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	<title>performance &#8226; encordées</title>
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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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	<title>performance &#8226; encordées</title>
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		<title>Les 100 plus belles : l’odyssée de Laura Pineau et d’Elsa Ponzo en Provence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 15:03:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Pineau]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>17 765 mètres d’escalade, 681 longueurs… Le tout en 43 jours, en comptant les 7 journées de repos. Les chiffres sont vertigineux - comme très souvent lorsque Laura Pineau s’élance dans un projet. Mais ils ne font pas tout. Loin de là. « C'était génial grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu'on s'est retrouvées [avec Elsa Ponzo] dans des grandes voies que personne ne fait plus ! » nous a raconté la grimpeuse tout juste revenue d’un long - et épuisant - voyage d’escalade à travers la Provence natale. </p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Les 100 plus belles : l’odyssée de Laura Pineau et d’Elsa Ponzo en Provence</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-04-08T16:03:27+01:00">8 Avr 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">8 minutes</div>


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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>17 765 mètres d’escalade, 681 longueurs… Le tout en 43 jours, en comptant les 7 journées de repos. Les chiffres sont vertigineux &#8211; comme très souvent lorsque Laura Pineau s’élance dans un projet. Mais ils ne font pas tout. Loin de là. «&nbsp;C&rsquo;était génial grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu&rsquo;on s&rsquo;est retrouvées [avec Elsa Ponzo] dans des grandes voies que personne ne fait plus !&nbsp;» nous a raconté la grimpeuse tout juste revenue d’un long &#8211; et épuisant &#8211; voyage d’escalade à travers la Provence natale.&nbsp;<br></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Laura Pineau et Elsa Ponzo au sommet de la Sainte-Victoire @Julien N&#039;admiras" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<p>«&nbsp;Vu que je revenais du Yosemite, j’avais envie de faire un projet local. L’idée était de vivre une grande aventure à côté de la maison, de sortir des sentiers battus et d’inventer mon aventure d’une manière ou d’une autre&nbsp;» raconte Laura Pineau. «&nbsp;Et pour cela, il suffisait de laisser libre cours à mon imagination !&nbsp;»</p>



<p>L’inspiration de Laura vient du topo de Nicholas Armstrong, «&nbsp;<a href="https://www.fnac.com/a12322775/Nicolas-Armstrong-Les-100-plus-belles-grandes-voies-de-Provence?oref=00000000-0000-0000-0000-000000000000&amp;storecode=&amp;Origin=SEA_GOOGLE_PLA_BOOKS&amp;esl-k=sem-google%7Cnx%7Cc%7Cm%7Ck%7Cp%7Ct%7Cdc%7Ca20111491090%7Cg20111491090&amp;gclsrc=aw.ds&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=19663887777&amp;gclid=CjwKCAjw1tLOBhAMEiwAiPkRHgFLggzSZ4qxkInZLdFPUh0Dm4oMr12gCknCxFD1ZUTB-agLD-r9rxoCvuIQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les 100 plus belles grandes voies de Provence</a>&nbsp;». Auquel elle a ajouté sa patte : à savoir une dimension de vitesse. Puisque Laura s’était notamment illustrée l’été dernier en venant à bout, aux côtés de la grimpeuse américaine Kate Kelleghan, de la <em>Triple Crown</em>. Un enchaînement extrêmement ambitieux, véritable rite de passage pour les grimpeur.ses de vitesse au Yosemite. L’idée est aussi claire que vertigineuse : environ 72 longueurs pour 2200 mètres d’escalade. Ajoutez à cela environ 30 kilomètres de randonnée (entre les trois itinéraires). Le tout, réalisé en moins de 24 heures.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je me suis dit : pourquoi pas réaliser ces 100 grandes voies du topo le plus vite possible, un peu à la Kilian Jornet, qui avait gravi les 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes en un temps record [<em>19 jours, ndlr</em>]&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Les ultra-trailers m’inspirent beaucoup. Notamment leur force mentale indispensable pour s’élancer sur des challenges de longue durée.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="450" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_.webp" alt="Laura Pineau et Elsa Ponzo (@Olivier Vin)" class="wp-image-3348" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_.webp 450w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/corps-du-texte-_portrait_-169x300.webp 169w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption class="wp-element-caption">Laura Pineau et Elsa Ponzo (@Olivier Vin)</figcaption></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>«&nbsp;Avec cette fille, je pourrais aller au bout du monde&nbsp;»</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>Premier obstacle pour ce projet : trouver la partenaire idéale. «&nbsp;Je voulais vivre cette aventure avec une femme, ce n’était même pas une question&nbsp;» raconte Laura.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;J&rsquo;avais rencontré Elsa Ponzo, aux Etats-Unis, en avril dernier, un vrai coup de cœur humain&nbsp;» détaille-t-elle. «&nbsp;Je n&rsquo;avais aucune idée de qui elle était, je savais juste qu&rsquo;elle voulait faire <em>Freerider</em> [<em>l’une des voies les plus emblématiques située sur El Capitan, 7c+ max, ndlr</em>]. Je me suis un peu renseignée sur elle pour préparer ce projet. C’est là que j’ai découvert qu’elle a grimpé du 8c+. C&rsquo;est une machine ! Sacrée femme.&nbsp;»</p>



<p>En janvier, le duo décide de passer quand même deux jours ensemble dans le Luberon. «&nbsp;Dès le premier assurage où je suis tombée, Elsa m&rsquo;a hyper bien assurée&nbsp;» se souvient Laura. «&nbsp;À ce moment-là,&nbsp; je me suis dit qu’avec cette fille, je pourrais aller au bout du monde.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’art de la logistique</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Moins de deux mois plus tard, à la mi-février, Laura et Elsa s’élancent dans leur première grande voie, à la Sainte-Victoire. «&nbsp;On s&rsquo;est pris la pluie. Une grosse pluie qui nous a arrêtées en milieu de journée&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;On s&rsquo;est retrouvées dans les nuages. On devait faire trois jours à la Saint-Victoire. Donc, là, à ce moment-là, on a décidé de partir dans les Calanques, ce qui était la meilleure solution.&nbsp;»</p>



<p>S’en suivent 15 jours de soleil. Rien de tel pour enchaîner les grosses journées.&nbsp;</p>



<p>Les très grosses journées. «&nbsp;Entre 12 et 20 heures&nbsp;» détaille Laura. «&nbsp;Parce qu’il y avait à chaque fois environ deux heures de marche d&rsquo;approche. Ensuite, on faisait trois grandes voies. C’était énormément de logistique&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>À entendre Laura, la logistique est l’un des gros points de cette aventure. Elle raconte : « Il nous fallait avoir les traces GPS nous permettant de rejoindre les trois différentes grandes voies. Mais aussi de savoir comment on atteignait les rappels, combien de rappels on devait faire… Est-ce qu&rsquo;on prend des cordes à double ? Combien de dégaines on prend ? Est-ce qu&rsquo;on prend les coinceurs ? Quel baudrier ? Combien de litres d&rsquo;eau par grande voie ? Est-ce qu&rsquo;on prend un sac de hissage ou pas ? Un petit sac à dos ou pas ? Combien de bouteilles d&rsquo;eau ? Ça a été une grosse grosse logistique. » </p>



<p>Un véritable casse-tête ! «&nbsp;Pendant le voyage, lors des journées de repos, on préparait les journées suivantes&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Et tous les soirs, quand on arrivait au van, il était 20 heures, et il nous fallait refaire le sac du lendemain, repréparer l’eau, etc. Ainsi, pendant que l&rsquo;une cuisinait, l&rsquo;autre faisait le matos. Il y a des jours où l’on n&rsquo;en pouvait plus du matos !&nbsp;»</p>



<p>« On a tout de même vécu des moments pas faciles » se souvient Laura. « Je pense que notre ennemi numéro un dans ce voyage, ça a été le vent, avec des journées à 100 km heure. Et si le vent venait de l&rsquo;Est, et que l&rsquo;on devait faire des grandes voies exposées Est, on savait qu&rsquo;on allait se le prendre en pleine face. Mais qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas le choix. »</p>



<p>À la base, on voulait aller faire des belles grandes voies sur le rocher et c’est devenu un voyage d’alpinisme. » </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1024x768.webp" alt="Elsa Ponzo (@Julien Nadiras)" class="wp-image-3349" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1024x768.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-300x225.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-768x576.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-1536x1152.webp 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-2048x1536.webp 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/04/Julien-Nadiras-2-600x450.webp 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Elsa Ponzo (@Julien Nadiras)</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Adaptation</strong></h2>



<p>«&nbsp;On n&rsquo;a pas pu faire toutes les 100 grandes voies présentées dans le topo&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;On a dû s’adapter pour différentes raisons. La première : la fermeture de certaines parois en raison de la nidification des faucons pèlerins, du hibou grand duc ou d&rsquo;autres espèces. […] La plupart du temps, on a essayé quand même au plus possible de faire d&rsquo;autres grandes voies dans la même difficulté ou aussi belles les unes que les autres.&nbsp;»</p>



<p>Deuxième aléa : certaines parois étaient encore mouillées. «&nbsp;Et troisième raison, c&rsquo;est que la fin du voyage a été vraiment très difficile physiquement&nbsp;» confie Laura. «&nbsp;Mon corps commençait à me lâcher. Moi, j&rsquo;ai eu un gros moment de fatigue où j&rsquo;ai dit à Elsa : là, il faut qu’on fasse des grandes voies plus faciles, sinon, je sens vraiment que je vais me blesser et je vais devoir arrêter le voyage&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Un moment clé de leur périple, survenu aux alentours du 29e jour.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je ne faisais que pleurer pendant trois jours&nbsp;» poursuit Laura. «&nbsp;Ça devenait très, très compliqué. Je n’avais plus d’énergie. Et je n’avais plus envie de sortir du van. D’autant que c’était le moment où l’on arrivait dans le Verdon. Donc, tu sais que tu t&rsquo;attaques à un gros bout de rocher. C&rsquo;est quand même très exposé. Il y a une ambiance. Les points sont éloignés. Je n&rsquo;avais pas forcément non plus les chaussons adaptés. Beaucoup de choses qui rentraient en jeu. Vu que je n&rsquo;avais pas beaucoup grimpé dans ce coin-là, je manquais d’expérience d&rsquo;escalade dans le Verdon.&nbsp;»</p>



<p>Même si la cordée décide de diminuer la difficulté des grandes voies dans lesquelles elles s’engagent, Laura est à bout. «&nbsp;Je suis tombée à plein d&rsquo;endroits. C&rsquo;était vraiment trop dur et je commençais vraiment à fatiguer et à perdre patience. Cétait compliqué&nbsp;» confie-t-elle. «&nbsp;Tandis qu’Elsa n&rsquo;est pas tombée une seule fois dans tout ce trip quand-même ! Elle a enchaîné toutes les longueurs à vue non-stop en sachant que ça va jusque dans le 7b+. Avec les conditions difficiles, le vent et autres. Elle est vraiment incroyable ! Donc Elsa, grosse machine. Sa capacité à être concentrée, à tout donner et à grimper comme elle l’a fait pendant 43 jours était impressionnante !&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Coupées du monde</strong></h2>



<p>Originaire de Toulon, Laura avait pourtant très peu grimpé en Provence. Ce projet a donc représenté pour elle « une excellente manière d&rsquo;aller à la découverte de toutes ces belles grandes voies ». Et il semblerait qu’au-delà de l’aspect performance, ce soit ce qui compte le plus à ses yeux. « À plein de moments, on a fait des grandes voies dans le 6a et c&rsquo;était juste magnifique en fait » raconte-t-elle. « Je n&rsquo;ai pas besoin de faire du 8b pour prendre du plaisir en escalade. C&rsquo;était génial de vivre cette aventure et de grimper des voies soit historiques, soit des voies magnifiques. Je peux te dire qu&rsquo;on s&rsquo;est retrouvées dans des grandes voies que personne ne fait plus ! Tu vois, la Sainte-Baume et autres, le rocher était moyen, c&rsquo;était un peu miteux. On s&rsquo;est mis quand même des sacrés missions à des endroits, tu vois, il faut y aller quand même dans les voies historiques des années 1960. Alors le topo t&rsquo;annonce 6a, 6a+. Là, je peux te dire que t&rsquo;as intérêt à avoir de la marge parce que ça grimpe. »</p>



<p>43 jours de voyage à travers la Provence, c’est long &#8211; surtout au vu du rythme soutenu que la cordée s’est imposée.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Ce n&rsquo;est pas comme un big wall&nbsp;» raconte Laura. «&nbsp;En big wall, tu pars une semaine, voire 15 jours sur le mur et après, tu redescends, tu revois tous tes proches, les autres personnes de ton équipe. Et tu peux aussi travailler sur d&rsquo;autres projets. […] Tandis que là, c&rsquo;était assez one focus. Je me suis sentie coupée du monde. Ce n&rsquo;est pas un sentiment que j&rsquo;ai vraiment aimé. Moi, j’ai envie d&rsquo;être en connexion avec le monde, pouvoir vivre des aventures avec d&rsquo;autres personnes. Je suis quand même encore en train de le digérer en sachant que là, je t&rsquo;avoue qu&rsquo;on a fini lundi dernier. Et jeudi, j&rsquo;avais l’avant-première [<em>de son film «&nbsp;The Queen Swing&nbsp;», relatant ses aventures au Yosemite, ndlr</em>] au Grand Rex. C&rsquo;est allé très, très vite.&nbsp;Quoiqu’il en soit, vivre des aventures comme ça, c’est une belle manière d&rsquo;apprendre à se connaître.&nbsp;»</p>
</div></div>



<p></p>



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		<title>Fay Manners, un hiver d’ouvertures au féminin</title>
		<link>https://encordees.fr/fay-manners-un-hiver-douvertures-au-feminin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouvrir une voie n’a rien d’anodin. Cela veut dire partir sans certitude, accepter de ne pas savoir si la ligne passera, nettoyer les blocs instables. En résumé : essayer de faire sa place dans un environnement hostile… quitte à parfois renoncer. Un jeu auquel Fay Manners, alpiniste et grimpeuse professionnelle britannique installée en Valais, excelle. Cet hiver, entre le massif des Diablerets et le secteur d’Arolla, elle a signé deux nouvelles voies mixtes majeures dans les Alpes suisses. Deux ouvertures différentes, mais un même fil conducteur : le goût de l’engagement, de la création, et une manière très nette de prendre sa place dans un terrain où les femmes restent encore trop peu nombreuses à laisser leur nom.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Fay Manners, un hiver d’ouvertures au féminin</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-25T17:00:00+01:00">25 Mar 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Ouvrir une voie n’a rien d’anodin. Cela veut dire partir sans certitude, accepter de ne pas savoir si la ligne passera, nettoyer les blocs instables. En résumé : essayer de faire sa place dans un environnement hostile… quitte à parfois renoncer. Un jeu auquel Fay Manners, alpiniste et grimpeuse professionnelle britannique installée en Valais, excelle. Cet hiver, entre le massif des Diablerets et le secteur d’Arolla, elle a signé deux nouvelles voies mixtes majeures dans les Alpes suisses. Deux ouvertures différentes, mais un même fil conducteur : le goût de l’engagement, de la création, et une manière très nette de prendre sa place dans un terrain où les femmes restent encore trop peu nombreuses à laisser leur nom.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="@Collection Fay Manners" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.png 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



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<p>En janvier, Fay Manners ouvre « <em>Elles Aussi</em> » avec l’Autrichienne Mélanie Grünwald sur la Tête aux Chamois, au-dessus de Glacier 3000. La voie, cotée M7+ A0, remonte une face nord raide, froide, sèche, où le rocher n’a rien de rassurant. Il faut avancer dans un terrain parfois instable, purger ce qui menace de partir, réfléchir à l’équipement, trouver comment rendre la ligne répétable sans lui retirer son caractère.</p>



<p>« <em>C’était très raide, avec des blocs instables qu’on a dû nettoyer en grimpant. Et de manière générale, équiper la voie pour qu’elle soit répétable par d’autres a été très exigeant mentalement </em>», raconte Fay Manners.</p>



<p>La difficulté est là, bien sûr. Mais « <em>Elles Aussi </em>» porte aussi autre chose. À leur connaissance, il s’agit de la première voie mixte ouverte dans ce secteur par une cordée exclusivement féminine. Fay Manners le dit simplement : pour elle, grimper entre femmes n’a rien d’exceptionnel. Mais puisque cela reste rare, il faut que cela se voie. Il faut que les jeunes filles puissent tomber sur des noms de femmes dans les guides, dans les récits, dans les histoires de montagne, et se dire que cet espace-là leur appartient aussi.</p>



<p>C’est peut-être cela, au fond, qu’ouvre « <em>Elles Aussi </em>» : une voie dans la face, oui, mais aussi une brèche dans le récit.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’ouverture comme espace de liberté</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>Chez Fay Manners, l’ouverture est une manière d’habiter la montagne. Ce qu’elle aime, dit-elle, c’est le côté créatif du processus. Ouvrir une voie, c’est plus que réussir une ascension. C’est imaginer un passage, lire une paroi, accepter de ne pas savoir exactement ce qu’on va trouver. C’est aussi, souvent, passer des heures à nettoyer du rocher, à chercher où protéger, à revenir, à douter, à ajuster. Le résultat final &#8211; une cotation, un tracé, un nom &#8211; masque souvent la densité réelle de ce travail.</p>



<p>Cette attirance pour les itinéraires vierges structure son parcours depuis plusieurs années. Plus de vingt premières ascensions à travers le monde, du Pakistan à la Patagonie, du Groenland aux Alpes. Des voies mixtes, du big wall, des descentes à ski sur des faces raides et exposées. Une pratique complète, moderne, mobile, qui refuse de se laisser enfermer dans une seule case.</p>



<p>Son hiver suisse s’inscrit dans cette continuité. Il ne marque pas une rupture mais une confirmation : Fay Manners ne se contente pas de répéter des voies. Elle construit, elle explore, elle propose.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Arolla, la confirmation </strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Début mars, elle ouvre ensuite « <em>Nostalgie Alpine</em> » sur le pilier central du Roc Noir, au-dessus du glacier d’Arolla, avec l’Italien Marco Malcangi et l’Américain Max Kilcoyne. La voie, annoncée à M8 A0 pour 325 mètres, déroule neuf longueurs dans une face particulièrement sèche pour la saison. Peu de glace, beaucoup de terrain mixte austère : herbe gelée, protections délicates, rocher compact, passages à défricher.</p>



<p>Le trio passera six jours dans la voie. Six jours à monter, nettoyer, serrer, réfléchir, revenir. Six jours dans ce que l’ouverture a de moins spectaculaire et de plus vrai : un travail de patience, de précision, de ténacité.</p>



<p>Là encore, Fay Manners insiste moins sur la performance brute que sur l’expérience elle-même. Le mixte fait peur, dit-elle, mais elle s’y est sentie prête. Elle a passé l’hiver à s’y préparer. Cette phrase dit beaucoup de son rapport à la montagne : rien d’héroïque dans la posture, rien d’emphatique non plus. Juste une lucidité, un engagement, une confiance patiemment construite.</p>
</div></div>
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		<title>« Girl Climber » : l’obsession d’Emily Harrington pour El Capitan</title>
		<link>https://encordees.fr/girl-climber-lobsession-demily-harrington-pour-el-capitan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[el capitan]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[yosemite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3331</guid>

					<description><![CDATA[<p>À force de superlatifs, on finit parfois par trahir ce que l’on veut raconter. Les ascensions d’El Capitan, dans le Parc national de Yosemite, n’échappent pas à la règle : la paroi la plus impressionnante, la voie la plus dure, l’exploit le plus fou. Comme si l’accumulation d’adjectifs pouvait traduire ce que représente réellement ce mur de granit de près de 900 mètres. Car derrière la légende minérale d’El Capitan et les récits d’exploits hors norme, il y a avant tout une histoire de persévérance, d’échecs répétés et d’obsession patiemment construite. En témoigne l’aventure humaine vécue par la grimpeuse américaine Emily Harrington, racontée dans le film « Girl Climber » réalisé par Jon Glassberg, disponible en streaming sur Canal+. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Girl Climber » : l’obsession d’Emily Harrington pour El Capitan</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-18T17:00:00+01:00">18 Mar 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">3 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>À force de superlatifs, on finit parfois par trahir ce que l’on veut raconter. Les ascensions d’El Capitan, dans le Parc national de Yosemite, n’échappent pas à la règle : la paroi la plus impressionnante, la voie la plus dure, l’exploit le plus fou. Comme si l’accumulation d’adjectifs pouvait traduire ce que représente réellement ce mur de granit de près de 900 mètres. Car derrière la légende minérale d’El Capitan et les récits d’exploits hors norme, il y a avant tout une histoire de persévérance, d’échecs répétés et d’obsession patiemment construite. En témoigne l’aventure humaine vécue par la grimpeuse américaine Emily Harrington, racontée dans le film « <em>Girl Climber</em> » réalisé par Jon Glassberg, disponible en streaming sur Canal+. </strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Emily Harrington @Girl Climber" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Quatre. C’est le nombre de tentatives qu’il aura fallu à Emily Harrington pour venir à bout d’El Capitan en libre, en moins de vingt-quatre heures. Le 5 novembre 2020, l’Américaine devient la première femme à réussir cet enchaînement en passant par « <em>Golden Gate</em> ».</p>



<p>Une performance d’ampleur tant cette ligne qui serpente sur la face sud-est du géant de granit californien est réputée pour sa difficulté. Sur près de 900 mètres de paroi, chaque longueur impose une concentration extrême, une gestion millimétrée de l’effort et une endurance mentale rarement visible dans les images spectaculaires d’escalade.</p>



<p>C’est précisément ce que montre le documentaire « <em>Girl Climber</em> ». Plutôt que de se contenter de la réussite finale, le film s’attarde sur le chemin qui y mène : plus d’un an de préparation, de doutes, d’échecs et de remises en question.</p>



<center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/uYU5hF0WqX8?si=VI8NYKlS4rx5KFpQ" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Loin de toute héroïsation </strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>« <em>Je ne me sentais pas prête et n’avais pas fait le travail nécessaire pour réussir </em>», reconnaît la grimpeuse à l’issue de sa première tentative. Cette lucidité traverse tout le film.</p>



<p>Les essais suivants deviennent de véritables épreuves physiques et psychologiques. Le troisième est le plus terrible. Au milieu de la paroi, un cri retentit : Emily vient de chuter d’environ quinze mètres. L’accident laisse des traces, autant sur le corps que dans la tête.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>La quête de confiance</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Dans l’imaginaire collectif, El Capitan possède déjà sa propre mythologie cinématographique. Des films comme « <em>Valley Uprising</em> », « <em>The Dawn Wall</em> » ou « <em>Free Solo</em> » ont largement contribué à construire cette légende. Le documentaire multiplie d’ailleurs les passerelles avec cet univers : une référence à Tommy Caldwell, une apparition de Lynn Hill, et la présence incontournable d’ Alex Honnold.</p>



<p>L’objectif du réalisateur semble clair : inscrire Emily Harrington dans cette histoire. Celle des grimpeur.ses capables d’enchaîner « <em>Golden Gate</em> » en une journée. Au moment de sa tentative, seuls Alex Honnold, Tommy Caldwell et Brad Gobright avaient réussi. Mais au fond, « <em>Girl Climber</em> <em>» </em>raconte autre chose qu’une performance pure.</p>



<p>Derrière les images d’une femme suspendue à une immense paroi de granit se cache ainsi une histoire beaucoup plus intime : celle d’une athlète confrontée à ses limites, à ses peurs et à ses obsessions.</p>



<p>Et c’est peut-être cela, au fond, qui rend l’exploit si impressionnant : non pas les superlatifs, mais l’humanité qu’il révèle.</p>
</div></div>
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		<title>No pain no gain… vraiment ?</title>
		<link>https://encordees.fr/no-pain-no-gain-vraiment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 15:40:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[réflexion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>No pain, no gain (« sans douleur, pas de progrès ») : telle serait la dure réalité du sport. Derrière cette formule devenue presque universelle se cache une croyance profondément ancrée dans la culture sportive contemporaine : pour réussir, il faut souffrir. De la glorification de la douleur à son exploitation marketing, la souffrance sportive est devenue à la fois preuve d’engagement, matière à récit héroïque et argument de vente. Mais cette valorisation permanente de l’effort extrême interroge : entre transformation personnelle et mise à l’épreuve du corps, le sport peut-il encore s’affranchir de cette culture de la douleur ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">No pain no gain… vraiment ?</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-11T16:40:37+01:00">11 Mar 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">7 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>No pain, no gain (« sans douleur, pas de progrès ») : telle serait la dure réalité du sport. Derrière cette formule devenue presque universelle se cache une croyance profondément ancrée dans la culture sportive contemporaine : pour réussir, il faut souffrir. De la glorification de la douleur à son exploitation marketing, la souffrance sportive est devenue à la fois preuve d’engagement, matière à récit héroïque et argument de vente. Mais cette valorisation permanente de l’effort extrême interroge : entre transformation personnelle et mise à l’épreuve du corps, le sport peut-il encore s’affranchir de cette culture de la douleur ?</strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Coureuse sur la ligne d&#039;arrivée de l&#039;UTMB @Coralie Havas" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>La culture sportive entretient depuis longtemps une relation ambiguë avec la souffrance. <strong>Dans de nombreux discours, la douleur apparaît comme un passage obligé vers la réussite. </strong>« <em>Il y a un secret que les sportifs ne vous diront jamais tout de suite : faire du sport, c’est apprendre à aimer la douleur. Pas juste la supporter, hein, mais vraiment l’apprécier </em>» peut-on lire sur le <a href="https://blogs.mediapart.fr/mathieu31/blog/301124/sport-et-douleur-quand-souffrir-devient-un-plaisir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog de Mediapart</a>. « <em>Oui, on parle bien de cette sensation qui vous donne l’impression que vos jambes brûlent, que vos épaules vont se décrocher, et que votre cœur a décidé de passer en mode alarme incendie. Étrange, non ? Pourtant, c’est notre réalité. […] Et puis, regardez les grands champions. Ils ne s’en cachent même pas. Kobe Bryant disait : “Si tu veux être grand, tu dois embrasser la souffrance.” On souffre parce que c’est le prix à payer pour progresser. C’est le petit pacte qu’on passe avec notre corps : “Je te fais mal maintenant, mais promis, tu seras plus fort après.” Et parfois, ça marche. Parfois, ça fait juste mal. Mais bon, c’est le jeu. </em>»</p>



<p>Pour Mathieu Abbot, médecin du sport, cette culture de la souffrance est parfois inhérente à certaines disciplines. Le principe du <em>no pain, no gain</em> est particulièrement présent dans l’univers de la musculation, mais aussi dans la glorification de joueurs capables de terminer un match avec un membre cassé ou de cyclistes poursuivant une course malgré une commotion cérébrale. <strong>Se faire mal pour dépasser ses limites, revendiquer la souffrance et afficher sa capacité à la surmonter : tel serait l’état d’esprit sportif dominant.</strong> Une mentalité résumée par une injonction simple : ne pas s’arrêter, continuer malgré tout.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong>Quand la souffrance devient un argument marketing</strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p><strong>Cette glorification de la douleur ne se limite pas aux discours sportifs. </strong>Elle est aussi largement exploitée par les marques. Nike en offre une illustration frappante. Après sa campagne pour les Jeux olympiques intitulée <a href="https://www.forbes.com/sites/pamdanziger/2024/08/16/nike-fails-in-the-winning-isnt-for-everyone-ad-campaign/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Winning isn’t for everyone</a> (« tout le monde ne peut pas gagner »), l’équipementier a lancé un nouveau slogan : <em>Winning isn’t comfortable</em> (« gagner n’est pas confortable »).</p>



<p>La campagne met en scène des coureurs et des coureuses au bord de l’épuisement. Les visages sont crispés, les corps titubent, certains s’effondrent après la ligne d’arrivée. L’un des participants vomit même à l’écran. Le message est limpide : pour gagner, il faut souffrir.</p>



<p>Cette rhétorique s’inscrit dans l’identité même de la marque. Depuis des décennies, Nike construit ses campagnes autour de la performance et du dépassement de soi. Le slogan historique « <em>Just Do It </em>», lancé en 1988, appelait déjà à dépasser ses propres limites. Pendant la pandémie de Covid-19, la campagne « <em>You Can’t Stop Us </em>» mettait en avant la résilience face aux obstacles. Plus récemment, « <em>Pressure is my pleasure</em> », mettant en scène Kylian Mbappé, célèbre l’idée selon laquelle la pression serait une source de motivation et même de plaisir.</p>



<p>Mais cette glorification permanente de la performance et de la pression peut aussi être interprétée comme une forme de normalisation de la contrainte, parfois au détriment de la santé mentale.&nbsp;</p>



<p>La sociologue <strong>Béatrice Barbusse parle à ce sujet de dolorisme, une doctrine qui exalte la valeur morale de la douleur</strong>. Dans le monde du sport, cette logique conduit à valoriser la souffrance comme une preuve de courage et de détermination.</p>



<p>Selon ses travaux, cette vision peut avoir des effets néfastes. Elle encourage certains athlètes à ignorer les signaux envoyés par leur corps, à se surentraîner ou à poursuivre l’effort malgré des blessures.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>La fabrique des héros.ïnes</strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Si la douleur occupe une place si importante dans l’imaginaire sportif, c’est aussi parce qu’elle nourrit des récits particulièrement efficaces.</p>



<p>La plupart des histoires sportives suivent une structure simple : un objectif ambitieux, une préparation difficile, des sacrifices personnels, une épreuve physique intense et, enfin, une récompense. Ce schéma rappelle celui des récits héroïques. <strong>Ainsi, la performance sportive est présentée comme une conquête obtenue au prix d’une souffrance acceptée.</strong></p>



<p>Dans ces récits, le sacrifice prend plusieurs formes. Il y a d’abord le sacrifice du confort : les réveils à l’aube, les entraînements sous la pluie ou dans le froid, les kilomètres accumulés malgré la fatigue. Vient ensuite le sacrifice social : les soirées refusées, le temps pris sur la famille, l’isolement nécessaire à l’entraînement. Enfin, il y a le sacrifice du corps. Ampoules, muscles brûlants, fatigue extrême ou petites blessures deviennent des preuves visibles du prix payé.</p>



<p>Cette narration fonctionne parce qu’elle correspond à une intuition morale largement partagée : ce qui est difficile semble avoir plus de valeur que ce qui est facile. Sans sacrifice, la réussite paraît donc presque suspecte.</p>



<p><strong>Le sacrifice devient ainsi un mécanisme de légitimation</strong> : il garantit que la performance est méritée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>La douleur comme produit</strong></strong></h2>



<p>Cette structure narrative constitue également un formidable outil pour l’industrie du sport. À noter que les marques mettent rarement en avant le confort ou la facilité. Elles préfèrent montrer des corps fatigués, des visages crispés et des conditions difficiles.</p>



<p>L’athlète apparaît comme quelqu’un qui accepte de payer le prix de son ambition. Dans ce récit, le produit vendu &#8211; chaussures, montres connectées, équipements &#8211; devient l’outil qui accompagne cette quête. On ne vend plus simplement un objet, mais la possibilité de vivre sa propre épopée sportive. La souffrance sportive est ainsi devenue une véritable ressource économique.</p>



<p><strong>De nombreuses offres reposent sur la même promesse : la transformation personnelle passe par l’épreuve. </strong>Programmes d’entraînement intensifs, stages sportifs ou défis d’endurance invitent les participants à sortir de leur zone de confort. La difficulté devient un argument de vente.</p>



<p>Cette logique s’observe aussi dans la multiplication d’événements sportifs extrêmes : courses d’ultra-endurance, trails de montagne, défis collectifs particulièrement exigeants. Ce qui est proposé n’est pas seulement une activité physique, mais l’expérience d’une épreuve dont on pourra être fier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>Une expérience aussi formatrice</strong></strong></h2>



<p>Réduire la douleur sportive à une simple exploitation de nos corps &#8211; et de nos esprits &#8211; serait pourtant trop simpliste. <strong>La douleur joue aussi un rôle important dans l’apprentissage du corps.</strong> Dès l’enfance, les petites douleurs du quotidien participent à la construction de la conscience corporelle. Elles permettent de comprendre les limites du corps et de mieux percevoir ses signaux.</p>



<p>Dans les activités physiques et sportives, ces expériences peuvent être structurantes. Les chutes à vélo ou le fameux point de côté en course à pied font partie d’un processus d’apprentissage.</p>



<p>La douleur agit alors comme un signal. Elle indique qu’un déséquilibre est apparu quelque part dans le corps et qu’il faut y prêter attention.</p>



<p>D’une certaine manière, elle permet aussi d’éprouver la vie elle-même. Sans sensation corporelle, il n’y aurait ni plaisir, ni désir, ni véritable expérience physique. Mais la valorisation de la douleur peut aussi masquer une réalité plus ambivalente. Car dans de nombreux contextes sportifs, le corps devient un outil de production : de performance, de spectacle, d’images et parfois de profits.</p>



<p>Dans le sport de haut niveau, cette logique est particulièrement visible. Les athlètes sont encouragés à repousser leurs limites physiques au-delà du raisonnable, parfois au risque de blessures durables. Cette logique se diffuse également dans les pratiques amateurs. Défis d’endurance, programmes d’entraînement intensifs et compétitions extrêmes valorisent des formes d’engagement physique très exigeantes.</p>



<p>Dans ce contexte, la douleur cesse d’être seulement un signal physiologique. Elle devient un indicateur de productivité corporelle : plus le corps encaisse, plus il semble prouver sa valeur. Ce glissement n’est pas sans rappeler certaines logiques du monde du travail, où la capacité à supporter la fatigue et la pression devient une qualité valorisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une autre culture du sport ?</strong></h2>



<p>La question devient alors inévitable : <strong>jusqu’où le dépassement de soi reste-t-il une forme d’émancipation, et à partir de quel moment devient-il une manière d’exploiter le corps ?</strong></p>



<p>Peut-être que le sport contemporain pourrait évoluer vers une autre culture. Une culture non plus centrée sur la glorification de la douleur, mais sur l’écoute du corps.</p>



<p>Car la valeur du sport ne réside peut-être pas dans la souffrance qu’il produit, mais dans la relation consciente que chacun.e entretient avec son propre corps.</p>



<p>Et si la véritable performance commençait précisément là ?</p>
</div></div>
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		<item>
		<title>Quand la randonnée devient un outil de domination : le phénomène inquiétant de l’« alpine divorce »</title>
		<link>https://encordees.fr/quand-la-randonnee-devient-un-outil-de-domination-le-phenomene-inquietant-de-l-alpine-divorce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[fait divers]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[randonnée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3305</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur TikTok, une vidéo virale montrant une jeune femme abandonnée par son compagnon en pleine randonnée a déclenché une avalanche de témoignages. Des centaines d’internautes racontent avoir vécu des situations similaires, laissées seules en pleine nature, sur une route isolée ou dans une ville inconnue. Derrière l’expression « alpine divorce », popularisée sur les réseaux sociaux, certains spécialistes voient une forme méconnue de violence conjugale : une violence par abandon, où la rupture du lien devient un moyen de domination.</p>
<p>The post <a href="https://encordees.fr/quand-la-randonnee-devient-un-outil-de-domination-le-phenomene-inquietant-de-l-alpine-divorce/">Quand la randonnée devient un outil de domination : le phénomène inquiétant de l’« alpine divorce »</a> appeared first on <a href="https://encordees.fr">encordées</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Quand la randonnée devient un outil de domination : le phénomène inquiétant de l’« alpine divorce »</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-04T17:00:00+01:00">4 Mar 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong>Sur TikTok, une vidéo virale montrant une jeune femme abandonnée par son compagnon en pleine randonnée a déclenché une avalanche de témoignages. Des centaines d’internautes racontent avoir vécu des situations similaires, laissées seules en pleine nature, sur une route isolée ou dans une ville inconnue. Derrière l’expression « alpine divorce », popularisée sur les réseaux sociaux, certains spécialistes voient une forme méconnue de violence conjugale : une violence par abandon, où la rupture du lien devient un moyen de domination.</strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Une femme seule sur les sentiers du Briançonnais @Coralie Havas" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Sur TikTok, une vidéo d’à peine une minute a déclenché une vague de réactions et de témoignages. On y voit une jeune femme filmer un paysage rocheux au sommet d’une montagne. La voix tremblante, elle raconte que son petit ami vient de la laisser seule sur le sentier. « <em>Je me sens tellement vulnérable, c’est le pire vendredi de ma vie </em>», confie-t-elle en pleurs.</p>



<p>La séquence est devenue virale : plus de 19 millions de vues et des millions de <em>likes</em>. Mais ce qui frappe le plus, ce sont les milliers de commentaires qui ont suivi. Sous la vidéo, de nombreuses femmes racontent avoir vécu une situation similaire : abandonnées en pleine randonnée, laissées au bord d’une autoroute, en rase campagne ou dans une ville inconnue sans moyen de rentrer.</p>



<p>Très vite, un terme s’impose dans les discussions : l’« <em>alpine divorce</em> », ou « <em>divorce alpin</em> ».</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong>Une expression née dans la littérature</strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>L’expression ne vient pas des réseaux sociaux. Elle trouve son origine dans une nouvelle publiée en 1893 par l’écrivain écossais&nbsp;Robert Barr. Intitulée&nbsp;<em>An Alpine Divorce</em>, l’histoire raconte le projet d’un homme qui, incapable de divorcer, envisage de se débarrasser de sa femme lors d’un voyage dans les Alpes suisses.</p>



<p>Plus d’un siècle plus tard, le terme est repris sur TikTok pour décrire une situation bien différente, mais tout aussi troublante : celle où un partenaire abandonne sa compagne en pleine nature, souvent après une dispute ou parce qu’elle ne suit pas le rythme pendant une randonnée.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, des centaines d’internautes racontent des scènes similaires. L’une explique avoir été laissée seule sur un sentier pour sortir du Grand Canyon et avoir dû marcher pendant douze heures avec l’aide d’un inconnu. Une autre évoque deux heures passées seule dans une forêt après que son compagnon est parti devant elle.</p>



<p>Ces récits n’ont évidemment pas tous la même gravité. Mais ils décrivent un point commun : la sensation brutale d’abandon dans un environnement isolé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’abandon devient une forme de violence symbolique</strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Pour les spécialistes des relations de couple, ce type de situation dépasse souvent la simple dispute.</p>



<p>La psychologue Amélie Boukhobza explique que quitter quelqu’un dans un lieu isolé peut constituer une forme de violence relationnelle. « <em>C’est une violence par retrait</em> », analyse-t-elle. « <em>Une manière de sanctionner sans crier ni frapper, mais en coupant le lien et en laissant l’autre seule face à sa vulnérabilité.</em> »</p>



<p>Le décor joue ici un rôle central. Une dispute en ville peut se terminer par quelqu’un qui rentre chez lui. Mais dans un environnement isolé — montagne, forêt ou route déserte — la situation change radicalement. L&rsquo;absence de réseau, la difficulté à se repérer, la fatigue ou le manque d’eau peuvent transformer une simple randonnée en moment de grande insécurité.</p>



<p>Symboliquement, le message est brutal : « <em>Tu te débrouilles.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une asymétrie qui interroge</strong></h2>



<p>Les témoignages qui circulent sur les réseaux sociaux présentent souvent un schéma similaire : des femmes racontent avoir été abandonnées par leur compagnon masculin. Cette répétition interroge certains observateurs.</p>



<p>Dans des activités comme la randonnée ou l’alpinisme, les différences d’endurance physique ou de confiance en soi peuvent créer une forme d’asymétrie. Celui qui décide d’accélérer le rythme ou de continuer seul impose alors son choix.</p>



<p>Pour certains psychologues, ce geste peut aussi s’inscrire dans une manière de gérer les conflits : partir plutôt que discuter, couper le lien plutôt que résoudre la dispute. Lorsque ce comportement devient répétitif, il peut installer un déséquilibre clair dans la relation : l’un décide, l’autre subit.</p>



<p>Dans la plupart des témoignages en ligne, les situations se terminent sans conséquences physiques graves. Mais certains cas rappellent que l’abandon dans un environnement isolé peut être dangereux.</p>



<p>L’affaire de&nbsp;Kerstin Gurtner&nbsp;en est un exemple marquant. Cette femme de 33 ans est morte d’hypothermie après avoir été laissée seule lors d’une ascension en Autriche. Elle se trouvait à quelques dizaines de mètres du sommet lorsqu’elle s’est effondrée.</p>



<p>En février 2026, son compagnon a été condamné pour homicide involontaire à cinq mois de prison avec sursis et à une amende de 9 400 euros.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Derrière le buzz, une réalité relationnelle</strong></h2>



<p>Si l’expression « alpine divorce » circule parfois sur les réseaux sociaux avec une pointe d’ironie, les témoignages qu’elle rassemble mettent en lumière une expérience bien réelle pour certaines femmes.</p>



<p>Au-delà du danger physique, beaucoup décrivent surtout un choc émotionnel : la prise de conscience brutale que leur partenaire peut partir en les laissant seules dans un moment de vulnérabilité.</p>



<p>Derrière la viralité du hashtag, c’est donc une question plus large qui émerge : celle des formes parfois invisibles que peuvent prendre les violences au sein du couple, même au détour d’un simple sentier de randonnée.&nbsp;</p>
</div></div>
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		<title>Sans Tess Ledeux, les JO de Milan-Cortina orphelins de la reine du freeski</title>
		<link>https://encordees.fr/sans-tess-ledeux-les-jo-de-milan-cortina-orphelins-de-la-reine-du-freeski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[jeux olympiques]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les Jeux olympiques d’hiver battent leur plein à Milan-Cortina, une absence frappe les passionnés de glisse : celle de Tess Ledeux. Triple championne du monde, vice-championne olympique en Big Air en 2022, la Française n’est pas au départ de ces Jeux qui devaient incarner l’aboutissement de sa quête d’or. Le documentaire « Tess Ledeux : derrière le masque » éclaire justement les raisons de cette absence et, au-delà, dresse le portrait d’une athlète confrontée à l’une des épreuves les plus délicates de sa carrière : l’arrêt forcé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Sans Tess Ledeux, les JO de Milan-Cortina orphelins de la reine du freeski</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-18T17:00:00+01:00">18 Fév 2026</time></div></div>
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<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">2 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong>Alors que les Jeux olympiques d’hiver battent leur plein à Milan-Cortina, une absence frappe les passionnés de glisse : celle de Tess Ledeux. Triple championne du monde, vice-championne olympique en Big Air en 2022, la Française n’est pas au départ de ces Jeux qui devaient incarner l’aboutissement de sa quête d’or. Le documentaire «&nbsp;Tess Ledeux : derrière le masque&nbsp;» éclaire justement les raisons de cette absence et, au-delà, dresse le portrait d’une athlète confrontée à l’une des épreuves les plus délicates de sa carrière : l’arrêt forcé.</strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Tess Ledeux : derrière le masque&quot; @France TV" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-600x400.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>À seulement 23 ans, Tess Ledeux n’est plus une étoile montante : elle est une référence mondiale du freeski. Championne du monde en slopestyle et en big air, vice-championne olympique aux Jeux olympiques d&rsquo;hiver de Pékin 2022, elle a marqué son sport par son audace technique, notamment avec son double cork 1620 qui avait électrisé la finale olympique.</p>



<p>Née à La Plagne, passée par le ski alpin « à contrecœur » avant de trouver sa voie dans le snowpark, elle s’est imposée très tôt. À 14 ans, elle intégrait déjà l’équipe de France. Son ascension fulgurante, elle la racontait en 2022 avec une formule devenue signature : « <em>Je suis assez timide, mais sur les skis, je me sens intouchable.</em> »</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong>La chute qui change tout&nbsp;</strong></strong></strong></h2></div>



<p>Le documentaire s’ouvre sur une Tess Ledeux en quête d’or olympique. L’objectif est clair : transformer l’argent de Pékin en or à Milan-Cortina. Mais derrière l’assurance médiatique, la fatigue mentale s’installe au fil de la saison 2024-2025.</p>



<p>Tout bascule lors d’une étape de Coupe du monde à Tignes, en mai 2025. Une chute violente. Diagnostic : commotion cérébrale. Dans un sport où l’on parle volontiers de genou, de cheville ou d’épaule, la blessure invisible bouleverse les repères. La commotion n’est pas spectaculaire, elle est insidieuse : maux de tête, troubles de la concentration, fatigue persistante. Surtout, elle altère ce qui fait la force de Tess : la capacité à engager sans retenue. À quelques mois des Jeux, la préparation est stoppée nette. Le rêve d’or se fissure.</p>



<center><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/aeL1eoOqwn4?si=buZoJ6-LRexvjAMh" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>
</div></div>
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		<title>Tribune : l’ultra performance dans le sport peut-elle servir la transition écologique ?</title>
		<link>https://encordees.fr/tribune-lultra-performance-dans-le-sport-peut-elle-servir-la-transition-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[tribune]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3223</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ancien·ne·s athlètes de haut niveau, leur carrière a été rythmée par bien autre chose que les podiums et les entraînements. Une dissonance entre une pratique sportive aux impacts écologiques conséquents et leurs convictions personnelles a poussé les signataires de cette tribune — dont Clothilde Sauvages, cofondatrice du podcast Vent Debout, Xavier Cailhol, alpiniste, Lili Sebesi, navigatrice, Mathieu Navillod, skieur, Xavier Thévenard, ultra-traileur, et Flora Artzner, championne de wingfoil — à écrire une autre histoire du sport, davantage en accord avec leurs valeurs. Comment ? « En prenant la liberté d’aller moins loin dans l’excellence de [leurs] activités et de renoncer à la quête de la performance à tout prix, afin de [s’]aligner plus largement avec les enjeux écologiques actuels ». Des mots qui résonnent fortement en cette fin d’année 2025, marquant le 10ᵉ anniversaire de l’Accord de Paris, traité international juridiquement contraignant sur les changements climatiques, dont les engagements apparaissent aujourd’hui impossibles à respecter.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Tribune : l’ultra performance dans le sport peut-elle servir la transition écologique ?</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-31T17:00:00+01:00">31 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">8 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong>Ancien.ne.s athlètes de haut niveau, leur carrière a été rythmée par les podiums et les entraînements. Mais pas que. Une dissonance entre une pratique sportive &#8211; aux impacts écologiques conséquents &#8211; et leurs convictions personnelles a poussé les signataires de cette tribune (dont Clothilde Sauvages, cofondatrice du podcast&nbsp;<em>Vent Debout</em>, Xavier Cailhol, alpiniste, Lili Sebesi, navigatrice, Mathieu Navillod, skieur, Xavier Thévenard, ultra-traileur, et Flora Artzner, championne de wingfoil) à écrire une autre histoire du sport, davantage en accord avec leurs valeurs. Comment ? « <em>En prenant la liberté d’aller moins loin dans l’excellence de [leurs] activités et de renoncer à la quête de la performance à tout prix, afin de [s’]aligner plus largement avec les enjeux écologiques actuels </em>». Des mots qui résonnent fortement en cette fin d’année 2025, marquant le 10ᵉ anniversaire de l’Accord de Paris, traité international juridiquement contraignant sur les changements climatiques, dont les engagements apparaissent aujourd’hui impossibles à respecter.</strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Le glacier des Bossons depuis Chamonix @Coralie Havas" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture.png 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-600x400.png 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/image-de-couverture-768x512.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>« Si certain.e.s sportif.ve.s souhaitent continuer à s&rsquo;engager dans le haut niveau en utilisant leur notoriété pour sensibiliser le grand public, d’autres s’impliquent dans les institutions pour les faire évoluer. De notre côté, <strong>nous avons fait le choix d&rsquo;abandonner le haut niveau</strong> tel qu’il est défini par les instances sportives et politique, pour redéfinir les contours de nos pratiques respectives, <strong>afin de respecter les limites planétaires et de promouvoir d&rsquo;autres manières de pratiquer, plus en accord avec les valeurs et les récits que nous souhaitons incarner</strong>. Dans ce texte, nous expliquons ce choix et pourquoi il nous semble que l’obsession sportive pour la performance nous conduit vers une impasse écologique.</p>



<p>2025 marque le dixième anniversaire de l&rsquo;Accord de Paris. Or, si les engagements pris à cette occasion sont désormais <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/06/19/limiter-le-rechauffement-climatique-a-1-5-c-est-desormais-inatteignable_6614266_3244.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">impossibles à respecter</a>, nous devons d’autant plus opérer des modifications radicales dans nos modes de vie afin de passer sous la barre des deux tonnes d’émissions de CO₂ par personne et par an. </p>



<p>Pour cela, des changements individuels sont nécessaires, mais aussi collectifs, dans le fonctionnement de nos sociétés. Ces changements sont essentiels pour maintenir les conditions d&rsquo;habitabilité sur nos territoires, préserver les activités qui constituent notre <a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/l-alpinisme-01471" target="_blank" rel="noreferrer noopener">patrimoine culturel</a>, réduire les <a href="https://www.oxfamfrance.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">inégalités sociales</a> qui ne font que s’accroître au fur et à mesure des crises écologiques, mais aussi préserver le vivant et l’ensemble du <a href="https://reporterre.net/Philippe-Descola-La-nature-ca-n-existe-pas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">non-vivant</a>. Sans cet ensemble d’équilibres, les questions de « <em>transition</em> » écologique que se posent nos sociétés aujourd’hui paraîtront bien futiles. Les modélisations scientifiques réalisées et synthétisées dans les <a href="https://climat.be/changements-climatiques/changements-observes/rapports-du-giec" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapports du GIEC</a> ne laissent aucun doute quant à l’ampleur des catastrophes à venir.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>Le sport, dans sa forme dominante, s&rsquo;est historiquement construit en concomitance avec l&rsquo;avènement de la société capitaliste</strong></p></blockquote></figure>



<p>Dans le sport de haut niveau, les transformations sont trop lentes à advenir. Un constat, malheureusement peu surprenant, puisque <strong>le sport, dans sa forme dominante, s&rsquo;est historiquement construit en concomitance avec l&rsquo;avènement de la <a href="https://ventdeboutpodcast.fr/s01e02-plus-vite-plus-haut-plus-fort-avec-yann-borgnet-et-michael-attali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">société capitaliste</a></strong> pendant la révolution industrielle ; sur des notions de progrès et de modernité, de mise en concurrence et de hiérarchisation. </p>



<p>Il n&rsquo;agit donc pas pour la transition écologique, mais pour la maximisation des profits. <strong>Ses « <em>champions</em> » sont celles et ceux qui n’ont pas d’autres choix que de s’insérer dans ce projet de société et d’en accepter les dissonances avec plus ou moins de confort.</strong> Ses dirigeants, sponsors et personnalités politiques, qui utilisent le sport à des fins politiques ou économiques, ne l&rsquo;envisagent que trop rarement (sinon jamais) comme un moyen d&rsquo;accélérer la transition écologique. <strong>Quant aux rêves que propose le sport de haut niveau à la masse des sportif.ves, ils mettent en avant un consumérisme exacerbé</strong> : nouveau matériel, voyages aux quatre coins du monde et <em>stars système </em>(souvent d’ailleurs bien loin de la réalité vécue par la majorité des athlètes).&nbsp;</p>



<p><strong>Les sportif.ves, qui développent une conscience écologique, et qui souhaitent poursuivre leur carrière dans les règles du système fédéral et du haut niveau, sont pour la plupart obligés d’accepter des dissonances fortes entre leur pratique sportive aux impacts écologiques conséquents et leurs convictions.</strong> La principale marge de manœuvre en leur pouvoir, et dans laquelle ils et elles trouvent un certain réconfort, tient dans l’acquisition d’une puissance médiatique permise par leur activité sportive et leur présence sur les réseaux sociaux. Cela leur permet alors de faire passer des messages écologiques et de souhait de changement de la société à la marge. Des prises de paroles, qui créent un sentiment d’imposture chez beaucoup et un inconfort à poursuivre leur pratique.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Nous sommes alors arrivés à un tel niveau d’exigence et de performance que nous n’avions plus, ni le temps, ni la liberté d&rsquo;esprit de nous ouvrir à ce qui nous entoure et encore moins de participer largement aux projets de société.</p></blockquote></figure>



<p>Nous aussi, avons vécu cette dissonance au cours de nos carrières respectives dans le milieu du haut niveau. <strong>À nos débuts, nous nous sommes ouverts à des techniques nouvelles, aux autres et à la contemplation. </strong>Au fur et à mesure de nos progressions, nous avons découvert des collectifs, souvent fédéraux, nous amenant vers de plus en plus de connaissances. Ils nous ont permis d&rsquo;accroître notre technicité, notre niveau physique ou notre capacité à collaborer avec les autres. </p>



<p><strong>Puis un jour, pour atteindre le pallier suivant, le fameux « haut niveau », nous avons dû sacrifier quasiment tout ce qu’il y avait dans notre vie et tout ce qui relève de l’ouverture au monde.</strong> Nous sommes alors arrivés à un tel niveau d’exigence et de performance que nous n’avions plus, ni le temps, ni la liberté d&rsquo;esprit de nous ouvrir à ce qui nous entoure et encore moins de participer largement aux projets de société. En effet, combien de sportif.ves s’engagent pour des causes collectives pendant leur carrière ? Combien ont le temps de se consacrer à d’autres choses qu’à leur sport et leurs études ? C’est le prix à payer du haut niveau. </p>



<p>Nous aussi, avons dû faire fi des contraintes environnementales, faute de quoi, nous nous retrouvions dépassés par des avancées technologiques ou d’entraînement qui ne nous permettaient plus de rester « <em>compétitif.ve</em> ». <strong>Il fallait accepter de polluer, toujours plus, pour aller s’entraîner et concourir aux quatre coins du monde mais aussi, faire taire notre esprit critique qui nous chuchotait que quelque chose n’allait pas dans ce fonctionnement.</strong>&nbsp;</p>



<p>Pour beaucoup d’entre nous, le sport a été un terrain de construction personnel. Nous avons appris à connaître nos corps, à apprivoiser nos émotions, à comprendre un geste technique ou des démarches de progression. Nous avons vécu des moments extraordinaires. Mais aujourd’hui, les changements environnementaux que nous vivons, &#8211; pour certains dans nos activités sportives, pour tous dans nos vies &#8211; nous invitent à changer de cap et à apprendre le sens de la mesure. Une mesure, qui consiste à <strong>prendre la liberté d’aller moins loin dans l’excellence de nos activités, et de renoncer à la quête de la performance à tout prix, afin de nous aligner plus largement avec les enjeux écologiques actuels</strong>. </p>



<p>C’est la condition <em>sine qua non</em> de notre bien-être mental et sans doute l’une des seules voies possibles pour continuer à pratiquer ces activités sportives que nous chérissons, et pour pouvoir les léguer aux générations futures. Du moins, tant que les institutions sportives ne prendront pas suffisamment leurs responsabilités face à l’ampleur des enjeux. C&rsquo;est aussi notre manière de repenser la façon dont nous vivons nos sports, sans nous soustraire aux efforts collectifs qui doivent être menés pour bâtir cette société solidaire que nous appelons de nos vœux.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Cela nous a amené bien souvent à développer de nouvelles façons de pratiquer nos disciplines, sans les appauvrir, mais pour les enrichir. Pour renouer avec la notion du « jeu », au cœur même de l’idée du sport, pour nous ouvrir davantage au vivant qui nous entoure, qu&rsquo;il soit humain ou non humain…&nbsp;</p></blockquote></figure>



<p>Alors oui, nous avons fait des choix. Certain.es ont redéfini leur vision de la performance, d’autres redessinent les contours de leurs activités, ou encore abandonnent le « haut niveau ». <strong>Ce sont des décisions qui ne sont pas prises à la légère. Qui n’ont pas eu les mêmes conséquences pour toutes et tous, compte tenu de nos origines sociales. </strong>Des choix qui nous ont amenés à nous questionner sur ce que nous voulions apporter à ce secteur qui nous a tant donné. Que raconter ? Comment le raconter ? Comment faire pour continuer d’être écoutés ? Cela nous a amené bien souvent à nous former et à développer de nouvelles compétences, pédagogiques, vidéographiques, intellectuelles… Mais aussi et surtout, à développer de nouvelles façons de pratiquer nos disciplines, sans les appauvrir, mais pour les enrichir. Pour renouer avec la notion du « jeu », au cœur même de l’idée du sport, pour nous ouvrir davantage au vivant qui nous entoure, qu&rsquo;il soit humain ou non humain…&nbsp;</p>



<p>Nous sommes <a href="https://coveringclimatenow.org/projects/the-89-percent-project/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">89% dans le monde</a> à vouloir davantage d’actions pour le climat. Combien sommes-nous dans le sport ?</p>



<p>Cette composition d’un monde commun nous pousse à réfléchir sur ce que nous &#8211; sportif.ves et représentant·es de ce milieu &#8211; voulons apporter à la société. <strong>Quel sport voulons-nous incarner, promouvoir, faire exister ?</strong> Par cette lettre nous affirmons notre engagement. Celui de continuer dans les années à venir, à proposer des réflexions sur la part du sport dans la transformation des sociétés. Celui d’expérimenter des pratiques sportives plus mesurées et qui ne font pas de la performance sportive l’alpha et l’omega de nos décisions. Celui de porter des discours antifascistes, d’inclusion et de respect dans un monde qui peu à peu semble se déliter sous nos pieds. Celui d’être heureux dans le changement des valeurs de nos activités.&nbsp;</p>



<p><strong>Nous espérons être nombreux.ses à aller dans cette direction d’un monde sportif pluriel, au service d’une société solidaire, mesurée, alignée avec les enjeux écologiques et sociaux, et respectueuse du vivant et du non vivant.</strong>« </p>



<p><em>Signé par : Clothilde Sauvages, Xavier Cailhol, Thomas Michaud, Lili Sebesi, Mathieu Navillod, Xavier Thévenard, Flora Artzner</em></p>
</div></div>
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		<title>Première féminine : « Bravo les filles », ouverte par Lynn Hill en 1999, libérée par Sasha DiGiulian et Marianna Ordóñez</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 17:58:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une page importante de l’histoire de l’escalade féminine qui s’est écrite à Tsaranoro ces derniers jours. Vingt-six ans après son ouverture par Lynn Hill, leader d’une cordée exclusivement féminine, Bravo les filles a enfin été libérée dans son intégralité par deux grimpeuses. Fin juin, Sasha DiGiulian et Marianna Ordóñez ont réussi la première ascension [&#8230;]</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Première féminine : « Bravo les filles », ouverte par Lynn Hill en 1999, libérée par Sasha DiGiulian et Marianna Ordóñez</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-07-07T18:58:53+01:00">7 Juil 2025</time></div></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-596d7c10 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">6 minutes</div></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong>C’est une page importante de l’histoire de l’escalade féminine qui s’est écrite à Tsaranoro ces derniers jours. Vingt-six ans après son ouverture par Lynn Hill, <em>leader</em> d’une cordée exclusivement féminine, <em>Bravo les filles</em> a enfin été libérée dans son intégralité par deux grimpeuses. Fin juin, Sasha DiGiulian et Marianna Ordóñez ont réussi la première ascension libre féminine de cette grande voie emblématique du granite malgache (600 mètres d’escalade répartis en 13 longueurs, dont un <em>crux</em> en 8b). Un accomplissement technique, symbolique et inspirant.</strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1.png 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-600x400.png 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/encordees-image-de-couverture-2-2048x1365-1-1536x1024.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Bravo les filles</em>. Comme son nom le suggère, cette voie, située à Tsaranoro, l’un des spots d’escalade les plus célèbres de l’hémisphère Sud, c’est avant tout une histoire de femmes.&nbsp;</p>



<p><strong>Tout commence en 1999, année où Lynn Hill, légende de l’escalade, et ses compères</strong> – Beth Rodden, Nancy Faegan et Kath Pike – <strong>posent leurs chaussons sur le granit des falaises malgaches, qui offrent une inhabituelle richesse gestuelle tout en exigeant technique, détermination et un indispensable soupçon d’engagement.</strong> La particularité de leur expédition ? Être uniquement composée de grimpeuses – accompagnées de Greg Epperson, photographe, Kevin Thaw, monteur et d’un duo de caméramans, Michael Brow et Rob Raker.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;[<em>Nous</em>] sommes arrivées à notre camp de base, situé à une heure de marche du massif du Tsaranoro, le 23 juin. De là, nous avons remarqué une paroi particulièrement belle avec un sommet séparé à droite de la formation principale. Nous avons donc décidé de le gravir » <a href="https://publications.americanalpineclub.org/articles/12200030200/Africa-Madagascar-Andringitra-National-Park-Tsaranoro-Bravo-Les-Filles">raconte</a> Lynn Hill à l’American Alpine Club. «&nbsp;Le 24 juin, nous avons commencé la première longueur de la voie. Comme nous étions quatre grimpeuses, nous nous sommes divisées en deux cordées de deux. Kath et moi d’un côté ; Nancy et Beth de l’autre.&nbsp;»&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2f36b97a"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Une ascension technique et engagée</strong></h2></div>



<p>«&nbsp;La partie inférieure de la paroi était peu déversante, mais une fois les premières longueurs passées, la falaise est progressivement plus raide – et l’escalade plus difficile. Comme il y avait très peu de fissures dans lesquelles placer des protections naturelles, nous avons placé des plaquettes&nbsp;» détaille la grimpeuse américaine.&nbsp;</p>



<p>Les premières centaines de mètres, ne dépassant pas le 6b, ne présentent aucune difficulté majeure pour les grimpeuses. Les choses commencent à se corser à partir des 6e et 7e longueurs – respectivement cotées 6c+ et 7b+. «&nbsp;Lorsque nous avons atteint la 8e longueur, Beth a dû partir pour une compétition aux États-Unis. Kath, Nancy et moi avons donc continué à équiper les cinq dernières longueurs jusqu’au sommet&nbsp;» poursuit Lynn Hill. «&nbsp;Notre objectif était de grimper l’ensemble de la voie depuis le sol tout en plaçant toutes les plaquettes de protection en tête.&nbsp;»</p>



<p>Les grimpeuses finiront par équiper la voie un jour seulement avant leur départ. Ce qui leur a laissé peu de temps pour la libérer. «&nbsp;<strong>Jusque-là, j’avais escaladé en libre toutes les longueurs de la voie, à l’exception de la longueur 8 [<em>cotée 8b, ndlr</em>]</strong>.&nbsp;» raconte la grimpeuse américaine. «&nbsp;Le dernier jour, Nancy et moi sommes descendues en rappel jusqu’à la longueur 8 et j’ai commencé à travailler sur une séquence de mouvements compliquée. […] Après avoir essayé toutes les solutions possibles et imaginables pour passer cette section de rocher vierge pendant plus de deux heures, j’ai finalement trouvé un moyen de grimper en libre après le <em>crux</em>. Après avoir travaillé chaque mouvement de la longueur, j’ai essayé d’enchaîner la séquence complète à deux reprises, mais à chaque fois, j’ai manqué de force sur les derniers mouvements avant la fin. <strong>Après avoir passé près de 15 jours à grimper, hisser, jumper, descendre en rappel et forer plus de 50 plaquettes, mon corps était épuisé. </strong>Néanmoins, pendant les dernières heures du jour, Nancy et moi avons continué l’escalade libre des cinq dernières longueurs de la voie (7b, 6c, 6a+, 6b, 5c). À la fin de la journée, Nancy, Kath, Rob [<em>l’un des caméramans, ndlr</em>] et moi avons grimpé en solitaire la dernière centaine de mètres menant sommet de la formation Tsaranoro. Tout en regardant le soleil se coucher sur les vastes hautes terres désertiques des Andringitra, nous avons tous ressenti un grand sentiment de paix et de satisfaction d’avoir gravi une voie aussi superbe.&nbsp;»</p>



<p><em>Bravo les filles</em>, à l’époque <strong>la grande voie la plus difficile jamais gravie par une équipe féminine</strong>, venait de naître.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-f38872ce"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Une voie libérée pour la première fois en 2004</strong></h3></div>



<p>Et si la cordée portée par Lynn Hill avait réussi à libérer toutes les longueurs, à l’exception de la 8e, il faudra attendre 2004 pour assister à la première ascension en libre, oeuvre des frères espagnols, Eneko et Iker Pou.&nbsp;</p>



<p>Depuis, quelques répétitions en libre ont eu lieu, notamment celle du Tchèque Ondra Benés et de l’Autrichien Harald Berger. Sans toutefois qu’aucune cordée féminine ne parvienne à se hisser en libre au sommet de <em>Bravo les filles</em>.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-36e6d2d9"><h3 class="uagb-heading-text"><strong><em>Bravo les filles</em>, enfin libérée par une cordée féminine</strong></h3></div>



<p>Juin 2025. <strong>Une nouvelle cordée se présente au pied de l’imposante paroi où se dessine la ligne de </strong><strong><em>Bravo les filles</em></strong><strong> : Marianna Ordóñez et Sasha DiGiulian</strong>, qui s’était familiarisée avec le granite de Tsaranoro en 2017, dans le cadre de son ascension de <em>Mora Mora</em> (700 m, 8c) aux côtés d’Edu Marin.&nbsp;</p>



<p>Les deux grimpeuses se sont, dès leur arrivée à Madagascar, mises à travailler les 13 longueurs de <em>Bravo les filles</em>. <strong>Une fois la voie déchiffrée, les méthodes calées (notamment dans le 8b) et les sections engagées apprivoisées, elles se sont lancées dans leur tentative d’ascension en libre de la ligne.&nbsp;</strong></p>



<p>«&nbsp;Le premier jour, nous avons grimpé les premières longueurs en réversible [<em>chaque membre de la cordée devient successivement le leader, ndlr</em>]&nbsp;» raconte Sasha DiGiulian sur <a href="https://www.instagram.com/p/DLXW_Nxiu3F/?img_index=19">Instagram</a>. «&nbsp;Est ensuite arrivée la longueur <em>crux</em> [<em>le 8b, ndlr</em>] ; je l’ai enchaînée dès mon premier essai – une vraie chance ! J’ai ensuite libéré la longueur suivante, puis nous sommes descendues à notre portaledge afin d’y passer la nuit avant de nous attaquer, dès le lendemain, aux 200 derniers mètres de la voie.&nbsp;»</p>



<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/DK7zX-VSQ2J/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/reel/DK7zX-VSQ2J/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; margin-bottom: 6px; width: 100px;"></div> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; width: 60px;"></div></div></div><div style="padding: 19% 0;"></div> <div style="display:block; height:50px; margin:0 auto 12px; width:50px;"><svg width="50px" height="50px" viewBox="0 0 60 60" version="1.1" xmlns="https://www.w3.org/2000/svg" xmlns:xlink="https://www.w3.org/1999/xlink"><g stroke="none" stroke-width="1" fill="none" fill-rule="evenodd"><g transform="translate(-511.000000, -20.000000)" fill="#000000"><g><path d="M556.869,30.41 C554.814,30.41 553.148,32.076 553.148,34.131 C553.148,36.186 554.814,37.852 556.869,37.852 C558.924,37.852 560.59,36.186 560.59,34.131 C560.59,32.076 558.924,30.41 556.869,30.41 M541,60.657 C535.114,60.657 530.342,55.887 530.342,50 C530.342,44.114 535.114,39.342 541,39.342 C546.887,39.342 551.658,44.114 551.658,50 C551.658,55.887 546.887,60.657 541,60.657 M541,33.886 C532.1,33.886 524.886,41.1 524.886,50 C524.886,58.899 532.1,66.113 541,66.113 C549.9,66.113 557.115,58.899 557.115,50 C557.115,41.1 549.9,33.886 541,33.886 M565.378,62.101 C565.244,65.022 564.756,66.606 564.346,67.663 C563.803,69.06 563.154,70.057 562.106,71.106 C561.058,72.155 560.06,72.803 558.662,73.347 C557.607,73.757 556.021,74.244 553.102,74.378 C549.944,74.521 548.997,74.552 541,74.552 C533.003,74.552 532.056,74.521 528.898,74.378 C525.979,74.244 524.393,73.757 523.338,73.347 C521.94,72.803 520.942,72.155 519.894,71.106 C518.846,70.057 518.197,69.06 517.654,67.663 C517.244,66.606 516.755,65.022 516.623,62.101 C516.479,58.943 516.448,57.996 516.448,50 C516.448,42.003 516.479,41.056 516.623,37.899 C516.755,34.978 517.244,33.391 517.654,32.338 C518.197,30.938 518.846,29.942 519.894,28.894 C520.942,27.846 521.94,27.196 523.338,26.654 C524.393,26.244 525.979,25.756 528.898,25.623 C532.057,25.479 533.004,25.448 541,25.448 C548.997,25.448 549.943,25.479 553.102,25.623 C556.021,25.756 557.607,26.244 558.662,26.654 C560.06,27.196 561.058,27.846 562.106,28.894 C563.154,29.942 563.803,30.938 564.346,32.338 C564.756,33.391 565.244,34.978 565.378,37.899 C565.522,41.056 565.552,42.003 565.552,50 C565.552,57.996 565.522,58.943 565.378,62.101 M570.82,37.631 C570.674,34.438 570.167,32.258 569.425,30.349 C568.659,28.377 567.633,26.702 565.965,25.035 C564.297,23.368 562.623,22.342 560.652,21.575 C558.743,20.834 556.562,20.326 553.369,20.18 C550.169,20.033 549.148,20 541,20 C532.853,20 531.831,20.033 528.631,20.18 C525.438,20.326 523.257,20.834 521.349,21.575 C519.376,22.342 517.703,23.368 516.035,25.035 C514.368,26.702 513.342,28.377 512.574,30.349 C511.834,32.258 511.326,34.438 511.181,37.631 C511.035,40.831 511,41.851 511,50 C511,58.147 511.035,59.17 511.181,62.369 C511.326,65.562 511.834,67.743 512.574,69.651 C513.342,71.625 514.368,73.296 516.035,74.965 C517.703,76.634 519.376,77.658 521.349,78.425 C523.257,79.167 525.438,79.673 528.631,79.82 C531.831,79.965 532.853,80.001 541,80.001 C549.148,80.001 550.169,79.965 553.369,79.82 C556.562,79.673 558.743,79.167 560.652,78.425 C562.623,77.658 564.297,76.634 565.965,74.965 C567.633,73.296 568.659,71.625 569.425,69.651 C570.167,67.743 570.674,65.562 570.82,62.369 C570.966,59.17 571,58.147 571,50 C571,41.851 570.966,40.831 570.82,37.631"></path></g></g></g></svg></div><div style="padding-top: 8px;"> <div style=" color:#3897f0; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:550; line-height:18px;">View this post on Instagram</div></div><div style="padding: 12.5% 0;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: row; margin-bottom: 14px; align-items: center;"><div> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; height: 12.5px; width: 12.5px; transform: translateX(0px) translateY(7px);"></div> <div style="background-color: #F4F4F4; height: 12.5px; transform: rotate(-45deg) translateX(3px) translateY(1px); width: 12.5px; flex-grow: 0; margin-right: 14px; margin-left: 2px;"></div> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; height: 12.5px; width: 12.5px; transform: translateX(9px) translateY(-18px);"></div></div><div style="margin-left: 8px;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 20px; width: 20px;"></div> <div style=" width: 0; height: 0; border-top: 2px solid transparent; border-left: 6px solid #f4f4f4; border-bottom: 2px solid transparent; 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overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/reel/DK7zX-VSQ2J/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">A post shared by S A S H A • D I G I U L I A N (@sashadigiulian)</a></p></div></blockquote>
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<p>Le deuxième jour, la grimpeuse américaine a pris la tête jusqu’au sommet, enchaînant les longueurs «&nbsp;épuisantes, envahies par la végétation&nbsp;» souligne-t-elle.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Nous sommes ensuite descendues en rappel en toute sécurité jusqu’à notre portaledge où nous avons passé notre dernière nuit avant de lever le camp et de retourner au pied de la paroi&nbsp;» poursuit Sasha DiGiulian. «&nbsp;Nous sommes ravies, fières et reconnaissantes d’avoir vécu une expérience aussi mémorable sur une ligne légendaire&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Un an et demi après leur succès au Mexique, dans la voie <em>El Sendero Luminoso</em>, un <em>bigwall</em> de 760 mètres situé à El Potrero Chico, la cordée DiGiulian-Ordóñez a ainsi signé une belle première féminine, <em>Bravo les filles</em>, filmée et photographiée par Jan Novak et William Hamilton, dont il nous tarde de découvrir les images.&nbsp;</p>
</div></div>
<p>The post <a href="https://encordees.fr/premiere-feminine-bravo-les-filles-ouverte-par-lynn-hill-en-1999-liberee-par-sasha-digiulian-et-marianna-ordonez/">Première féminine : « Bravo les filles », ouverte par Lynn Hill en 1999, libérée par Sasha DiGiulian et Marianna Ordóñez</a> appeared first on <a href="https://encordees.fr">encordées</a>.</p>
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		<title>L’art de grimper vite ensemble (acte II) : Laura Pineau et Kate Kelleghan entrent dans la légende du Yosemite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2025 13:46:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[yosemite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y aura un avant et un après Laura Pineau et Kate Kelleghan, c’est indéniable. La cordée franco-américaine vient de réaliser une performance historique : venir à bout de la Triple Crown, un enchaînement mythique des trois big walls du Yosemite, jusque-là réservé à une poignée de cordées masculines. Une première féminine, réalisée en 23 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">L’art de grimper vite ensemble (acte II) : Laura Pineau et Kate Kelleghan entrent dans la légende du Yosemite</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-81fe04b2 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-06-09T14:46:17+01:00">9 Juin 2025</time></div></div>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-596d7c10 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Il y aura un avant et un après Laura Pineau et Kate Kelleghan, c’est indéniable. La cordée franco-américaine vient de réaliser une performance historique : venir à bout de la <em>Triple Crown</em>, un enchaînement mythique des trois <em>big walls</em> du Yosemite, jusque-là réservé à une poignée de cordées masculines. Une première féminine, réalisée en 23 heures et 36 minutes sous des conditions météo menaçantes, fruit d’un entraînement millimétré, d’une véritable osmose et d’une détermination sans faille. Laura nous avait parlé de ce projet en mars dernier. Son ambition était claire : faire connaître l’histoire des femmes et de l’escalade de vitesse au Yosemite. « Cette ascension pourrait inspirer plein d’autres femmes » avait-elle confié. Mission accomplie.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="513" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.avif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.avif 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg-600x401.avif 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg-300x200.avif 300w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Laura Pineau. Retenez bien ce nom. Car il ne fait aucun doute que vous allez l’entendre souvent au cours des prochaines années. Surnommée «&nbsp;mademoiselle fissure&nbsp;», c’est une athlète qui monte. Haut. Et vite. <em>Encordées</em> l’avait rencontrée dans la Valle dell’ Orco, dans un van au pied de <em>Greenspit</em>, une voie qu’elle venait d’enchaîner la veille, signant au passage la 2e répétition féminine. «&nbsp;Cela fait sept ans que je grimpe&nbsp;», nous avait-elle alors confiée. «&nbsp;J’ai commencé par le psicobloc, au-dessus de l’eau, pas très loin de chez mes parents à Toulon, dans un endroit où j’allais quand j’étais petite pour sauter des rochers avec mes copains. Un jour, j’ai rencontré un grimpeur qui s’appelait Fred. Il m’a emmenée pendant quatre heures faire le tour des falaises. C’était vraiment génial, et très addictif, je dois bien l’admettre&nbsp;».</p>



<p>La grimpeuse de 24 ans n’a depuis jamais arrêté de grimper, oscillant entre la France et les Etats-Unis. Là-bas, elle a notamment rencontré Brittany Goris, l’une des meilleures grimpeuses de trad naturellement devenue son mentor dans la discipline. Puis Kate Kelleghan, adepte de <em>big walls</em> et de <em>speed climbing</em>, ou escalade de vitesse, une discipline qui trouve toute sa place aux États-Unis, mais qui reste encore marginale en Europe. Avec elle, Laura a signé ce printemps le record féminin de la voie mythique <em>Naked Edge</em>, dans le Colorado : cinq longueurs, comprenant certains passages où la chute n’est tout simplement pas permise, avalées en 37 minutes et 8 secondes. Le fruit d’une réelle complicité entre les deux grimpeuses, ainsi que d’une communion avec une communauté unie par cette pratique.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-578befa7"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Le triptyque de la légende : El Cap, Half Dome, Watkins</strong></h2></div>



<p>Mais<em> Naked Edge</em>, ce n’était que l’échauffement avant un gros projet que Laura et Kate avaient tenu à garder secret. La grimpeuse française en avait tout de même parlé à <em>encordées</em> au printemps, avec un enthousiasme sans pareille : la <em>Triple Crown</em>. Un enchaînement extrêmement ambitieux, véritable rite de passage pour les grimpeur.ses de vitesse au Yosemite. L’idée est aussi claire que vertigineuse : 3 ascensions d’ampleur (El Capitan, le Half Dome, le mont Watkins) soit environ 72 longueurs pour 2200 mètres d’escalade. Ajoutez à cela environ 30 kilomètres de randonnée (entre les trois itinéraires). Une invention signée Dean Potter et Timmy O’Neill, en 2001. Depuis, seules une dizaine de cordées masculines en sont venues à bout.</p>



<p>«&nbsp;L’objectif c’est de le faire <em>in a day</em>, en moins de 24 heures » nous avait confié Laura fin mars. «&nbsp;Mais quoi qu’il arrive, même si on le fait en 26 heures, on sera les premières femmes à y arriver. Aucune femme n’a encore enchaîné les trois ascensions d’un coup, même en 48 heures. Mais avec Kate, on aime cette idée de vitesse. D’autant que tous les mecs qui ont signé la <em>Triple </em>Crown, l’ont fait en moins de 24 heures. Arriver au bout de 26 heures, ce serait super dur psychologiquement. C’est pour ça qu’on va vraiment s’entraîner sur les trois <em>big walls</em> séparément pour savoir le temps que l’on va mettre sur chaque sommet ». Et c’est ce qu’elles ont fait. Comme on a pu le voir sur leur compte Instagram.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-a75c879a"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Des «&nbsp;doublettes&nbsp;» en salles aux parois du Yosemite</strong></h2></div>



<p>Mais avant d’arpenter les parois du Yosemite, Laura s’est entraînée en France. À raison de «&nbsp;doublettes&nbsp;». L’idée ? «&nbsp;Tu grimpes une fois une fois, l’autre tire la corde et tu repars directement&nbsp;» explique-t-elle. «&nbsp;À chaque séance d’escalade je faisais à peu près 20 longueurs&nbsp;». De quoi gagner en endurance. Ajoutez à cela des grosses journées de marche, avec beaucoup de dénivelé.&nbsp;</p>



<p>Et puis avec Kate, venue en France à l’occasion, elle a profité du soleil de Toulon pour enchaîner des grandes voies. Un moyen pour les grimpeuses d’apprendre à mieux se connaître. «&nbsp;Ca nous a aussi permis de découvrir les habitudes de l’autre&nbsp;» nous a raconté Laura. «&nbsp;Moi par exemple je me couche tôt. Tandis que Kate, elle aime se coucher à minuit, une heure du matin. Elle n’a pas besoin de manger le matin, moi à huit heures je me lève je mange tout de suite&nbsp;». Elles se sont ensuite envolées dans le Colorado pour s’entraîner en altitude. Le début de journées à rallonge, chronomètre au poignet, chaussons aux pieds et cardiofréquencemètre autour du bras, qui les ont conduites à tenter l’enchaînement de la <em>Triple Crown</em> dimanche 8 juin. Et de définitivement inscrire leurs noms dans l’histoire de l’escalade.</p>
</div></div>
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		<item>
		<title>« Flashed » : le film du flash historique de Barbara Zangerl sur El Cap’</title>
		<link>https://encordees.fr/flashed-le-film-du-flash-historique-de-barbara-zangerl-sur-el-cap/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 13:51:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[yosemite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Flashed revient sur une performance qui marque un tournant dans l’histoire de l’escalade : la première ascension flash d’une voie sur El Capitan, réalisée en novembre 2024 par l’Autrichienne Barbara Zangerl. En trois jours, la grimpeuse de 36 ans a enchaîné, sans chute ni repérage préalable, les 1000 mètres de&#160;Freerider (7c+ max), l’une des lignes [&#8230;]</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Flashed » : le film du flash historique de Barbara Zangerl sur El Cap’</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-05-01T14:51:28+01:00">1 Mai 2025</time></div></div>
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<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><em>Flashed</em> revient sur une performance qui marque un tournant dans l’histoire de l’escalade : la première ascension <em>flash</em> d’une voie sur El Capitan, réalisée en novembre 2024 par l’Autrichienne Barbara Zangerl. En trois jours, la grimpeuse de 36 ans a enchaîné, sans chute ni repérage préalable, les 1000 mètres de&nbsp;<em>Freerider</em> (7c+ max), l’une des lignes les plus emblématiques de la paroi californienne.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1707" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1.jpg 2560w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-600x400.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-1536x1024.jpg 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-2048x1366.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></figure></div></div>



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<p>Rendue célèbre auprès du grand public par le solo intégral d’Alex Honnold en 2017, <em>Freerider</em> a été libérée en 1998 par les frères Huber. Elle devient aujourd’hui le théâtre d’un nouvel exploit : celui de Barbara Zangerl, première grimpeuse – et première personne, tous genres confondus – à signer un&nbsp;<em>flash</em>&nbsp;sur El Capitan. Son partenaire, Jacopo Larcher, est passé tout près de l’exploit lui aussi, chutant une seule fois sur le <em>crux</em> de la célèbre <em>Huber Pitch</em>.</p>



<p>Le documentaire suit les deux grimpeurs durant leur ascension et donne à voir à la fois la rigueur de la préparation mentale, l’intensité de la grimpe et la complexité de ce type de projet. <strong>Plus qu’une simple performance physique, il s’agit d’un accomplissement technique et stratégique où chaque décision a un poids</strong>.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Black Diamond Presents: Flashed—Babsi Zangerl&#039;s Historic Flash of El Capitan" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/Lr7-0SpkDWk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-uagb-blockquote uagb-block-3f7599fd uagb-blockquote__skin-border uagb-blockquote__stack-img-none"><blockquote class="uagb-blockquote"><div class="uagb-blockquote__content"><strong>« Toujours essayer. Parce qu’on ne sait jamais vraiment ce dont on est capable »</strong></div><footer><div class="uagb-blockquote__author-wrap uagb-blockquote__author-at-left"><cite class="uagb-blockquote__author">Author Name</cite></div></footer></blockquote></div>



<p>Barbara Zangerl n’en est pas à son premier fait d’armes. Révélée dans le monde du bloc à la fin des années 2000, elle est la première femme à réussir un 8A+/B en 2008. Après une blessure sérieuse à la colonne vertébrale, elle se tourne vers l’escalade sportive puis vers le trad et les big walls, avec un parcours jalonné de premières féminines remarquées : <em>Prinzip Hoffnung</em>, <em>The Path</em>, <em>Greenspit</em>, ou encore <em>Magic Line</em> (8c+), gravie en 2023 dans le cadre du « Yosemite Double », l’enchaînement de deux voies de trad les plus difficiles du parc national américain.</p>



<p>Elle a également été la première femme à enchaîner la trilogie alpine (<em>Silbergeier</em>, <em>Der Kaiser’s neue Kleider</em>, <em>End of Silence</em>), et a été nommée Aventurière de l’année par&nbsp;<em><a href="https://www.nationalgeographic.com/adventure/article/babsi-zangerl-climber" target="_blank" rel="noreferrer noopener">National Geographic</a></em>&nbsp;en 2019. Malgré son palmarès impressionnant, Zangerl continue de travailler comme manipulatrice en électroradiologie, menant de front une carrière professionnelle et une pratique de haut niveau. Une stabilité qui, selon elle, alimente sa motivation.</p>



<p>Avec ses images immersives et son rythme sobre,&nbsp;<em>Flashed</em>&nbsp;ne mise pas sur le sensationnalisme mais sur l’authenticité. On y découvre une grimpeuse humble, obstinée, dont la devise résonne comme un credo pour tous les passionnés d’aventure :&nbsp;« Toujours essayer. Parce qu’on ne sait jamais vraiment ce dont on est capable. »</p>
</div></div>
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