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	<title>yosemite &#8226; encordées</title>
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	<description>Là où mes montagnes nous mènent</description>
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	<title>yosemite &#8226; encordées</title>
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		<title>« Girl Climber » : l’obsession d’Emily Harrington pour El Capitan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[el capitan]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À force de superlatifs, on finit parfois par trahir ce que l’on veut raconter. Les ascensions d’El Capitan, dans le Parc national de Yosemite, n’échappent pas à la règle : la paroi la plus impressionnante, la voie la plus dure, l’exploit le plus fou. Comme si l’accumulation d’adjectifs pouvait traduire ce que représente réellement ce mur de granit de près de 900 mètres. Car derrière la légende minérale d’El Capitan et les récits d’exploits hors norme, il y a avant tout une histoire de persévérance, d’échecs répétés et d’obsession patiemment construite. En témoigne l’aventure humaine vécue par la grimpeuse américaine Emily Harrington, racontée dans le film « Girl Climber » réalisé par Jon Glassberg, disponible en streaming sur Canal+. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Girl Climber » : l’obsession d’Emily Harrington pour El Capitan</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2026-03-18T17:00:00+01:00">18 Mar 2026</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">3 minutes</div>


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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>À force de superlatifs, on finit parfois par trahir ce que l’on veut raconter. Les ascensions d’El Capitan, dans le Parc national de Yosemite, n’échappent pas à la règle : la paroi la plus impressionnante, la voie la plus dure, l’exploit le plus fou. Comme si l’accumulation d’adjectifs pouvait traduire ce que représente réellement ce mur de granit de près de 900 mètres. Car derrière la légende minérale d’El Capitan et les récits d’exploits hors norme, il y a avant tout une histoire de persévérance, d’échecs répétés et d’obsession patiemment construite. En témoigne l’aventure humaine vécue par la grimpeuse américaine Emily Harrington, racontée dans le film « <em>Girl Climber</em> » réalisé par Jon Glassberg, disponible en streaming sur Canal+. </strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2.webp" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Emily Harrington @Girl Climber" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2.webp 1200w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-300x200.webp 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-1024x683.webp 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-768x512.webp 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-de-couverture-2-600x400.webp 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<p>Quatre. C’est le nombre de tentatives qu’il aura fallu à Emily Harrington pour venir à bout d’El Capitan en libre, en moins de vingt-quatre heures. Le 5 novembre 2020, l’Américaine devient la première femme à réussir cet enchaînement en passant par « <em>Golden Gate</em> ».</p>



<p>Une performance d’ampleur tant cette ligne qui serpente sur la face sud-est du géant de granit californien est réputée pour sa difficulté. Sur près de 900 mètres de paroi, chaque longueur impose une concentration extrême, une gestion millimétrée de l’effort et une endurance mentale rarement visible dans les images spectaculaires d’escalade.</p>



<p>C’est précisément ce que montre le documentaire « <em>Girl Climber</em> ». Plutôt que de se contenter de la réussite finale, le film s’attarde sur le chemin qui y mène : plus d’un an de préparation, de doutes, d’échecs et de remises en question.</p>



<center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/uYU5hF0WqX8?si=VI8NYKlS4rx5KFpQ" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></center>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-2280e343"><h2 class="uagb-heading-text"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Loin de toute héroïsation </strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2></div>



<p>« <em>Je ne me sentais pas prête et n’avais pas fait le travail nécessaire pour réussir </em>», reconnaît la grimpeuse à l’issue de sa première tentative. Cette lucidité traverse tout le film.</p>



<p>Les essais suivants deviennent de véritables épreuves physiques et psychologiques. Le troisième est le plus terrible. Au milieu de la paroi, un cri retentit : Emily vient de chuter d’environ quinze mètres. L’accident laisse des traces, autant sur le corps que dans la tête.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>La quête de confiance</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p>Dans l’imaginaire collectif, El Capitan possède déjà sa propre mythologie cinématographique. Des films comme « <em>Valley Uprising</em> », « <em>The Dawn Wall</em> » ou « <em>Free Solo</em> » ont largement contribué à construire cette légende. Le documentaire multiplie d’ailleurs les passerelles avec cet univers : une référence à Tommy Caldwell, une apparition de Lynn Hill, et la présence incontournable d’ Alex Honnold.</p>



<p>L’objectif du réalisateur semble clair : inscrire Emily Harrington dans cette histoire. Celle des grimpeur.ses capables d’enchaîner « <em>Golden Gate</em> » en une journée. Au moment de sa tentative, seuls Alex Honnold, Tommy Caldwell et Brad Gobright avaient réussi. Mais au fond, « <em>Girl Climber</em> <em>» </em>raconte autre chose qu’une performance pure.</p>



<p>Derrière les images d’une femme suspendue à une immense paroi de granit se cache ainsi une histoire beaucoup plus intime : celle d’une athlète confrontée à ses limites, à ses peurs et à ses obsessions.</p>



<p>Et c’est peut-être cela, au fond, qui rend l’exploit si impressionnant : non pas les superlatifs, mais l’humanité qu’il révèle.</p>
</div></div>
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		<item>
		<title>Laura Pineau raconte la première féminine de « Wet Lycra Nightmare », au Yosemite</title>
		<link>https://encordees.fr/laura-pineau-raconte-la-premiere-feminine-de-wet-lycra-nightmare-au-yosemite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 16:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[première]]></category>
		<category><![CDATA[ski]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est la voie la plus déversante du parc national du Yosemite. Avec ses 300 mètres d’escalade, cotés 8b max, « Wet Lycra Nightmare » pourrait avoir des allures de cauchemar. Et ça a d’ailleurs été le cas lorsque Laura Pineau y a posé ses chaussons pour la première fois. Quelques jours après avoir signé la [&#8230;]</p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">Laura Pineau raconte la première féminine de « Wet Lycra Nightmare », au Yosemite</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1552e359 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-dfdfc5bc"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-d0707af9"><div style="font-style:normal;font-weight:700;" class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-12-08T17:12:35+01:00">8 Déc 2025</time></div></div>
</div></div>


<div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">9 minutes</div>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>C’est la voie la plus déversante du parc national du Yosemite. Avec ses 300 mètres d’escalade, cotés 8b max, « <em>Wet Lycra Nightmare</em> » pourrait avoir des allures de cauchemar. Et ça a d’ailleurs été le cas lorsque Laura Pineau y a posé ses chaussons pour la première fois. Quelques jours après avoir signé la première féminine de cette voie d’ampleur, la grimpeuse parle pourtant d’un « <em>rêve</em> ». Une ascension menée sans aucune idée de vitesse, contrairement à son dernier projet réalisé en juin dernier : la «</strong> <strong><em>Triple Crown </em>», 2 200 mètres d’escalade avalés en seulement 23 heures et 36 minutes. À la rapidité, Laura a préféré cette fois-ci la lenteur, sans pour autant se départir de sa philosophie habituelle, mêlant enthousiasme, passion et une belle dose d’acharnement. De quoi clôturer en beauté une année passée au flanc des parois du Yosemite.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1.png 2048w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-600x400.png 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-300x200.png 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-1024x683.png 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-768x512.png 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Logan-Calder-2048x1365-1-1536x1024.png 1536w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Laura Pineau quitte le Yosemite le cœur lourd, mais avec, au fond d’elle, l’indéniable sentiment du devoir accompli. «<em> C’est triste de partir. Vraiment triste, parce que j’ai quand même vécu sept mois là-bas cette année. Et j’ai rencontré des gens qui sont un peu devenus ma famille </em>», confie-t-elle.</p>



<p>Dans son baluchon, la grimpeuse, encore inconnue de la scène de l’escalade mondiale il y a un peu plus d’un an, emporte avec elle de belles ascensions, notamment <a href="https://encordees.fr/lart-de-grimper-vite-ensemble-acte-ii-laura-pineau-et-kate-kelleghan-entrent-dans-la-legende-du-yosemite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la première féminine de la « <em>Triple Crown</em> »</a>, un enchaînement mythique des trois big walls du Yosemite, jusque-là réservé à une poignée de cordées masculines. « <strong><em>C’est vrai que c’était une grosse année, physiquement parlant </em></strong>», note Laura, à peine redescendue de son dernier projet, « <em>Wet Lycra Nightmare</em> ». Une expérience différente sur bien des aspects, qu’elle nous a racontée, toujours avec son enthousiasme habituel.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>« Je voulais revenir à de l’escalade pure et dure »</strong></p></blockquote></figure>



<p><em>Leaning Tower</em> – littéralement la « tour penchée » – est <strong>le big wall le plus déversant d’Amérique du Nord</strong>. Sur cette paroi, plusieurs voies, dont la fameuse « <em>Wet Lycra Nightmare</em> » (8b max, 270 mètres).</p>



<p>« <em>J’ai entendu parler de cette voie durant l’été 2023 </em>», raconte Laura. « <em>J’étais à Squamish, un super coin en granit, sur la côte ouest du Canada, idéal pour s’entraîner en fissures. Arc’teryx organise là-bas, chaque année, un festival pour présenter ses quatre nouveaux films. J’y étais allée. Un des films portait sur ‘</em>Wet Lycra Nightmare’<em>, c’était l’ascension de Jordan Cannon et Sam Stroh. Ça m’avait vachement marquée, notamment le mouvement de la cheminée de fin. Alors je m’étais dit : pourquoi pas, un jour, aller essayer cette voie.</em> »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Arc&#039;teryx Presents: Wet Lycra Nightmare" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/bcnsDIamHjM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Avant de voir ce film, Laura avait accompagné une amie sur la terrifiante <em>Leaning Tower</em>. «<strong><em> Ça m’avait fait peur… C’était si penché ! </em></strong>», se rappelle-t-elle. « <em>Dès les premières longueurs, il fallait faire de la jumar. Tu es à 200 mètres du sol, pendue dans le vide. </em><strong><em>J’avais vraiment éprouvé cette peur qui te retourne l’estomac.</em></strong> »</p>



<p>À la suite de son ascension de la Triple Crown, aux côtés de Kate Kelleghan, durant l’été 2025, la <em>Leaning Tower</em> revient dans l’esprit de Laura. «<em> Je voulais revenir à de l’escalade pure et dure, à de l’escalade où on essaie d’enchaîner les longueurs, pas de l’escalade de vitesse</em> », se souvient-elle. « <em>Alors je me suis dit : pourquoi pas, ‘Wet Lycra’ ?</em> ». L’idée est simple : mesurer son évolution technique sur le granit, mais aussi mentalement, vis-à-vis de sa peur de la hauteur.</p>



<p>« <em>Mes premières séances se sont super bien passées. Je n’avais absolument pas peur</em> », raconte Laura. Rien d’étonnant au vu de son expérience dans la «&nbsp;<em>Triple Crown</em>&nbsp;», où elle s’était retrouvée pendue à une corde, à 1 000 mètres de haut.</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-1d438e65 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.png" alt="" class="uag-image-3089" width="768" height="513" title="Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Laura Pineau sur le Half Dome @Thibault Marot</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-56c7a399"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>La pression de la réussite</strong></h2></div>



<p>Seul bémol, et pas des moindres : Laura n’est pas parvenue à s’entraîner comme elle l’aurait souhaité pour ce projet. La faute à une douleur à l’épaule, relativement tenace, due à une chute à vélo survenue fin juillet. « <em>Donc j’arrive fin septembre au Yosemite en me disant que je vais aller doucement dans ‘Wet Lycra’. J’avais encore un peu mal </em>», précise-t-elle. Après dix jours, ponctués d’exercices de kiné effectués avec grand sérieux, la douleur disparaît.</p>



<p>Ses premières séances dans la voie sont difficiles. « <strong><em>Je me suis pris une claque</em></strong> », résume la grimpeuse. S’ensuivent six semaines, dont 17 séances passées dans la voie.</p>



<p>Le 25 novembre, après une grosse semaine de repos, Laura s’élance. « <em>J’ai eu du mal à trouver des partenaires pour venir avec moi. C’était la semaine de vacances de Thanksgiving. Durant cette période, la plupart des Américains retournent dans leur famille pour un dîner avec leurs proches</em> », explique Laura. « <em>Un copain, John Kasaizn, m’a accompagnée. Il n’a pas grimpé, il montait à la jumar derrière moi. </em><strong><em>C’était mon premier projet où j’étais la seule à vouloir enchaîner. Et mentalement, ce n’est pas facile d’avoir juste quelqu’un qui t’assure. Tu es vraiment seule face à toi-même. Tu ne peux pas te reposer sur personne.</em></strong><em> Il n’y a que toi qui connais les mouvements, qui peux grimper en tête. Donc, si tu ne passes pas, tu sais que ça ne passera pas. Tout repose sur toi. </em>»</p>



<p>Jour 1. Au programme : de la grimpe de 6 h 30 du matin à midi. Car plus tard, la chaleur est intenable. Laura enchaîne les premières longueurs. Il lui faudra pour cela plusieurs essais. « <em>Lorsque je suis arrivée en bas de la 8b</em> [la longueur la plus difficile de la voie, ndlr]<em>, il devait être 10 heures. Il ne me restait que deux heures d’ombre pour l’essayer </em>», raconte la grimpeuse. «<em> J’ai mis cinq essais. Sans succès. Et comme je commençais à fatiguer, à perdre de la puissance, de la force, je me suis reposée toute l’après-midi dans l’idée d’y retourner dès le lendemain matin. </em>»</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-1c83808b wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-3090" width="1024" height="576" title="Laura-Pineau-dans-la-longueur-cle-le-8b-@Miya-Tsudome-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Laura Pineau dans la longueur clé, le 8b @Miya Tsudome</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-59306695"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>L’art de la préparation mentale</strong></h2></div>



<p>Après une bonne nuit de repos sur une large vire, même routine : départ dans la voie dès 6 h 30 du matin, à la fraîche. Dix essais seront nécessaires à Laura pour venir à bout de la redoutable longueur en 8b. « <em>Ce n’est pas rien, quand même </em>», note-t-elle. «<strong><em> J’ai quand même dû m’acharner.</em></strong> »</p>



<p>« <em>À un moment, je suis parvenue à passer le crux, que j’arrivais à faire une fois sur dix. C’est hyper aléatoire comme mouvement – d’autant plus pour moi, qui n’étais pas très entraînée en bloc. Et là, je zippe sur le mouvement juste après, où je n’étais jamais tombée </em>», précise la grimpeuse.</p>



<p>Déception.</p>



<p>Suspendue à la corde, Laura analyse. «<em> J’étais stressée en grimpant. J’avais des pensées parasites, je n’étais pas bien et je n’arrivais pas à trouver mon flow d’escalade</em> », confie-t-elle. S’ensuit une longue phase de doutes, « <strong><em>un tunnel noir de quelques minutes</em></strong> », durant laquelle elle se dit qu’elle vient peut-être de gâcher sa chance de réussir sa voie. « <em>Je redescends à la vire et là, je réécoute la méditation préparée par la coach mentale. Ça a réussi à me calmer et à me remettre dedans </em>», raconte la grimpeuse.</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-8004f1e7 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-3091" width="1024" height="576" title="Laura-Pineau-en-pleine-ascension-@Miya-Tsudome-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Laura Pineau en pleine ascension @Miya Tsudome</figcaption></figure></div>



<p>Laura a fait entrer la préparation mentale dans sa vie il y a seulement quatre mois, sur le conseil de sa grand-mère. « <em>Je suis hyper proche d’elle. C’est une de mes plus grandes sources d’inspiration</em> », confie-t-elle. « <em>Et disons que c’est elle qui me mène au bon endroit dans la vie. </em>»</p>



<p>Travailler sur son mental a « <em>beaucoup libéré </em>» Laura, dans sa grimpe, mais pas que. «<strong><em> J’ai accepté que tout ne soit pas toujours positif </em></strong>», confie-t-elle. « <em>Moi, je suis une extra-optimiste. Tout le temps. Si bien que dès qu’il y a une émotion moins positive – de la tristesse, de la colère ou autre – je ne les laisse pas passer. Vu que, pour moi, c’est négatif, je les refuse. Maintenant, je les laisse apparaître, sans chercher à les cacher, voire même à les éviter. Gros, gros travail, mine de rien. […] </em><strong><em>Ma coach mentale n’est pas juste là pour m’aider à enchaîner des voies dures. Non, non. Ensemble, on travaille sur toute ma vie personnelle.</em></strong><em> Sur pourquoi j’agis de telle manière, sur comment faire de la visualisation et autres. Ça me change la vie depuis quelques mois ! Je me sens tellement plus légère, tellement plus libre aussi. Libre d’être moi-même.</em> »</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-a34db134"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>La lenteur à nouveau au centre</strong></h2></div>



<p>Une fois ses émotions mises au clair, Laura retourne dans le 8b. S’ensuivent deux chutes. « <em>Là, je ne sais pas pourquoi, mais je me suis dit : tiens, il me faut autre chose pour me détendre. Alors j’ai mis ma meilleure playlist dansante. Du ABBA, de la Macarena. Et va savoir pourquoi, mais ça a super bien marché ! </em><strong><em>Je me suis rappelé que l’on était aussi là pour rigoler. Parce que ce jour-là, je m’étais mise une grosse pression sur les épaules. Je voulais enchaîner.</em></strong> »</p>



<p>L’essai d’après sera le bon. Une fois au relais, le moment est «<em> assez spécial </em>», note Laura. « <em>C’est marrant, mais j’ai dit “</em>It goes<em>”, ça m’a fait penser à Lynn Hill et à son fameux “</em>It goes, boys !<em>” sur El Capitan !</em> ». S’ensuit l’enchaînement d’un 7c+ bien tenace, avant un repos bien mérité.</p>



<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-6e4d0265 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576-1.png" alt="" class="uag-image-3092" width="1024" height="576" title="Laura-Pineau-au-sommet-@Miya-Tsudome-1024x576" loading="lazy" role="img"/><figcaption class="uagb-image-caption">Laura Pineau au sommet @Miya Tsudome</figcaption></figure></div>



<p>27 novembre, dernier jour sur la paroi. «<strong><em> Je pense que c’était une des plus belles journées d’escalade de ma vie </em></strong>», détaille la grimpeuse. «<em> J’ai eu un flow incroyable, aucune pensée parasite. J’étais concentrée sur mon escalade, sur mes mouvements. Je ne pensais à rien d’autre. C’était vraiment spécial, cette journée […] Quand je suis arrivée là-haut, j’ai éprouvé plein d’émotions ! De la fierté, du soulagement aussi. Je n’ai rien lâché pendant deux mois, j’ai aussi été hyper patiente. Et j’ai su enchaîner des jours de 6 à 8 heures de grimpe !</em> »</p>



<p>Dresser le bilan de cette ascension, c’est, pour Laura, une invitation à faire le point sur ces sept mois passés dans le parc national du Yosemite. « <em>Avec ‘</em>Wet Lycra’<em>, je voulais vivre une expérience différente </em>», analyse la grimpeuse. « <em>Pour la ‘Triple Crown’, nous n’avions jamais dormi sur le mur. On montait et on redescendait le jour même. On pensait tout le temps : vitesse, vitesse, vitesse. Après ce beau projet, </em><strong><em>je pense que j’avais besoin de vivre une expérience un peu plus lente, où l’on fait du camping vertical, où l’on passe nos après-midi là-haut. Quand tout est plus lent, les moments de partage sont tellement plus beaux.</em></strong><em> J’ai été hyper heureuse de passer Thanksgiving là-haut, c’était génial ! </em>»</p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a6fb5302 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-2817846a wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png" alt="" class="uag-image-3093" width="768" height="1024" title="Repos-sur-la-vire-@Miya-Tsudome-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-image uagb-block-c309a003 wp-block-uagb-image--layout-default wp-block-uagb-image--effect-static wp-block-uagb-image--align-none"><figure class="wp-block-uagb-image__figure"><img decoding="async" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png ,https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png 780w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png 360w" sizes="auto, (max-width: 480px) 150px" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024-1.png" alt="" class="uag-image-3094" width="768" height="1024" title="Laura-Pineau-dans-Wet-Lycra-nightmare-@Miya-Tsudome-768x1024" loading="lazy" role="img"/></figure></div>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-bb9ae707 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p>Cette lenteur, Laura l’avait anticipée dès le début. « <em>Quand je suis allée dans la voie, je me suis dit : peu importe le temps que ça prendra, s’il faut rester une semaine, dix jours, je le ferai </em>», poursuit-elle. « <em>Par conséquent, j’avais emmené 70 litres d’eau, quand même. Ils étaient stockés sur la vire, au cas où ! […] Je voulais vraiment apprécier les moments là-haut. Je n’avais pas de réseau. Donc aucun message, mis à part ceux envoyés à mes proches via un Garmin Connect. </em><strong><em>Sans téléphone, nous étions vraiment dans le moment présent. On appréciait la cuisine. On prenait notre temps.</em></strong><em> On s’étirait. On discutait de plein de choses. La vitesse n’avait pas sa place, parce que l’on ne courait après rien. </em>»</p>
</div></div>
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		<title>L’art de grimper vite ensemble (acte II) : Laura Pineau et Kate Kelleghan entrent dans la légende du Yosemite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2025 13:46:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[yosemite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y aura un avant et un après Laura Pineau et Kate Kelleghan, c’est indéniable. La cordée franco-américaine vient de réaliser une performance historique : venir à bout de la Triple Crown, un enchaînement mythique des trois big walls du Yosemite, jusque-là réservé à une poignée de cordées masculines. Une première féminine, réalisée en 23 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">L’art de grimper vite ensemble (acte II) : Laura Pineau et Kate Kelleghan entrent dans la légende du Yosemite</h1></div></div>



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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-06-09T14:46:17+01:00">9 Juin 2025</time></div></div>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-596d7c10 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">4 minutes</div></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Il y aura un avant et un après Laura Pineau et Kate Kelleghan, c’est indéniable. La cordée franco-américaine vient de réaliser une performance historique : venir à bout de la <em>Triple Crown</em>, un enchaînement mythique des trois <em>big walls</em> du Yosemite, jusque-là réservé à une poignée de cordées masculines. Une première féminine, réalisée en 23 heures et 36 minutes sous des conditions météo menaçantes, fruit d’un entraînement millimétré, d’une véritable osmose et d’une détermination sans faille. Laura nous avait parlé de ce projet en mars dernier. Son ambition était claire : faire connaître l’histoire des femmes et de l’escalade de vitesse au Yosemite. « Cette ascension pourrait inspirer plein d’autres femmes » avait-elle confié. Mission accomplie.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="513" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.avif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg.avif 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg-600x401.avif 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Laura_Thank-god-ledge-Thibaut-Marot-scaled.jpg-300x200.avif 300w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-a694053d alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Laura Pineau. Retenez bien ce nom. Car il ne fait aucun doute que vous allez l’entendre souvent au cours des prochaines années. Surnommée «&nbsp;mademoiselle fissure&nbsp;», c’est une athlète qui monte. Haut. Et vite. <em>Encordées</em> l’avait rencontrée dans la Valle dell’ Orco, dans un van au pied de <em>Greenspit</em>, une voie qu’elle venait d’enchaîner la veille, signant au passage la 2e répétition féminine. «&nbsp;Cela fait sept ans que je grimpe&nbsp;», nous avait-elle alors confiée. «&nbsp;J’ai commencé par le psicobloc, au-dessus de l’eau, pas très loin de chez mes parents à Toulon, dans un endroit où j’allais quand j’étais petite pour sauter des rochers avec mes copains. Un jour, j’ai rencontré un grimpeur qui s’appelait Fred. Il m’a emmenée pendant quatre heures faire le tour des falaises. C’était vraiment génial, et très addictif, je dois bien l’admettre&nbsp;».</p>



<p>La grimpeuse de 24 ans n’a depuis jamais arrêté de grimper, oscillant entre la France et les Etats-Unis. Là-bas, elle a notamment rencontré Brittany Goris, l’une des meilleures grimpeuses de trad naturellement devenue son mentor dans la discipline. Puis Kate Kelleghan, adepte de <em>big walls</em> et de <em>speed climbing</em>, ou escalade de vitesse, une discipline qui trouve toute sa place aux États-Unis, mais qui reste encore marginale en Europe. Avec elle, Laura a signé ce printemps le record féminin de la voie mythique <em>Naked Edge</em>, dans le Colorado : cinq longueurs, comprenant certains passages où la chute n’est tout simplement pas permise, avalées en 37 minutes et 8 secondes. Le fruit d’une réelle complicité entre les deux grimpeuses, ainsi que d’une communion avec une communauté unie par cette pratique.</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-578befa7"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Le triptyque de la légende : El Cap, Half Dome, Watkins</strong></h2></div>



<p>Mais<em> Naked Edge</em>, ce n’était que l’échauffement avant un gros projet que Laura et Kate avaient tenu à garder secret. La grimpeuse française en avait tout de même parlé à <em>encordées</em> au printemps, avec un enthousiasme sans pareille : la <em>Triple Crown</em>. Un enchaînement extrêmement ambitieux, véritable rite de passage pour les grimpeur.ses de vitesse au Yosemite. L’idée est aussi claire que vertigineuse : 3 ascensions d’ampleur (El Capitan, le Half Dome, le mont Watkins) soit environ 72 longueurs pour 2200 mètres d’escalade. Ajoutez à cela environ 30 kilomètres de randonnée (entre les trois itinéraires). Une invention signée Dean Potter et Timmy O’Neill, en 2001. Depuis, seules une dizaine de cordées masculines en sont venues à bout.</p>



<p>«&nbsp;L’objectif c’est de le faire <em>in a day</em>, en moins de 24 heures » nous avait confié Laura fin mars. «&nbsp;Mais quoi qu’il arrive, même si on le fait en 26 heures, on sera les premières femmes à y arriver. Aucune femme n’a encore enchaîné les trois ascensions d’un coup, même en 48 heures. Mais avec Kate, on aime cette idée de vitesse. D’autant que tous les mecs qui ont signé la <em>Triple </em>Crown, l’ont fait en moins de 24 heures. Arriver au bout de 26 heures, ce serait super dur psychologiquement. C’est pour ça qu’on va vraiment s’entraîner sur les trois <em>big walls</em> séparément pour savoir le temps que l’on va mettre sur chaque sommet ». Et c’est ce qu’elles ont fait. Comme on a pu le voir sur leur compte Instagram.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-uagb-advanced-heading uagb-block-a75c879a"><h2 class="uagb-heading-text"><strong>Des «&nbsp;doublettes&nbsp;» en salles aux parois du Yosemite</strong></h2></div>



<p>Mais avant d’arpenter les parois du Yosemite, Laura s’est entraînée en France. À raison de «&nbsp;doublettes&nbsp;». L’idée ? «&nbsp;Tu grimpes une fois une fois, l’autre tire la corde et tu repars directement&nbsp;» explique-t-elle. «&nbsp;À chaque séance d’escalade je faisais à peu près 20 longueurs&nbsp;». De quoi gagner en endurance. Ajoutez à cela des grosses journées de marche, avec beaucoup de dénivelé.&nbsp;</p>



<p>Et puis avec Kate, venue en France à l’occasion, elle a profité du soleil de Toulon pour enchaîner des grandes voies. Un moyen pour les grimpeuses d’apprendre à mieux se connaître. «&nbsp;Ca nous a aussi permis de découvrir les habitudes de l’autre&nbsp;» nous a raconté Laura. «&nbsp;Moi par exemple je me couche tôt. Tandis que Kate, elle aime se coucher à minuit, une heure du matin. Elle n’a pas besoin de manger le matin, moi à huit heures je me lève je mange tout de suite&nbsp;». Elles se sont ensuite envolées dans le Colorado pour s’entraîner en altitude. Le début de journées à rallonge, chronomètre au poignet, chaussons aux pieds et cardiofréquencemètre autour du bras, qui les ont conduites à tenter l’enchaînement de la <em>Triple Crown</em> dimanche 8 juin. Et de définitivement inscrire leurs noms dans l’histoire de l’escalade.</p>
</div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>« Flashed » : le film du flash historique de Barbara Zangerl sur El Cap’</title>
		<link>https://encordees.fr/flashed-le-film-du-flash-historique-de-barbara-zangerl-sur-el-cap/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coralie Havas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 13:51:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploits]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[yosemite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Flashed revient sur une performance qui marque un tournant dans l’histoire de l’escalade : la première ascension flash d’une voie sur El Capitan, réalisée en novembre 2024 par l’Autrichienne Barbara Zangerl. En trois jours, la grimpeuse de 36 ans a enchaîné, sans chute ni repérage préalable, les 1000 mètres de&#160;Freerider (7c+ max), l’une des lignes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-1db7ba11 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><h1 class="has-text-align-center wp-block-post-title">« Flashed » : le film du flash historique de Barbara Zangerl sur El Cap’</h1></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-81fe04b2 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b4089efe"><div class="has-text-align-right wp-block-post-author-name">Coralie Havas</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-b3c8aa52"><div class="has-text-align-left wp-block-post-date"><time datetime="2025-05-01T14:51:28+01:00">1 Mai 2025</time></div></div>
</div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-596d7c10 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><div class="has-text-align-center wp-block-post-time-to-read has-small-font-size">2 minutes</div></div></div>



<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-c0a70717 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap">
<p class="has-text-align-center"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><em>Flashed</em> revient sur une performance qui marque un tournant dans l’histoire de l’escalade : la première ascension <em>flash</em> d’une voie sur El Capitan, réalisée en novembre 2024 par l’Autrichienne Barbara Zangerl. En trois jours, la grimpeuse de 36 ans a enchaîné, sans chute ni repérage préalable, les 1000 mètres de&nbsp;<em>Freerider</em> (7c+ max), l’une des lignes les plus emblématiques de la paroi californienne.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
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<div class="wp-block-uagb-container uagb-block-63a4f6e4 alignfull uagb-is-root-container"><div class="uagb-container-inner-blocks-wrap"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1707" src="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="object-fit:cover;" srcset="https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1.jpg 2560w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-600x400.jpg 600w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-300x200.jpg 300w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-1024x683.jpg 1024w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-768x512.jpg 768w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-1536x1024.jpg 1536w, https://encordees.fr/wp-content/uploads/2025/12/Digital-use-Miya-Tsudome_Babsi_Freerider_7_Hires-Highpoint-Productions-scaled-1-2048x1366.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></figure></div></div>



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<p>Rendue célèbre auprès du grand public par le solo intégral d’Alex Honnold en 2017, <em>Freerider</em> a été libérée en 1998 par les frères Huber. Elle devient aujourd’hui le théâtre d’un nouvel exploit : celui de Barbara Zangerl, première grimpeuse – et première personne, tous genres confondus – à signer un&nbsp;<em>flash</em>&nbsp;sur El Capitan. Son partenaire, Jacopo Larcher, est passé tout près de l’exploit lui aussi, chutant une seule fois sur le <em>crux</em> de la célèbre <em>Huber Pitch</em>.</p>



<p>Le documentaire suit les deux grimpeurs durant leur ascension et donne à voir à la fois la rigueur de la préparation mentale, l’intensité de la grimpe et la complexité de ce type de projet. <strong>Plus qu’une simple performance physique, il s’agit d’un accomplissement technique et stratégique où chaque décision a un poids</strong>.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Black Diamond Presents: Flashed—Babsi Zangerl&#039;s Historic Flash of El Capitan" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/Lr7-0SpkDWk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-uagb-blockquote uagb-block-3f7599fd uagb-blockquote__skin-border uagb-blockquote__stack-img-none"><blockquote class="uagb-blockquote"><div class="uagb-blockquote__content"><strong>« Toujours essayer. Parce qu’on ne sait jamais vraiment ce dont on est capable »</strong></div><footer><div class="uagb-blockquote__author-wrap uagb-blockquote__author-at-left"><cite class="uagb-blockquote__author">Author Name</cite></div></footer></blockquote></div>



<p>Barbara Zangerl n’en est pas à son premier fait d’armes. Révélée dans le monde du bloc à la fin des années 2000, elle est la première femme à réussir un 8A+/B en 2008. Après une blessure sérieuse à la colonne vertébrale, elle se tourne vers l’escalade sportive puis vers le trad et les big walls, avec un parcours jalonné de premières féminines remarquées : <em>Prinzip Hoffnung</em>, <em>The Path</em>, <em>Greenspit</em>, ou encore <em>Magic Line</em> (8c+), gravie en 2023 dans le cadre du « Yosemite Double », l’enchaînement de deux voies de trad les plus difficiles du parc national américain.</p>



<p>Elle a également été la première femme à enchaîner la trilogie alpine (<em>Silbergeier</em>, <em>Der Kaiser’s neue Kleider</em>, <em>End of Silence</em>), et a été nommée Aventurière de l’année par&nbsp;<em><a href="https://www.nationalgeographic.com/adventure/article/babsi-zangerl-climber" target="_blank" rel="noreferrer noopener">National Geographic</a></em>&nbsp;en 2019. Malgré son palmarès impressionnant, Zangerl continue de travailler comme manipulatrice en électroradiologie, menant de front une carrière professionnelle et une pratique de haut niveau. Une stabilité qui, selon elle, alimente sa motivation.</p>



<p>Avec ses images immersives et son rythme sobre,&nbsp;<em>Flashed</em>&nbsp;ne mise pas sur le sensationnalisme mais sur l’authenticité. On y découvre une grimpeuse humble, obstinée, dont la devise résonne comme un credo pour tous les passionnés d’aventure :&nbsp;« Toujours essayer. Parce qu’on ne sait jamais vraiment ce dont on est capable. »</p>
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