<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>politique &#8226; encordées</title>
	<atom:link href="https://encordees.fr/tag/politique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://encordees.fr/tag/politique/</link>
	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
	<lastBuildDate>Tue, 24 Feb 2026 15:32:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/cropped-LOGO-ENCORDEES-32x32.png</url>
	<title>politique &#8226; encordées</title>
	<link>https://encordees.fr/tag/politique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>« Siamo tutti antifasciti »</title>
		<link>https://encordees.fr/siamo-tutti-antifasciti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[fascisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3301</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, « je » prends la plume, par nécessité. Parce que voilà, impossible pour moi de trouver un sujet qui me donne envie d’écrire sur nos sports de montagne cette semaine. Ça reviendra, c’est certain. De belles histoires attendent sagement dans mes carnets, je vous les dévoilerai bientôt. </p>
<p>The post <a href="https://encordees.fr/siamo-tutti-antifasciti/">« Siamo tutti antifasciti »</a> appeared first on <a href="https://encordees.fr">encordées</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Siamo tutti antifasciti »</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-25T17:00:00+01:00">25 Fév 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">7 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong>Aujourd’hui, « je » prends la plume, par nécessité. Parce que voilà, impossible pour moi de trouver un sujet qui me donne envie d’écrire sur nos sports de montagne cette semaine. Ça reviendra, c’est certain. De belles histoires attendent sagement dans mes carnets, je vous les dévoilerai bientôt. </strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Flower Power @Corallie Havas" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>J’ai grandi dans une bulle rassurante, confortable. Un groupe de personnes avec qui j’allais en falaise à chacun de mes temps libres en écoutant Manu Chao dans le mini-bus. Tout était léger. Même les relations humaines.&nbsp;</p>



<p>Surtout les relations humaines.&nbsp;</p>



<p>C’était il y a plus de dix ans.&nbsp;</p>



<p>Adolescent.e.s, on pensait « <em>révolution</em> » contre un système que l’on n’avait pas vraiment pris le temps de comprendre. </p>



<p>Puis nous sommes devenu.e.s adultes. On a mis des visages sur des discours, comprenant au passage que certaines idées que l’on croyait marginales, relayées aux poussiéreux manuels d’histoire, pouvaient revenir, s’installer, se banaliser.</p>



<p>J’ai quand-même fait le choix de rester dans cette bulle, en choisissant d’être journaliste spécialisée dans les sports outdoor. Même si j’ai compris, à mes dépens, que le système capitaliste, prônant la productivité au détriment du bien-être humain s’était infiltré partout. Dans mon esprit, en premier lieu. Et que j’avais beaucoup de «&nbsp;pensées réflexes&nbsp;» à déconstruire. Sans parler d’une santé mentale à davantage écouter, ainsi que d’une estime de soi à bâtir autrement qu’à travers les résultats, jamais pleinement satisfaisants, de ma quête d’efficacité.&nbsp;</p>



<p>J’ai longuement écrit sur des athlètes inspirants, nourrissant l’illusion méritocratique, je le confesse. Et j’ai prévu continuer de le faire, de manière plus nuancée, sans doute. Mais moi, ce qui m’a toujours plu, ç’a été de dresser le portrait à des personnes qui, en début d’interview, me disaient « <em>Mon histoire n’a rien d’exceptionnel, vous savez. Je ne serai pas vexé.e si vous changez d’avis </em>», d’analyser nos sports de montagne avec l’angle sociétal, d’en souligner leur inscription, de plus en plus marquée, dans ce fameux système contre lequel nous faisions, ados, la « <em>révolution</em> ». </p>



<p>Écrire les marges, questionner les acquis, voilà ce qui m’anime.&nbsp;</p>



<p>Sauf que voilà, je me suis toujours défendue comme « <em>non-politisée</em> ». Une position somme toute assez confortable… et privilégiée &#8211; mon nom, ma religion, ma couleur de peau ou mon orientation ne sont pas instrumentalisés dans les débats. Mon apparente neutralité n’est pourtant pas si claire… Elle protège souvent celles et ceux qui ont déjà une place. À quel moment le silence devient-il une position ?</p>



<p>Je crois que grandir, politiquement, ce n’est pas adhérer à un parti.  </p>



<p>Ce n’est pas brandir une carte. </p>



<p>Ce n’est pas transformer chaque phrase en slogan.</p>



<p>C’est accepter que certaines lignes sont non négociables.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong>« Je ne suis pas politisée »</strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>Me dire « <em>non-politisée</em> » était hypocrite. Car voilà des années que j’écris sur des sujets politiques. </p>



<p>Je vous ai parlé de la place des femmes en montagne, de celles que l’on invisibilise, de celles que l’on essentialise, de lenteur dans un monde obsédé par la performance, de vulnérabilité dans un univers façonné par la virilité, de nos glaciers qui fondent, d’inclusivité aussi.&nbsp;</p>



<p>Et malgré tout, je continuais à dire : «&nbsp;Je ne suis pas politisée&nbsp;». Comme si la politique ne commençait qu’aux portes de l’Assemblée. Comme si elle ne traversait pas nos corps. Comme si elle ne modelait pas les sentiers que l’on emprunte, les refuges que l’on construit, les récits que l’on publie.</p>



<p>Aujourd’hui, j’avais prévu d’écrire sur « <em>le marketing de soi </em>», faisant une virulente critique de notre monde où les réseaux sociaux règnent en maîtres. Tout cela m’a paru bien creux, vide de sens, par rapport à mon ressenti actuel : l&rsquo;actualité nationale &#8211; et mondiale &#8211; me plombe. Elle m’a fait réaliser que continuer à se dire « <em>non-politisée</em> » relève moins de la prudence que du déni.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong>La montagne, reflet de notre société</strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Je crois que je n’arrive pas à écrire la montagne, plus vraiment à l’analyser non plus, parce que la bulle a éclaté.</p>



<p>Parce que quand, dans les rues de Lyon, ville au sein de laquelle j’ai appris la rigueur journalistique, des bras se lèvent en salut nazi, je ne peux pas faire comme si cela n’avait rien à voir avec nous.&nbsp;</p>



<p>Parce que lorsque l’extrême droite progresse en France, ce n’est pas un débat abstrait. C’est un climat. Et nous respirons tous.tes le même air.</p>



<p>Que devrais-je faire ? Rester dans ma bulle qui m’aide bien souvent à traverser mes tempêtes émotionnelles ? Ou bien ouvrir les yeux ? À y réfléchir, je vais essayer de naviguer, du mieux possible, entre ces deux possibilités, à la recherche d’un équilibre sans cesse remis en question.&nbsp;</p>



<p>Ne pas s’enfermer dans le confort, voilà mon mantra depuis des années. Il prend aujourd’hui une dimension plus importante.&nbsp;</p>



<p>Parler montagne, oui.<br>Parler performance, parfois.<br>Raconter de belles ascensions, souvent.</p>



<p>Mais la montagne n’est pas hors du monde.&nbsp;</p>



<p>Elle est traversée par les mêmes tensions, les mêmes crispations, les mêmes replis. Elle aussi a ses mythes de pureté. Ses fantasmes de territoire «&nbsp;préservé&nbsp;». Ses récits héroïques façonnés par la domination, la conquête, la performance virile. Elle aussi peut devenir un refuge identitaire. Un décor pour nostalgies autoritaires. Un espace où l’on parle de «&nbsp;retour aux racines&nbsp;» en oubliant soigneusement qui a été tenu à distance de ces racines-là.</p>



<p>La montagne n’est pas qu’un paysage. C’est un imaginaire. Et les imaginaires sont politiques. Qui est légitime pour prendre la tête d’une cordée ? Qui a les moyens financiers d’y accéder ? Qui est perçu comme «&nbsp;à sa place&nbsp;» sur une arête ou en refuge ? Les mêmes mécanismes d’exclusion circulent ici comme ailleurs. Plus feutrés, parfois. Plus souriants. Mais bien réels.</p>



<p>Alors je l’écris ici, clairement : je suis antifasciste. Pas par goût du slogan. Pas par réflexe partisan. Mais parce que je refuse toute idéologie qui hiérarchise les vies, tous les discours désignant des boucs émissaires, jouant avec les peurs identitaires pour construire du pouvoir.</p>



<p>Quand des bras se lèvent en salut nazi, le débat n’est plus théorique.<br>Quand des discours racistes se normalisent sur les plateaux télé, la question n’est plus abstraite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tentation </h2>



<p>Je continue pourtant d’essayer de comprendre, coûte que coûte. Qu’est-ce qui, aujourd’hui, rend séduisantes des idées qui excluent, qui simplifient, qui promettent l’ordre par la désignation d’ennemis ?</p>



<p>Je refuse pourtant d’adopter une vision manichéenne du monde, me contentant de dire : « <em>Ce sont des méchants</em> ».</p>



<p>Ce serait trop simple. Et dangereusement confortable.</p>



<p>Je crois qu’il y a la peur, bien sûr &#8211; du déclassement, de perdre sa place, d’un monde qui change trop vite. De la fatigue aussi &#8211; démocratique, sociale, écologique. S’ajoute à cela le sentiment d’être invisibilisé (je pourrais vous en parler longuement), de ne plus compter, de ne plus comprendre les codes d’un monde qui se transforme.</p>



<p>L’extrême droite sait parler à ces failles-là. Elle offre des réponses courtes à des problèmes complexes, des coupables quand la réalité est systémique et un récit clair quand le monde est flou.</p>



<p>Je peux comprendre la tentation de la clarté, l’attrait d’un discours qui promet protection et stabilité. Mais comprendre n’est pas valider. La souffrance sociale n’autorise pas le racisme. Le désarroi ne légitime pas la hiérarchisation des vies.</p>



<p>Comprendre, pour moi, c’est refuser la caricature. Mais c’est aussi refuser la complaisance.</p>



<p>Parce que raconter la montagne au féminin, mais surtout au pluriel, comme je fais ici, implique de refuser ce monde qui divise, qui exclut, qui hiérarchise.</p>



<p>« <em>Siamo tutti antifascisti </em>» : c’est un engagement, une évidence. Et c’est ainsi que je continuerai à raconter des histoires &#8211; avec puissance, avec délicatesse, avec liberté.</p>



<p>Parce que liberté et égalité ne sont jamais neutres.&nbsp;</p>



<p>Elles se choisissent.<br>Et elles se défendent.</p>
</div></div>
<p>The post <a href="https://encordees.fr/siamo-tutti-antifasciti/">« Siamo tutti antifasciti »</a> appeared first on <a href="https://encordees.fr">encordées</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des Jeux sous Meloni</title>
		<link>https://encordees.fr/des-jeux-sous-meloni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[jeux olympiques]]></category>
		<category><![CDATA[montagne]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://encordees.fr/?p=3278</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sous couvert de neutralité, la règle 50 de la Charte olympique impose le silence aux athlètes. Mais à deux jours du lancement des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026, ce mutisme contraste violemment avec la réalité politique du pays hôte : un gouvernement d’extrême droite, mené par Giorgia Meloni, une dérive sécuritaire assumée et une crise climatique ignorée.</p>
<p>The post <a href="https://encordees.fr/des-jeux-sous-meloni/">Des Jeux sous Meloni</a> appeared first on <a href="https://encordees.fr">encordées</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Des Jeux sous Meloni</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-04T17:00:00+01:00">4 Fév 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong>Sous couvert de neutralité, la règle 50 de la Charte olympique impose le silence aux athlètes. Mais à deux jours du lancement des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026, ce mutisme contraste violemment avec la réalité politique du pays hôte : un gouvernement d’extrême droite, mené par Giorgia Meloni, une dérive sécuritaire assumée et une crise climatique ignorée.</strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-2.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Des Jeux sous Meloni @Wikipedia Commons" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-2.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-2-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-2-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-2-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-de-couverture-2-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>La Charte olympique est très claire. Sa règle 50 interdit toute forme de manifestation ou de démonstration politique, raciale ou religieuse sur les sites olympiques. Officiellement, c’est le prix à payer pour préserver « <em>l’esprit des Jeux</em> », comme l’a récemment rappelé Kirsty Coventry, première femme élue à la tête du CIO en mars 2025, dès ses premières déclarations, faisant le choix d’éviter toute confrontation politique.</p>



<p><strong>Mais à Milan-Cortina 2026, ce silence imposé prend une autre dimension. </strong>Car pendant que les sportif.ve.s sont sommé.e.s de ne rien dire, les Jeux d’hiver se déroulent sous l’autorité de Giorgia Meloni, cheffe d’un gouvernement issu du néofascisme italien, dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, le génocide à Gaza et une montée autoritaire globale.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong>Quand l’extrême droite s’invite à la fête</strong></strong></h2></div>



<p>Vingt ans après Turin, la quinzaine olympique du blanc revient en Italie, pays mené depuis 2022 par Giorgia Meloni. Sa stabilité gouvernementale et la bonne tenue du budget italien en 2024 sont souvent saluées à Bruxelles, dans un pays longtemps stigmatisé pour ses carences institutionnelles. Mais cette normalisation économique masque une rupture politique profonde.</p>



<p><strong>Issue du néofascisme italien, présidente depuis 2014 du parti Frères d’Italie, dont la flamme fasciste reste le symbole, Meloni incarne une droite national-conservatrice assumée.</strong> Elle se définit comme « <em>une femme, une mère, une chrétienne</em> », défend une vision ultratraditionaliste de la famille, combat les droits LGBT+, s’oppose à l’avortement et développe une rhétorique obsessionnelle sur l’immigration et les minorités. Si elle affirme ne pas être post-fasciste, les prises de position de nombreux cadres de son parti entretiennent une filiation idéologique largement documentée par les politologues. <strong>Avait notamment refait surface, au moment de son arrivée au pouvoir, un <a href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/giorgia-meloni-alliance-nationale-freres-d-italie-reference-mussolini" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reportage</a> de France 3 de 1996, où, jeune militante néofasciste, elle faisait l’éloge du dictateur Benito Mussolini</strong>.</p>



<p>Son allié Matteo Salvini, vice-Premier ministre, en est l’incarnation la plus brutale. Chantre du slogan « Prima gli Italiani » (« les Italiens d’abord »), poursuivi par la justice pour avoir empêché en 2019 le débarquement de migrants secourus en mer, il a fait de la lutte contre l’immigration clandestine et de la répression des oppositions son fonds de commerce politique. Sous son impulsion, le gouvernement Meloni s’attaque désormais aux militants écologistes : un projet de loi « Sécurité », surnommé « anti-Gandhi » par l’opposition, criminalise les manifestations, y compris pacifiques, avec des peines pouvant aller jusqu’à deux ans de prison pour le simple fait de bloquer une route.</p>



<p>C’est sous ce pouvoir que se tiendront les prochains Jeux olympiques.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-5060b982"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>L’olympique sous escorte de l’ICE</strong></h2></div>



<p>Le vernis olympique s’est définitivement fissuré avec l’annonce du déploiement d’agents de l’ICE, la police américaine de l’immigration, durant les Jeux. Cette agence a été créée en 2003 afin d’arrêter les immigrants délinquants. Mais depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en 2025, elle a une nouvelle mission : interpeller et expulser les personnes soupçonnées de se trouver aux États-Unis de manière illégale. <strong>Ainsi, en un an, l&rsquo;ICE a arrêté plus de 328 000 personnes et en a expulsé 327 000, soit environ 900 personnes par jour.</strong></p>



<p>À Milan, le malaise est immédiat. Le maire Giuseppe Sala affirme ne pas se « <em>sentir en sécurité</em> » avec l’ICE, qu’il décrit comme une milice incompatible avec une gestion démocratique de l’ordre public. Le gouvernement Meloni minimise, expliquant que les délégations étrangères choisissent leurs escortes. Le CIO se défausse, renvoyant la responsabilité aux autorités nationales et au comité olympique américain.</p>



<p>Mais <strong>accepter l’ICE, c’est avaliser sa présence.</strong> C’est normaliser une police de l’immigration tristement célèbre, notamment pour avoir tué deux Américains lors d’une opération de contrôle à Minneapolis début 2026, sans débat démocratique réel, au cœur d’un événement censé célébrer l’universalité et la dignité humaine.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-83b4b6c5"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Overdose</strong></h2></div>



<p>Présentée comme un rempart contre la politisation du sport, la règle 50 fonctionne en réalité à sens unique. Elle muselle les athlètes, interdit les gestes de protestation et étouffe les prises de position individuelles &#8211; tout en laissant intacte la dimension profondément politique des Jeux eux-mêmes.</p>



<p>Car <strong>choisir un pays hôte, valider un dispositif sécuritaire ou fermer les yeux sur des lois liberticides ou sur la présence de forces policières controversées n’est pas neutre</strong>. Dans ce cadre, le silence n’est pas une absence de position. C’est une forme de validation.</p>



<p>Tout le monde &#8211; fédérations, athlètes et sponsors &#8211; se tait. Mais pendant ce temps, les Jeux deviennent <strong>un laboratoire discret de coopération sécuritaire entre gouvernements partageant une vision très dure de l’immigration, de la contestation sociale et de l’ordre public</strong> : le rapprochement assumé entre Giorgia Meloni et Donald Trump, le déploiement de forces américaines controversées, la criminalisation des militants écologistes… Bref, un durcissement autoritaire.</p>



<p>Au-delà du seul cas italien, Milan-Cortina 2026 confirme la crise d’un modèle. <strong>Les JO d’hiver apparaissent de plus en plus incompatibles avec les réalités climatiques, sociales et démocratiques du XXIᵉ siècle</strong>. Faute de se réformer en profondeur, l’olympisme compense ses contradictions par toujours plus de sécurité, de communication et d’amnésie politique.</p>
</div></div>
<p>The post <a href="https://encordees.fr/des-jeux-sous-meloni/">Des Jeux sous Meloni</a> appeared first on <a href="https://encordees.fr">encordées</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
