « <em>gens qui travaillent dans des bureaux à Genève</em> », comme le dit Elisabeth… En général, ça se rencontre peu, parce qu’il y a très peu de mixité sociale dans le ski.</p>



<p><strong>Elles sont arrivées en disant : « <em>C’est ça qu’on veut montrer.</em> »</strong></p>



<p>Et tout le reste – le ton, la manière de raconter, la dynamique – c’est venu ensuite.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-6a031c97"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Finalement, au-delà de leur passion pour le ski, ce qui les rassemble, ce sont leurs questionnements autour de leur légitimité dans cette industrie, non ?</strong></h3></div>



<p>Oui, tout à fait. C’est l’une des sous-lectures du film. Et ces questionnements autour de leurs légitimités respectives viennent de leur classe sociale, et de leur appartenance – ou non – à ce groupe. Le freeride, c’est tellement codifié…</p>



<p>Elisabeth a l’impression qu’elle n’appartient pas, parce que c’est une « <em>fille de weekender</em> », on va dire. Elle est tout droit issue de la gentrification de Verbier. Donc elle se dit : « <em>Je n’ai pas ma place parce que je ne viens pas du coin. Je suis moins légitime.</em> » Tandis que, de son côté, Maude, elle fait partie des meubles.</p>



<p>Et à l’inverse, Maude se dit : « <em>Je suis arrivée sur le Freeride World Tour en ayant l’impression de ne pas être à ma place, parce que tout le monde avait beaucoup voyagé, tout le monde parlait anglais… </em>» Sous-entendu : tout le monde appartenait à une autre classe sociale.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-352c9889 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-e3e51524 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2986" width="768" height="1024" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-3163ded3 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2987" width="768" height="1024" title="tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-fc5b11e9 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2989" width="768" height="1024" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-6ad45c0f alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4612a416"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Quand je présente « <em>Tandem</em> », je le dis toujours : « <em>Ça change des films de ski habituels. Il n’y a pas que du ski porn. C’est plus engagé… et hyper rafraîchissant !</em> ». Tu es d’accord ?</strong></h3></div>



<p>Oui. De manière générale, je dis toujours que mes films de ski ne sont pas « <em>classiques</em> ». Je trouve qu’il y en a déjà bien assez, que les gens font ça très bien… et surtout, je n’ai pas envie de proposer ça. Après, « <em>rafraîchissant</em> », je ne sais pas. Moi, je le trouve rafraîchissant, et j’espère que c’est aussi le cas pour celles et ceux qui le visionnent.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c928859e"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le mot « <em>rafraîchissant</em> », il m’est venu en écoutant les réactions des spectateur·ices pendant la diffusion de « <em>Tandem</em> », au festival Femmes en montagne. Beaucoup ont ri ; ton film a vraiment créé une belle énergie !</strong></h3></div>



<p>Oui, c’est vrai. Et c’est quelque chose qu’on retrouve à chaque projection. On en est vraiment contentes. Parce que tu n’imagines pas le stress qu’on a eu à l’avant-première. On se disait : « <em>Oh putain, on espère qu’ils vont rigoler</em> ». Entendre tout le monde rire, et voir que ça fait le même effet à chaque fois, ça rassure beaucoup.</p>



<p>Mais après, le fait que le film soit très basé sur l’humour le rend pas très international, je pense. Disons que c’est mieux de parler français pour comprendre certaines blagues.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-f0887471"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>C’est toi qui as choisi les musiques ?</strong></h3></div>



<p>Non, ce sont les filles. <strong>Je leur ai demandé de faire une playlist avec les musiques qu’elles aimaient bien, en me disant que j’allais m’en inspirer pour donner un ADN au film.</strong> Et qu’ensuite, j’irais chercher des musiques un peu similaires mais libres de droits, quoi. Et puis en fait, j’ai commencé à monter sur leurs titres et je me suis dit : « <em>Mais en fait, c’est vraiment trop stylé.</em> »</p>



<p>J’ai envoyé à chaque fois le petit passage utilisé dans le film à l’artiste, en disant : « <em>Coucou, on aimerait bien utiliser votre musique. Nous, on trouve que ça claque. Est-ce que vous seriez d’accord ? Et si oui, ça coûte combien ?</em> ». Et ils ont toutes et tous été d’accord.</p>



<iframe data-testid="embed-iframe" style="border-radius:12px" src="https://open.spotify.com/embed/playlist/3aBYNyvrkQm9wDILnumxSg?utm_source=generator" width="100%" height="352" frameBorder="0" allowfullscreen="" allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; fullscreen; picture-in-picture" loading="lazy"></iframe>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-e482660d"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Est-ce que, d’après toi, le fait que tu sois une femme a changé la manière dont ce film a été construit, monté, etc. ?</strong></h3></div>



<p>Oui, complètement. Monté, je ne sais pas. Cadré, en tout cas, oui. Je ne pense pas que les filles auraient été aussi ouvertes, aussi enclines à se livrer et à être naturelles avec un garçon derrière la caméra. Après, un garçon dont elles auraient été extrêmement proches, peut-être que oui, mais je pense qu’il y a quand même vraiment un truc. Et aussi, tu as raison, un petit peu dans la narration, dans le montage, dans la manière dont je montre les choses. Le fait d’être une fille, ça change.</p>



<p>Typiquement, pour « <em>Didi</em> » [<em>un film mettant en lumière cinq femmes népalaises ayant choisi l’alpinisme comme moyen d’émancipation, ndlr</em>], par exemple, la première fois que j’ai montré le film à The North Face, on m’a dit : « <em>Mais pourquoi est-ce que vous ne dites à aucun moment que c’est un film 100 % féminin ?</em> ». Je leur ai répondu : « <em>Parce qu’en fait, on n’aurait jamais dit l’inverse si ça n’avait été que des garçons. </em>»</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-7d7bf49a"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>J’aime beaucoup le rythme de « <em>Tandem</em> ». Cette alternance entre moments sérieux sur leur parcours, leur vulnérabilité, leur recherche de place, et des touches d’humour, avec un montage beaucoup plus dynamique.</strong></h3></div>



<p>Oui, c’est parce que j’ai le choix de rythmer le tout. <strong>À chaque fois que je construisais une partie, je voulais qu’il y ait un petit bout sur un thème donné, que je choisissais, puis un peu plus de légèreté — que ça vienne de Maude ou d’Elisabeth – puis un peu d’action, de ski.</strong></p>



<p>Ce qui était vraiment important pour moi, c’était que ce film fasse rire. Qu’il soit, comme tu l’as dit, « <em>rafraîchissant</em> ». Et ça, je pense que c’est vraiment en grande partie grâce aux personnages. Les filles… si ça avait été deux autres personnes, si elles n’avaient pas été aussi drôles, j’aurais beau être une réalisatrice de talent ou je ne sais quoi, je n’aurais jamais réussi à créer un duo aussi cool. <strong>Franchement, le succès de ce film repose beaucoup sur ces deux humaines et sur leur super personnalité.</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-2a539932">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c4808bdb"><h4 class="uagb-heading-text"><strong>OÙ VOIR « <em>TANDEM</em> » ?</strong></h4></div>



<p>« <em>Tandem</em> » fait actuellement la tournée des festivals. Rendez-vous sur l’Instagram d’Alicia Cenci (<a href="https://www.instagram.com/aliciacenci/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">@aliciacenci</a>) pour connaître les prochaines dates.</p>



<p>La prochaine diffusion aura lieu au cinéma de Talloires (Haute-Savoie), le dimanche 7 décembre à 18 heures. Pour seulement 5 €, l’ensemble des films primés par le Festival Femmes en montagne sera présenté : « <em>Va dans les bois, va</em> », « <em>Hold On Together</em> » et, bien sûr, « <em>Tandem</em> ».</p>



<p>Vous pouvez également retrouver « <em>Tandem</em> » sur le <a href="https://femmesenmontagne.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site du festival Femmes en montagne</a>, jusqu’au 5 janvier. Pour y accéder, il vous faudra souscrire à un « pass en ligne » qui, pour 25 €, donne accès à 31 films, soit plus de 10 heures de contenus exclusifs.</p>
</div>
</div></div>
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