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	<title>ski &#8226; encordées</title>
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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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		<title>« Le Mal des montagnes » : enquête au coeur d&#8217;une impasse alpine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le modèle du « tout-ski » est à bout de souffle. Cette fructueuse industrie, écologiquement et socialement insoutenable, continue pourtant sa fuite en avant. Pourtant, des alternatives prometteuses pour les territoires de montagne, en première ligne du changement climatique, existent. Elles ont été regroupées dans « Le Mal des montagnes », un ouvrage collaboratif entre « Reporterre » et « La Revue des Dessinée », qui regroupe les enquêtes de nombreux journalistes, sous format BD. De quoi nous permettre d’y voir plus clair, de manière pédagogique. </p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Le Mal des montagnes » : enquête au coeur d&rsquo;une impasse alpine</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-01-14T17:00:00+01:00">14 Jan 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong>Le modèle du « <em>tout-ski</em> » est à bout de souffle. Cette fructueuse industrie, écologiquement et socialement insoutenable, continue pourtant sa fuite en avant. Pourtant, des alternatives prometteuses pour les territoires de montagne, en première ligne du changement climatique, existent. Elles ont été ressemblées dans « <em>Le Mal des montagnes</em> », un ouvrage collaboratif entre « <em>Reporterre</em> » et « <em>La Revue des Dessinée</em> », qui regroupe les enquêtes de nombreux journalistes, sous format BD. De quoi nous permettre d’y voir plus clair, de manière pédagogique. </strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="&quot;Le Mal des montagnes&quot; @Reporterre x La Revue Dessinée" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-de-couverture-1-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Nos montagnes sont en première ligne du changement climatique.</strong> Ainsi, dans les Alpes et les Pyrénées françaises, la température a augmenté de +2 °C au cours du 20ᵉ siècle, contre +1,4 °C dans le reste de l’Hexagone, détaille Météo France. Les effets de ce réchauffement sont multiples, et varient selon l’altitude. Parmi eux, le spectaculaire recul des glaciers.&nbsp;</p>



<p>Dans les Alpes, ces géants de glace ont perdu 70&nbsp;% de leur volume depuis 1850, dont 10 à 20&nbsp;% depuis 1980, en France, comme dans le reste de l’Europe. Une fonte qui augmente les aléas naturels localement, tels que les effondrements glaciaires, les glissements de terrain, les chutes de séracs, etc. Elle peut également engendrer la formation de poches d’eau qui exposent les populations environnantes. La commune de Chamonix a par exemple dû vidanger en partie le lac formé à la suite de la fonte du glacier des Bossons.</p>



<p>Le changement climatique en montagne accentue la survenance de risques naturels (inondations, sécheresses, chutes de blocs, avalanches…). Il réduit également l’enneigement naturel, en particulier à basse et moyenne altitude. À noter qu’en Europe, les Alpes ont perdu <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/dossiers-thematiques/milieux/montagne#:~:text=En%20Europe,%20les%20Alpes%20ont,notamment%20sur%20les%20versants%20sud." target="_blank" rel="noreferrer noopener">près d’un mois d’enneigement</a> ces 50 dernières années.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>La fin de l’or blanc</strong></h2></div>



<p>«<em>&nbsp;Ces tendances percutent le modèle du ‘tout-ski’ mis en&nbsp;place par les plans Neige des années 1960 et 1970</em>&nbsp;» souligne <a href="https://www.lemonde.fr/planete/visuel/2023/06/14/montagne-la-fin-de-l-or-blanc_6177579_3244.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Monde</a>. Autrement dit : <strong>l’or blanc, trésor de nos montagnes, disparaît peu à peu, et il va falloir adapter toute l’économie qui en dépend</strong>. Sauf que nombreux sont celles et ceux à fermer les yeux face à ce constat, préférant rester prisonniers d’un modèle écologiquement et socialement insoutenable.&nbsp;</p>



<p>On continue de construire des chalets de luxe, de faire flamber le prix du mètre carré dans les stations de ski semble ne connaître aucune limite. À Courchevel (Savoie), il peut atteindre 30&nbsp;000 € le m².</p>



<p>On planifie des Jeux Olympiques pour 2030 au goût déjà bien amer. La faute à des factures élevés, à des infrastructures inutiles, et à un bilan carbone dans le rouge.</p>



<p>On investit dans des canons à neige énergivores tout en continuant de faire des Alpes un <em>dancefloor</em>, à l’Alpe d’Huez (Isère), où le festival Tomorrowland, créé en 2019, attire des dizaines de milliers de fêtards venus des quatre coins du monde… et réveille les marmottes en plein hiver.</p>



<p><strong>Ce modèle à bout de souffle a été décrypté dans «&nbsp;<em>Le Mal des montagnes</em>&nbsp;», ouvrage issu d’une collaboration</strong> entre Laury-Anne Cholez, journaliste à Reporterre et Baptiste Bouthier, rédacteur en chef de La Revue Dessinée. Au programme : 180 pages d’enquêtes illustrées au format papier qui révèlent également des alternatives prometteuses pour ces territoires en première ligne du réchauffement climatique.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="791" height="1024" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-791x1024.jpg" alt="&quot;Le Mal des montagnes&quot; @Reporterre x La Revue Dessinée" class="wp-image-3248" style="aspect-ratio:0.7724648468145883;width:282px;height:auto" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-791x1024.jpg 791w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-232x300.jpg 232w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-768x994.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001-600x776.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/01/le_mal_des_montagnes_lrd_couverture_page-0001.jpg 1105w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c8897f7d"><h2 class="uagb-heading-text">Se procurer <strong>«</strong> Le Mal des montagnes <strong>»</strong></h2></div>



<p><em>«&nbsp;Les Grecs faisaient de l’Olympe la demeure des Dieux ; les sherpas considèrent l’Everest comme sacré ; la traversée des Alpes à dos d’éléphant de l’armée d’Hannibal fascine depuis 218 av. J.-C. ; les aborigènes d’Australie lient l’origine du monde à l’Uluru… <strong>L’histoire de l’humanité dit notre attrait pour la montagne. </strong>Elle fut longtemps nourri par l’inconnue que représentaient ces sommets qui nous toisent, leurs formes mystérieuses balayées par des éléments capricieux.&nbsp;</em></p>



<p><em>«&nbsp;Cette montagne est une masse de terre rocheuse taillée à pic et presque inaccessible&nbsp;», décrit Pétrarque dans son Ascension du mont Ventoux, qu’il se décide tout de même à faire «&nbsp;guidé uniquement par le désir de voir la hauteur extraordinaire du lieu&nbsp;». Nous sommes en 1336, et l’humain commence à prendre la mesure de ces géants qu’il va peu à peu domestiquer.</em></p>



<p><em>Sept siècles plus tard, quelle part de mystère reste-t-il ? <strong>Tous les plus hauts sommets du monde ont été atteints, les glaciers – victimes parmi les plus visibles de la crise climatique – fondent à vue d’œil et soixante-dix ans d’industrie du ski ont transformé nos imaginaires en associant avant tout les cimes aux pistes et aux télésièges. </strong>Pourtant, cette logique d’exploitation économique de la montagne par son artificialisation n’est pas la seule voie possible. Pis : à l’heure où la neige se fait toujours plus rare et les températures toujours plus chaudes, c’est une impasse.</em></p>



<p><em>Les rédactions de La Revue Dessinée et de Reporterre enquêtent sur ces sujets depuis plusieurs années. Nous avons uni nos forces pour cette édition spéciale, afin de mieux comprendre le mal que traversent nos montagnes aujourd’hui. Et pour mieux identifier, aussi, l’avenir qu’il est encore possible de leur réserver.&nbsp;»</em></p>



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		<item>
		<title>Laura Pineau raconte la première féminine de « Wet Lycra Nightmare », au Yosemite</title>
		<link>https://encordees.fr/laura-pineau-raconte-la-premiere-feminine-de-wet-lycra-nightmare-au-yosemite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 16:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est la voie la plus déversante du parc national du Yosemite. Avec ses 300 mètres d’escalade, cotés 8b max, « Wet Lycra Nightmare » pourrait avoir des allures de cauchemar. Et ça a d’ailleurs été le cas lorsque Laura Pineau y a posé ses chaussons pour la première fois. Quelques jours après avoir signé la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Laura Pineau raconte la première féminine de « Wet Lycra Nightmare », au Yosemite</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-08T17:12:35+01:00">8 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">9 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>C’est la voie la plus déversante du parc national du Yosemite. Avec ses 300 mètres d’escalade, cotés 8b max, « <em>Wet Lycra Nightmare</em> » pourrait avoir des allures de cauchemar. Et ça a d’ailleurs été le cas lorsque Laura Pineau y a posé ses chaussons pour la première fois. Quelques jours après avoir signé la première féminine de cette voie d’ampleur, la grimpeuse parle pourtant d’un « <em>rêve</em> ». Une ascension menée sans aucune idée de vitesse, contrairement à son dernier projet réalisé en juin dernier : la «</strong> <strong><em>Triple Crown </em>», 2 200 mètres d’escalade avalés en seulement 23 heures et 36 minutes. À la rapidité, Laura a préféré cette fois-ci la lenteur, sans pour autant se départir de sa philosophie habituelle, mêlant enthousiasme, passion et une belle dose d’acharnement. De quoi clôturer en beauté une année passée au flanc des parois du Yosemite.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1.png 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-600x400.png 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-1536x1024.png 1536w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Laura Pineau quitte le Yosemite le cœur lourd, mais avec, au fond d’elle, l’indéniable sentiment du devoir accompli. «<em> C’est triste de partir. Vraiment triste, parce que j’ai quand même vécu sept mois là-bas cette année. Et j’ai rencontré des gens qui sont un peu devenus ma famille </em>», confie-t-elle.</p>



<p>Dans son baluchon, la grimpeuse, encore inconnue de la scène de l’escalade mondiale il y a un peu plus d’un an, emporte avec elle de belles ascensions, notamment <a href="https://encordees.fr/lart-de-grimper-vite-ensemble-acte-ii-laura-pineau-et-kate-kelleghan-entrent-dans-la-legende-du-yosemite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la première féminine de la « <em>Triple Crown</em> »</a>, un enchaînement mythique des trois big walls du Yosemite, jusque-là réservé à une poignée de cordées masculines. « <strong><em>C’est vrai que c’était une grosse année, physiquement parlant </em></strong>», note Laura, à peine redescendue de son dernier projet, « <em>Wet Lycra Nightmare</em> ». Une expérience différente sur bien des aspects, qu’elle nous a racontée, toujours avec son enthousiasme habituel.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>« Je voulais revenir à de l’escalade pure et dure »</strong></p></blockquote></figure>



<p><em>Leaning Tower</em> – littéralement la « tour penchée » – est <strong>le big wall le plus déversant d’Amérique du Nord</strong>. Sur cette paroi, plusieurs voies, dont la fameuse « <em>Wet Lycra Nightmare</em> » (8b max, 270 mètres).</p>



<p>« <em>J’ai entendu parler de cette voie durant l’été 2023 </em>», raconte Laura. « <em>J’étais à Squamish, un super coin en granit, sur la côte ouest du Canada, idéal pour s’entraîner en fissures. Arc’teryx organise là-bas, chaque année, un festival pour présenter ses quatre nouveaux films. J’y étais allée. Un des films portait sur ‘</em>Wet Lycra Nightmare’<em>, c’était l’ascension de Jordan Cannon et Sam Stroh. Ça m’avait vachement marquée, notamment le mouvement de la cheminée de fin. Alors je m’étais dit : pourquoi pas, un jour, aller essayer cette voie.</em> »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Arc&#039;teryx Presents: Wet Lycra Nightmare" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/bcnsDIamHjM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Avant de voir ce film, Laura avait accompagné une amie sur la terrifiante <em>Leaning Tower</em>. «<strong><em> Ça m’avait fait peur… C’était si penché ! </em></strong>», se rappelle-t-elle. « <em>Dès les premières longueurs, il fallait faire de la jumar. Tu es à 200 mètres du sol, pendue dans le vide. </em><strong><em>J’avais vraiment éprouvé cette peur qui te retourne l’estomac.</em></strong> »</p>



<p>À la suite de son ascension de la Triple Crown, aux côtés de Kate Kelleghan, durant l’été 2025, la <em>Leaning Tower</em> revient dans l’esprit de Laura. «<em> Je voulais revenir à de l’escalade pure et dure, à de l’escalade où on essaie d’enchaîner les longueurs, pas de l’escalade de vitesse</em> », se souvient-elle. « <em>Alors je me suis dit : pourquoi pas, ‘Wet Lycra’ ?</em> ». L’idée est simple : mesurer son évolution technique sur le granit, mais aussi mentalement, vis-à-vis de sa peur de la hauteur.</p>



<p>« <em>Mes premières séances se sont super bien passées. Je n’avais absolument pas peur</em> », raconte Laura. Rien d’étonnant au vu de son expérience dans la «&nbsp;<em>Triple Crown</em>&nbsp;», où elle s’était retrouvée pendue à une corde, à 1 000 mètres de haut.</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-1d438e65 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.png" alt="" class="uag-image-3089" width="768" height="513" title="Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Laura Pineau sur le Half Dome @Thibault Marot</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-56c7a399"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>La pression de la réussite</strong></h2></div>



<p>Seul bémol, et pas des moindres : Laura n’est pas parvenue à s’entraîner comme elle l’aurait souhaité pour ce projet. La faute à une douleur à l’épaule, relativement tenace, due à une chute à vélo survenue fin juillet. « <em>Donc j’arrive fin septembre au Yosemite en me disant que je vais aller doucement dans ‘Wet Lycra’. J’avais encore un peu mal </em>», précise-t-elle. Après dix jours, ponctués d’exercices de kiné effectués avec grand sérieux, la douleur disparaît.</p>



<p>Ses premières séances dans la voie sont difficiles. « <strong><em>Je me suis pris une claque</em></strong> », résume la grimpeuse. S’ensuivent six semaines, dont 17 séances passées dans la voie.</p>



<p>Le 25 novembre, après une grosse semaine de repos, Laura s’élance. « <em>J’ai eu du mal à trouver des partenaires pour venir avec moi. C’était la semaine de vacances de Thanksgiving. Durant cette période, la plupart des Américains retournent dans leur famille pour un dîner avec leurs proches</em> », explique Laura. « <em>Un copain, John Kasaizn, m’a accompagnée. Il n’a pas grimpé, il montait à la jumar derrière moi. </em><strong><em>C’était mon premier projet où j’étais la seule à vouloir enchaîner. Et mentalement, ce n’est pas facile d’avoir juste quelqu’un qui t’assure. Tu es vraiment seule face à toi-même. Tu ne peux pas te reposer sur personne.</em></strong><em> Il n’y a que toi qui connais les mouvements, qui peux grimper en tête. Donc, si tu ne passes pas, tu sais que ça ne passera pas. Tout repose sur toi. </em>»</p>



<p>Jour 1. Au programme : de la grimpe de 6 h 30 du matin à midi. Car plus tard, la chaleur est intenable. Laura enchaîne les premières longueurs. Il lui faudra pour cela plusieurs essais. « <em>Lorsque je suis arrivée en bas de la 8b</em> [la longueur la plus difficile de la voie, ndlr]<em>, il devait être 10 heures. Il ne me restait que deux heures d’ombre pour l’essayer </em>», raconte la grimpeuse. «<em> J’ai mis cinq essais. Sans succès. Et comme je commençais à fatiguer, à perdre de la puissance, de la force, je me suis reposée toute l’après-midi dans l’idée d’y retourner dès le lendemain matin. </em>»</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-1c83808b wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-3090" width="1024" height="576" title="Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Laura Pineau dans la longueur clé, le 8b @Miya Tsudome</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-59306695"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>L’art de la préparation mentale</strong></h2></div>



<p>Après une bonne nuit de repos sur une large vire, même routine : départ dans la voie dès 6 h 30 du matin, à la fraîche. Dix essais seront nécessaires à Laura pour venir à bout de la redoutable longueur en 8b. « <em>Ce n’est pas rien, quand même </em>», note-t-elle. «<strong><em> J’ai quand même dû m’acharner.</em></strong> »</p>



<p>« <em>À un moment, je suis parvenue à passer le crux, que j’arrivais à faire une fois sur dix. C’est hyper aléatoire comme mouvement – d’autant plus pour moi, qui n’étais pas très entraînée en bloc. Et là, je zippe sur le mouvement juste après, où je n’étais jamais tombée </em>», précise la grimpeuse.</p>



<p>Déception.</p>



<p>Suspendue à la corde, Laura analyse. «<em> J’étais stressée en grimpant. J’avais des pensées parasites, je n’étais pas bien et je n’arrivais pas à trouver mon flow d’escalade</em> », confie-t-elle. S’ensuit une longue phase de doutes, « <strong><em>un tunnel noir de quelques minutes</em></strong> », durant laquelle elle se dit qu’elle vient peut-être de gâcher sa chance de réussir sa voie. « <em>Je redescends à la vire et là, je réécoute la méditation préparée par la coach mentale. Ça a réussi à me calmer et à me remettre dedans </em>», raconte la grimpeuse.</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-8004f1e7 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-3091" width="1024" height="576" title="Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Laura Pineau en pleine ascension @Miya Tsudome</figcaption></figure></div>



<p>Laura a fait entrer la préparation mentale dans sa vie il y a seulement quatre mois, sur le conseil de sa grand-mère. « <em>Je suis hyper proche d’elle. C’est une de mes plus grandes sources d’inspiration</em> », confie-t-elle. « <em>Et disons que c’est elle qui me mène au bon endroit dans la vie. </em>»</p>



<p>Travailler sur son mental a « <em>beaucoup libéré </em>» Laura, dans sa grimpe, mais pas que. «<strong><em> J’ai accepté que tout ne soit pas toujours positif </em></strong>», confie-t-elle. « <em>Moi, je suis une extra-optimiste. Tout le temps. Si bien que dès qu’il y a une émotion moins positive – de la tristesse, de la colère ou autre – je ne les laisse pas passer. Vu que, pour moi, c’est négatif, je les refuse. Maintenant, je les laisse apparaître, sans chercher à les cacher, voire même à les éviter. Gros, gros travail, mine de rien. […] </em><strong><em>Ma coach mentale n’est pas juste là pour m’aider à enchaîner des voies dures. Non, non. Ensemble, on travaille sur toute ma vie personnelle.</em></strong><em> Sur pourquoi j’agis de telle manière, sur comment faire de la visualisation et autres. Ça me change la vie depuis quelques mois ! Je me sens tellement plus légère, tellement plus libre aussi. Libre d’être moi-même.</em> »</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-a34db134"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>La lenteur à nouveau au centre</strong></h2></div>



<p>Une fois ses émotions mises au clair, Laura retourne dans le 8b. S’ensuivent deux chutes. « <em>Là, je ne sais pas pourquoi, mais je me suis dit : tiens, il me faut autre chose pour me détendre. Alors j’ai mis ma meilleure playlist dansante. Du ABBA, de la Macarena. Et va savoir pourquoi, mais ça a super bien marché ! </em><strong><em>Je me suis rappelé que l’on était aussi là pour rigoler. Parce que ce jour-là, je m’étais mise une grosse pression sur les épaules. Je voulais enchaîner.</em></strong> »</p>



<p>L’essai d’après sera le bon. Une fois au relais, le moment est «<em> assez spécial </em>», note Laura. « <em>C’est marrant, mais j’ai dit “</em>It goes<em>”, ça m’a fait penser à Lynn Hill et à son fameux “</em>It goes, boys !<em>” sur El Capitan !</em> ». S’ensuit l’enchaînement d’un 7c+ bien tenace, avant un repos bien mérité.</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-6e4d0265 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-3092" width="1024" height="576" title="Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Laura Pineau au sommet @Miya Tsudome</figcaption></figure></div>



<p>27 novembre, dernier jour sur la paroi. «<strong><em> Je pense que c’était une des plus belles journées d’escalade de ma vie </em></strong>», détaille la grimpeuse. «<em> J’ai eu un flow incroyable, aucune pensée parasite. J’étais concentrée sur mon escalade, sur mes mouvements. Je ne pensais à rien d’autre. C’était vraiment spécial, cette journée […] Quand je suis arrivée là-haut, j’ai éprouvé plein d’émotions ! De la fierté, du soulagement aussi. Je n’ai rien lâché pendant deux mois, j’ai aussi été hyper patiente. Et j’ai su enchaîner des jours de 6 à 8 heures de grimpe !</em> »</p>



<p>Dresser le bilan de cette ascension, c’est, pour Laura, une invitation à faire le point sur ces sept mois passés dans le parc national du Yosemite. « <em>Avec ‘</em>Wet Lycra’<em>, je voulais vivre une expérience différente </em>», analyse la grimpeuse. « <em>Pour la ‘Triple Crown’, nous n’avions jamais dormi sur le mur. On montait et on redescendait le jour même. On pensait tout le temps : vitesse, vitesse, vitesse. Après ce beau projet, </em><strong><em>je pense que j’avais besoin de vivre une expérience un peu plus lente, où l’on fait du camping vertical, où l’on passe nos après-midi là-haut. Quand tout est plus lent, les moments de partage sont tellement plus beaux.</em></strong><em> J’ai été hyper heureuse de passer Thanksgiving là-haut, c’était génial ! </em>»</p>
</div></div>



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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-2817846a wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png" alt="" class="uag-image-3093" width="768" height="1024" title="Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-c309a003 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png" alt="" class="uag-image-3094" width="768" height="1024" title="Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-bb9ae707 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p>Cette lenteur, Laura l’avait anticipée dès le début. « <em>Quand je suis allée dans la voie, je me suis dit : peu importe le temps que ça prendra, s’il faut rester une semaine, dix jours, je le ferai </em>», poursuit-elle. « <em>Par conséquent, j’avais emmené 70 litres d’eau, quand même. Ils étaient stockés sur la vire, au cas où ! […] Je voulais vraiment apprécier les moments là-haut. Je n’avais pas de réseau. Donc aucun message, mis à part ceux envoyés à mes proches via un Garmin Connect. </em><strong><em>Sans téléphone, nous étions vraiment dans le moment présent. On appréciait la cuisine. On prenait notre temps.</em></strong><em> On s’étirait. On discutait de plein de choses. La vitesse n’avait pas sa place, parce que l’on ne courait après rien. </em>»</p>
</div></div>
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		<item>
		<title>« Tandem » : le ski engagé façon Elisabeth Gerritzen et Maude Besse</title>
		<link>https://encordees.fr/tandem-le-ski-engage-facon-elisabeth-gerritzen-et-maude-besse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 18:46:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[ski]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’une est une fille d’agriculteurs. L’autre, un pur produit de la gentrification. Les chances qu’elles se rencontrent étaient quasi inexistantes… du moins sur le papier. Car cela fait une dizaine d’années que le ski a mis Maude Besse et Elisabeth Gerritzen sur le même chemin de vie. Celui des pentes abruptes de Verbier, des compétitions [&#8230;]</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Tandem » : le ski engagé façon Elisabeth Gerritzen et Maude Besse</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-03T19:46:37+01:00">3 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">11 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>L’une est une fille d’agriculteurs. L’autre, un pur produit de la gentrification. Les chances qu’elles se rencontrent étaient quasi inexistantes… du moins sur le papier. Car cela fait une dizaine d’années que le ski a mis Maude Besse et Elisabeth Gerritzen sur le même chemin de vie. Celui des pentes abruptes de Verbier, des compétitions à travers le monde, via le prestigieux circuit du Freeride World Tour, mais surtout, celui de l’engagement. Une histoire racontée dans le film «&nbsp;<em>Tandem</em>&nbsp;», un court-métrage de 26 minutes où la sincérité du récit rencontre l’humour et la puissance des images de <em>ride</em>. Réalisé par Alicia Cenci, il a reçu le prix de la meilleure réalisation féminine au festival Femmes en montagne 2025.&nbsp;</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1.jpg 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-600x400.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-image-de-couverture_@Alicia-Cenci-2048x1365-1-1536x1024.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Auditorium Seynod, Annecy.&nbsp;<br>Samedi 15 novembre, 20 heures.&nbsp;</p>



<p>La salle est comble. Des centaines de personnes sont réunies pour passer une soirée sur le thème de la montagne au féminin. Dans la foule, des athlètes pro, des réalisateur.ices, des acharné.e.s qui passent difficilement un week-end sans aller «&nbsp;<em>là-haut</em>&nbsp;» mais aussi des curieux.ses avides de découverte, d’inspiration. Quatre films sont au programme : «&nbsp;<em>Zahir</em>&nbsp;», retraçant la première ascension féminine d’une des grandes voies les plus difficiles des Alpes, «&nbsp;<em>Queen of the Catskills</em>&nbsp;», le parcours de la première femme à skier en hors-piste sur 33 des plus hauts sommets des Catskills, une région au nord de New York, «&nbsp;<em>Girls Move Mountains</em>&nbsp;» qui suit le championnat annuel de football féminin dans la chaîne de montagne Karakoram, au nord du Pakistan, et «&nbsp;<em>Tandem</em>&nbsp;» qui lance les festivités.&nbsp;</p>



<p><strong>Dès les premières minutes, on comprend très vite que l’on n’aura pas affaire à un énième film de «&nbsp;<em>ski porn</em>&nbsp;».&nbsp;</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-bc0cafcf wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-2984" width="1024" height="576" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Maude Besse (à gauche) &amp; Elisabeth Gerritzen (à droite) en montagne… sans skis aux pieds @Alicia Cenci</figcaption></figure></div>



<p><strong>En un mot «&nbsp;<em>Tandem</em>&nbsp;» parle d’engagement. </strong>Sous plusieurs angles : social, politique, intime, et même physique. <strong>Car peu importe la ligne choisie, Elisabeth Gerritzen et Maude Besse, les deux athlètes à l’affiche du film, cultivent l’art de s’engager droit dans la pente</strong>, guidées par leurs convictions, leur passion aussi. Mais non sans peur.&nbsp;</p>



<p>Une chanson ouvre le bal : «&nbsp;<em>Tu préfères Rebeka Warrior&nbsp;?</em> » de ThelmA. Des «&nbsp;<em>wow</em>&nbsp;» d’admiration se font entendre dans la salle. Peut-être soulignent-ils la beauté du ski des deux protagonistes ? Ou du choix d’Alicia Cenci, la réalisatrice, de faire appel à Rebeka Warrior, icône indétrônable de la scène musicale <em>queer</em>, dès la première minute de son court-métrage ? Peu importe finalement. Chacun y va de son interprétation… Et tout le monde y trouve son compte !</p>



<p>Quoi qu’il en soit, le ton est donné. Aucun doute, nous sommes bien au festival Femmes en montagne.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-11f8d25d wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-2985" width="1024" height="576" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_2-1-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Elisabeth Gerritzen (à gauche) &amp; Maude Besse (à droite) en montagne… toujours sans les skis aux pieds ! @Alicia Cenci</figcaption></figure></div>



<p><strong>Très vite, la salle est embarquée par l’humour décapant de Maude et d’Elisabeth.</strong> Deux skieuses professionnelles suisses aux personnalités qui ne laissent pas indifférentes.&nbsp;</p>



<p>La première, fille d’agriculteurs, a grandi à Bruson, face à Verbier, l’un des hauts lieux du ski <em>freeride</em> mondial. Elle a appris à skier avant de savoir marcher. Spontanée, elle est, selon certains, la skieuse la plus sous-estimée de sa génération.&nbsp;</p>



<p>Tandis que la seconde, autoproclamée «&nbsp;<em>championne du monde inattendue</em>&nbsp;», a découvert le ski grâce au chalet que ses parents ont acheté à Verbier. Introvertie, hypersensible, elle cultive l’art de tout remettre en question – surtout elle-même.</p>



<p>Tout les oppose. Quoique. Car tout au long du film, Maude et Elisabeth nous démontrent le pouvoir de <strong>l’amitié, véritable moteur leur ayant permis de tracer leur propre ligne dans l’industrie du ski.</strong> Chacune à sa manière.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-blockquote uagb-block-9a594059 uagb-blockquote__skin-border uagb-blockquote__stack-img-none"><blockquote class="uagb-blockquote"><div class="uagb-blockquote__content"><em>Elisabeth : « Maude m’a tout appris en ski »</em><br><em>Maude : « Elisabeth m’a tout appris de la vie »</em></div><footer><div class="uagb-blockquote__author-wrap uagb-blockquote__author-at-left"></div></footer></blockquote></div>



<p>Après des années de compétition sur le prestigieux circuit du Freeride World Tour, les skieuses pro redécouvrent désormais le plaisir brut de skier pour elles-mêmes, libérées de toute idée de&nbsp;classement. C’est donc tout naturellement qu’elles ont fait appel à Alicia Cenci, réalisatrice qui met un point d’honneur l’idée de «&nbsp;<em>capturer les moments décisifs où les femmes savourent la liberté d’exprimer leur véritable personnalité</em>&nbsp;», pour raconter ce chemin commun.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="TANDEM - Teaser" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/lYO6WEs-d10?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2ba9137d"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>INTERVIEW AVEC ALICIA CENCI,</strong> <strong>RÉALISATRICE DE «&nbsp;<em>TANDEM</em>&nbsp;»</strong></h2></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-becac94e"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Pourquoi avoir décidé de mettre à l’écran le duo formé par Maude et Elisabeth ?</strong></h3></div>



<p>Ce sont elles qui sont venues me voir avec cette idée de film. Ce sont donc elles qui m’ont choisie plutôt que l’inverse. Je les connais très bien, principalement parce que j’ai travaillé sur le Freeride World Tour pendant très longtemps — j’y travaille toujours en <em>freelance</em>. J’avais aussi déjà réalisé un film avec Elisabeth. Nous savions donc que nous arrivions bien à travailler ensemble.</p>



<p><strong>J’ai accepté de travailler avec elles parce que je savais que ça allait être marrant.</strong> Je n’aime pas trop faire des films de ski classiques ! Dans mes films de ski, les garçons me disent souvent : « <em>Ah, il n’y a pas assez de ski !</em> ». Tandis que les filles me disent : « <em>Ah, c’était trop bien !</em> ». Disons que je fais des films de ski où il n’y a pas que du ski. J’aime bien raconter des histoires un peu différentes.</p>



<p>Ce qui m’a tout de suite plu, c’était le côté militant d’Elisabeth, et le côté militant – un peu « maladroit », je dirais – de Maude. <strong>J’aimais bien l’idée de raconter le freeride féminin à travers ce duo-là, qui ne correspond pas à une féminité que l’on a l’habitude de voir à l’écran.</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-751fcd29"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Dans ton film « <em>Fragments choisis</em> », sorti il y a déjà trois ans, le militantisme d’Elisabeth est nettement plus explicite que dans « <em>Tandem</em> ». Pourquoi ce choix ?</strong></h3></div>



<p>Elisabeth est très politisée, très revendicatrice. Elle a beaucoup donné son avis sur la place des femmes dans le freeride, et sur la place des femmes dans le ski en général. Et je pense qu’elle était un peu fatiguée de tout ça.</p>



<p>C’est d’ailleurs l’une des premières choses qu’elle m’a dites : « <em>Je ne veux pas que ce soit la révolution, mais je veux quand même qu’on fasse passer des messages, d’une manière ou d’une autre.</em> » De toute façon, <strong>Elisabeth ne pourra jamais faire quelque chose qui n’ait pas de sens.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="FRAGMENTS CHOISIS" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/O0gOpXxIr8g?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-6192ec52"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Quand Maude et Elisabeth sont venues te voir avec ce projet, il y avait déjà une idée directrice ? Ou le fil conducteur du film s’est-il construit ensemble, au fil du temps ?</strong></h3></div>



<p>Ce qu’elles voulaient raconter, c’était vraiment leur amitié improbable – en tout cas sur le papier – qui n’aurait jamais existé si elles n’avaient pas aimé le ski ensemble. <strong>Maude et Elisabeth viennent de deux classes sociales très différentes, qui ne sont pas amenées à se rencontrer dans la vie de tous les jours.</strong> Une fille d’agriculteurs et une fille de « <em>gens qui travaillent dans des bureaux à Genève</em> », comme le dit Elisabeth… En général, ça se rencontre peu, parce qu’il y a très peu de mixité sociale dans le ski.</p>



<p><strong>Elles sont arrivées en disant : « <em>C’est ça qu’on veut montrer.</em> »</strong></p>



<p>Et tout le reste – le ton, la manière de raconter, la dynamique – c’est venu ensuite.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-6a031c97"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Finalement, au-delà de leur passion pour le ski, ce qui les rassemble, ce sont leurs questionnements autour de leur légitimité dans cette industrie, non ?</strong></h3></div>



<p>Oui, tout à fait. C’est l’une des sous-lectures du film. Et ces questionnements autour de leurs légitimités respectives viennent de leur classe sociale, et de leur appartenance – ou non – à ce groupe. Le freeride, c’est tellement codifié…</p>



<p>Elisabeth a l’impression qu’elle n’appartient pas, parce que c’est une « <em>fille de weekender</em> », on va dire. Elle est tout droit issue de la gentrification de Verbier. Donc elle se dit : « <em>Je n’ai pas ma place parce que je ne viens pas du coin. Je suis moins légitime.</em> » Tandis que, de son côté, Maude, elle fait partie des meubles.</p>



<p>Et à l’inverse, Maude se dit : « <em>Je suis arrivée sur le Freeride World Tour en ayant l’impression de ne pas être à ma place, parce que tout le monde avait beaucoup voyagé, tout le monde parlait anglais… </em>» Sous-entendu : tout le monde appartenait à une autre classe sociale.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-352c9889 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-71df9e83">
<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-e3e51524 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2986" width="768" height="1024" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_4-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-2bd3c1ff">
<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-3163ded3 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2987" width="768" height="1024" title="tandem-affiche-@Alicia-Cenci_-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-fc5b11e9 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024-1.jpg" alt="" class="uag-image-2989" width="768" height="1024" title="tandem-photo-darticle-@Alicia-Cenci_3-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-6ad45c0f alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-4612a416"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Quand je présente « <em>Tandem</em> », je le dis toujours : « <em>Ça change des films de ski habituels. Il n’y a pas que du ski porn. C’est plus engagé… et hyper rafraîchissant !</em> ». Tu es d’accord ?</strong></h3></div>



<p>Oui. De manière générale, je dis toujours que mes films de ski ne sont pas « <em>classiques</em> ». Je trouve qu’il y en a déjà bien assez, que les gens font ça très bien… et surtout, je n’ai pas envie de proposer ça. Après, « <em>rafraîchissant</em> », je ne sais pas. Moi, je le trouve rafraîchissant, et j’espère que c’est aussi le cas pour celles et ceux qui le visionnent.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c928859e"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Le mot « <em>rafraîchissant</em> », il m’est venu en écoutant les réactions des spectateur·ices pendant la diffusion de « <em>Tandem</em> », au festival Femmes en montagne. Beaucoup ont ri ; ton film a vraiment créé une belle énergie !</strong></h3></div>



<p>Oui, c’est vrai. Et c’est quelque chose qu’on retrouve à chaque projection. On en est vraiment contentes. Parce que tu n’imagines pas le stress qu’on a eu à l’avant-première. On se disait : « <em>Oh putain, on espère qu’ils vont rigoler</em> ». Entendre tout le monde rire, et voir que ça fait le même effet à chaque fois, ça rassure beaucoup.</p>



<p>Mais après, le fait que le film soit très basé sur l’humour le rend pas très international, je pense. Disons que c’est mieux de parler français pour comprendre certaines blagues.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-f0887471"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>C’est toi qui as choisi les musiques ?</strong></h3></div>



<p>Non, ce sont les filles. <strong>Je leur ai demandé de faire une playlist avec les musiques qu’elles aimaient bien, en me disant que j’allais m’en inspirer pour donner un ADN au film.</strong> Et qu’ensuite, j’irais chercher des musiques un peu similaires mais libres de droits, quoi. Et puis en fait, j’ai commencé à monter sur leurs titres et je me suis dit : « <em>Mais en fait, c’est vraiment trop stylé.</em> »</p>



<p>J’ai envoyé à chaque fois le petit passage utilisé dans le film à l’artiste, en disant : « <em>Coucou, on aimerait bien utiliser votre musique. Nous, on trouve que ça claque. Est-ce que vous seriez d’accord ? Et si oui, ça coûte combien ?</em> ». Et ils ont toutes et tous été d’accord.</p>



<iframe data-testid="embed-iframe" style="border-radius:12px" src="https://open.spotify.com/embed/playlist/3aBYNyvrkQm9wDILnumxSg?utm_source=generator" width="100%" height="352" frameBorder="0" allowfullscreen="" allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; fullscreen; picture-in-picture" loading="lazy"></iframe>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-e482660d"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>Est-ce que, d’après toi, le fait que tu sois une femme a changé la manière dont ce film a été construit, monté, etc. ?</strong></h3></div>



<p>Oui, complètement. Monté, je ne sais pas. Cadré, en tout cas, oui. Je ne pense pas que les filles auraient été aussi ouvertes, aussi enclines à se livrer et à être naturelles avec un garçon derrière la caméra. Après, un garçon dont elles auraient été extrêmement proches, peut-être que oui, mais je pense qu’il y a quand même vraiment un truc. Et aussi, tu as raison, un petit peu dans la narration, dans le montage, dans la manière dont je montre les choses. Le fait d’être une fille, ça change.</p>



<p>Typiquement, pour « <em>Didi</em> » [<em>un film mettant en lumière cinq femmes népalaises ayant choisi l’alpinisme comme moyen d’émancipation, ndlr</em>], par exemple, la première fois que j’ai montré le film à The North Face, on m’a dit : « <em>Mais pourquoi est-ce que vous ne dites à aucun moment que c’est un film 100 % féminin ?</em> ». Je leur ai répondu : « <em>Parce qu’en fait, on n’aurait jamais dit l’inverse si ça n’avait été que des garçons. </em>»</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-7d7bf49a"><h3 class="uagb-heading-text"><strong>J’aime beaucoup le rythme de « <em>Tandem</em> ». Cette alternance entre moments sérieux sur leur parcours, leur vulnérabilité, leur recherche de place, et des touches d’humour, avec un montage beaucoup plus dynamique.</strong></h3></div>



<p>Oui, c’est parce que j’ai le choix de rythmer le tout. <strong>À chaque fois que je construisais une partie, je voulais qu’il y ait un petit bout sur un thème donné, que je choisissais, puis un peu plus de légèreté — que ça vienne de Maude ou d’Elisabeth – puis un peu d’action, de ski.</strong></p>



<p>Ce qui était vraiment important pour moi, c’était que ce film fasse rire. Qu’il soit, comme tu l’as dit, « <em>rafraîchissant</em> ». Et ça, je pense que c’est vraiment en grande partie grâce aux personnages. Les filles… si ça avait été deux autres personnes, si elles n’avaient pas été aussi drôles, j’aurais beau être une réalisatrice de talent ou je ne sais quoi, je n’aurais jamais réussi à créer un duo aussi cool. <strong>Franchement, le succès de ce film repose beaucoup sur ces deux humaines et sur leur super personnalité.</strong></p>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-2a539932">
<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-c4808bdb"><h4 class="uagb-heading-text"><strong>OÙ VOIR « <em>TANDEM</em> » ?</strong></h4></div>



<p>« <em>Tandem</em> » fait actuellement la tournée des festivals. Rendez-vous sur l’Instagram d’Alicia Cenci (<a href="https://www.instagram.com/aliciacenci/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">@aliciacenci</a>) pour connaître les prochaines dates.</p>



<p>La prochaine diffusion aura lieu au cinéma de Talloires (Haute-Savoie), le dimanche 7 décembre à 18 heures. Pour seulement 5 €, l’ensemble des films primés par le Festival Femmes en montagne sera présenté : « <em>Va dans les bois, va</em> », « <em>Hold On Together</em> » et, bien sûr, « <em>Tandem</em> ».</p>



<p>Vous pouvez également retrouver « <em>Tandem</em> » sur le <a href="https://femmesenmontagne.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site du festival Femmes en montagne</a>, jusqu’au 5 janvier. Pour y accéder, il vous faudra souscrire à un « pass en ligne » qui, pour 25 €, donne accès à 31 films, soit plus de 10 heures de contenus exclusifs.</p>
</div>
</div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Noémie Equy : la championne qui fait bouger les lignes du snowboard féminin</title>
		<link>https://encordees.fr/noemie-equy-la-championne-qui-fait-bouger-les-lignes-du-snowboard-feminin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 16:37:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[freeride]]></category>
		<category><![CDATA[ski]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À seulement 24 ans, Noémie&#160;Equy, étudiante en dernière année à GEM, l’École de&#160;commerce de Grenoble, vient de remporter le Freeride World Tour, la compétition la plus prestigieuse de sa discipline, le snowboard freeride. « On est en montagne, avec des risques d’avalanche ou de chute, car on saute des barres rocheuses », détaille-t-elle. « Mais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Noémie Equy : la championne qui fait bouger les lignes du snowboard féminin</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-81fe04b2 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-04-30T17:37:19+01:00">30 Avr 2025</time></div></div>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-3e00067e alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong>À seulement 24 ans, Noémie&nbsp;Equy, étudiante en dernière année à GEM, l’École de&nbsp;commerce de Grenoble, vient de remporter le Freeride World Tour, la compétition la plus prestigieuse de sa discipline, le snowboard freeride. « On est en montagne, avec des risques d’avalanche ou de chute, car on saute des barres rocheuses », détaille-t-elle. « Mais j’adore ce sentiment de liberté, même en compétition. D’avoir pendant quelques minutes une face pour moi toute seule, de choisir la ligne que je veux. » Et la snowboardeuse est avant tout animée par l’envie de faire progresser le sport féminin dans des univers encore largement dominés par les hommes, elle a organisé un rassemblement de sportives spécialisées dans les sports extrêmes, avec pour objectif de renforcer la sororité entre elles.</strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1680" height="1119" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/FWT_2024_Challenger_XOVER_KITZSTEINHORN_KAPRUN_JohannesRadlwimmer_042-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/FWT_2024_Challenger_XOVER_KITZSTEINHORN_KAPRUN_JohannesRadlwimmer_042-1.jpg 1680w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/FWT_2024_Challenger_XOVER_KITZSTEINHORN_KAPRUN_JohannesRadlwimmer_042-1-600x400.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/FWT_2024_Challenger_XOVER_KITZSTEINHORN_KAPRUN_JohannesRadlwimmer_042-1-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/FWT_2024_Challenger_XOVER_KITZSTEINHORN_KAPRUN_JohannesRadlwimmer_042-1-1024x682.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/FWT_2024_Challenger_XOVER_KITZSTEINHORN_KAPRUN_JohannesRadlwimmer_042-1-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/FWT_2024_Challenger_XOVER_KITZSTEINHORN_KAPRUN_JohannesRadlwimmer_042-1-1536x1023.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1680px) 100vw, 1680px" /></figure></div></div>



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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>« Je ne m’attendais pas vraiment à faire une saison aussi belle », a confié Noémie Equy peu après sa victoire sur le Freeride World. «&nbsp;<strong>J’ai démarré l’hiver sans aucune attente, je voulais juste profiter.</strong>&nbsp;C’était déjà top d’être sur le Freeride World Tour. Il n’était pas question de se mettre trop la pression. Techniquement, je savais que j’étais à la hauteur du circuit, mais j’avais bien conscience que le niveau dans ma catégorie était assez dense. »</p>



<p>La snowboardeuse est parvenue à gagner ce titre avant la fin des six étapes de la compétition, puisque c’est le cumul de ses quatre meilleures performances qui détermine le classement final. La Française avait, quoiqu’il en soit, le meilleur score avant même de se présenter à l’ultime épreuve, la grande finale à Verbier, sur laquelle Noémie s’est également imposée fin mars. « Le sentiment d’être à sa place est grisant.&nbsp;<strong>Je suis venue avec mon insouciance et ma joie. Cela m’a probablement aidée à réussir.</strong>&nbsp;Ma motivation grandissait à chaque nouvelle victoire, mais le plus important était de maîtriser mon énergie, de la canaliser pour le jour J. »</p>



<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-6c531013 wp-block-group-is-layout-flex">
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-8ed9bb63 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/1.png" alt="" class="uag-image-2895" width="510" height="769" title="1" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-f25c38a7 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/2.png" alt="" class="uag-image-2896" width="513" height="769" title="2" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-blockquote uagb-block-bb924e5b uagb-blockquote__skin-quotation uagb-blockquote__align-left uagb-blockquote__style-style_1 uagb-blockquote__stack-img-none"><blockquote class="uagb-blockquote"><span class="uagb-blockquote__icon"><svg width="20" height="20" viewBox="0 0 32 32"><path d="M7.031 14c3.866 0 7 3.134 7 7s-3.134 7-7 7-7-3.134-7-7l-0.031-1c0-7.732 6.268-14 14-14v4c-2.671 0-5.182 1.040-7.071 2.929-0.364 0.364-0.695 0.751-0.995 1.157 0.357-0.056 0.724-0.086 1.097-0.086zM25.031 14c3.866 0 7 3.134 7 7s-3.134 7-7 7-7-3.134-7-7l-0.031-1c0-7.732 6.268-14 14-14v4c-2.671 0-5.182 1.040-7.071 2.929-0.364 0.364-0.695 0.751-0.995 1.157 0.358-0.056 0.724-0.086 1.097-0.086z"></path></svg></span><div class="uagb-blockquote__content"><strong>« J’ai eu la chance d’explorer de nombreuses disciplines qui me permettent d’avoir un certain ‘touché de neige’ »</strong></div><footer><div class="uagb-blockquote__author-wrap uagb-blockquote__author-at-left"></div></footer></blockquote></div>



<p>Le secret de telles performances ? L’expérience, sans aucun doute. Car même si elle est nouvelle sur ce circuit, Noémie fait du snowboard depuis ses neuf ans, avec notamment des années de compétition en freestyle. « J’ai commencé par faire du snowboard freestyle en équipe de France », raconte-t-elle au Figaro. « Depuis trois ans, je fais du freeride en compétition. Mais j’ai encore du mal à retranscrire ce que je sais faire depuis mon plus jeune âge dans les snowparks. Réaliser des figures en hors-piste, dans une face en montagne, est beaucoup plus exigeant. Cela demande une excellente lecture du terrain et une capacité d’adaptation constante.&nbsp;<strong>J’ai eu la chance d’explorer de nombreuses disciplines qui me permettent d’avoir un certain ‘touché de neige’, indispensable aujourd’hui.</strong>&nbsp;»</p>



<p>Ses modèles ? Ses amis, ses proches, dont son frère, Samuel Equy, guide de haute montagne, médaillé de bronze aux derniers Mondiaux de ski alpinisme en course par équipe. Lui aussi est passé par la case « snowboard » dans sa carrière. « Pour moi, c’est un super exemple », confie Noémie. « On se motive. En intersaison, on aime bien faire plein de choses ensemble en montagne. Lui monte en ski de rando, et moi en splitboard – un snowboard qu’on peut ‘couper’ en deux pour monter, avant de redescendre en snow ! »</p>



<p>Autres inspirations de la snowboardeuse : Sophie Rodriguez, qui a notamment décroché une 5e place aux Jeux Olympiques de Vancouver (2010), en half pipe. Ou encore ses amies, les snowboardeuses Lucie Silvestre, Thalie Larochaix et Marion Haerty.</p>



<p>C’est pourquoi la jeune snowboardeuse de 24 ans a lancé, en octobre dernier, le&nbsp;<em>Sister’s Camp</em>. Un séjour qui rassemblait au cœur des Pyrénées des femmes athlètes de tous âges et de tous horizons sportifs. Toutes ont été invitées à échanger sur les différentes problématiques dans les sports outdoor (moduler son entraînement en fonction de son cycle hormonal, les équipements sportifs pas toujours adaptés aux femmes, etc.). « Philippine Belon, cheffe cuisinière vegan, et Thibaut Adema, coach de yoga et naturopathe, étaient à mes côtés dans cette aventure », précise la snowboardeuse.</p>



<p>«&nbsp;<strong>L’idée était de prendre un temps déconnecté pour sortir de l’idée de performance, de résultats et d’image.</strong>&nbsp;Manger vegan, partir en randonnée, faire du yoga, respirer, et apprendre des autres pendant une semaine, voilà notre programme. Nous avons pu prendre le temps d’échanger de manière informelle en compagnie de femmes inspirantes : la surfeuse Zoé Grospiron, la grimpeuse Marie Gamen ou encore la cycliste Isabeau Courdurier. […] Avec nos critères, la performance des hommes est au-dessus de celle des femmes et j’aimerais égaliser ça.&nbsp;<strong>Même moi, je pense que les hommes sont plus forts ou plus doués !</strong>&nbsp;Tout l’enjeu est éducatif, nous avons été élevés à voir la réussite comme cela. J’aimerais que la perception change dès le plus jeune âge. »</p>
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